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Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Divers Patrimoine Société

L’Hôtel de Ville se transforme pour mieux vous accueillir

L’Hôtel de Ville se transforme pour mieux vous accueillir

Le mois de septembre 2026 marque le début des travaux de rénovation de l’Hôtel de Ville. Ce projet majeur permettra d’améliorer l’accueil et les services proposés à la population tout en redonnant vie à l’un des bâtiments les plus emblématiques de la Ville.

Construit entre 1800 et 1803, il a subi de nombreuses modifications tendant à l’adapter à l’évolution des tâches de l’administration, particulièrement du corps de police et des sapeurs-pompiers. Entre 1887 et 1893, une annexe est construite au sud du bâtiment. Il est rénové entre 1951 et 1957 lui donnant son visage actuel. La salle du Tribunal (actuelle salle du Conseil général) et la petite salle attenante ne seront rénovées qu’en 1971, date de la dernière intervention importante.

Reconnu pour sa valeur patrimoniale, l’Hôtel de Ville est étroitement lié à l’identité de la Ville à l’image du vitrail représentant les armoiries sur la façade ouest du premier étage. La rénovation permettra de préserver ce patrimoine exceptionnel tout en l’adaptant aux besoins d’une administration moderne et accessible.

Dès 2028, afin de favoriser des prestations à la population centralisées plus simples, plus lisibles et plus accessibles, l’Hôtel de Ville réunira sous le même toit les prestations du Service à la population, de la Sécurité publique, de la caisse communale, de la gérance locative et du Service des sports.

Par ailleurs, le bâtiment retrouvera également sa fonction de siège des Autorités. Le projet prévoit en effet la création d’une salle pour le Conseil communal, de divers espaces de réunion pour les commissions de la Ville et de bureaux pour la Chancellerie. L’emblématique salle du Conseil général dans laquelle le gouvernement de la République neuchâteloise s’est constitué le 1er mars 1848 conservera son prestige tout en tenant compte des besoins de ses utilisateurs et utilisatrices en termes d’outils de travail modernes.

Floriane Mamie, chancelière
Illustration (image de synthèse) : Julien Dubois Architectes SA

Durant les travaux

– Les prestations du guichet de la Sécurité publique sont délivrées au Service à la population.

– Les séances du Conseil général ont lieu à l’Aula du collège des Forges

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

Un train pour se relier

Un train pour se relier

Tout à l’ouest de la ville, longeant la ligne de chemin de fer à la hauteur de la Combe-à-l’Ours, se trouve, depuis 1987, la rue du Jura-Industriel. Sa proximité avec le passage du train n’est de loin pas un hasard, car cette rue porte le nom de la compagnie ferroviaire qui a exploité la ligne Neuchâtel – La Chaux-de-Fonds – Le Locle – Le Col-des-Roches entre 1857 et 1875.

Une liaison ferroviaire entre les villages du canton est évoquée dès le début des années 1840. La région est en plein essor économique et démographique et le chemin de fer est vu comme un réel avantage pour le commerce horloger. Le projet, de grande envergure, doit trouver une structure de gestion et un financement. Après plusieurs années de réflexion au sein des autorités, la Compagnie du Jura Industriel voit le jour puis inaugure, le 2 juillet 1857, un premier tronçon de 7 kilomètres entre La Chaux-de-Fonds et Le Locle. La ligne est prolongée pour traverser, trois ans plus tard, l’ensemble du canton. Le tunnel des Loges est alors le plus long de Suisse avec ses 3259 mètres.

Mais les coûts de construction et d’exploitation de la ligne s’avèrent énormes et la Compagnie du Jura Industriel est mise en faillite en 1861. Elle survit quelques années, étant rachetée en 1875 par les Chemins de fer du Jura bernois puis, en 1886, par le Canton qui met en place la Compagnie du Jura-Neuchâtelois. En 1913, les CFF, créés une dizaine d’années plus tôt, l’absorbent, tournant une page importante de la saga des chemins de fer dans la région.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine

Photo : William Guye-Bergeret

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Culture Divers Le dossier du mois Patrimoine Société

Poussez les portes des plus grands noms de l’horlogerie !

Poussez les portes des plus grands noms de l'horlogerie !

