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Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Économie Le dossier du mois Société

Chaleur urbaine : une histoire qui relie déchets et énergie depuis 100 ans

Chaleur urbaine : une histoire qui relie déchets et énergie depuis 100 ans

L'Usine électrique, dans le quartier des Forges, (photographiée ici en 1943), a marqué le point de départ de la technologie du chauffage à distance à La Chaux-de-Fonds, dès 1926. | Photo : Archives Services industriels (Viteos)

En 1926, La Chaux-de-Fonds mettait en service le premier réseau de chauffage à distance (CAD) de Suisse. Cent ans plus tard, Viteos, Vadec et la Ville de La Chaux-de-Fonds célèbrent ensemble cet héritage industriel et humain. Point d’orgue de cette année anniversaire, le 24 octobre a marqué l’inauguration d’une exposition et la sortie d’un ouvrage. Portées par l’Association des Amis du CAD, ces deux réalisations invitent à parcourir un siècle d’histoire et d’innovations.

Invisible sous nos pieds, le chauffage à distance accompagne La Chaux-de-Fonds depuis un siècle. Tout commence en 1926 aux Eplatures, avec une installation alors pionnière, qui valorise les rejets de chaleur de l’Usine électrique pour chauffer les bâtiments alentour. Au fil des décennies, le réseau s’étend, les technologies se transforment et les sources d’énergie évoluent. Le CAD grandit ainsi avec la ville et s’adapte aux défis de chaque époque.
Aujourd’hui, le chauffage à distance contribue à réduire les émissions de CO2 grâce à une part croissante d’énergies renouvelables et locales. Et son développement se poursuit dans tout le canton. A La Chaux-de-Fonds, le réseau continuera de s’étendre, tandis que les capacités de valorisation thermique des déchets évolueront pour raccorder davantage de bâtiments grâce à la nouvelle usine Vadec_évolution.

Témoin du passé industriel de la région, le CAD est ainsi devenu l’un des piliers de la transition énergétique. Son centenaire offre l’occasion de mesurer le chemin parcouru, mais aussi de regarder vers l’avenir.

Cette année anniversaire rend également hommage aux pionnières et pionniers qui ont participé à l’essor du chauffage à distance, tout en faisant découvrir les multiples facettes de cette infrastructure. Pour partager cette histoire avec un large public, l’Association des Amis du CAD a imaginé deux réalisations complémentaires : un livre historique et une exposition interactive et itinérante.

L’histoire du CAD, de 1926 à aujourd’hui
L’historien neuchâtelois Dimitri Viglietti a remonté le fil de cette histoire. Il a exploré les archives, rassemblé photographies et documents, recueilli des témoignages et rencontré celles et ceux qui ont participé à cette aventure collective. De ces recherches est né « Chaleur urbaine – déchets et énergie : une épopée qui nous relie depuis 100 ans ». Riche de nombreux documents et photographies, dont certains inédits, l’ouvrage de plus de 200 pages retrace les grandes étapes du CAD et de la valorisation des déchets. Au-delà des évolutions techniques, il raconte aussi les femmes et les hommes qui ont porté cette aventure, les décisions qui l’ont orientée et les événements qui l’ont façonnée. Un important travail de mémoire qui permet de redécouvrir sous un nouveau jour une infrastructure familière, mais souvent méconnue.
Publié aux Éditions Alphil, le livre est tiré à 2’000 exemplaires par l’Imprimerie des Montagnes, à La Chaux-de-Fonds.

Une exposition interactive retraçant l'histoire du CAD est installée à La Chaux-de-Fonds, près de la place du Marché jusqu'à l'été 2027. | Photo : Association des Amis du CAD

Quand l’histoire devient une expérience
Les recherches menées pour l’ouvrage ont également donné naissance à une exposition interactive, pédagogique et immersive, installée dans deux conteneurs spécialement aménagés. Son ambition : rendre ce patrimoine accessible, concret et ludique. Le public y découvrira les origines et le fonctionnement du chauffage à distance, son rôle dans le développement de La Chaux-de-Fonds ainsi que l’évolution de la gestion et de la valorisation des déchets.

Le parcours met aussi en perspective les innovations, les défis et les crises qui ont marqué ces cent dernières années. Il montre comment les bouleversements énergétiques, géopolitiques et économiques ont transformé notre manière de gérer les déchets, de produire de l’énergie et de nous chauffer.
L’exposition est accessible à toutes et tous gratuitement. Elle restera à La Chaux-de-Fonds jusqu’à l’été 2027 avant de poursuivre son itinérance dans le canton.

Le livre et l’exposition « Chaleur urbaine – déchets et énergie : une épopée qui nous relie depuis 100 ans » témoignent d’un siècle d’évolutions et d’innovations au service de la ville.
Une façon de transmettre cet héritage et de rappeler que cent ans après les premières conduites posées aux Eplatures, l’histoire du chauffage à distance continue de s’écrire.

Marta Serra Duarte, conceptrice en communication – Viteos SA

Photo: Association des Amis du CAD

Pour prolonger l’histoire
L’ exposition est à découvrir à côté de la place du Marché, à La Chaux-de-Fonds, du mardi au dimanche, de 10h à 18h. Le livre de Dimitri Viglietti est disponible dans plusieurs librairies de la région. L’auteur sera également en dédicace chez Payot le 7 novembre à Neuchâtel et le 14 novembre à La Chaux-de-Fonds.

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Culture Divers Le dossier du mois Patrimoine Société

Poussez les portes des plus grands noms de l’horlogerie !

Poussez les portes des plus grands noms de l'horlogerie !

Du 29 octobre au 1er novembre, la Ville de La Chaux-de-Fonds, en compagnie des Villes du Locle et de Saint-Imier, se met au rythme de la 12e Biennale du Patrimoine Horloger : un rendez-vous d’exception qui ouvre les portes de 40 manufactures et ateliers d’horlogerie de renom. Des visites immersives sur réservation mais aussi des portes ouvertes et des projections sont au programme.

De Audemars Piguet à Zenith : un alphabet qui compte 40 lettres
Pas moins de 40 entreprises horlogères participent à cette 12e Biennale du Patrimoine Horloger, sous la forme de visites guidées sur réservation, de portes ouvertes ou encore d’ateliers d’initiation. Au programme, on retrouve les grands noms de l’horlogerie tels que Cartier, Longines, Girard-Perregaux, Patek Philippe, Tag Heuer, Tissot ou encore Tudor, mais aussi des entreprises, des indépendants plus discrets comme H992 ou Yosuke Sekiguchi. Les co-traitants et laboratoires font aussi partie de la fête : il sera ainsi possible de visiter Brasport, spécialiste de bracelets de montre, Bergeon, incontournable manufacture d’outillages et équipements, Metallo-Tests et ses analyses chimiques ou encore le COSC, chargé de certifier la précision des montres suisses.

Des entreprises horlogères oui, mais pas que !
Il sera aussi possible de profiter d’une jolie palette d’activités culturelles autour du thème de l’horlogerie. Les musées des trois villes proposent des activités et des visites spécifiques ; des balades commentées en plein air sur des thèmes tels qu’anarchisme et milieux ouvriers horlogers ou encore histoire des débuts de l’horlogerie sont au programme. Il sera encore possible de voir ou de revoir des œuvres cinématographiques marquantes au Ciné Casino du Locle, à l’ABC à La Chaux-de-Fonds et à Espace Noir à Saint-Imier.

