Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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La Chaux-de-Fonds – Commune en santé 2027

La Chaux-de-Fonds - Commune en santé 2027

Le Parti Vert’libéral (PVL) considère le sport et la culture comme essentiels au bien-être de la population. La prévention des maladies chroniques et la promotion de la santé doivent être des priorités collectives, soutenues à tous les niveaux politiques, y compris communal. Dans cette optique, le groupe PVL a proposé que le Conseil communal étudie l’obtention du label « Commune en santé 2027 », attribué pour cinq ans.

Ce label, sans coût financier, nécessite uniquement un dossier présentant les actions menées dans six domaines clés : politique communale, cohésion sociale, famille et solidarité, école, économie et habitat, espaces publics et infrastructures. Il vise à reconnaître les communes actives dans la promotion du bien-être et à encourager chacun-e à devenir acteur-trice de sa santé.

La Chaux-de-Fonds dispose de nombreux atouts : plus de 120 clubs sportifs, Mini-Tonus, Family Games, la Trotteuse-Tissot, les joutes sportives scolaires ou encore les projets du Service de la jeunesse tels que Smala, StreetDay Winter et le Ludesco. À cela s’ajoutent les actions du Service de l’intégration — LOCAL, collaborations avec les 7 Abeilles, Lunchs du patrimoine — ainsi que l’attention portée aux seniors et le développement d’appartements protégés. Cette labellisation mettrait en valeur le travail des équipes communales, des associations et des bénévoles, tout en renforçant le sentiment d’appartenance et l’attractivité résidentielle de la Ville.

Elle s’inscrirait dans la dynamique de domiciliation et de « Capitale culturelle suisse 2027 », en affirmant l’image d’une ville accessible, active et conviviale, où tout est atteignable en dix minutes à pied, à vélo ou en transports publics.

Le Conseil communal nous a informés que cette démarche a été entreprise de sa propre initiative et nous a demandé de retirer notre motion. Le PVL, dans un esprit de collaboration et de confiance, l’a donc retirée.

Nous espérons maintenant que cette volonté affichée se traduira rapidement en actes. Car si les annonces sont nombreuses, certaines promesses du Conseil communal peinent encore à se concrétiser — comme la création d’un « espace de liberté pour les chiens » (motion 25.034), annoncée après une interpellation déposée en 2022 et toujours sans résultat.

Le PVL restera donc attentif… et vigilant.

Pour le PVL
Brigitte Leitenberg

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Pour une ville multiculturelle et fière de l’être

Pour une ville multiculturelle et fière de l’être

Notre commune prend administrativement forme en 1656, après près de trois siècles d’histoire marqués par la migration de populations venues du Val-de-Ruz, puis de La Sagne et du Locle. Cette réalité migratoire deviendra l’une des composantes essentielles de notre ville, élargissant bien au-delà des frontières communales et nationales les terres d’origine de ses habitant.e-s et faisant de ce multiculturalisme l’une de ses richesses.

Les raisons de ces déplacements ont été multiples et souvent liées aux guerres ou à la précarité économique. Les difficultés matérielles ont poussé de nombreuses personnes à quitter leur région ou leur pays dans l’espoir de mieux. Notre ville a elle aussi joué un rôle actif dans cette histoire, en faisant appel à une main-d’œuvre étrangère indispensable à son essor économique et démographique. Nos bâtiments et notre patrimoine restent donc indissociables de l’histoire des migrations.

Pourtant, les personnes venues construire et faire vivre nos Montagnes n’ont pas toujours été accueillies dignement.

Les conditions de travail et de vie restent longtemps précaires, et la force de travail prime trop souvent sur l’être humain. Malgré cela, notre ville et une partie de sa population se sont battues pour une meilleure reconnaissance de ces personnes, notamment à travers l’accès à l’éducation et la défense des enfants vivant dans la clandestinité. Cet historique communal mettant au centre le vivre-ensemble ne doit pas être oublié et est l’une de nos forces.

Le POP défend une ville qui favorise l’intégration et combat toutes les formes d’inégalités. Au Conseil général, il a été l’un des moteurs de la création du poste de déléguée à l’intégration, concrétisé en 2021. Le POP a également été l’initiateur de la carte citoyenne, acceptée la même année. Celle-ci vise à renforcer l’intégration et à créer les conditions nécessaires pour faire société sans distinction de statut migratoire. Autant d’éléments qui nous poussent à rejeter ici et ailleurs, les initiatives qui divisent la population, comme celle de l’UDC sur une Suisse à 10 millions.