Du 29 octobre au 1er novembre, la Ville de La Chaux-de-Fonds, en compagnie des Villes du Locle et de Saint-Imier, se met au rythme de la 12e Biennale du Patrimoine Horloger : un rendez-vous d’exception qui ouvre les portes de 40 manufactures et ateliers d’horlogerie de renom. Des visites immersives sur réservation mais aussi des portes ouvertes et des projections sont au programme.

De Audemars Piguet à Zenith : un alphabet qui compte 40 lettres
Pas moins de 40 entreprises horlogères participent à cette 12e Biennale du Patrimoine Horloger, sous la forme de visites guidées sur réservation, de portes ouvertes ou encore d’ateliers d’initiation. Au programme, on retrouve les grands noms de l’horlogerie tels que Cartier, Longines, Girard-Perregaux, Patek Philippe, Tag Heuer, Tissot ou encore Tudor, mais aussi des entreprises, des indépendants plus discrets comme H992 ou Yosuke Sekiguchi. Les co-traitants et laboratoires font aussi partie de la fête : il sera ainsi possible de visiter Brasport, spécialiste de bracelets de montre, Bergeon, incontournable manufacture d’outillages et équipements, Metallo-Tests et ses analyses chimiques ou encore le COSC, chargé de certifier la précision des montres suisses.

Des entreprises horlogères oui, mais pas que !
Il sera aussi possible de profiter d’une jolie palette d’activités culturelles autour du thème de l’horlogerie. Les musées des trois villes proposent des activités et des visites spécifiques ; des balades commentées en plein air sur des thèmes tels qu’anarchisme et milieux ouvriers horlogers ou encore histoire des débuts de l’horlogerie sont au programme. Il sera encore possible de voir ou de revoir des œuvres cinématographiques marquantes au Ciné Casino du Locle, à l’ABC à La Chaux-de-Fonds et à Espace Noir à Saint-Imier.

Zoom sur deux entreprises participantes : interview croisée
Petit échange croisé entre Cyrille Chatel (CC), CEO de la Manufacture La Joux-Perret, qui participe pour la première fois à la Biennale et Christian Laufer (CL), co-fondateur de l’entreprise Arrigoni-Laufer, fidèle depuis la première édition.

Que représente cette manifestation pour vous et vos collaboratrices et collaborateurs ?
CC : Cette première participation est pour nous l’occasion privilégiée de faire découvrir notre Manufacture et de montrer ce qui se trouve derrière un mouvement horloger. Notre particularité, c’est de faire coexister deux typologies de produits et donc deux univers de production. D’un côté, l’excellence produit et l’artisanat d’art, avec des composants et des mouvements qui font appel à des finitions réalisées à la main et à des savoir-faire très spécifiques. De l’autre, une production en plus grande série, qui repose davantage sur la maîtrise des procédés, la technologie et l’automatisation.
CL: Nous offrons rarement l’occasion de venir nous rendre visite, la Biennale nous permet ainsi d’ouvrir nos portes et de rencontrer un public toujours curieux et intéressé. Pour nous, atelier spécialisé dans les décorations horlogères haut de gamme, c’est devenu un véritable rituel, un rendez-vous incontournable. À la fin de la Biennale, nous nous retrouvons entre collaboratrices et collaborateurs pour partager un repas.

Photo : Ville de La Chaux-de-Fonds – établi du Muése paysan et artisanal Les musées des trois villes sont aussi de la partie; par exemple, le Musée paysan et artisanal qui accueille plusieurs animations.
Photo : Henri Brandt - Les hommes de la montre L'ABC, le Ciné a Le Locle et Espace Noir mettent à l'affiche des films marquants sur l'horlogerie.
Photo : Girard-Perregaux - Trois jours au cœur du savoir-faire horloger

Que peut-on dire du lien qui lie notre ville à l’horlogerie ?
CL: Notre atelier se trouve au cœur de La Chaux-de-Fonds, dans un vieux bâtiment dédié depuis toujours à l’horlogerie; nous y travaillons encore à l’ancienne, dans la continuité de cette immense tradition des Montagnes neuchâteloises. On ressent respect et gratitude pour celles – comme les dentelières – et ceux qui nous ont précédés ; nous cherchons à perpétuer ce savoir-faire et nous espérons le transmettre aux prochaines générations à notre tour.
CC : Notre région se distingue par sa capacité à associer savoir-faire d’excellence et maîtrise technologique. En effet, l’horlogerie moderne ne repose pas uniquement sur des gestes traditionnels : elle fait aussi appel à des technologies de production avancées, à l’automatisation et à des procédés industriels extrêmement précis. Depuis nos débuts, notre métier est de concevoir et de fabriquer des mouvements mécaniques de haute précision. Nous sommes les héritier-ère-s d’un savoir-faire construit au fil des générations, et nous avons le devoir de le préserver, de le transmettre et de le faire vivre. Et en nous appuyant sur cet héritage, nous cherchons à inventer ce qui sera fait demain.