Zoom sur deux entreprises participantes : interview croisée
Petit échange croisé entre Cyrille Chatel (CC), CEO de la Manufacture La Joux-Perret, qui participe pour la première fois à la Biennale et Christian Laufer (CL), co-fondateur de l’entreprise Arrigoni-Laufer, fidèle depuis la première édition.

Que représente cette manifestation pour vous et vos collaboratrices et collaborateurs ?
CC : Cette première participation est pour nous l’occasion privilégiée de faire découvrir notre Manufacture et de montrer ce qui se trouve derrière un mouvement horloger. Notre particularité, c’est de faire coexister deux typologies de produits et donc deux univers de production. D’un côté, l’excellence produit et l’artisanat d’art, avec des composants et des mouvements qui font appel à des finitions réalisées à la main et à des savoir-faire très spécifiques. De l’autre, une production en plus grande série, qui repose davantage sur la maîtrise des procédés, la technologie et l’automatisation.
CL: Nous offrons rarement l’occasion de venir nous rendre visite, la Biennale nous permet ainsi d’ouvrir nos portes et de rencontrer un public toujours curieux et intéressé. Pour nous, atelier spécialisé dans les décorations horlogères haut de gamme, c’est devenu un véritable rituel, un rendez-vous incontournable. À la fin de la Biennale, nous nous retrouvons entre collaboratrices et collaborateurs pour partager un repas.

Photo : Ville de La Chaux-de-Fonds – établi du Muése paysan et artisanal Les musées des trois villes sont aussi de la partie; par exemple, le Musée paysan et artisanal qui accueille plusieurs animations.
Photo : Henri Brandt - Les hommes de la montre L'ABC, le Ciné a Le Locle et Espace Noir mettent à l'affiche des films marquants sur l'horlogerie.
Photo : Girard-Perregaux - Trois jours au cœur du savoir-faire horloger

Que peut-on dire du lien qui lie notre ville à l’horlogerie ?
CL: Notre atelier se trouve au cœur de La Chaux-de-Fonds, dans un vieux bâtiment dédié depuis toujours à l’horlogerie; nous y travaillons encore à l’ancienne, dans la continuité de cette immense tradition des Montagnes neuchâteloises. On ressent respect et gratitude pour celles – comme les dentelières – et ceux qui nous ont précédés ; nous cherchons à perpétuer ce savoir-faire et nous espérons le transmettre aux prochaines générations à notre tour.
CC : Notre région se distingue par sa capacité à associer savoir-faire d’excellence et maîtrise technologique. En effet, l’horlogerie moderne ne repose pas uniquement sur des gestes traditionnels : elle fait aussi appel à des technologies de production avancées, à l’automatisation et à des procédés industriels extrêmement précis. Depuis nos débuts, notre métier est de concevoir et de fabriquer des mouvements mécaniques de haute précision. Nous sommes les héritier-ère-s d’un savoir-faire construit au fil des générations, et nous avons le devoir de le préserver, de le transmettre et de le faire vivre. Et en nous appuyant sur cet héritage, nous cherchons à inventer ce qui sera fait demain.

Julie Montandon, chargée de projets

Informations, programme et réservations sur :
www.urbanisme-horloger.ch/biennale

Pass Biennale et tarifs

Pour la première fois cette année, un Pass Biennale est introduit : il permet d’accéder à près d’une trentaine d’activités. Certaines visites demandent en outre un prix d’entrée. Le Pass Biennale est vendu au prix de CHF 10.-/adulte et est gratuit jusqu’à 18 ans révolus ; le prix d’entrée des visites est fixé à CHF 8.- par adulte et par visite (toujours gratuit jusqu’à 18 ans révolus). Les réservations se font uniquement en ligne sur www.urbanisme-horloger.ch

Les montants récoltés par la vente des Pass et prix d’entrée participent à financer l’organisation de la manifestation, portée par La Fondation Urbanisme Horloger, qui ne poursuit pas de but lucratif. Les entreprises horlogères qui participent ne touchent aucun revenu financier et proposent gratuitement leurs activités.

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Le dossier du mois Loisirs Santé

SEMAINE DU GOÛT : Entre évasion, émotions et traditions

SEMAINE DU GOÛT : Entre évasion, émotions et traditions

Repas collectif lors de l'édition 2025 - Photo : Patrick Chollet

D’origine romande, la semaine du goût est née de l’envie de trois fins gourmets, Josef Zisyadis, Pierre Berger et Marc Rosset, de réconcilier le public avec l’authenticité des produits locaux. L’édition 2026 correspond aux 25 ans d’existence de l’événement qui, au fil des années, a pris une envergure nationale.

Pourquoi une semaine dédiée au goût ?
Dans une interview datant de 2001, Marc Rosset suggérait déjà cette idée de « témoigner de la grande diversité alimentaire. Et faire prendre le temps de goûter ». Propos qui ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. La Chaux-de-Fonds a répondu à l’appel en organisant une première semaine du goût en 2023. Encore fallait-il que le concept soit mis en place de manière formelle par ses initiateurs et initiatrices. Ainsi, sous l’égide de l’Union des Villes suisses, une Charte va en définir les objectifs :

  • Valoriser la diversité des goûts et des cultures alimentaires présents dans notre pays
  • Préserver la tradition et encourager l’innovation culinaire
  • Mettre en valeur le savoir-faire artisanal
  • Encourager les productions locales et durables
  • Sensibiliser les jeunes au goût, au respect de la nourriture, au plaisir de cuisiner et de bien manger
  • Rendre les consommateur-trice-s attentif-ve-s à la saisonnalité des produits et à la souveraineté alimentaire
  • Promouvoir la santé par une nourriture variée et équilibrée
    En plus des semaines du goût organisées en septembre, une ville du goût est désignée pour l’année entière : Valposchiavo (GR) en 2024, Aigle (VD) en 2025 et Zurich en 2026. Et pourquoi pas La Chaux-de-Fonds, dans un avenir proche ?

Semaine du goût 2026 à La Chaux-de-Fonds
Prévue du 17 au 27 septembre, l’édition 2026 aura à cœur le partage d’expériences, la découverte de spécialités d’ici et d’ailleurs et la mise en lumière des commerces et associations locales. Les thèmes seront le lait et le miel.

Parmi les participant-e-s, l’on compte des associations, des commerces, des institutions publiques, ainsi que de divers autres acteur-rice-s figurant tous dans le programme, disponible gratuitement sur le site internet de la Ville. Bien entendu, le lait et le miel seront à l’honneur et le tout est orchestré par le secteur commerce, centre-ville et tourisme du Service de l’urbanisme, avec le soutien du Service de l’intégration et de la cohésion sociale pour la mobilisation des associations locales.