Cet article est la réécriture d’un texte jugé trop peu ancré localement et que le Conseil communal nous a demandé de revoir. L’article initial reste disponible sur notre site et nous vous invitons à le consulter.

Pour le POP
Lara Zender

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Le printemps fait éclore rires et jeux

Le printemps fait éclore rires et jeux

Photo : Julie Babey

À La Chaux-de-Fonds, le printemps a toujours une saveur particulière. Il arrive à pas hésitants, parfois accompagné des derniers crachats de neige, comme un rappel que l’hiver n’est jamais bien loin sur nos hauteurs. Et pourtant, malgré ces caprices, il apporte un souffle de renouveau attendu par toutes et tous.

Pour beaucoup d’enfants – et de familles – cette saison rime aussi avec vacances de Pâques et retour des carrousels. Ces installations éphémères, colorées et joyeuses, redonnent vie à nos places et offrent des moments simples, mais précieux. Elles participent à cette atmosphère unique qui fait le charme de notre ville.

Mais ce printemps 2026 a une saveur toute particulière. Partout dans nos quartiers, de nouvelles places de jeux ont vu le jour. Modernes, inclusives, créatives, elles fleurissent comme autant de promesses de rires et de découvertes. À l’image des fleurs, chacune possède sa singularité, mais toutes donnent envie de s’y arrêter et de s’y défouler.

Ces espaces ne sont pas anodins. Ils sont des lieux de vie, de socialisation et d’épanouissement pour nos enfants. Ils permettent aux plus jeunes de bouger, d’imaginer et de grandir ensemble. La ville peut aujourd’hui être fière de compter une place de jeu arborant son symbole de l’abeille, clin d’œil fort à son identité.

Le Parti socialiste tient à saluer le travail des services communaux, ainsi que l’engagement des partenaires et financeur-euse-s qui ont rendu ces projets possibles.

Grâce à eux, nos bambin-e-s pourront profiter pleinement de ce printemps, entre rires et moments partagés. Offrir à chacune et chacun un cadre de vie agréable et vivant reste essentiel.

Pour le PS
Alicia Maillard

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Des choix de mobilité à questionner

Des choix de mobilité à questionner

Photo : Aline Henchoz

Le retour des trolleybus à La Chaux-de-Fonds marque une étape importante pour notre ville. Après plus de dix ans d’absence, ce mode de transport retrouve sa place dans notre paysage urbain. Beaucoup s’en réjouissent, y voyant un symbole de modernité et d’engagement en faveur de l’environnement.

Mais au-delà de cette image positive, il est essentiel de prendre un moment pour réfléchir collectivement aux choix qui façonnent notre quotidien. Car derrière chaque projet public se pose des questions légitimes : répond-il réellement aux besoins de la population ? Est-il adapté à notre réalité locale ? Et surtout, s’inscrit-il dans une gestion responsable et durable des finances communales ?

Les habitantes et habitants de La Chaux-de-Fonds font face à des défis bien concrets : coût de la vie en hausse, pression fiscale, infrastructures vieillissantes, préoccupations liées à la qualité de vie et à la sécurité. Dans ce contexte, chaque investissement public doit être examiné avec rigueur. Il ne s’agit pas de s’opposer au progrès, mais de s’assurer que les priorités sont justes et partagées.

La mobilité est un enjeu central pour notre ville. Elle doit être pensée de manière pragmatique, en tenant compte de toutes les réalités : accessibilité pour toutes et tous, fiabilité du réseau, maîtrise des coûts, mais aussi complémentarité des différents modes de transport. Une solution unique ne peut pas toujours répondre à la diversité des besoins des habitantes et habitants.

Au-delà du projet lui-même, c’est aussi la manière de décider qui mérite réflexion. Les grands choix structurants doivent s’accompagner d’un dialogue ouvert, transparent et respectueux. La confiance entre les autorités et la population repose sur cette capacité à expliquer, écouter et ajuster lorsque cela est nécessaire.

Il ne s’agit pas de remettre en cause les efforts entrepris, mais d’encourager une approche fondée sur le bon sens, la responsabilité et la proximité avec le terrain. La Chaux-de-Fonds mérite des décisions qui rassemblent, qui tiennent compte de la réalité vécue par ses habitantes et habitants, et qui garantissent un avenir à la fois durable, cohérent et financièrement soutenable.

Pour le groupe UDC
Jennifer Angehrn

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PME, durabilité et égalité : équation insoluble ?

PME, durabilité et égalité : équation insoluble ?

J’entends trop souvent, notamment au Conseil général, des personnes opposer les entreprises, le patronat et l’économie à l’écologie ou à la durabilité. On veut ainsi démontrer que ces entreprises ne sont pas prêtes à être durables. Mais surtout que dès que l’on est patron, on ne pense qu’à l’argent que l’on arrive à mettre dans sa poche.

