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Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Le jeu-concours de l'Abeille

Le jeu des cadrans

le détail dans l'image

Nous avons 120 cadrans. Les grandes aiguilles de ces cadrans indiquent des minutes différentes, qui correspondent chacune à une lettre de l’alphabet. La 1ère lettre de l’alphabet correspond à la 1ère minute, donc au chiffre 1, la 2e, à la 2e minute, donc au chiffre 2. Et ainsi de suite. Trouvez les 10 cadrans correspondant aux 10 lettres du nom de ce journal. Par exemple : Ligne 1 Colonne 8 : « T » (21e lettre).

 Vous pouvez envoyer vos réponses jusqu’à la fin du mois suivant.

Une personne sera tirée au sort et remportera le montant de CHF 30.- en Abeille.
Le ou la gagnante sera avisé-e personnellement.

Participez par e-mail à :
sume.marketingurbain@ne.ch

Ou à l’adresse :
Marketing urbain, passage Léopold-Robert 3, 2300 La Chaux-de-Fonds en indiquant  : Concours Abeille, nom et prénom, adresse complète et numéro de téléphone.

SOLUTION DU JEU PRÉCÉDENT

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Le Conseil Général vous parle Politique

Collège de La Charrière : une question de toilettes

Collège de La Charrière : une question de toilettes

Photo : Aline Henchoz

La dernière séance du Conseil général a révélé une situation étonnante: le Conseil communal a accepté un amendement modifiant son propre projet, sans défendre les choix qui avaient conduit à la version initiale.

La rénovation de la cour du Collège de la Charrière comprenait également la rénovation d’un édicule technique destiné notamment à accueillir un transformateur exploité par Viteos, sans toutefois prévoir l’aménagement de toilettes. Difficile de croire que cette possibilité ait été oubliée dans le cadre du projet. Elle a vraisemblablement été étudiée, puis écartée pour des raisons pratiques et financières. Ces choix peuvent être contestés, mais ils méritent d’être expliqués.

Le PS a proposé d’ajouter des sanitaires, entraînant une hausse du crédit et des frais d’exploitation. Qu’un groupe défende cette proposition est légitime. Ce qui surprend, c’est que le Conseil communal l’ait acceptée sans expliquer son choix initial ni préciser les conséquences financières de cette modification. Comment évaluer une dépense supplémentaire si les coûts d’entretien ne peuvent même pas être estimés? Et sur quelle base le montant de l’amendement a-t-il été établi ?

 

Le problème n’est pas d’accepter un amendement, mais de le faire sans défendre le projet que l’on a soi-même élaboré. Un exécutif doit assumer ses choix et en présenter les raisons, surtout lorsque des dépenses publiques supplémentaires sont en jeu. Le Conseil général doit pouvoir se prononcer sur la base d’informations claires et complètes. Sans explication des choix initiaux ni évaluation des conséquences financières, le débat perd en substance et le contrôle démocratique de l’exécutif en ressort affaibli.

La situation est paradoxale : le PLR-Le Centre et l’UDC se retrouvent à défendre le projet initial du Conseil communal contre le Conseil communal lui-même. Cela ne signifie pas que les toilettes sont inutiles, mais qu’une dépense supplémentaire doit être justifiée et évaluée dans la durée.

Le crédit a finalement été accepté avec l’amendement. Les usager-ère-s disposeront de sanitaires, mais une question demeure : à quoi sert le travail préparatoire du Conseil communal s’il ne défend pas ses choix lorsqu’ils sont remis en question ? La responsabilité politique exige cohérence, transparence et gestion rigoureuse de l’argent public.

Pour le groupe PLR-Le Centre,
Jonathan Marty, conseiller général suppléant

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C'est quoi ce commerce ? Santé

Massage et Mouvement – une expertise au service de la santé et de la performance

Massage et Mouvement – une expertise au service de la santé et de la performance

Ouvert depuis 2018, Massage et Mouvement est un « commerce » pas comme les autres… On y trouve des conseils, des expert-e-s en anatomie et après une ou plusieurs séances de massage, on en ressort en meilleure forme !