Découvrez la grande variété de vins référencés, suisses et étrangers, de la Vinothèque de la Charrière - Photo : GPC_PHOTOS

Le voyage gustatif démarrera à la Vinothèque de La Charrière qui ouvrira ses portes pour un atelier de dégustation insolite animé par un œnologue. Le lendemain, le restaurant social Ekir donnera aux cuisinier-ère-s amateur-trice-s l’occasion de se mettre derrière les fourneaux en famille.

Le dimanche 20 septembre, ce sera au tour de MUZOO d’accueillir le public autour d’un brunch géant, avec les produits des parcs naturels suisses. Dans la même journée, des aliments locaux revisités et diverses spécialités seront proposés par l’association africaine COVE.

Le lundi 21, destination Asie ! Les associations « Les jeunes neuchâtelois tamils » et « Solidarité avec les femmes tamiles » régaleront les fins gourmets avec des spécialités de leur culture.

Le sixième jour, c’est au tour d’une autre association à vocation inclusive, l’école Mosaïque, de proposer un repas. Entièrement cuisiné par ses élèves, essentiellement non francophones, il y a fort à parier que plus d’un-e invité-e s’immergera dans de lointaines contrées.

Deux jours après, plongée dans l’univers du café colombien pour une dégustation servie dans le bar à café Amor Perfecto dans le cadre d’une expérience unique.

Le jeudi 24, une dégustation de lait et de miel, thèmes de la semaine, offerte par le service de la jeunesse « La Smala », ravira les papilles.

Le samedi 26, le Groupe d’entraide des femmes européennes et africaines contre la violence (GEFEA) invitera le public à un dialogue entre les cultures à travers les produits culinaires du monde. Le dimanche, dernier jour d’un séjour riche en émotions, le public sera convié sur la Promenade des Six-Pompes pour un brunch avec des produits du terroir concocté par le Silo.

Certain-e-s acteur-rice-s proposent également des activités ou dégustations durant les horaires habituels d’ouverture. C’est le cas du Musée paysan et artisanal avec la Société d’apiculture des montagnes neuchâteloises qui invite à découvrir le monde apicole, de BARAMÔMES et du Pain Ô Chocolat, qui concevra une pâtisserie en édition limitée, ou encore de la Maison du Fromage Sterchi qui initiera des classes d’école à l’art de l’affinage du fromage et aux produits laitiers.

Les commerces et structures impliqués sont divers et le détail des activités, les lieux, les horaires sont disponibles via le lien ci-dessous ainsi qu’en cliquant sur les Images:

Jean Christophe Malou, rédacteur, en collaboration avec Nancy Kaenel Rossel et Laure Houlmann

Informations et détails:

https://www.chaux-de-fonds.ch/evenements/MIAM

Le bar à café Amor Perfecto vous réserve un accueil chaleureux, avec ses excellentes spécialités colombiennes - Photo : Aurore Sande
BARAMÔMES vous ouvrira ses portes lors de cette semaine - Photo : Aurélie Minder
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Le dossier du mois

Le développement économique : un enjeu majeur pour la Métropole horlogère

Le développement économique : un enjeu majeur pour la Métropole horlogère

Un aperçu des projets industriels de la Métropole Horlogère / Photo : Studio444

Depuis novembre 2021, le Service de l’économie (SECO) de la Ville évolue dans un contexte contrasté. La dynamique engagée s’est construite durant la pandémie, alors que les perspectives demeuraient incertaines. Ont pourtant suivi deux années de plein emploi, avant qu’un ralentissement économique mondial ne fragilise à nouveau les perspectives dès 2024.

Après cinq ans d’activité, le bilan est sans équivoque : les objectifs initiaux ont été atteints, voire dépassés. Cette évolution résulte d’un travail de fond mené avec constance, pragmatisme et en étroite collaboration avec les entreprises et les partenaires institutionnels.

Terrains industriels
L’un des marqueurs les plus visibles de cette dynamique réside dans les dix-huit projets de constructions industrielles engagés sur le territoire communal. Certains sont réalisés, d’autres en développement, mais tous témoignent de la capacité retrouvée de la ville à accueillir des activités créatrices d’emplois et de valeur ajoutée.
Ces projets ont eu un effet positif sur l’ensemble du tissu économique régional. Chaque implantation ou extension permet à d’autres entreprises de moderniser leurs infrastructures ou de trouver des locaux adaptés à leur croissance. Près d’une trentaine d’entreprises sont ainsi concernées, directement ou indirectement, par cette dynamique.
Le travail de proximité a également permis de retenir plusieurs sociétés qui envisageaient de quitter la ville. Souvent discrètes, ces démarches sont essentielles pour préserver les emplois et les compétences régionales. Elles ont aussi renforcé la confiance entre acteurs publics et privés grâce à un dialogue régulier et à des solutions concrètes.
Parallèlement, plusieurs adaptations ont amélioré la gestion des terrains industriels afin de soutenir les projets à forte valeur ajoutée. Les résultats sont tangibles : sur environ 110’000 m² de terrains industriels disponibles appartenant à la Ville, près de 70’000 sont en cours de projet ou réservés, auxquels s’ajoutent 20’000 appartenant à l’État et 20’000 appartenant au privé.

Circuits courts
Pendant des décennies, La Chaux-de-Fonds a bénéficié d’un tissu économique dense fondé sur des relations de confiance entre industriels et entrepreneurs. Les collaborations et investissements restaient majoritairement ancrés dans la région, favorisant des circuits économiques courts.
L’arrivée de grands groupes et le rachat d’entreprises locales ont modernisé la production et renforcé l’ouverture internationale. Cette évolution a toutefois affaibli les collaborations au sein du tissu régional: les entreprises se connaissent moins, les compétences sont moins identifiées et les réseaux de proximité se sont fragilisés. Les centres de décision et les capitaux se sont déplacés hors région, avec pour conséquence une baisse des recettes fiscales et la disparition progressive des dirigeants historiquement ancrés localement.

Révision du PAL et extension du pôle économique – ouverture des nouveaux terrains industriels / Photo : Studio444

Dans ce contexte, le service de l’économie travaille à recréer des circuits courts, industriels et économiques, en renforçant les liens entre entreprises, en valorisant les savoir-faire régionaux et en favorisant une meilleure connaissance mutuelle des acteurs du territoire.

Domiciliation et événements
Plusieurs initiatives contribuent au rayonnement et à l’attractivité économique de la Métropole horlogère. L’organisation ou le soutien à des manifestations telles que l’Économètre, la Biennale du patrimoine horloger, les journées du marketing horloger, le Forum de la Création d’Entreprises ou le Festival Suisse de l’Horlogerie participent également à la visibilité du territoire, aux échanges économiques et à la valorisation des savoir-faire régionaux.
Cette capacité d’adaptation et d’innovation contribue à préserver les emplois, maintenir les compétences et renforcer la résilience. Elle favorise aussi la domiciliation, la proximité entre lieu de vie et lieu de travail constituant de plus en plus un élément important de la qualité de vie.

