Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

Catégories
Culture Le dossier du mois

service de l’intégration & de la cohésion sociale : focus un an après sa création

Service de l'intégration & de la cohésion sociale : focus un an après sa création

SCM_9536-Edit
Sandrine Keriakos Bugada

Sandrine Keriakos Bugada, déléguée à l’intégration et à la cohésion sociale, présente ce nouveau service et répond à nos questions :

Un service créé il y a 1 an. Quel a été votre quotidien durant ces premiers mois ?

Lorsqu’un poste comme celui de déléguée à l’intégration et à la cohésion sociale est créé, il est important de prendre le temps (même en étant Chaux-de-fonnière !) de tisser des liens avec les acteurs et partenaires de l’intégration. Un travail de réseau a été entamé dès mon entrée en fonction pour valoriser ce qui existe et évaluer ce qui doit être mené. C’est sur la base de ce travail de proximité et d’échanges avec les Autorités de la Ville que les premières collaborations ont rapidement pris forme. Très vite, le quotidien s’est dessiné avec l’accueil des Ukrainien·ne·es (véritable laboratoire du vivre-ensemble), les premiers projets, les partenariats. L’ensemble de ces actions donne un visage à la politique d’intégration de notre Ville.

Qu’est-ce qu’on entend par « intégration » ?

Depuis une trentaine d’années, l’intégration des personnes étrangères et issues de la migration a pointé le bout de son nez dans les politiques publiques pour montrer que la migration ne sert pas seulement à enrichir notre économie, mais nos sociétés en général. Ceci est particulièrement vrai à La Chaux-de-Fonds où la migration a toujours été constitutive de son histoire. Dans nos politiques actuelles – et c’est ce à quoi nous travaillons – on voit la différence comme un atout et une richesse tant pour la collectivité que pour les individus eux-mêmes. 

Dans nos sociétés plurielles, on observe un champ de tension entre l’individu et le collectif. Les politiques publiques doivent œuvrer à trouver un équilibre. Ne pas soigner la diversité, c’est ouvrir la porte à des phénomènes qui mettent à mal la cohésion sociale. La création du poste de déléguée à l’intégration est une première réponse donnée par les Autorités aux défis de l’inclusion, sans cesse renouvelés. 

Et l’intégration à La Chaux-de-Fonds, en quelques mots ?

Elle repose sur 5 axes principaux : l’exemplarité, l’accueil, la communication, le vivre-ensemble et la participation. Certains vecteurs d’intégration sont privilégiés, comme la culture, le patrimoine, le sport, la jeunesse, la scolarité ou encore la santé. L’intégration est l’affaire de toutes et tous et est portée par une multitude d’acteurs : les associations, les partenaires institutionnels, les communautés et les services de l’administration. Le service de l’intégration coordonne l’ensemble de cette stratégie.

Quels sont les outils pour faire de la diversité une richesse et favoriser l’intégration des personnes migrantes ?

L’intégration développe des outils et des stratégies répondant aux besoins spécifiques des migrant·e·s, mais à la faveur de la collectivité dans son ensemble : information, accueil, orientation, mise en réseau, soutien, projets intégratifs, communication (traduction et français facile) sont autant de leviers qui permettent au service de remplir ses missions.

EN CHIFFRES

La Chaux-de-Fonds compte 36’699 habitants (31.12.2021) dont : 

  • 30% d’étranger.ère.s
  • 70% de Suisse.sse.s
  • On dénombre 118 nationalités, dont les principales sont :

La politique d’intégration n’est pas toujours très visible, alors… un moment fort depuis votre arrivée ?

Il n’y a pas eu un, mais de nombreux moment forts ! Je suis frappée par l’engagement qui règne dans cette Ville. L’année a été ponctuée d’événements marquants comme la venue de Barbara Hendrix et Christiane Taubira dans le cadre du festival Black Helvetia, l’exposition de photographies de migrant·e·s à la rue Traversière (Regards d’ailleurs sur ici), l’adhésion à la coalition des villes contre le racisme (ECCAR), l’exposition les Enfants du placard, les 40 ans de l’école Mosaïque ou encore la création d’un label racisme à la Bibliothèque de la Ville.

De quoi l’année 2023 sera-t-elle faite ?