À La Chaux-de-Fonds, on compte un peu plus de 2000 entreprises avec moins de 100 employées (en moyenne moins de 10 par structure). L’idée principale de la plupart des patronnes : garantir un salaire à toutes les employées à la fin du mois. Pour y parvenir : vendre des services ou des biens de qualité dans un délai imparti. Si cette qualité permet au produit ou au service de durer, la cliente sera satisfaite d’avoir reçu quelque chose de fiable et un lien de confiance sera ainsi créé. La patronne peut dès lors avoir une vision à plus long terme pour garantir l’emploi.

Est-ce que l’environnement a sa place dans l’équation ? Évidemment. Comme écrit ci-dessus, un objet, ou un service, de qualité va durer. Durer ? Donc, durable. La réflexion sur la façon d’obtenir, de créer et finalement de recycler permet de réduire ses coûts à moyen et long terme. Un patron va donc composer avec ce paramètre qui donnera en plus une image positive de son entreprise. Le bénéfice n’est donc pas qu’environnemental.

Sans l’employé, il n’est pas possible d’obtenir un travail de qualité. C’est avec tous ses collaborateurs que le patron peut réussir à construire une entreprise dont les bases sont solides et où l’avenir peut être regardé sereinement. C’est ainsi que le patron doit faire en sorte de faire attention à chacune des personnes de son entreprise. Cela commence par l’égalité entre tous. Faire attention non seulement aux femmes, mais pas uniquement. Il faut composer avec chacun.

Une bonne patronne soucieuse ou un bon patron soucieux de la durabilité sait s’entourer de collaboratrices et collaborateurs de qualité, dont les compétences sont valorisées, dans un environnement sécurisé afin de réaliser des produits ou des services durables.

Frédéric Vaucher, Conseiller général PLR, Président du Conseil général

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Sobriété ou fuite en avant ?

Sobriété ou fuite en avant ?

Dans notre société actuelle, la consommation est souvent conçue comme moteur économique et symbole de réussite. Une consommation excessive entraîne toutefois une pression importante sur les ressources naturelles. Elle génère aussi de grandes quantités de déchets et contribue massivement aux émissions de gaz à effet de serre. Or, les limites planétaires ne peuvent être repoussées et les ressources naturelles seront, tôt ou tard, épuisées. Faut-il attendre d’en arriver là pour réagir ? Doit-on ne rien faire en imaginant que les générations futures trouveront des solutions ?

Il en va de notre responsabilité d’adapter certaines pratiques et de réfléchir à nos consommations. Cela ne se fait pas du jour au lendemain et demande du temps, avec comme maître mot la sobriété. La sobriété propose en effet une réponse à ces enjeux ; elle ne signifie ni renoncer au confort ni revenir à un mode de vie austère, contrairement à certaines idées reçues. Elle nous invite à repenser nos besoins, à distinguer l’essentiel du superflu et à adopter des pratiques plus durables ; en somme à consommer moins, mais mieux.

Si cette démarche peut sembler difficile dans un contexte où la publicité et les habitudes sociales incitent à consommer toujours plus, de nombreuses initiatives montrent qu’un autre modèle est possible : partager notamment des objets, les faire réparer ou encore les donner quand on n’en a pas l’utilité. La sobriété consiste également à privilégier l’achat d’objets durables plutôt que jetables, à privilégier les produits alimentaires locaux et de saisons ainsi que limiter la consommation des produits très transformés ou encore à limiter les gaspillages, quels qu’ils soient.

En agissant sur nos choix individuels et collectifs, nous pouvons contribuer à préserver les ressources naturelles et à construire un mode de vie plus respectueux de la planète, de ses limites et des générations futures. Face aux défis environnementaux, comme face aux tensions géopolitiques et leurs conséquences sur le prix des énergies fossiles notamment, la sobriété représente un levier essentiel de transition énergétique d’une part et, d’autre part, elle nous encourage également à faire fonctionner l’économie locale et à conserver ici des richesses en vue de développer la résilience de notre territoire.

Pour les Vert-e-s
Grégory Rochat

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Adhérer aux changements à venir

Adhérer aux changements à venir

Le premier rapport traité au Conseil général du 29 janvier regroupait des projets majeurs pour l’avenir de la Ville : modifications de circulation, pavage, pistes cyclables, suppression de places de parc, nouveaux espaces publics, réseaux d’approvisionnement et d’évacuation d’eau et travaux liés au contournement de la H18. Tout cela proposé en un bloc et intégré dans le rapport quadriennal 2026–2029, pour un montant total de 53 millions de francs.