Défis à venir
Les défis demeurent importants, notamment en matière d’aménagement du territoire. La révision du plan d’aménagement local (PAL) devra garantir la disponibilité de nouveaux terrains afin de répondre aux besoins des entreprises et de maintenir l’attractivité économique, tout en assurant un cadre de vie durable et accessible.
L’économie privée devra également faire face à des mutations structurelles. La diminution des volumes dans certains secteurs industriels pousse les entreprises à accélérer leur diversification vers d’autres domaines utilisant la précision comme compétence centrale. Cette capacité d’adaptation sera déterminante pour préserver les emplois, maintenir les compétences et renforcer la résilience du territoire.

Alessandro Arcieri, chef du Service de l’économie

Alessandro Arcieri, chef du Service de l'économie, présentant les chantiers en cours / Photo : Julie Babey

Le SECO en chiffres

18 projets industriels réalisés, en cours ou en développement

Près de 30 entreprises concernées par cette dynamique

110’000 m² de terrains industriels mobilisés, réservés ou en projet

5 manifestations majeures soutenues ou organisées

Un réseau régional de circuits courts industriels en reconstruction

 

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Le dossier du mois

Le Collège industriel : 150 ans au service de la culture

Le Collège industriel : 150 ans au service de la culture

Inauguration du Collège industriel en 1876 - Photographie de Louis Colin © Musée d'histoire, La Chaux-de-Fonds

Le Collège industriel, qui accueille aujourd’hui la Bibliothèque et des classes de l’École obligatoire, fêtera ses 150 ans cet été. Retour sur la riche histoire d’un bâtiment où culture et pédagogique se sont toujours croisés. Une exposition de photographies, présente dans la cour d’août à octobre, vous permettra de découvrir le Collège industriel de l’intérieur.

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, le village de La Chaux-de-Fonds connaît un développement fulgurant qui lui permet d’accéder, en 1894, au statut de ville. Le nombre d’habitantes et d’habitants triple entre 1850 et 1910, passant de 12’600 à près de 38’000 personnes. Cette population n’est pas uniquement située au cœur de la cité, mais occupe de très nombreuses fermes implantées sur un territoire communal qui va de la Ferrière au Locle, et de la Roche aux Crocs aux bords du Doubs.

Le besoin en infrastructures, tant pour la population que pour l’industrie en plein essor, se fait peu à peu sentir. Après le Théâtre, inauguré en 1837, ce sont des collèges et des lieux de soins qui voient le jour dans une ville qui n’a encore ni électricité ni eau courante. En 1848, le premier hôpital est construit à l’ouest du futur Collège industriel, sur un terrain alors à l’extrémité nord-ouest de la ville. Situé au sud du terrain de basket, ce bâtiment est aujourd’hui fréquenté par des centaines d’élèves du secteur nord lorsqu’ils se rendent à l’économie familiale ou aux activités créatrices.

La construction du Collège industriel fait suite à un concours d’architecture lancé par la Ville et remporté par André Bourdillon et Sylvius Pittet. Si le premier est peu connu dans la région, le second signera plusieurs dizaines de bâtiments à travers la ville. L’édifice est majestueusement implanté dans l’axe de la rue montante et surélevé grâce à un large parvis. Dans la droite ligne des « palais scolaires » de la deuxième moitié du XIXe siècle, le bâtiment présente un imposant soubassement en pierres calcaires, des corniches ouvragées, un clocher en cuivre et une horloge.

Élèves du Gymnase dans une salle de sciences. Photographie anonyme, non daté (vers 1950 ?) - Collection du Lycée Blaise-Cendrars
Un lieu central pour
s’informer et apprendre

De par ses fonctions documentaires et pédagogiques, le Collège industriel est un lieu central pour les habitantes et les habitants de La Chaux-de-Fonds. La Bibliothèque occupe l’aile ouest sur six étages ainsi que l’ensemble du sous-sol et des combles, alors que des classes du cycle 3 font vivre l’aile est.

La première bibliothèque est créée en 1835 par Célestin Nicolet. Elle est alors composée d’ouvrages, mais également de collections minéralogiques, numismatiques, ornithologiques et artistiques. Ces collections, d’abord pédagogiques, prendront leur envol pour donner naissance aux différents musées de la Ville. Bibliothèques, musées et écoles sont ainsi trois institutions nées grâce à la volonté d’hommes et de femmes de conserver et de transmettre ce qui constitue nos sociétés.

Au moment de son inauguration, le 5 août 1876, il est le plus grand bâtiment de la ville. Le Collège industriel, symbole du progrès, accueille alors des classes de l’École d’horlogerie, de la Bibliothèque, ainsi que les collections historiques, de peinture ou d’histoire naturelle. Dès 1877, des classes de l’École d’art ouvrent dans le bâtiment afin de former les graveurs de boîtes de montre, puis des peintres décorateur-trice-s. Vers 1905, les couloirs seront arpentés par Charles-Édouard Jeanneret, futur Le Corbusier, mais également par ses camarades Jeanne Perrochet, Marie-Louise Goering, Henriette Grandjean, Charles Humbert ou Léon Perrin.

Le Gymnase communal, qui deviendra cantonal en 1961, s’installe dans le Collège industriel en 1900. Toutes ces institutions quitteront progressivement le bâtiment au cours du XXe siècle. Seule reste la Bibliothèque, qui partage les lieux avec l’École obligatoire et le Centre de documentation et d’étude sur la langue internationale (CDELI).

Textes : Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine

Réservez la date !

Une exposition d’image d’archives, parfois inédites, se tiendra autour du bâtiment entre le 3 août et le 4 octobre 2026. Vernissage et visite guidée le 21 août à 17h30.

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Le dossier du mois

fête de mai 2026 : interview des co-présidentes

fête de mai 2026 : interview des co-présidentes

Laure Houlmann et Ana Sarrias, co-présidentes. Photo : Julie Babey

En faisant la donation de ses vignes à la Ville de La Chaux-de-Fonds le 28 septembre 1982, Alfred Olympi avait un souhait : faire bénéficier les produits de son vignoble aux habitant-e-s de sa commune. C’est chose faite depuis 1983, avec la mise en place de la Fête de mai. Tout porte à croire que le vigneron aurait été fier de ce qu’est devenu cet événement au fil des ans, comme en témoigne notre échange avec les co-présidentes Ana Sarrias et Laure Houlmann.

Comment présenteriez-vous l’événement à un nouvel arrivant ou une nouvelle arrivante à La Chaux-de-Fonds ?
Comme une fête populaire ouverte à toutes et tous où il fait bon se retrouver et s’y attarder ! Une fête organisée par la Ville avec des animations gratuites.


La Fête de mai, c’est une fête où l’on peut chiner parmi les stands colorés du marché aux puces géant et du marché des enfants, échanger ou acheter des plantes en profitant des conseils de jardinage, encourager les enfants lors de la course de la Mini-Trotteuse, bouquiner ou encore simplement profiter des nombreuses animations jusqu’à tard dans la nuit.

Pouvez-vous nous présenter l’équipe de cette édition ?
Nous sommes très reconnaissantes de pouvoir compter sur une équipe investie et motivée. Elle se compose de 15 membres, co-présidence y comprise, qui se réunissent dès l’automne pour organiser l’édition du printemps suivant. Même si cet évènement ne dure qu’une journée et soirée, il y a passablement de travail en amont ainsi que le jour J. Au sein du comité d’organisation, l’ambiance se veut conviviale et chacun-e apporte ses idées, dans un esprit de participation collective. Il y a aussi des collaborateurs et collaboratrices de la Ville qui nous aident le jour J et, depuis trois ans, une équipe de bénévoles. Cela est précieux.

