Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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La ville racontée à travers ses rues

La ville racontée à travers ses rues : Passage des Lundis Bleus

La ville racontée à travers ses rues : le passage des Lundis-Bleus

Niché entre l’avenue des Forges et la rue du Locle, le passage des Lundis-Bleus prolonge l’esplanade du Cadran. Mais pourquoi cet adjectif coloré vient-il s’accoler au premier jour de la semaine ?
La réponse se trouve dans l’histoire horlogère de La Chaux-de-Fonds. Une multitude de professions interviennent durant le processus de fabrication des montres. L’horloger seul n’est rien. Il a besoin des corps de métiers qui produisent les nombreuses pièces qu’il devra ensuite assembler pour donner vie à la montre. Les fabricants de boîtes tenaient une place de choix puisqu’ils fabriquaient le support dans lequel viendrait se loger le mécanisme. Ils étaient parfois appelés les Barons, car, du fait de leur nécessité, ils se permettaient certaines libertés.

Durant le 19 e siècle, aucune loi ne règlemente la durée du travail. De nombreux ouvriers liés à l’horlogerie travaillent jusqu’au samedi après-midi. En contrepartie, beaucoup d’entre eux, principalement les fabricants de boîtes de montre, récupéraient ce temps en faisant la fête le dimanche soir. Ils prenaient alors un «  lundi bleu  » en ne venant pas au travail le premier jour de la semaine. Cette pratique a disparu à partir de 1878 avec la mise en place de la loi fédérale sur le travail en fabrique. Votée de justesse en 1877, cette loi fixait la journée de travail à 11 heures. L’expression, elle, est restée.


Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine.
Photos : Aline Henchoz

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Culture

Mosaïque : de la clandestinité au vivre-ensemble

Mosaïque : de la clandestinité au vivre-ensemble

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Depuis mai dernier, notre Musée d’histoire propose une exposition remarquable sur les Enfants du placard. On y rappelle que la politique économique suisse faisait massivement appel à une main-d’œuvre étrangère qui enrichissait notre économie, tandis que la politique migratoire ne leur donnait qu’un statut de saisonnier les empêchant, entre autres, de faire venir leur famille. Pourtant, conjoints et enfants ont passé la frontière pour vivre en Suisse, et notamment à La Chaux-de-Fonds, en toute illégalité.

Refusant cette politique, la société civile s’est engagée pour soutenir ces enfants en leur offrant notamment des lieux où se scolariser. C’est ainsi que Denyse Reymond a créé, au cœur de notre Métropole, l’école Mosaïque, avant que l’école chaux-de-fonnière ne s’engage en accueillant tous les enfants, indépendamment de leur statut.

L’institution fête cette année ses 40 ans  ! Ce petit détour par l’histoire permet de montrer le rôle majeur qu’elle joue depuis lors dans notre ville. Aujourd’hui encore, dans un contexte différent, une centaine de personnes se réunissent chaque jour pour apprendre le français auprès d’enseignants engagés et créatifs.

Lors des portes ouvertes organisées il y a quelques jours, des témoignages nous rappelaient l’importance de cette institution. Mais ses meilleurs ambassadeurs restent, à n’en pas douter, les bénéficiaires eux-mêmes chez qui l’on sentait la fierté du lieu et l’appartenance valorisée. Merci à Mosaïque pour cette leçon du vivre-ensemble  !


Sandrine Keriakos Bugada, déléguée à l’intégration et à la cohésion sociale.
Photo : Aline Henchoz

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La parole aux acteurs

Une Saint-Nicolas féérique au parc des Crêtets

Une Saint-Nicolas féérique au parc des Crêtets

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Après trois ans de pause forcée, l’association «  Vivre La Chaux-de-Fonds  » est heureuse de renouer cette année, le samedi 3 décembre, avec une tradition appréciée des petits comme des grands : la fête de la Saint-Nicolas.