Les Vert’libéraux ont regretté cette manière de procéder, se rapprochant d’un «passage en force », limitant ainsi la possibilité d’utiliser les outils démocratiques, dont le référendum. Ces projets structurants pour notre Ville auraient pu être présentés séparément et discutés dans une commission élargie extraordinaire associant tous les partis représentés au Conseil général.

Il est évident dans ce contexte que les questions furent nombreuses et les réponses ont parfois souffert d’un ton inadapté avec un soupçon de condescendance regrettable, même si les détails furent fournis.

Les Vert’libéraux tiennent à rappeler que poser des questions et demander des explications est tout à fait légitime et relève pleinement de notre mission, surtout lorsque nous ne pouvons le faire en commission ! Nous nous mettons à la place de la population qui vit au quotidien les travaux !
Une information claire et accessible pour les citoyen-e-s, les artisan-e-s et les commerçant-e-s, appuyée peut-être d’une maquette de la Ville à l’horizon 2030 pourrait être proposée, afin que chacun-e puisse comprendre et adhérer aux changements à venir !

Le dernier objet de la soirée, une résolution contre le racisme inspirée de la «Stratégie nationale et de son plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme » pour la période 2026–2031, présentée en décembre 2025, demandait la mise en place d’une charte d’exemplarité des prises de parole des élu-e-s du Conseil général.

Les Vert’libéraux ont déposé un amendement en soulignant qu’aux paroles il faut aussi ajouter les actes et inclure le Conseil communal, au même titre que le Conseil général.

Même si des lois existent, l’exemplarité politique attendue et la vigilance doivent rester constantes afin que cette résolution évolue en un engagement concret et durable de l’ensemble des autorités.

Tout a été accepté.

Pour les Vert’libéraux
Brigitte Leitenberg

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Capitale culturelle et sport

Capitale culturelle et sport

Photo : Ville de La Chaux-de-Fonds

La désignation de La Chaux-de-Fonds comme Capitale culturelle suisse 2027 a ouvert, dans les institutions et dans la population, une réflexion plus large sur la place du sport et de la culture au sein de notre ville.

Longtemps traités comme deux domaines distincts, culture et sport apparaissent aujourd’hui de plus en plus comme complémentaires, tant dans leur capacité de rassemblement que dans leur rayonnement.

Parmi les acteurs concernés, le HCC occupe une position particulière et leur récente brillante victoire mérite à elle seule qu’on lui consacre quelques lignes. Institution centenaire, ancrée dans l’histoire sociale de la ville, le club ne se limite pas à une fonction sportive. Il constitue un lieu d’identification collective, fréquenté par un public large, intergénérationnel, multiculturel et fidèle. À ce titre, il participe pleinement à la vie culturelle locale, au sens large du terme.

Les discussions récentes au sein du Conseil général et dans tous les lieux publics de la ville au sujet de la nouvelle patinoire ont mis en évidence la nécessité de mieux articuler les politiques culturelle et sportive, notamment dans la perspective de 2027, que ce soit au niveau communal ou cantonal. Il ne s’agit pas de transformer les clubs sportifs en acteurs culturels institutionnels, mais de reconnaître leur rôle dans l’animation urbaine, l’attractivité de la ville et la cohésion sociale. Les événements sportifs majeurs, par leur fréquentation et leur visibilité, contribuent directement à l’image de La Chaux-de-Fonds bien au-delà de ses frontières.

Dans ce contexte, les soutiens communaux et cantonaux au sport ne doivent pas être envisagés uniquement sous l’angle de la performance, mais aussi comme un investissement dans le vivre-ensemble, quand bien même les deux sont tout à fait compatibles. Les infrastructures, l’accueil du public, les partenariats avec les écoles ou les acteurs culturels sont autant de leviers permettant de renforcer les synergies existantes.

Capitale culturelle offre ainsi une opportunité politique claire : penser la ville comme un espace où culture et sport dialoguent, se renforcent mutuellement et participent à un projet commun. Le Centre veillera à ce que cette approche transversale, déjà esquissée, soit poursuivie avec cohérence et pragmatisme.

Pour Le Centre,
Jonathan Marty, conseiller général
suppléant

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Budget 2026 de La Chaux-de-Fonds

Budget 2026 de La Chaux-de-Fonds

Pour la douzième année consécutive, le budget présenté par le Conseil communal de la Ville de La Chaux-de-Fonds pour l’année 2026 affiche un déficit. À sa lecture, le groupe UDC ne peut que faire part de sa profonde préoccupation.