Photo : Patrick Chollet

L’une des grandes nouveautés de l’édition 2025 de la Fête de mai était le troc aux plantons. Est-ce que cela se poursuit cette année ?
Effectivement, le troc est géré par le secteur des Espaces verts de la Ville, ce qui permet aux personnes de non seulement faire des échanges de leurs plantons ou de leurs graines, mais également de profiter du savoir-faire des professionnel-le-s de la Ville. Nous avons eu un bon retour des personnes qui y ont participé et il a été décidé de renouveler l’expérience cette année. Ce troc aux plantons est encore modeste et nous avons un rêve, c’est qu’il puisse un jour prendre autant d’ampleur que notre marché aux puces géant !

Y a-t-il des moments marquants en perspective dans le programme de cette année ?
Pour nous, l’important c’est de construire l’édition avec les gens et de privilégier les liens. Nous sommes très heureuses d’annoncer que le marché aux puces s’agrandit, tout comme le nombre d’entités qui viendront animer l’espace réservé au milieu associatif et culturel dans la cour du collège des Marronniers. En plus d’accueillir le troc aux plantons et la Butineuse, cet espace comptera deux nouveaux arrivants : le Musée des beaux-arts, qui célèbre les 100 ans d’existence de son bâtiment, et l’association La Bande de rôles.
La scène ne désemplira pas cette année et de nombreuses animations sont prévues. Citons entre autres : à 12h30 une découverte de chants et danses albanais, à 14h le défilé de mode du Studio, à 15h une animation enfants, suivis à 17h30 puis 18h30 de deux concerts festifs ; le premier par la Boîte-à-Frap et le second par l’Ensemble de Percussion de l’Harmonie des Armes-Réunies.
Bien entendu, la soirée se clôturera avec la Silent Kids suivie de la Silent Party.

Après toutes ces années et l’expérience accumulée, quels enseignements tirez-vous de l’événement ?
Qu’il est préférable de faire preuve d’anticipation, que les choses se règlent souvent bien mieux lors d’une rencontre ou lorsqu’on échange entre nous…
Et une dernière… rire… l’humour et le travail restent nos meilleurs alliés.

Photo : Julie Babey

Le Musée des beaux-arts est présent sur l’étiquette des vins de la Ville et à la Fête de mai : 100 ans du bâtiment, ça se fête !

Plus d’infos sur mbac.ch

Photo : Patrick Chollet

Avez-vous des anecdotes à partager ?
Il y en a plusieurs, mais une anecdote continue à nous faire rire, bien qu’elle remonte à quelques années déjà. C’est d’ailleurs là, qu’a germé l’idée de proposer notre candidature pour une co-présidence du comité d’organisation. En 2022, alors que la Fête de mai battait son plein aux Anciens abattoirs en raison du Covid et que la vaisselle réutilisable était expérimentée pour la première fois, nous nous sommes retrouvées, les mains dans les poubelles, en recherche de fourchettes et de couteaux. Depuis, le fonctionnement a évolué …

Un mot sur les finances et les sponsors ?
Le budget de la manifestation de CHF 50’000.- est autoporteur ; cela est rendu possible grâce, entre autres, à nos partenaires. Les associations, qui tiennent les guinguettes et sur qui nous pouvons compter d’année en année, font un grand travail. Elles reversent une bonne partie des recettes boissons pour l’organisation de la manifestation. Elles sont gérées par : le Cronos Club, l’Epi & Fun for all, la Fanfare la Persévérante et le Handball Club. Il y a également la vente des emplacements du marché aux puces et la vente du vin de la Ville sur la place du Marché qui nous permettent de générer des recettes. Le soutien de notre sponsor principal, VADEC, est également important ainsi que celui des sponsors de la Mini-Trotteuse, qui permettent aux enfants de recevoir de jolis cadeaux à la fin de leur course.

Avez-vous un message à adresser aux Chaux-de-Fonnier-ère-s ?
Venez, cette fête vous appartient et toute l’équipe sera heureuse de vous y accueillir. Nous vous disons santé, vive la Fête de mai et que vive La Chaux-de-Fonds !

Propos recueillis par
Jean Christophe Malou

www.fetedemai.ch

Photo : Patrick Chollet

VENTE DES VINS DE LA VILLE

Samedi 23 mai, de 8h à 12h
Marché de La Chaux-de-Fonds (place du Marché, à côté de la Poste)

Jeudi 28 mai, de 17h à 19h
Rue de la Serre 23 (côté sud du bâtiment)

Samedi 30 mai, de 8h à 12h
Marché de La Chaux-de-Fonds (place du Marché, à côté de la Poste)

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L’Heure bleue et la Salle de musique : joyaux d’histoire et de culture

L’Heure bleue et la Salle de musique : joyaux d'histoire et de culture

Salle de musique : vue de la scène et des orgues

En dehors de celui de Bellinzone, L’Heure bleue de La Chaux-de-Fonds est le seul théâtre à l’italienne de Suisse. Il est attenant à la Salle de musique, avec laquelle il forme un même complexe culturel, géré par le TPR. Le Service de la communication de la Ville s’est rendu sur place. Profitant d’une visite guidée de Pascal Schmocker, régisseur général de la Salle de musique, nous avons compris pourquoi ces deux salles, chacune à leur manière, contribuent au rayonnement de la Cité horlogère bien au-delà des frontières nationales.

Le théâtre de L’Heure bleue
Le Casino-théâtre, ainsi qu’on l’appelait alors, fut inauguré en 1837. Sa construction répondait à la volonté de doter la ville d’une salle de spectacles à la hauteur de son prestige. La Chaux-de-Fonds connaissait alors une forte croissance économique, qui atteindra son apogée entre 1850 et le début de la Première Guerre mondiale. Commandité par la Société du Casino, le bâtiment fut conçu par le jeune architecte soleurois Peter Felber, qui adopta un style alors en vogue : le théâtre à l’italienne. Cette appellation ne renvoie pas à une appartenance culturelle, mais plutôt à une typologie architecturale.

Le style « à l’italienne »
L’une des caractéristiques majeures du théâtre à l’italienne est la disposition en forme de fer à cheval. Dans son ensemble, sa configuration met en valeur la stratification sociale. À La Chaux-de-Fonds, la salle se compose d’un parterre et de trois niveaux de balcons. Correspondant à la hiérarchie des classes sociales, le parterre était occupé par les spectateur-trice-s les plus modestes, tandis que chaque étage révélait un niveau d’aisance plus élevé. Curieusement, les places situées dans les angles, réservées aux plus fortunés, n’offraient aucune visibilité sur la scène. Ce paradoxe s’explique par la fonction sociale du théâtre, où il s’agissait avant tout d’« être vu ». Les élites cherchaient davantage à exhiber leurs atours devant le public qu’à assister au spectacle.