La coutume veut que les enfants déposent leurs bottes près de la porte d’entrée à la maison, mais il est aussi une habitude de se retrouver dans les rues du centre-ville pour une distribution attendue de friandises. Pour ce retour, l’association «  Vivre La Chaux-de-Fonds  » a choisi de rebattre les cartes et de proposer une Saint-Nicolas plus intimiste. Après un passage par le centre commercial des Entilles, de 13h00 à 15h30, la fête se déroulera dès 16h00 dans le magnifique cadre naturel du parc des Crêtets, autour de son charmant kiosque à musique et à deux pas de la gare. L’homme à la mitre et à la barbe blanche arrivera en calèche à 16h00 et distribuera une surprise aux enfants jusqu’à 18h00.

Animations et gourmandises au programme
La fête sera ponctuée d’animations : l’école de danse Sun Star proposera plusieurs flashmobs à 16h00, 18h15 et 19h45, auxquelles la population est invitée à participer en apprenant une chorégraphie bientôt mise en ligne sur le site internet de « Vivre La Chaux-de-Fonds » et les réseaux sociaux de l’association. Les conteuses de la Louvrée offriront quant à elles un moment plus intimiste de 18h30 à 19h30.

Parce que Saint-Nicolas se prolonge aussi autour des effluves de thé à la cannelle et de vin chaud, un bar et de la restauration seront proposés au cœur de la fête. Des fondues, des grillades et des boissons seront servis dès 16h00. En famille ou entre amis, l’association «  Vivre La Chaux-de-Fonds  » se réjouit enfin de vous retrouver sous le signe de la convivialité.

Jouez et gagnez avec les commerçants chaux-de-fonniers  !
Par ailleurs, «  Vivre La Chaux-de-Fonds  » reconduit son concours sur ses réseaux sociaux dans les semaines précédant la fête. Les internautes devront répondre à diverses questions et participeront à un tirage au sort pour gagner des bons cadeaux, avec le soutien de l’association des commerçants indépendants de détail.

Texte et photo : Léonard Reichen, membre du comité de «  Vivre La Chaux-de-Fonds  »

HORAIRES DU 3 DÉCEMBRE
13h00 – 15h30 : Saint-Nicolas, Les Entilles Centre
16h00 – 18h00 : Saint-Nicolas, Parc des Crêtets
16h00/18h15/19h45 : Flashmob avec « Sun Star », Parc des Crêtets
18h30 – 19h30 : Contes par les conteuses de la Louvrée, Parc des Crêtets
Programme en détails : www.vlcf.ch

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Le Conseil Général vous parle

Mobilité d’antan et de demain

Des musées et un parc plus attrayants !

Au 14e siècle, La Chaux-de-Fonds s’est développée depuis son point d’origine qui se situe à la croisée de deux routes. L’une reliant la Vue-des-Alpes à Maison-Monsieur, et l’autre l’Évêché de Bâle à la France, en passant par Le Locle. Des chemins caillouteux et malaisés qui évitaient l’isolement du village naissant.


Le train arrive au milieu du 19e siècle. Ici comme ailleurs, on a pris soin de placer la gare à l’extérieur du village. Il était courant à cette époque de tenir ces infrastructures gourmandes en espace éloignées des habitations afin d’éviter les nuisances dues au bruit et aux vapeurs.
Il y a 125 ans, naissait le réseau de tramways chaux-de-fonnier qui partait de la gare pour desservir les différents quartiers. C’étaient de vaillants véhicules électrifiés capables de monter de l’avenue Léopold-Robert jusqu’au Bois du Petit-Château par tous les temps.


Depuis lors, les charrières ont fait place aux routes goudronnées. Les chars attelés et les trams ont disparu. Il n’en demeure pas moins que ces chemins, plus que centenaires, forment encore aujourd’hui la trame de notre réseau routier, ferroviaire et de transports publics. Les bus actuels sillonnent globalement les mêmes rues que les trams d’antan.

Entretemps, la voiture a très fortement modifié nos habitudes de déplacement et envahi l’ensemble des rues. Les voies de contournement de la ville doivent permettre de détourner une partie du trafic. Ce n’est qu’un premier pas vers le désengorgement du centre-ville. Il reste à mettre en place une stratégie de développement des transports publics permettant une véritable évolution dans nos habitudes de déplacement.