En effet, malgré un prélèvement de 2,1 millions de francs dans la réserve de politique conjoncturelle et l’acceptation par le Conseil général de deux amendements de la Commission financière visant à réduire la perte, le budget prévoit encore un déficit de 5,1 millions de francs. Pour le groupe UDC il n’est tout simplement pas possible de continuer sur cette voie, c’est pourquoi notre groupe a refusé ce budget 2026.

Notre collectivité ne peut pas continuer à s’endetter indéfiniment. Il devient urgent de trouver des solutions afin de résorber un déficit qui prend désormais un caractère structurel, conséquence directe de charges trop élevées. La maitrise des dépenses, la réduction du déficit, et, plus encore, celle d’une dette devenue très conséquente constituent des enjeux majeurs pour la pérennité financière de notre ville.

Il est impératif de tout mettre en œuvre pour diminuer cette dette, car elle met en péril notre capacité d’action future. Si nous ne maitrisons pas nos finances aujourd’hui, nous serons pénalisés demain, notamment lors de futurs emprunts. Ce sont alors nos marges de manœuvre et nos capacités d’investissement qui s’en trouveront réduites, avec un impact direct sur la qualité de vie de la population, qui en subira les conséquences.

Nous avons certes constaté ces dernières années que les résultats des comptes sont souvent meilleurs que les prévisions budgétaires, ce qui peut être perçu comme un signal encourageant. Toutefois, cette réalité ne saurait en aucun cas justifier l’adoption répétée d’un budget structurellement déficitaire. La prudence financière doit rester un principe fondamental de notre action politique.

Le groupe UDC restera donc particulièrement attentif à ces enjeux financiers majeurs et continuera de défendre, ces prochaines années, une gestion rigoureuse, responsable et durable des finances communales. Il appelle également à une réflexion approfondie sur les priorités de la Ville, afin de garantir un développement équilibré et soutenable pour les générations futures, ceci dans l’intérêt de toutes et tous.

Pour le groupe UDC
Jean-Pierre Brechbühler, chef de groupe

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En 2026, c’est reculer que d’être stationnaire

En 2026, c’est reculer que d’être stationnaire

En ce début d’année, les grandes puissances renouent avec des ambitions impérialistes qu’on croyait révolues. Elles redécouvrent le goût de l’Empire. Les cartes se tracent à nouveau à coups de menaces, d’invasions ou d’embargos. Elles déboulonnent ou cajolent des dictateur-trice-s selon qu’ils ou elles servent ou dérangent. Le droit international s’effrite, la morale chancelle, et l’équilibre du monde vacille sous le poids des ambitions expansionnistes à nouveau ouvertement avouées.

Pendant que ces mêmes grandes puissances s’enlisent dans leurs contradictions et que les tragédies nationales et internationales s’enchaînent, notre quotidien, lui, continue. À La Chaux-de-Fonds, il serait vain d’attendre que la tempête mondiale s’apaise avant d’avancer. Une ville qui cesse d’investir, c’est une ville qui s’éteint doucement. Cela passe par la volonté de construire l’avenir, de maintenir ses infrastructures, de défendre ses institutions. Le maintien d’un hôpital dans les Montagnes n’est pas qu’un symbole : c’est une nécessité sanitaire, sociale et économique. Les habitantes et les habitants doivent pouvoir compter sur des soins accessibles, sur un service de proximité et sur la force d’un ancrage régional fort. Renoncer à cette ambition serait une erreur stratégique, un aveu de résignation.

Et pendant que certaines et certains prêchent la rigueur comme vertu suprême, rappelons une vérité simple : couper dans le social, le sport ou la culture, c’est jouer les économes du court terme pour payer, demain, la facture du désastre. On économise sur le lien humain, sur la cohésion, sur la santé collective. Ce genre d’épargne finit toujours par coûter plus cher. Les chiffres de l’austérité ne remplacent jamais les réalités sociales qu’elle abîme.

C’est pourquoi il faut continuer à espérer des choix lucides et courageux. L’indexation des subventions au sport, à la culture et aux associations, longtemps évoquée, n’a pas encore vu le jour dans le budget 2026. Souhaitons qu’à l’avenir, elle devienne réalité, car la vie collective ne se résume pas à des bilans comptables : elle se mesure en rencontres, en projets partagés et en énergie citoyenne.
Alors, malgré le tumulte du monde, continuons à faire vivre La Chaux-de-Fonds avec la même obstination qu’elle a toujours eue : celle de rester debout, fière et humaine.

Pour le Groupe POP
Olivier Beroud