Dans le cas de La Chaux-de-Fonds, cet aspect mondain n’était pas déterminant : le choix du style s’explique avant tout par un souci esthétique et symbolique. Un théâtre traduit en effet le prestige d’une ville. Ici, cela s’exprime dans les couleurs, les décors, les détails ornementaux et les clins d’œil architecturaux, qui affirment l’importance du lieu. Sur l’une des parois supérieures, l’on distingue le blason de La Chaux-de-Fonds, les noms de figures locales et plusieurs muses. En levant les yeux vers le plafond, les visiteur-euse-s découvrent un grand velum orné de onze figures féminines : huit des neuf muses olympiennes, trois personnages anonymes, et un espace demeuré vide (voir l’encadré).

Ces qualités esthétiques dialoguent avec celles de la Salle de musique, qui, de son côté, se distingue par d’autres atouts remarquables — notamment ses orgues et son acoustique exceptionnelle.

La Salle de musique
Inaugurée en 1955, la Salle de musique est le fruit d’un projet mûri depuis trois décennies. L’idée émerge en 1925 avec la fondation de l’association Musica, dont le but est de doter La Chaux-de-Fonds d’une salle de concert digne de son statut. Ironie du sort : cette « petite sœur » finira par sauver son aîné, le théâtre, alors menacé de destruction au profit d’une grande salle polyvalente.En 1941, Musica acquiert la majorité des actions de la Société du théâtre et décide de construire la nouvelle salle de concert dans le bâtiment adjacent. C’est de cette démarche qu’est née la contiguïté entre les deux édifices.

Parmi les trésors de la Salle de musique, son orgue occupe une place à part. Comme le souligne M. Schmocker, « les salles de concert dotées d’un orgue étaient rares à l’époque. Aujourd’hui encore, il y a peu de salles disposant d’un instrument comparable intégré à sa structure. » L’accès à l’orgue se fait par une petite échelle menant à un impressionnant ensemble de 3’500 tuyaux de tailles variées, composés principalement de plomb et d’étain — un paysage vertical évoquant des immeubles miniatures s’élançant vers le ciel.

La réputation internationale de la salle repose surtout sur son acoustique d’exception. « Des musicien-ne-s viennent de toute l’Europe, et parfois de plus loin, pour enregistrer ici. La Salle de musique est mondialement connue pour cela », souligne son régisseur.

À eux deux, ces lieux de spectacle et de concert scandent le nom de La Chaux-de-Fonds plus fort que tout témoignage, rappelant que l’intérêt de la ville du Haut dépasse largement le cadre de l’horlogerie.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Julie Babey

Nos remerciements à Pascal Schmocker, le régisseur de la Salle de musique, pour sa disponibilité lors de l’élaboration de cet article.

Salle de musique : le jeu d'orgues
Pascal Schmocker, régisseur de la Salle de musique
Théâtre de l'Heure bleue : dessous techniques de la scène
Théâtre de L'Heure bleue  : vue partielle de la machinerie

LES MUSES DU THÉÂTRE

Depuis la droite, juste après l’espace vide (toile effacée qui représente probablement Euterpe, seule muse manquante), dans le sens antihoraire, suivant l’ordre d’apparition, l’on peut voir Uranie (Astronomie), figure anonyme (probable évocation de la musique), Clio (Histoire), Terpsichore (Chant), Calliope (Poésie épique), Polymnie (Lyrisme), figure anonyme (probable personnification de la Sculpture), figure anonyme (probable personnification de la Félicité), Thalie (Comédie), Erato (Poésie amoureuse et érotique) et Melpomène (Tragédie).

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Ludesco 2026 : le festival brouille les frontières

Ludesco 2026 : Le Festival brouille les frontières

Spectacle-loto, enquête géante et manoir hanté: Ludesco 2026 promet 55 heures où La Chaux-de-Fonds devient un immense terrain d’expériences ludiques.

Du 27 au 29 mars 2026, Ludesco va s’emparer une fois de plus de La Chaux-de-Fonds pour 55 heures non-stop. « Le Festival va proposer près de 90 animations et expériences ludiques », commente Thomas Junod, l’un des coprésidents de l’événement, qui a enregistré une affluence sans précédent l’an dernier, avec 11’000 participantes et participants.

Les records, c’est bien, mais l’un des principaux défis du comité est de se renouveler et ça tombe bien : pour cette 17e édition, le plus grand festival de jeux et d’expériences ludiques de Suisse promet une programmation pleine de surprises, qui brouille les frontières.

Des formats participatifs et immersifs
Parmi les temps forts annoncés figure Carton, un spectacle-loto présenté par trois comédiennes et comédiens professionnel-le-s, dont Blaise Bersinger, un humoriste bien connu notamment des auditrices et auditeurs de la RTS. Le principe ? « C’est un loto avec une subtilité: les joueuses et joueurs remportent des quines et des cartons sous forme de scénettes théâtrales interprétées par les comédiens », explique Thomas Junod. À la frontière entre jeu et performance scénique, la proposition illustre l’ADN du Festival. « Ludesco est aussi un laboratoire ludique. Nous sommes là pour faire vivre des expériences ».

Les jeux populaires seront eux aussi servis à la sauce Ludesco, notamment avec un moment devenu culte, une version géante du célèbre jeu Loup-Garou. Les Loups-Garous de Baker Street est une partie qui réunira cent participantes et participants plongés dans un Londres victorien. « Réparti-e-s dans plusieurs villages emblématiques de la saga, les joueurs et joueuses devront faire triompher la raison ou le crime, dans une enquête haletante comme un roman de Conan Doyle », détaille Thomas Junod.

Découverte et exploration irriguent l’ensemble du Festival, qui investira les institutions culturelles de La Chaux-de-Fonds pour les révéler sous un angle inédit. À la Bibliothèque, un cache-cache géant transformera les rayonnages en terrain d’aventure, offrant une relecture ludique d’un jeu universel accessible à tous les âges.
Dans cette logique d’expériences hors cadre, Ludesco franchira même les frontières communales. Mysterium Live transposera le célèbre jeu d’enquête en grandeur nature dans un manoir du Locle. Huit équipes de médiums tenteront d’élucider une mort inexpliquée, guidées par les visions énigmatiques d’un esprit. Observation, imagination et coopération seront essentielles pour lever le voile sur le mystère avant qu’il ne soit trop tard. Vous voulez plus de sueurs froides, que diriez-vous d’une partie de Hantise au mythique Train Fantôme de La Chaux-de-Fonds ?

Un Festival pour toutes les générations
L’édition 2026 mettra un accent particulier sur l’accessibilité et les familles. La Maison du Peuple, le Club 44 et le Centre de formation professionnelle demeurent le cœur de la manifestation, là où plus de 2’000 jeux peuvent être joués et expliqués par une brigade de bénévoles. Pour relier ces lieux emblématiques, la rue de la Serre deviendra un véritable village ludique en plein air, avec jeux XXL, installations interactives et animations spontanées. Un espace gratuit où les passant-es pourront s’arrêter, jouer ou simplement observer, sans billet.