Né à La Chaux-de-Fonds, Samuel Tinguely, le gérant de Massage et Mouvement, a grandi et étudié les mathématiques à Genève, puis il s’est orienté vers la pratique du massage (discipline de soin), étudiée à Londres. En 2022, il entreprend une formation pour devenir masseur médical au Centre de formation, à Bienne et acquiert son diplôme en 2025. Il obtiendra son brevet fédéral de masseur médical (le plus haut niveau de formation en massage disponible en Suisse) d’ici fin 2026.

Samuel Tinguely a pratiqué le kung-fu puis le taiji. Il est également passionné par la danse folk de Bretagne, d’Auvergne, de Suède ainsi que les danses blues et swing. Il se définit comme « un vrai professionnel du mouvement ».

Chez Massage et Mouvement, situé rue Jaquet-Droz 11, on vient pour parler anatomie et mouvements, pour prendre soin de soi. Poussez donc la porte de ce commerce atypique qui place la santé physique au centre de son activité.

Photo : Julie Babey

Massage et Mouvement
Sur rendez-vous
Jaquet-Droz 11 (chez Concept45)
Tél. / SMS / Signal / WhatsApp :
078 254 81 41
massagemouvement.ch
Instagram : @massage_et_mouvement

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Économie Le dossier du mois Société

Chaleur urbaine : une histoire qui relie déchets et énergie depuis 100 ans

Chaleur urbaine : une histoire qui relie déchets et énergie depuis 100 ans

L'Usine électrique, dans le quartier des Forges, (photographiée ici en 1943), a marqué le point de départ de la technologie du chauffage à distance à La Chaux-de-Fonds, dès 1926. | Photo : Archives Services industriels (Viteos)

En 1926, La Chaux-de-Fonds mettait en service le premier réseau de chauffage à distance (CAD) de Suisse. Cent ans plus tard, Viteos, Vadec et la Ville de La Chaux-de-Fonds célèbrent ensemble cet héritage industriel et humain. Point d’orgue de cette année anniversaire, le 24 octobre a marqué l’inauguration d’une exposition et la sortie d’un ouvrage. Portées par l’Association des Amis du CAD, ces deux réalisations invitent à parcourir un siècle d’histoire et d’innovations.

Invisible sous nos pieds, le chauffage à distance accompagne La Chaux-de-Fonds depuis un siècle. Tout commence en 1926 aux Eplatures, avec une installation alors pionnière, qui valorise les rejets de chaleur de l’Usine électrique pour chauffer les bâtiments alentour. Au fil des décennies, le réseau s’étend, les technologies se transforment et les sources d’énergie évoluent. Le CAD grandit ainsi avec la ville et s’adapte aux défis de chaque époque.
Aujourd’hui, le chauffage à distance contribue à réduire les émissions de CO2 grâce à une part croissante d’énergies renouvelables et locales. Et son développement se poursuit dans tout le canton. A La Chaux-de-Fonds, le réseau continuera de s’étendre, tandis que les capacités de valorisation thermique des déchets évolueront pour raccorder davantage de bâtiments grâce à la nouvelle usine Vadec_évolution.

Témoin du passé industriel de la région, le CAD est ainsi devenu l’un des piliers de la transition énergétique. Son centenaire offre l’occasion de mesurer le chemin parcouru, mais aussi de regarder vers l’avenir.

Cette année anniversaire rend également hommage aux pionnières et pionniers qui ont participé à l’essor du chauffage à distance, tout en faisant découvrir les multiples facettes de cette infrastructure. Pour partager cette histoire avec un large public, l’Association des Amis du CAD a imaginé deux réalisations complémentaires : un livre historique et une exposition interactive et itinérante.