La création de parkings d’éch-ange, de zones piétonnes, de pi-stes cyclables, doit faciliter cette mutation. Il est par ailleurs nécessaire de revoir en profondeur l’offre des transports publics, les transN peuvent et doivent nous accompagner dans cette mutation.


La mise en place du plan de mobilité 2030 doit nous mener à une refonte en profondeur de notre mobilité. Nous étions parmi les pionniers lors de l’arrivée du chemin de fer. Ensemble, tâchons de combler le retard que nous accusons aujourd’hui.

Pour le Groupe POP
Karim Boukhris

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C'est quoi ce commerce ?

LIBRAIRIE IMPRESSIONS

LIBRAIRIE IMPRESSIONS

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Yanick Zürcher. Photo : Nolan Crelier

La librairie est un peu cachée, au 3a de la rue du Versoix, à hauteur du CSP, au nord-ouest, perpendiculairement à l’axe du Versoix et à celui du 1er Mars dans son tronçon joliment redessiné. Là, sous une devanture traditionnelle à perron en pierre, une vieille porte en bois vernie à neuf vous invite à entrer dans un labyrinthe de bibliothèques entièrement consacrées à la bande dessinée, à tout ce que le genre a produit de meilleur durant ces vingt dernières années.

Plus loin s’enchaînent des albums pour enfants qui côtoient de magnifiques livres illustrés. De côté, ce sont des posters, cahiers, agendas, cartes postales. Au fond, des publications de photo, design, art et architecture. À gauche, à droite, on tombe sur les jeux de société et leurs multiples déclinaisons, du mobile en bois au plateau de stratégie, du puzzle aux boîtes de figurines fantastiques, des cartes à jouer, à collectionner, etc. Au centre, un escalier à colimaçon mène à une galerie voûtée où vous aurez peut-être la chance de découvrir une exposition qui vous enchantera. Au cœur de ce capharnaüm ordonné, débordant de cadeaux potentiels, se faufile Yannick Zürcher, l’animateur des lieux depuis bientôt un quart de siècle, qui se fera un plaisir de vous guider si vous deviez vous y perdre.

LIBRAIRIE IMPRESSIONS

Rue du Versoix 3a
032 969 26 66

www.impressions.ch

Horaires : du mardi après-midi au vendredi 9h30-12h30/14h00-18h30, samedi 10h-17 h

Activités : librairie de bande dessinée, albums jeunesse, illustration, design, magasin de jeux et jouets

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Les éditos

COULEURS D’AUTOMNE

Une ville progressiste aux si rares toponymes féminins !

Dans nos montagnes, l’automne est assurément la saison qui nous rapproche le plus de la nature, une nature chamarrée, aux couleurs intenses et subtiles. Une nature qui nous appelle à l’arpenter, la déguster du regard, la humer de ses mille parfums. Au soleil, loin du brouillard, même si la température pique un peu le matin, la Métropole horlogère est plus que jamais une ville à la campagne. C’est aussi le temps des torrées, ces moments mythiques de la vie des Montagnons où la dare fume, ou les bons mots fusent, où l’amitié, la convivialité et l’optimisme raisonnent aux lisières de nos pâturages. L’automne, on est plus Chaux-de-Fonnière ou Chaux-de-Fonnier que jamais. Mais c’est aussi le temps réconfortant des dernières chaleurs avant l’hiver, du rouge vif des hêtres, du vert profond des sapins, avant le blanc des neiges cristallines. Les nuits se font plus profondes, plus longues.

Cette année, après le spectre de l’épidémie, c’est celui du blackout qui vient hanter cet automne idyllique. Nous n’avons pas vaincu le virus, mais une politique raisonnée, mesurée a permis d’éviter les pires excès liberticides que nous avons pu voir ailleurs. Un même pragmatisme devrait permettre de conjurer les privations d’une énergie indispensable pour notre vie quotidienne, comme pour notre économie. Cela passera cependant par de nouveaux sacrifices, une attention soutenue, une solidarité raisonnée. Plus que jamais, il faudra se souvenir que nous ne sommes rien sans les autres et que nous vivons dans un monde interdépendant.

LA MÉTROPOLE HORLOGÈRE EST PLUS QUE JAMAIS UNE VILLE À LA CAMPAGNE.