Julie Montandon, chargée de projets

Informations, programme et réservations sur :
www.urbanisme-horloger.ch/biennale

Pass Biennale et tarifs

Pour la première fois cette année, un Pass Biennale est introduit : il permet d’accéder à près d’une trentaine d’activités. Certaines visites demandent en outre un prix d’entrée. Le Pass Biennale est vendu au prix de CHF 10.-/adulte et est gratuit jusqu’à 18 ans révolus ; le prix d’entrée des visites est fixé à CHF 8.- par adulte et par visite (toujours gratuit jusqu’à 18 ans révolus). Les réservations se font uniquement en ligne sur www.urbanisme-horloger.ch

Les montants récoltés par la vente des Pass et prix d’entrée participent à financer l’organisation de la manifestation, portée par La Fondation Urbanisme Horloger, qui ne poursuit pas de but lucratif. Les entreprises horlogères qui participent ne touchent aucun revenu financier et proposent gratuitement leurs activités.

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Divers Patrimoine Société

Afin que perdurent nos « Glorieux Héritages » !

Afin que perdurent nos
« Glorieux Héritages » !

La Salle de Musique vous enchante ? Le Temple Saint-Jean vous donne le tournis ? La Tour du Casino vous semble figurer un tapis de jeu ? À l’invitation de l’écrivain-voyageur, vous voyez le Lycée Blaise-Cendrars se muer en pyramide inca ? Rien d’inquiétant à ces divers attendrissements, rassurez-vous ! Votre seule « pathologie », en définitive : admettre que nos bâtiments « Trente Glorieuses » rivalisent d’élégance, et qu’ils font définitivement partie de notre paysage urbain !

Si vous vous reconnaissez dans ces symptômes, une bonne nouvelle : depuis le printemps dernier, vous n’êtes plus seul-e à éprouver de semblables émois. Réunissant architectes et autres amoureux-euse-s du patrimoine chaux-de-fonnier, l’Association « Glorieux Héritages » (GH) s’est précisément donné pour but de valoriser ce riche capital et d’en assurer la sauvegarde face aux périls de toutes sortes.

Car oui, ces ouvrages sont bel et bien menacés ! De même qu’on a envoyé à la casse, dans les années 30, d’innombrables trésors « style Sapin » au prétexte que leur ornementation heurtait le nouvel impératif de fonctionnalité, de même nos immeubles des années 1945 à 1975 sont aujourd’hui victimes d’un cruel désamour.

Métamorphose - Emblématique de la démarche entreprise par l’Association « GH » en cette rentrée 2026, cette vue de l’ouest de la ville unit ici par le jeu d’un dégradé subtil photo d’époque (« Quartier des Forges et Immeuble Numaga », 1957, Biblio. de la Ville de La Chaux-de-Fonds, DAV, Fonds Max CHIFFELLE, à g.) et rendu « BD vintage » ( à dr.) tel qu’assuré par le recours à l’IA.
Le Comité de « GH » (de g. à dr.) : Myrianne von BÜREN (secrétaire), Éric TISSOT (communication), Boris EVARD (président), Julien KNOEPFLER (directeur opérationnel), Natacha GAGNEBIN (trésorière). Manquent sur la photo : Denis CLERC (vice-président) et Jean-Bernard VUILLÈME (référent « histoire(s) »)

Des volumes trop cubiques, un béton excessivement « brutal », des vitrages résistant mal aux canicules : il aura suffi de quelques griefs à l’emporte-pièce pour que soit oubliée leur contribution pourtant décisive aux ultimes flamboiements de notre « Cité-manufacture »…

Aujourd’hui cependant, un regard plus sensible et conscient est donc porté sur ce bâti, avec le soutien tant moral que financier de notre Ville. L’Association « Glorieux Héritages » (glorieuxheritages.ch) compte sur vous pour venir grossir ses rangs. Et maximiser, ainsi, l’impact de ses efforts de diffusion et de sauvegarde !