L’histoire du CAD, de 1926 à aujourd’hui
L’historien neuchâtelois Dimitri Viglietti a remonté le fil de cette histoire. Il a exploré les archives, rassemblé photographies et documents, recueilli des témoignages et rencontré celles et ceux qui ont participé à cette aventure collective. De ces recherches est né « Chaleur urbaine – déchets et énergie : une épopée qui nous relie depuis 100 ans ». Riche de nombreux documents et photographies, dont certains inédits, l’ouvrage de plus de 200 pages retrace les grandes étapes du CAD et de la valorisation des déchets. Au-delà des évolutions techniques, il raconte aussi les femmes et les hommes qui ont porté cette aventure, les décisions qui l’ont orientée et les événements qui l’ont façonnée. Un important travail de mémoire qui permet de redécouvrir sous un nouveau jour une infrastructure familière, mais souvent méconnue.
Publié aux Éditions Alphil, le livre est tiré à 2’000 exemplaires par l’Imprimerie des Montagnes, à La Chaux-de-Fonds.

Une exposition interactive retraçant l'histoire du CAD est installée à La Chaux-de-Fonds, près de la place du Marché jusqu'à l'été 2027. | Photo : Association des Amis du CAD

Quand l’histoire devient une expérience
Les recherches menées pour l’ouvrage ont également donné naissance à une exposition interactive, pédagogique et immersive, installée dans deux conteneurs spécialement aménagés. Son ambition : rendre ce patrimoine accessible, concret et ludique. Le public y découvrira les origines et le fonctionnement du chauffage à distance, son rôle dans le développement de La Chaux-de-Fonds ainsi que l’évolution de la gestion et de la valorisation des déchets.

Le parcours met aussi en perspective les innovations, les défis et les crises qui ont marqué ces cent dernières années. Il montre comment les bouleversements énergétiques, géopolitiques et économiques ont transformé notre manière de gérer les déchets, de produire de l’énergie et de nous chauffer.
L’exposition est accessible à toutes et tous gratuitement. Elle restera à La Chaux-de-Fonds jusqu’à l’été 2027 avant de poursuivre son itinérance dans le canton.

Le livre et l’exposition « Chaleur urbaine – déchets et énergie : une épopée qui nous relie depuis 100 ans » témoignent d’un siècle d’évolutions et d’innovations au service de la ville.
Une façon de transmettre cet héritage et de rappeler que cent ans après les premières conduites posées aux Eplatures, l’histoire du chauffage à distance continue de s’écrire.

Marta Serra Duarte, conceptrice en communication – Viteos SA

Photo: Association des Amis du CAD

Pour prolonger l’histoire
L’ exposition est à découvrir à côté de la place du Marché, à La Chaux-de-Fonds, du mardi au dimanche, de 10h à 18h. Le livre de Dimitri Viglietti est disponible dans plusieurs librairies de la région. L’auteur sera également en dédicace chez Payot le 7 novembre à Neuchâtel et le 14 novembre à La Chaux-de-Fonds.

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Culture Divers

Le festival suisse de l’horlogerie prend ses quartiers dans notre ville

Le festival suisse de l'horlogerie prend ses quartiers dans notre ville

Photo : Gregory Maillot

Sur le fertile terreau culturel de notre ville, une jeune pousse va faire son apparition. Les 4, 5 et 6 décembre, La Chaux-de-Fonds accueillera la 4e édition du Festival suisse de l’horlogerie.

Ce « point de ralliement incontournable pour la création horlogère et les métiers d’art », comme le rappelle l’association éponyme, est une belle occasion de (re)découvrir les multiples facettes de cet univers. Au cœur du festival, la Maison du Peuple constitue le point de départ d’un parcours qui invite à prolonger la découverte au-delà de ses murs, jusqu’à l’espace de l’Urbanisme horloger et, surtout, au Musée international d’horlogerie. Une continuité qui permet de mettre en perspective la création contemporaine avec l’histoire, les savoir-faire et le patrimoine horloger de La Chaux-de-Fonds.

« Lien entre l’épicentre du Festival situé à la Maison du Peuple et le Musée international d’horlogerie, fer de lance et mémoire vive de la culture horlogère, niché dans un Parc des musées entièrement réaménagé », comme le rappelle le conservateur du Musée international d’horlogerie, Régis Huguenin, ce dialogue entre les différents lieux offre une autre manière d’appréhender la richesse de l’horlogerie et de ses métiers d’art.