Faire attention à sa consommation personnelle d’énergie est important, comme il est important que la consommation collective soit optimisée.

Avec le COVID, nous avons dû réinventer nos relations sociales, avec la crise énergétique, nous devrons réinventer notre manière de consommer. C’est un défi, mais nous sommes dans une terre de défis. Nous saurons le relever pour que cette crise ne soit pas une fatalité, mais une occasion. Cependant, nul besoin de céder à une hystérie énergétique.

L’automne nous appelle aussi à être humbles et déterminés. Mais il nous appelle surtout à être optimiste et confiant dans les valeurs et ressources de notre région. Plus que jamais, et quand bien même le climat international est incertain, nous sommes convaincus qu’il y a un bel avenir dans nos montagnes ; cette édition du Tourbillon, une fois encore, tend à le démontrer !

Le Conseil communal

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Regards croisés

Regards croisés : farces ou friandises ?

Regards croisés : farces ou friandises ?

MON FRÈRE AVAIT DIT QU'EN ITALIE ILS NE DISENT PAS UN BONBON OU UN SORT MAIS UNE PIZZA OU UN SORT ET ILS DONNENT UNE PIZZA GÉANTE À CHACUN DES ENFANTS.
– ÉLOÏSE

Qui dit fin octobre dit Halloween. Cette fête, qui existe depuis près de 3000 ans, est originaire des îles Anglo-Celtes. Le 31 octobre, veille de la Toussaint, était le dernier jour du calendrier celtique. Ce Nouvel An s’appelait « fête de Samain », nom du dieu de la mort. La légende raconte que durant cette dernière nuit de l’année, les défunts venaient rendre visite aux vivants. Les Celtes portaient alors des déguisements terrifiants, espérant effrayer et faire fuir les esprits.
C’est au 19e siècle que les immigrés irlandais emportèrent cette tradition aux États-Unis avec eux.

Depuis plusieurs années, Halloween s’est également fait une petite place en Suisse… À la plus grande joie des enfants qui, plongés dans la peau de leurs monstres et créatures légendaires préférés, partent à la chasse aux bonbons.

C’est au collège Numa-Droz que quatre frimousses aux larges sourires m’attendent : Éloïse, Ilène, Wëndy et Selim (de gauche à droite) sont enthousiastes de parler de cette fête et d’histoires qui font peur. Ils en connaissent un rayon sur le sujet : comment faire du faux sang avec de la confiture ou du jus de tomate, les étranges bestioles qui sortent tout droit de leur imagination et les films d’horreur qu’ils ont vus, mais « c’est juste des marionnettes et des déguisements, tous les parents disent que ça n’existe pas alors c’est que c’est vrai ! », affirment-ils.

Ce qui est vrai en revanche, c’est que ces quatre phénomènes âgés de 6 ou 7 ans ne manquent pas de bagout et de fantaisie !

POUR MOI, HALLOWEEN C'EST UNE FÊTE OÙ LES ENFANTS VONT CHERCHER DES BONBONS AUX PORTES, AUTREMENT JE N'Y TROUVE PAS TELLEMENT DE SENS, DANS LE TEMPS ÇA N'EXISTAIT PAS. ÉTANT CATHOLIQUES, NOUS FÊTIONS LA TOUSSAINT EN ALLANT SUR LES TOMBES DE NOS MORTS.

Halloween ayant débarqué en Europe dans les années 1990, cette fête reste peu, voire pas du tout, connue par une grande partie des générations plus anciennes. Une manifestation jugée principalement commerciale pour la plupart de la population d’aujourd’hui, elle se célèbre également en se recueillant sur la tombe de « ses morts » à la Toussaint, le 1er novembre.

C’est ce qu’explique Isabelle Salzmann, qui m’accueille dans sa belle chambre du home Les Arbres. Les murs sont tapissés de photos de famille et de son chat, des mandalas qu’elle aime colorier et des bricolages offerts par ses petits-enfants. Deux grandes fenêtres s’ouvrent sur un balcon baigné d’une lumière automnale.