De nombreux projets sont en cours d’élaboration afin de répondre aux défis du moment, notamment à la crise migratoire que nous sommes en train de vivre, indépendamment de l’Ukraine. Dans ce sens, un projet pilote financé par la Confédération permettra de développer une permanence pour informer et orienter les personnes nouvellement arrivées. Une carte citoyenne sera également testée afin de renforcer l’intégration sociale et la participation de toutes et tous.
Par ailleurs, un sondage a été mené en 2022 pour mesurer la diversité dans l’administration ainsi que le bien-être du personnel, avec des résultats globalement positifs. Un plan d’actions pour tendre vers une administration égalitaire sera mis en œuvre.

Un souhait ?

Faire de La Chaux-de-Fonds une Ville ouverte et fière de sa diversité !

Texte : Sandrine Keriakos BugadaSophie Amey
Photo  & vidéo : Nolan Crelier & Quentin Perrenoud

A NE PAS MANQUER EN 2023 :

Exposition voix des femmes : 

Du 4 au 25 février 2023 au Grand Temple. Vernissage le 3 février à 18h (vous êtes les bienvenu·e·s !)

Semaine d’action contre le racisme : 

Entre mars et avril 2023. Vernissage le 18 mars à 17h au Musée international d’horlogerie. Programme prochainement sur le site du service.

Printemps culturel : 

Du 20 mars au 21 juin 2023. Vernissage le 22 mars à 18h30 au Musée d’art et d’histoire (plusieurs événements à La Chaux-de-Fonds, dont le finissage au QG).

Exposition Black Helvetia : 

Du 1e au 19 mars 2023 au Lycée Blaise-Cendrars (à voir ou à revoir !)
Finissage le 16 mars à 17h.

Forum intégration : 

Organisé à l’automne, il réunira toutes les personnes intéressées par les questions d’intégration et d’inclusion autour d’une thématique spécifique répondant à un enjeu d’actualité.

Vous souhaitez développer un projet à caractère intégratif ?
Contactez le service:

integration.vch@ne.ch

L'interview en vidéo

Catégories
Le Conseil Général vous parle

Le groupe PLR refuse le budget 2023

Le groupe plr refuse le budget 2023

Même si le groupe PLR reconnaît une rigueur dans l’élaboration du budget 2023 et une certaine maîtrise des charges, il n’a pas pu accepter un déficit de l’ordre de 15 millions de francs lors de la séance du budget en décembre 2022. Nous sommes bien conscient·e·s que la situation économique et géopolitique actuelle entraîne des augmentations significatives des coûts dans l’énergie (électricité, gaz et autres carburants), dans la masse salariale (octroi total de l’augmentation de l’IPC de + 3,4 %), dans les différents subsides ainsi que dans les taux d’intérêt. Il s’agit cependant de facteurs socio-économiques qu’une collectivité doit pouvoir absorber. 

La politique d’investissements volontariste, que nous soutenons depuis des années, n’est plus gratuite, car les taux d’intérêt repartent à la hausse et nous avons demandé qu’elle se limite dorénavant à un plafond de 40 millions de francs par année et nous resterons attentifs sur ce point. Il faut relever, et c’est extrêmement dangereux, que l’indicateur de degré d’autofinancement passe au négatif. En d’autres termes, la Ville emprunte pour payer le service de sa dette. Le groupe PLR demande avec fermeté qu’à l’avenir ce taux redevienne au minimum à 0 %, ce qui est déjà fort inquiétant.

C’est dans cette optique, et comme déjà annoncé l’année précédente, que le groupe PLR a demandé au Conseil communal de faire des choix. Cela signifie que chaque nouvelle dépense non obligatoire et non validée au Conseil général fasse l’objet d’un arbitrage, on entend par là de compenser la dépense par une économie de même montant et non pas de faire le choix d’une dépense supplémentaire. Cette ligne directrice n’a malheureusement pas été suivie par le Conseil communal dans l’élaboration de son budget.

Malgré une volonté de trouver des compromis en commission, le groupe PLR regrette et n’accepte pas que ses propositions soient systématiquement refusées sans considération et ne cautionne donc pas le budget 2023 tel qu’il nous a été présenté en décembre dernier. C’est pour cela qu’il a refusé le budget 2023 à l’unanimité. Une unanimité que la majorité de la gauche de notre Conseil général nous oppose systématiquement quand nous proposons des pistes d’économies ou de renoncer à des engagements au-dessus de nos moyens.