Texte, photo : Association Glorieux Héritages

À quelques mois de proposer sa série de visites guidées – application mobile à l’appui – aux visiteur-euse-s de lcdf27, le Comité de « Glorieux Héritages » a entrepris la production d’illustrations de style « BD vintage » replaçant les ouvrages les plus emblématiques de cette époque
« 45–75 » dans les décors qui prévalaient lors de leur édification. Sur glorieuxheritages.ch, on trouvera aussi bien le détail de ces visuels attrayants que le moyen de les acquérir, entre cartes postales, affichettes et calendriers 2027. Le recours exceptionnel à l’IA que ce projet a impliqué est également décrit sur le site en question, comme sont présentées les balises et compensations imaginées pour limiter les nuisances de cette technologie et alimenter le débat autour de son utilisation.

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Les éditos Patrimoine

12e Biennale du patrimoine horloger

12e Biennale du patrimoine horloger

Cet automne, telle une mise en bouche de lcdf27, la Biennale du Patrimoine Horloger propose un programme d’exception, donnant au public l’occasion de découvrir près de 40 manufactures qui ouvrent leurs portes à La Chaux-de-Fonds, au Locle et à St-Imier. Parmi elles, citons Audemars-Piguet, Longines, ou Zenith qui ont répondu avec enthousiasme à l’invitation de la Fondation Urbanisme Horloger, organisatrice de l’événement.


Au-delà de la qualité exceptionnelle du programme présenté, la Biennale du Patrimoine Horloger est devenue, au fil des éditions, un marqueur fort du lien qui unit deux patrimoines reconnus par l’UNESCO ; le patrimoine bâti et les savoir-faire qui s’y déploient.


Le patrimoine bâti du site La Chaux-de-Fonds / Le Locle, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial pour son urbanisme horloger depuis 2009, ainsi que celui des villes ouvrières de la région, telle St-Imier qui est désormais un partenaire fidèle de la Biennale, sont de véritables écrins pour les savoir-faire horlogers. Ces derniers sont inscrits depuis 2020 sur la liste représentative du patrimoine immatériel. Un dialogue subtil se met ainsi en place entre les bâtiments qui accueillent les ateliers et les activités qui s’y déroulent, souvent dans la plus grande discrétion.

La Biennale du Patrimoine Horloger est devenue, au fil des éditions, un marqueur fort du lien qui unit deux patrimoines reconnus par l’UNESCO ; le patrimoine bâti et les savoir-faire qui s’y déploient

Repérer sur une façade des fenêtres en bandeaux ou une annexe dans laquelle se logeait un petit atelier nous rappelle au quotidien que nos villes de l’Arc jurassien ont été façonnées par l’industrie horlogère.


Cette industrie, tout comme le cadre bâti, évolue et s’adapte continuellement aux nouveaux défis du XXIe siècle tout en s’attachant à préserver ce patrimoine pour le transmettre aux générations futures.


Que cette 12e édition de la Biennale du Patrimoine Horloger soit pour toutes et tous l’occasion de plonger dans l’univers fascinant de l’horlogerie et du réseau professionnel, culturel et artistique qui gravite autour.

Découvrez ce riche programme et les modalités de visite à la fin de l’article du dossier !

Le Conseil communal

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

La plus ancienne société locale

La plus ancienne société locale

En 1906, lors des Jeux olympiques d’Athènes, Louis-Marcel Richardet remporte trois médailles d’or et une médaille d’argent lors des compétitions de tir. Enfant de La Chaux-de-Fonds et horloger de formation, il est membre de la Société de tir Les Armes-Réunies.

Plus ancienne société de la ville, la Société de tir des Armes-Réunies est fondée à La Chaux-de-Fonds en 1820. Elle a joué, à sa création, un rôle sportif et politique par le regroupement des républicains souhaitant l’émancipation du canton de Neuchâtel, alors sous domination prussienne, et sa pleine incorporation à la Suisse. Suite à l’avènement de la République en 1848, l’aspect politique diminue au profit de l’aspect sportif.