Expositions, métiers, tables rondes et ateliers rythmeront une programmation mêlant horlogerie, bijouterie et haute joaillerie. Des intervenant-e-s, dont le CEO de Microcity et le directeur du Musée et du Patrimoine Audemars Piguet, aborderont les thèmes de la mémoire des gestes et de l’Indice MTTA (Métiers du Temps – Time Arts) de la Résilience horlogère. Ce dernier renseigne sur la capacité de l’écosystème horloger suisse à anticiper les transformations et construire son avenir.

Lancé en 2023, c’est la première fois que le festival prend ses quartiers à La Chaux-de-Fonds. Un choix appelé à se pérenniser, de l’aveu du chef du Service de l’économie, Alessandro Arcieri : « À La Chaux-de-Fonds, Métropole horlogère et ville de tradition, le Festival suisse de l’horlogerie s’installe pour durer, incarnant la créativité, la tradition et l’excellence qui font la richesse de notre patrimoine horloger. »

Jean Christophe Malou, rédacteur

Photo : Point of views
Photo : Gregory Maillot
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Culture Société

Ynnova : le théâtre pour mieux vivre ensemble

Ynnova : le théâtre pour mieux vivre ensemble

Jouer au théâtre pour apprendre le français, pour soigner ses peurs, améliorer ses comportements à l’école ou réfléchir sur le sens de la vie, tel est le fer de lance de l’association Ynnova, qui met la théâtromorphose au service des publics les plus divers, des demandeur-euse-s d’emploi aux élèves de l’École obligatoire, des personnes migrantes aux étudiant-e-s du Lycée Blaise-Cendrars ou du CEFF (Centre de formation professionnelle Berne francophone).

La théâtro-quoi ? 

La théâtromorphose est l’utilisation des outils des arts vivants, non pas au service d’une performance scénique, mais à des fins de développement personnel et de renforcement des compétences sociales et de dynamique collective. Ces ateliers de théâtre social et thérapeutique sont le fruit riche d’un parcours, celui de la Chaux-de-Fonnière Yvonne Tissot. Formée en dramathérapie à Saint-Gall, celle-ci a enrichi les concepts de base de cette approche thérapeutique du théâtre de ses expériences d’artiste de rue, de médiatrice culturelle et de journaliste et historienne de la culture.

En 2027, l’association proposera une aventure créative à dix jeunes adultes de la région qui débouchera sur la scène du Temple-Allemand, à l’affiche du Centre de culture ABC. L’idée originale de ce théâtre pour une coexistence multiculturelle est née de la rencontre entre Yvonne Tissot et Halit Demir, intellectuel turc fraîchement réfugié en Suisse et ancien participant à un atelier de français par le théâtre. 

 

Celui-ci souhaite offrir à des jeunes de la génération Z, d’horizons sociaux, religieux et culturels les plus divers, l’occasion d’explorer le thème de la paix au travers d’une expérience collective de théâtromorphose. Le projet se déroulera entre le printemps et l’été 2027.

Les personnes intéressées peuvent prendre contact avec l’association par e-mail : info@ynnova.ch

Eva Sauser, secrétaire de l’association

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Patrimoine Société

Les premiers pavés de mémoire en Suisse romande

Les premiers pavés de mémoire en Suisse romande

Cérémonie pour la pose du pavé à la mémoire de André Weill, Rue Numa-Droz 45, avec de gauche à droite : Michel Margulies, rabbin de La Chaux-de-Fonds ; Théo Bregnard, président du Conseil communal ; Bertrand Weill, petit-neveu de André Weill ; Théo Huguenin-Elie, conseiller communal. | Photo : Julie Babey

Le 10 septembre dernier se sont tenues deux cérémonies solennelles à la mémoire de deux victimes des camps de concentration, juives de nationalité suisse, nées à La Chaux-de-Fonds: André Weill, mort à Auschwitz, et Ida Silberschmidt, morte à Theresienstadt.