D’une voix douce, cette dame se confie et retrace son histoire, ses récits m’impressionnent. Une enfant qui a grandi dans un milieu pauvre, dans une ferme isolée, faisant face aux difficultés qu’impose la vie…

Puis à 20 ans, elle s’achète un billet de train, et c’est avec 2 francs en poche qu’elle partit à Morges, où elle vécut durant 10 ans.

La vie ne l’a pas toujours épargnée, mais je sens qu’elle garde en elle les belles années, vécues et à venir, comme un cadeau. « J’ai beaucoup travaillé chez mes parents à la campagne. C’était une vie très saine, les aliments n’étaient pas traités, je n’étais jamais malade, la première fois que je suis allée chez le médecin, j’avais 20 ans. C’est sûrement grâce à tout ça que j’ai toujours eu une très bonne santé, encore maintenant. Je touche du bois, pourvu que ça dure ! » me dit-elle en se touchant la tête.

Quelle grande dame j’ai eu la chance de rencontrer ce jour-là, de celles qu’on écouterait pendant des heures sans se lasser !

Textes : Sophie Amey
Photos et audio : Nolan Crelier

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Le jeu-concours de l'Abeille

Le jeu-concours de l’Abeille : les 7 différences

Le Jeu-Concours de l'Abeille : les 7 différences

Tous les mois, jouez et participez au tirage au sort pour tenter de gagner des Abeilles ! La monnaie locale mise en place par la Ville de La Chaux-de-Fonds permet de payer dans plus d’une centaine de commerces, restaurants/bars ou prestataires de services (loisirs, culture, etc…) et de soutenir l’économie locale.

Retrouvez les solutions des jeux-concours sur notre site internet letourbillon.ch au début du mois suivant et dans la prochaine édition imprimée. Le ou la gagnant·e sera avisé·e personnellement.

 


La question du mois

7 différences se sont glissées entre les deux images ci-contre. Pas facile ! Saurez-vous les retrouver ? Parmi les bonnes réponses, la personne tirée au sort remportera un montant de CHF 30.- en Abeille.

Entourez les différences et renvoyez-nous une photo ou la page découpée jusqu’au 7 novembre 2022 :

– Par e-mail à sume.marketingurbain@ne.ch

– Ou à l’adresse Marketing urbain, Passage Léopold-Robert 3, 2300 La Chaux-de-Fonds, en indiquant : concours Abeille, nom et prénom, adresse complète

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Le dossier du mois

Monnaie locale de La Chaux-de-Fonds : nouvelle carte, nouvelle app !

Monnaie locale de La Chaux-de-Fonds : nouvelle carte,
nouvelle app !

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Nancy Kaenel Rossel, chargée de projet commerce et tourisme

La monnaie locale L’Abeille permet de régler ses achats dans plus d’une centaine de commerces, établissements publics et prestataires de services, culturels ou de loisirs situés sur le territoire communal.

Lancée en 2019, L’Abeille a bien colonisé La Chaux-de-Fonds et contribue à valoriser une économie de proximité et favorise la consommation locale.

Afin d’offrir encore plus de fonctionnalités à ses utilisateur-trice-s et continuer sa progression, une évolution du système de paiement sera proposée à partir du 25 octobre 2022, après presque 3 ans de fonctionnement.

Le nouveau système offrira l’avantage de pouvoir recharger sa carte ou son application en ligne, à tout moment. Il sera également possible de visualiser facilement les transactions effectuées et le solde de son compte. Aucun frais de transaction ne sera prélevé, ni pour le client, ni pour le partenaire commercial.

Ces nouveautés ont été entièrement conçues à La Chaux-de-Fonds et développées grâce aux compétences des entreprises VNV SA et NiD SA.

Comment est née la monnaie locale ?
En 2019, les Autorités exécutives ont mis en place une monnaie locale, sous la forme d’une carte-cadeau, en collaboration avec les commerçants et entreprises de la région. Les objectifs étaient de dynamiser et de maintenir l’offre de biens et de services sur le territoire communal, de soutenir les acteurs commerciaux, et de renforcer la sensibilité face aux enjeux du « consommer local ».