La Société de tir Les Armes-Réunies occupe successivement plusieurs stands de tir, dont un, de 1840 à 1880 environ, situé le long de l’avenue Léopold-Robert, à la hauteur des numéros 78-80, à l’endroit où démarre aujourd’hui la rue des Armes-Réunies. C’est là qu’eut lieu, en 1863, la Fête du Tir fédéral. La ville s’étendant progressivement à l’ouest, la Société de tir vend son terrain et construit de nouveaux locaux à l’est d’un espace boisé qui deviendra le Bois du Petit-Château. Aujourd’hui, le stand de tir de la Société des Armes-Réunies se situe sur la rue Louis-Joseph-Chevrolet.

À noter qu’une autre très ancienne société locale, de musique cette fois, porte aussi le nom d’Armes-Réunies.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Julie Babey

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Culture Le coin des musées Patrimoine

Au Musée paysan et artisanal en septembre et octobre

Au Musée paysan et artisanal EN SEPTEMBRE ET octobre

Pour celles et ceux à qui la nostalgie ne fait pas peur
Notre exposition « C’était mieux avant… ou pas » vous fera revivre ou connaitre des périodes oubliées ou regrettées… ou pas. Que ce soit pour les loisirs, la condition féminine, l’éducation, la santé, l’alimentation ou le travail, est-il mieux de vivre de nos jours ou antan ? À quelle période fait ou faisait-il bon vivre ? Celle d’aujourd’hui, avec son lot de problématiques angoissantes, sous l’Ancien Régime et sa justice expéditive ou durant les Trente Glorieuses ? Des objets et des textes d’époque rappellent ce passé parfois oublié, souvent idéalisé, une particularité de notre mémoire.

Le 23 septembre de 14h à 17h, la semaine du goût s’arrête au Musée
En collaboration avec la Société d’apiculture des montagnes, un après-midi de dégustation de produits de la ruche est organisé. Pâtisseries au miel, bonbons et autres délices vous attendent (entrée 8 frs, enfants gratuits).

Le 3 octobre de 10h à 17h, c’est la Fête au Musée paysan
Si la conservation de notre passé vous tient à cœur, venez soutenir le musée lors de sa fête !

Toute l’équipe vous concoctera ses fameuses spécialités : soupe aux pois, saucisson au four avec salades (verte et pomme de terre) et gâteaux au fromage, côté sucré, nos gâteaux à la crème et aux fruits de saison.

Des artisanes seront de la fête pour vous présenter leur savoir-faire. Des animations pour les familles vous attendent (entrée libre).

Les 30-31 octobre et 1er novembre de 14h à 17h, c’est la Biennale du patrimoine horloger au Musée
Des animations pour les enfants auront lieu tout le weekend, deux fameux horlogers travaillant à l’ancienne, Messieurs Sekiguchi et Bonniksen démontreront leur génie dans l’ancien atelier du musée le samedi et dimanche. Dès 16h, samedi, visite guidée autour de la vie et le travail des paysans-horlogers, entre mythe et réalité. Dimanche, des dentellières présenteront leur travail aussi minutieux que celui de l’horloger.

Pour novembre et décembre, un petit avant-goût :

  • Conférence « C’était mieux avant… ou pas » (20 novembre, 18h)
  • Lecture AVO « Femme à la campagne en 1900 » (28 novembre, 17h)
  • Dame de Noël et Saint Nicolas (29 novembre 14h-17h)
  • À la recherche des cadeaux du Père Noël (dès 13 novembre, jeu)

Le Musée est ouvert de mercredi au dimanche de 14h à 17h. Retrouvez l’agenda complet sur www.mpays.ch.

Diane Skartsounis, conservatrice
Photos : Musée paysan et artisanal

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

Une place pour l’égalité

Une place pour l'égalité

Le 14 juin 1981, le principe de l’égalité des droits entre femmes et hommes est soumis au vote de la population suisse en vue de son inscription dans la Constitution fédérale. Le texte est accepté par le peuple est les cantons avec une majorité de 60,7 %. Un alinéa est ajouté à l’article 8 de la Constitution stipulant que « L’homme et la femme sont égaux en droit ».

En 1996, le principe d’égalité est confirmé par l’entrée en vigueur de la loi fédérale sur l’égalité en femmes et hommes. Cette nouvelle loi vise à garantir ce principe dans la vie professionnelle et à interdire toute discrimination.