L’objectif de Ludesco reste inchangé : permettre à toutes les générations de vivre l’expérience Ludesco, que l’on soit joueuse chevronnée, joueur occasionnel ou simple curieux de passage. Cette volonté d’ouverture s’exprimera dès le vendredi midi, autour d’un repas multiculturel devenu un rendez-vous incontournable. « C’est une manière d’affirmer, dès la première minute, une ouverture qui dépasse les frontières linguistiques et culturelles », analyse Thomas Junod. Le festival poursuivra également ses efforts en matière d’inclusion et de plurilinguisme afin que chacune et chacun puisse trouver sa place.

Incontournable pour le monde du jeu
Le Festival entend d’ailleurs renforcer son engagement en faveur de l’inclusion, de l’accessibilité et du plurilinguisme. « Nous faisons des efforts pour intégrer les autres langues nationales dans notre programmation et dans les activités proposées. Cette année, nous allons encore renforcer cet aspect », précise le coprésident. Des jeux en allemand seront notamment proposés grâce, entre autres, à l’appui de la Fondation Winterthur – La Chaux-de-Fonds.

Au fil des années, Ludesco s’est imposé comme un carrefour incontournable pour les professionnelles et professionnels du secteur. Créatrices et créateurs, autrices et auteurs, maisons d’édition ainsi qu’actrices et acteurs de la médiation ludique s’y donnent rendez-vous pour présenter leurs nouveautés, tester des prototypes et échanger directement avec leur public.

En 2026, cette dimension sera renforcée par l’ouverture d’un espace entièrement dédié aux maisons d’édition au sein de l’École d’Arts appliqués. « Une première qui élargit encore le cœur du Festival, en un véritable village ludique », souligne Thomas Junod.

À l’approche de l’année où La Chaux-de-Fonds portera le titre de Capitale culturelle suisse 2027, Ludesco confirme ainsi la place de la ville comme épicentre du jeu et de la création, en Helvétie et même bien au-delà de ses frontières.

Ludo, Ludesco
Photos : Ludesco

Ludesco 2026 – Infos pratiques

27–29 mars 2026, 55 heures non-stop

 

Billetterie:
Eden Club (serre 83), dès
l’ouverture du festival

Tarifs (CHF):
Moins de 6 ans gratuit
6–15 ans 5.–
Adulte 10.– / 15.–
Étudiant·e 7.– / 10.–
AVS/AI 8.– / 11.–
Pass soutien dès 20.–

Accès:
5 min à pied de la gare. Parkings Entilles et Métropole.

Handicap:
1 accompagnant-e gratuit-e.
Ascenseur limité.

www.ludesco.ch
info@ludesco.ch

Photo : Patrick Chollet
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Quand la technique sert le sport

Quand la technique sert le sport

De la piscine des Mélèzes, à celle des Arêtes, ou encore des Panathlon Family Games à la Trotteuse Tissot, l’assise du Service des sports est un fait. Le service est composé de deux équipes techniques. L’une principalement en charge des piscines et des patinoires ; la seconde, du stade de la Charrière, des terrains et des pistes de ski nordique. L’ensemble appuyé par la direction et le secrétariat. Voici l’occasion de découvrir le quotidien de deux agents dévoués.

Monsieur Joliat, pourriez-vous vous présenter ?
Mon prénom est Steve, je suis agent technique au stade de la Charrière depuis 25 ans. Maçon à l’origine et passionné de sport, j’ai répondu à l’annonce et j’exerce depuis un travail varié que j’adore.

Pourriez-vous nous donner l’aperçu d’une journée type ?
Nos journées en tant qu’agents techniques commencent à 6h30, soit avant les utilisateur-trice-s. Ils doivent profiter d’un cadre adéquat. Des vestiaires au terrain en lui-même, sans oublier les pistes de ski de fond l’hiver.

Auriez-vous une anecdote mémorable à partager avec nous ?
Un jour, lors d’un traçage des pistes de ski de fond, le brouillard est apparu assez soudainement, et j’ai peiné à me retrouver, une frayeur et une surprise mémorables.

Où puisez-vous votre satisfaction ?
La reconnaissance des gens est mon plus beau salaire, les remerciements. Je me souviens aussi d’un dessin d’enfant. Sans oublier les Paralympiques de 2010, ces sourires immenses qu’offraient les coureur-euse-s à mobilité réduite.

À laquelle de vos responsabilités accordez-vous le plus de prix ?
Mon souci premier est la prudence ! Il y a de réels risques d’accident lorsqu’on emploie nos machines. Les élèves peuvent apparaître subitement.

Outre les questions de sécurité déjà abordées, à quels moments ressentez-vous le souci de réaliser un travail bien fait ?
J’ai ressenti la pression extrême liée à un travail bien fait lorsqu’en 2010 j’ai dû fabriquer dans son entièreté un abri de joueur-euse-s sur un talus. Une pression énorme dont résulte une fierté tout aussi intense.

Quels éléments extérieurs nuisent à votre travail ?
Un des aspects qui pénalise mon travail est la négligence des propriétaires de chiens. Les excréments non ramassés, sur les terrains de football notamment, salissent nos appareils et ralentissent nos travaux.

De quoi vous réjouissez-vous au fil de l’année ?
Un évènement qui me réjouit particulièrement est la Trotteuse Tissot, un travail aux résultats incroyables.

Monsieur Tanner, pourriez-vous vous présenter ?
Je me prénomme Ferdi, à l’origine mécanicien sur machines agricoles, touche-à-tout et fan de hockey sur glace, voilà 27 ans que je suis agent technique aux patinoires des Mélèzes.

Pourriez-vous nous donner l’aperçu d’une journée type ?
Nous avons des horaires irréguliers 7 jours sur 7. Le premier entretien de la glace est à 5h30 pour l’arrivée des élèves en option Sports-Arts-Études et nous terminons souvent une heure après les rencontres de hockey, tard le soir. Nous sommes prêts à résoudre les problèmes techniques. Au sujet des piscines, outre la sécurité et parfois l’accueil, nous veillons à ce que les lieux restent séduisants et agréables.

Auriez-vous une anecdote mémorable à partager avec nous ?
Je pense à un fait attendrissant. Lors du nettoyage des piscines, un couple de canards revient chaque année, une sorte de rituel assez charmant.
J’ai aussi le souvenir d’un chevreuil qui s’est coincé dans la piscine vide, difficile de l’extraire compte tenu de la grandeur du site.

Où puisez-vous votre satisfaction ?
La gratitude et les remerciements du public donnent de la valeur à notre travail. Quand les personnes prennent le temps d’admirer une belle glace ou un gazon bien entretenu, le temps investi est valorisé.

À laquelle de vos responsabilités accordez-vous le plus de prix ?
À la piscine des Mélèzes, nous utilisions du chlore gazeux et ce dernier nécessitait une concentration et des précautions de taille. Nous l’employons désormais dans sa version granulée, il se dissout et les enjeux ne sont plus les mêmes. D’autre part, nous subissons aussi beaucoup de pression lorsque les parents manquent à la surveillance de leurs enfants, surtout à la piscine.

Outre les questions de sécurité déjà abordées, à quels moments ressentez-vous le souci de réaliser un travail bien fait ?
Nous possédons deux machines pour l’entretien de la glace aux Mélèzes et il arrive que chacune soit hors service, les réparer à la minute demande beaucoup de maîtrise.