Quel est le bilan après trois années ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : on compte en moyenne, chaque mois, plus de 3’000 transactions (achat-vente), pour un montant total de près de CHF 70’000.-. On peut aussi relever le fort soutien des entreprises situées sur le territoire chaux-de-fonnier, qui offrent régulièrement de la monnaie locale à leurs collaborateur•trice•s et/ou client•e•s. La somme totale chargée en Abeille devrait dépasser les CHF 3 mios de francs d’ici la fin de l’année 2022 ! Quant au nombre de cartes Abeilles en circulation, il se situe aujourd’hui à environ 15’000.

Pourquoi avoir mis sur pied un nouveau système ?
Un système de recharge simplifié était souvent sollicité par les utilisateur•trice•s. Des problèmes avec les terminaux de paiement et les coûts engendrés par les changements de ces derniers, voire leur acquisition, ont aussi joué un rôle dans la mise en place du nouveau système.

Depuis ce 25 octobre, les consommateur•trice•s ont désormais le choix entre une nouvelle carte Abeille équipée d’un système sans contact et une application mobile à installer sur leur téléphone portable. Il sera également possible de recharger des Abeilles en ligne au travers de sa carte ou de son application. Du côté des commerçants, seul un simple téléphone portable muni de l’application sera nécessaire afin qu’ils puissent accepter les Abeilles dans leurs points de vente.

Quels sont les avantages du nouveau système ?

  • Le choix du support de paiement : soit une application mobile, soit une nouvelle carte Abeille (avec système sans contact NFC).
  • La consultation rapide de toutes les transactions effectuées et du solde.
  • Une solution 100 % chaux-de-fonnière.
  • Pour le commerçant : seul un téléphone portable (ou une tablette) sera nécessaire pour encaisser des Abeilles.
  • Aucun frais de transaction, ni pour le client, ni pour le partenaire commercial.

Comment ca fonctionne ?
Les détenteur•trice•s de l’ancienne carte Abeille, ou toute autre personne intéressée par la monnaie locale, peuvent télécharger l’application mobile « L’Abeille » (sur Google Play et App Store), ou échanger leur carte actuelle contre une nouvelle, auprès des points de recharge habituels. Ensuite, il suffit de charger son application, ou sa nouvelle carte, du montant souhaité. Cela peut être effectué en ligne ou auprès des 23 points de recharge actuels. Nous recommandons de ne pas déposer plus de CHF 500.- sur sa carte, car en cas de perte, elle n’est pas remplacée.

Que faire de son ancienne carte Abeille ?
Deux options possibles : soit de dépenser simplement le montant restant auprès des 124 partenaires Abeille, ou alors faire transférer le solde de sa carte sur une nouvelle, ou sur l’application, en se rendant à la Caisse communale.

Les anciennes cartes Abeille seront bien entendu valables durant une période transitoire, mais il ne sera plus possible de les recharger.

Comment les entreprises peuvent-elles commander de la monnaie locale ?
Comme auparavant, les demandes sont à adresser par mail à l’adresse sume.marketingurbain@ne.ch, en précisant le nombre de cartes ou de bons souhaités, ainsi que les montants en monnaie locale. De plus, nous proposons toujours le kit cadeau : monnaie locale, flyer hexagonal avec la liste des partenaires Abeilles, et une enveloppe-cadeau.

La seule différence avec le nouveau système est le choix possible entre le support de la monnaie locale, à savoir soit un bon-cadeau (avec code QR), qui peut être scanné sur l’application Abeille, soit une nouvelle carte Abeille.

Et quelles sont vos ambitions futures ?
Qu’elle poursuive son essor et qu’elle capte une clientèle supplémentaire habituée à régler ses achats avec son téléphone portable. Qu’elle continue de mettre en lumière les commerçants qui contribuent, par leur diversité et leurs savoir-faire, à dynamiser notre ville. Nous espérons de plus que la monnaie locale puisse être utilisée, dès 2023, comme moyen de paiement lors de manifestations organisées sur notre territoire, comme par exemple la Fête de mai, la Plage des Six-Pompes

Texte : Nancy Kaenel Rossel, chargée de projet commerce et tourisme

Photos et vidéo : Aline Henchoz, Nolan Crelier et Quentin Perrenoud

L'interview en vidéo