Cependant, devant la persistance des inégalités, une grève féministe est organisée en Suisse le 14 juin 2019. Cette manifestation, devenue annuelle, veut montrer que, malgré les dispositions légales en place, il existe toujours des inégalités salariales entre hommes et femmes, de la discrimination à l’embauche et des comportements sexistes au travail. La date est choisie en souvenir de la grève du 14 juin 1991, menée par des ouvrières de la Vallée de Joux, pour de meilleures conditions de travail.

À La Chaux-de-Fonds, la place du 14-juin est inaugurée en 2003. Les autorités choisissent alors de baptiser un espace encore sans nom le long de la rue du Versoix. La cérémonie officielle a lieu en même temps que celle de la place des Brigades-Internationales, qui, elle, fera l’objet d’un prochain article.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine

Photos : Alyssa Arricale

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Culture Patrimoine Société

Tissages du monde

Tissages du monde

Le projet « Tissages du monde » met en lumière la richesse culturelle locale à travers une initiative à la fois artistique et humaine. Porté par le Service de l’intégration et de la cohésion sociale, en collaboration avec le secteur mode du pôle Arts Appliqués du CPNE ainsi que cinq communautés établies dans notre ville, cet événement propose une approche originale mêlant traditions et créations contemporaines.

Les étudiant-e-s de 1ère, 2e et 3e année de la filière mode ont été invité-e-s à concevoir des vêtements actuels inspirés d’habits traditionnels. Ce travail de réinterprétation témoigne d’un dialogue vivant entre les cultures, valorisant à la fois les savoir-faire ancestraux – parfois lointains – et la créativité des jeunes créatrices et créateurs.

Un grand défilé, organisé le 13 juin prochain, permettra de mêler art et traditions. Les communautés tamile, ukrainienne, portugaise, africaines et albanaise seront à l’honneur : elles proposeront une immersion dans leurs cultures à travers la gastronomie, l’art et l’artisanat, et participeront activement à l’événement.

Ce projet illustre l’importance de créer des espaces de rencontre pour mieux se connaître, reconnaître la diversité et en faire une richesse partagée. Il se veut être une contribution au vivre-ensemble en mettant en avant la mixité et l’interpénétration des cultures, d’où naissent des formes nouvelles de création, de pratiques et de liens sociaux, riches d’ici et d’ailleurs.

Le public est chaleureusement invité à venir découvrir ces univers le 13 juin prochain, soutenir le travail des étudiant-e-s et vivre la diversité qui fait la richesse de notre ville.

Sandrine Keriakos Bugada, déléguée à l’intégration et à la cohésion sociale

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

la rue du Cours-Supérieur

la rue du Cours-Supérieur

Située au-dessus du collège Numa-Droz, reliant la rue du Progrès à la rue Alexis-Marie-Piaget, la rue du Cours-Supérieur fait référence à l’enseignement donné à l’École d’art par Charles L’Eplattenier entre 1905 et 1914.

Engagé en tant que professeur de composition décorative, Charles L’Eplattenier ouvre, en octobre 1905, le Cours supérieur d’art et de décoration. Cette offre est destinée aux élèves souhaitant développer leurs compétences dans les arts décoratifs. Parmi eux figurent plusieurs femmes, telles que Jeanne Perrochet, Henriette Grandjean ou Marie-Louise Goering. Elles y côtoient Léon Perrin, Charles Humbert ou Charles-Edouard Jeanneret, futur Le Corbusier.

Sous la houlette de leur enseignant et dans la ligne de l’Art nouveau, les élèves observent la nature et développent un langage décoratif ornemental basé sur la nature jurassienne qui deviendra le Style sapin. Ces jeunes artistes réalisent également plusieurs commandes privées comme la Villa Fallet, le Salon Spillmann ou encore le Salon de musique de l’intérieur Mathey-Doret, malheureusement disparu.

En janvier 1912, Charles L’Eplattenier transforme le Cours supérieur d’art et de décoration en Nouvelle section du Cours supérieur d’art et de décoration et engage trois de ses anciens élèves, Charles-Edouard Jeanneret, Charles Humbert et Léon Perrin, comme assistants. Cette Nouvelle section fermera deux ans plus tard, suite à la démission de Charles L’Eplattenier.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photo : Julie Babey