Quels éléments extérieurs nuisent à votre travail ?
La mauvaise foi, peu importe sa provenance.

De quoi vous réjouissez-vous au fil de l’année ?
Chaque match est un délice !

Propos recueillis par Sephora Duplain
Photos : Julie Babey

Le Service des sports…

Emploie 26 collaborateur-trice-s
et forme 2 apprenti-e-s.

Entretient 2 patinoires, 3 piscines, 1 stade sportif, 11 terrains de football, 3 terrains verts ouverts au public, 1 parcours Vita, 2 fitness en plein air, 24 tables de tennis de table, 5 terrains de basket extérieurs.

Met sur pied 85 cours Midi-Tonus par an.

Organise ou participe à l’organisation de :
• Panathlon Family Games : 2’566 participant-e-s
• Mini-Trotteuse / Fête de mai : 461 participant-e-s
• Verticale Espacité : 100 participant-e-s
• Trotteuse-Tissot — 17e édition 2025 – 3’790 inscrit-e-s

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Valoriser la Métropole horlogère : cinq visages, une même mission

Valoriser la Métropole horlogère : cinq visages, une même mission

Séance hebdomadaire du SCOM. De gauche à droite : Christophe Mirabile, Céline Cuenot, Jean Christophe Malou, Alyssa Arricale et Quentin Perrenoud / Photo : Patrick Chollet

Rattaché à la Présidence du Conseil communal, le Service de la communication (SCOM) veille à valoriser la ville de La Chaux-de-Fonds et ses nombreuses richesses. Il met en lumière la vitalité économique, politique, sociale, sportive ou encore culturelle de la Métropole horlogère à travers de nombreux supports : le journal Le Tourbillon, les sites Internet chaux-de-fonds.ch et hellolachauxdefonds.city, les réseaux sociaux, ou encore des affiches, flyers et brochures. Communiqués de presse, conférences de presse, reportages photo et vidéo, participation à de multiples événements : autant d’actions menées pour refléter une ville dynamique, créative et fière de son identité.

Ces réalisations sont le fruit du travail de cinq collaborateurs et collaboratrices qui, chacun-e dans son domaine de prédilection, apporte sa pierre à l’édifice.

Christophe Mirabile, en tant que Chef de service, vous gérez notamment les réseaux sociaux de la Ville. En quoi sont-ils importants comme vecteurs de communication ?
Les réseaux sociaux sont un outil essentiel de la communication publique. Selon les dernières statistiques, 75% de la population suisse se rend au moins une fois par jour sur ces plateformes. Pour une ville, ils permettent d’informer rapidement la population, de valoriser les projets communaux et de dialoguer directement avec les habitantes et habitants. La présence de La Chaux-de-Fonds sur ces réseaux favorise la transparence, la proximité et la participation citoyenne. C’est aussi une vitrine vivante qui reflète l’énergie, la créativité et la diversité de la ville, au-delà de ses frontières, en complément de l’information fournie par les médias.

Jean Christophe Malou, vous êtes rédacteur du journal officiel mensuel de la Ville, Le Tourbillon. Quels sont vos défis au quotidien ?
Être rédacteur du Tourbillon demande rigueur et polyvalence. À chaque édition, il faut définir un sommaire équilibré, coordonner les contributions des différents services communaux et rédiger des textes clairs, accessibles et fidèles à l’esprit de la Ville. Le travail inclut aussi la relecture minutieuse, les échanges avec l’Imprimerie des Montagnes, la gestion des visuels et le respect des délais serrés. Distribué chaque mois à plus de 21’200 ménages chaux-de-fonniers, Le Tourbillon garantit une immersion fiable et vivante dans l’actualité de la cité.

Vidéo promotionnelle sur La Chaux-de Fonds, disponible prochainement

Céline Cuenot, vous êtes notamment responsable du site Internet de la Ville, chaux-de-fonds.ch. En quoi consiste votre travail ?
En tant que webmastrice du site Internet de la Ville, je veille à la cohérence, la clarté et la fiabilité des contenus publiés. J’assure également un soutien technique auprès d’environ 70 contributeur-rice-s issu-e-s des différents services communaux. Cette fonction exige une vigilance constante afin de garantir un site fonctionnel, accessible et à jour, véritable reflet de l’image de la Ville, avec plus d’1,4 million de visites annuelles. Nous réfléchissons d’ailleurs à lancer une refonte complète de notre site Internet officiel afin de moderniser sa présentation, alléger sa structure et actualiser un design dépassé, contraint par les outils techniques disponibles, devenus obsolètes. L’objectif est d’offrir une expérience utilisateur optimisée. Notre Métropole horlogère se doit d’avoir un bel écrin numérique.

Quentin Perrenoud, vous êtes « Interactive media designer ». Sur quel projet particulier travaillez-vous actuellement ?
Un nouveau film promotionnel est en cours de réalisation pour mettre en valeur La Chaux-de-Fonds sous toutes ses facettes. Ce projet ambitieux présentera la richesse de la ville à travers plusieurs thématiques : la nature environnante, le dynamisme économique, la vie culturelle foisonnante, ainsi que le cadre de vie unique qu’elle offre à ses habitantes et habitants. Ce film reflétera l’identité d’une ville vivante, créative et fière de son patrimoine. Il sera diffusé en fin d’année sur les réseaux sociaux de la Ville ou encore lors de diverses cérémonies officielles.

Alyssa Arricale, vous êtes apprentie médiamaticienne. Pouvez-vous nous parler de l’un de vos projets en cours ?
Je prépare actuellement une nouvelle série de tasses dédiées à l’Art nouveau, emblème du patrimoine chaux-de-fonnier. Leur design s’inspire directement des motifs et ornements architecturaux visibles sur les façades et intérieurs de nombreux bâtiments de la ville. Ces mugs, à la fois objets du quotidien et souvenirs élégants, rendent hommage au savoir-faire local et à l’esthétique unique de la Métropole horlogère. Ils seront prochainement disponibles à la vente, notamment dans les musées de la ville ainsi qu’à l’Office du tourisme.

Service de la communication

Impression du journal Le Tourbillon, le mensuel officiel de la Ville de La Chaux-de-Fonds, chez IDM / photo : Quentin Perrenoud
Tasses aux couleurs de la ville, en hommage à l'Art nouveau / Photo : Alyssa Arricale

Quelques chiffres :

– Ménages recevant mensuellement Le Tourbillon : 21’200
– Communiqués de presse envoyés aux médias en 2024 : 71
– Vues mensuelles moyennes des contenus de la page Facebook de la Ville : 832’200
– Vidéo la plus consultée sur la page Instagram de la Ville en 2025 : l’inauguration de la piscine des Mélèzes, avec 63’300 vues.
– Nombre mensuel moyen de visiteur-euse-s sur le site letourbillon.ch : 1’730
– Nombre d’articles web sur le site letourbillon.ch : 633
– Augmentation du nombre d’abonné-e-s/fans depuis 2021 sur les réseaux sociaux de la Ville, Facebook, Instagram et LinkedIn : +19%, +65%, +417%