Treize des dix-sept déporté-e-s originaires de La Chaux-de-Fonds étaient des femmes juives, toutes assassinées, la plupart à Auschwitz. Seuls deux hommes ont survécu. La perte de nationalité en épousant un homme étranger avait pour ces Suissesses d’origine des conséquences tragiques. « Beaucoup de femmes n’ont pas pu revenir en Suisse à cause de cette loi et ont perdu la vie dans des camps », précise Marc Perrenoud, historien et membre de l’association Stolpersteine. Ce fut le destin tragique d’Ida Silberschmidt, qui avait vécu jusqu’à ses vingt ans rue Neuve 9, qu’elle avait quitté pour épouser son cousin allemand avec qui elle a eu quatre enfants.

André Weill, né à La Chaux-de-Fonds en 1895, avait déménagé en Belgique. Mais face au régime fasciste dès 1940, il avait fui avec son épouse, sa mère et sa belle-mère vers Toulouse où il avait été arrêté. Bien qu’il ait sollicité l’aide de la Suisse pour sauver sa vie et celle des siens, il n’avait reçu aucun secours de Berne. Il s’était inscrit sur une liste des autorités suisses pour être rapatrié, mais avait été malgré tout déporté avec sa femme avant que le voyage ne se concrétise. Le couple avait été envoyé à Drancy puis à Auschwitz, où il avait perdu la vie dans les chambres à gaz.

Même sans être directement impliquée dans la Seconde Guerre mondiale, la Suisse a néanmoins une part de responsabilité dans l’assassinat de centaines de personnes d’origine ou de nationalité suisse à cette époque, parmi lesquelles André Weill et Ida Silberschmidt. C’est seulement depuis quelques années que nous possédons des chiffres fiables. Ces derniers n’ont pu être établis – pour la Suisse, contrairement aux pays voisins – qu’au début 2020, grâce à une recherche approfondie de deux journalistes et d’un historien*.

Des dizaines de syndicalistes, de résistant-e-s, d’homosexuel-le-s, de Sinti ou de handicapé-e-s ont subi le même sort que les juifs-ve-s. Fondée parallèlement à cette publication, l’association Stolpersteine suisse (www.stolpersteine.ch) a organisé une cinquantaine de poses de pavés de mémoire à travers la Suisse allemande et au Tessin. La pose des deux pavés à La Chaux-de-Fonds est une première pour la Suisse romande. Un troisième Stolperstein sera installé au Locle en 2027, en souvenir de Gabrielle Mayor, qui s’est engagée pour la Résistance, en France.

Pour en savoir plus sur l’histoire d’Ida Silberschmidt et de André Weill, des codes QR figurent à côté des pavés respectifs rue Neuve 9 et rue Numa-Droz 45.

* Balz Spörri, René Staubli, Benno Tuchschmid – Les Victimes oubliées du IIIe Reich. Les déportés suisses dans les camps nazis – Alphil, 2021

Catherine Silberschmidt, membre de la famille Silberschmidt

Ida Silberschmidt Photo d'archive de la famille Silberschmidt
Pavé d'Ida Silberschmidt | Photo : Julie Babey
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Patrimoine Société

Doubs 34 : un lieu d’hébergement insolite

Doubs 34 : un lieu d'hébergement insolite

Exploité en Auberge de Jeunesse (1981-2003), ce bâtiment est acheté par la Ville en 2003. Elle y aménage alors 2 salles de classe, un accueil parascolaire et conserve, aux 3e et 4e, des chambres avec WC et douche à l’étage.

Après travaux, 10 chambres doubles et 1 chambre familiale (24 lits) accueilleront les hôtes dès le 1er décembre 2026, pour une ou plusieurs nuits.

Souhaité comme un lieu d’hébergement abordable financièrement, chaque chambre sera meublée avec une thématique différente et intégrant le réemploi d’objets, de mobilier chiné ou rénové. Grâce à l’implication de commerces locaux et d’une institution sociale : Vert Ananas, l’Art’Mand et le CSP Neuchâtel, une touche originale sera portée à ce lieu d’hébergement au look atypique. On pourra dormir dans la chambre de l’Horloger, celle de La Plage des 6 Pompes ou la 70’s… il y aura même une chambre HCC !

L’exploitation sera confiée à L’Association La Coquille possédant l’expérience nécessaire et gérant déjà plusieurs chambres sur 2 sites. La Coquille, sise rue du 1er Mars 14, offre un hébergement convivial et bon marché pour touristes, acteur-trice-s culturel-le-s et personnes en situation précaire. La structure s’est récemment dotée d’un système de réservation en ligne. Elle propose également des animations.
Venez découvrir l’hébergement Doubs 34, ouvert au public le 27 novembre de 14 à 16 heures. Vous pourrez admirer la déco réalisée par les commerçant-e-s – artistes et institution sociale : Rebecca Cuenat pour Vert-Ananas, l’équipe du CSP Neuchâtel, Armand Studer de l’Art’Mand. Les futures gérantes, Magali Richard et Amélie Hinterholz seront également présentes.

Nancy Kaenel Rossel, responsable du secteur commerce, centre-ville et tourisme
Photos : Quentin Perrenoud

Photo 1
Photo 2

Photo 1 : détail du mobilier
Photo 2 : extérieur du bâtiment

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Les éditos Patrimoine Société

Les pavés de la mémoire dans nos rues

Les pavés de la mémoire dans nos rues

La Chaux-de-Fonds est la première ville de Romandie à accueillir dans son espace public des pavés de la mémoire, les Stolpersteine. Pour le Conseil communal, c’est non seulement un honneur, mais aussi un devoir de favoriser leur implantation. Ces pavés s’ancrent profondément dans les valeurs les plus fondamentales de notre cité : le rejet de la haine de l’autre et de la violence, le refus catégorique de l’ignominie; les corolaires sont l’ouverture à l’autre et au monde, le respect de l’altérité et une conception universalisante, sociale et humaniste de notre société. Ces pavés sont plantés ici dans un terreau fertile, dans une terre meuble et riche, leurs racines se développeront et les arbres qui pousseront donneront des fruits mûrs.

Les petits points désormais posés sur nos trottoirs, honorant la mémoire d’Ida Silberschmidt et d’André Weill, sont des points cardinaux qui définiront entre les murs de notre cité le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest.

Ces pavés s’ancrent profondément dans les valeurs les plus fondamentales de notre cité

 Ils contribueront à consolider notre boussole morale à l’heure où les discours extrémistes et révisionnistes tendent à se normaliser, notamment dans les pays qui ont vu naître les pires exactions. 

À l’heure où l’antisémitisme et toute autre forme de racisme, de ségrégation, de persécution et de barbarie progresse, trop souvent dans un climat de banalisation écœurant et dangereux, nous, communauté de la mémoire, avons de quoi être inquiets face à la négation absurde et aveugle de l’évidence et à la remise en cause des valeurs fondatrices de nos institutions démocratiques.

Aux côtés d’Ida Silberschmidt et d’André Weill, il y a dix-sept autres Chaux-de-Fonnières et Chaux-de-Fonniers déportés et pour la plupart tués dans les camps de concentration. Puissent-ils aussi un jour être honorés par un pavé de la mémoire. Si cela devait se faire, le Conseil communal serait bien sûr en appui à une telle démarche.

Pour conclure, le Conseil communal aimerait remercier toutes celles et tous ceux qui s’engagent pour que notre société n’oublie pas, n’oublie jamais. Parmi ces personnes, il y a notamment les membres de l’Association des Stolpersteine, ainsi que les historiens et historiennes, dont Messieurs Jakob Tanner et Marc Perrenoud qui ont participé aux recherches nécessaires. Inlassablement par leurs travaux, ils et elles établissent les faits qui nous permettent d’approcher la connaissance de la page la plus sombre de l’histoire de l’humanité; un souvenir digne et utile commence par là.

Le Conseil communal