Groupe PLR
Les conseiller·ère·s généraux et suppléantes du PLR La Chaux-de-fonds

Catégories
Le coin des musées Loisirs

LE MUSÉE PAYSAN ET ARTISANAL

le musée paysan et artisanal

INFOS PRATIQUES

Rue des Crêtets 148
032 967 65 60
musee.paysan.artisanal@ne.ch

www.mpays.ch

HORAIRES

Du mercredi au dimanche de 14h à 17h.

Fermeture du 27 février au 31 mars (montage expo).

Ouverture sur demande pour groupes (dès 10 personnes).

ANIMATIONS ET EXPOSITIONS

25 février, 19h : souper tripes à la neuchâteloise (sur réservation).

31 mars, 18h : vernissage de la nouvelle exposition « Flamme sauvage – feu apprivoisé ».

Du 7 au 23 avril : animation de Pâques à la ferme (ouverture tous les jours, même lundi et mardi).

13 et 14 mai : nuit et journée des musées.

Pour les visiteurs et visiteuses qui cherchent une expérience immersive, entrez dans la ferme du Musée paysan et artisanal, et faites un bon de 400 ans dans l’histoire chaux-de-fonnière. La semi-obscurité réconfortante de son intérieur dédié aux hivers rigoureux nous rappelle que les habitant·e·s des Montagnes ont dû braver le froid, la neige et des températures extrêmes pour survivre à 1000 mètres d’altitude. L’agriculture rendait peu, l’élevage un peu plus, mais demandait de gros efforts. C’est finalement la dentelle puis l’horlogerie, aisément apprises par des gens vivants presque en autarcie et possédant de nombreux savoir-faire, qui ont permis de subsister dans cette région d’altitude pourtant très ouverte au monde grâce au commerce. Cette vénérable demeure datant de 1612 est sauvée dans les années 1960 de la démolition et restaurée dans les formes par l’ASPAM (l’Association pour la sauvegarde du patrimoine des Montagnes neuchâteloises).

Le musée propose de se tremper dans l’ambiance de vie des paysannes et paysans d’autrefois. On pénètre dans leur cuisine, dédiée au feu, leur chambre à coucher boisée, tenant également lieu de chambre de travail et de vie, dans leur atelier d’horlogerie et sa grande fenêtre, la lumière y étant plus importante que la chaleur. Finalement, la grange, énorme, permet d’entreposer, pour de longs mois hivernaux, la nourriture nécessaire aux animaux de rentes bien protégés dans l’écurie.

Les collections du musée sont exceptionnelles par leur variété. Le monde paysan y figure d’abord par l’ampleur des objets : chars à pont ou à échelle, traineaux divers, machines agricoles, outils fermiers, matériel pour le soin des animaux. L’artisanat y a une place importante aussi et un grand nombre de métiers y est représenté : menuiserie, charronnerie, cordonnerie et travail du cuir, ferronnerie, imprimerie, etc. De nombreux objets du quotidien (vêtements, vaisselle, ustensiles de cuisine, potagers à bois, chauffages, lampes, jouets, etc.) terminent la liste.

Le Musée paysan propose chaque année de nouvelles expositions aux thèmes très variés rendant compte de la richesse de ses collections et de la dynamique de sa petite équipe. L’année 2023 sera dédiée, dès le 1e avril, au feu sous toutes ses formes.

Des animations pour les familles ponctueront comme toujours l’année, notamment durant les vacances scolaires (Pâques à la ferme, animations en octobre). Le souper tripes à la neuchâteloise du 25 février invitera à venir déguster une spécialité exceptionnelle, cuite dans un chaudron sur un bon feu de bois. Les enfants pourront enfin fêter leur anniversaire dans ce lieu original et choisir un atelier à choix, pour s’exercer à la boulangerie ou chercher un trésor.

Des dentellières passionnées proposeront une démonstration de leur savoir-faire tous les premiers dimanches du mois. Des visites guidées, adaptées à toutes et à tous, et des ateliers divers pour les classes ou les privés peuvent être demandés. Le Musée paysan et artisanal est un lieu accueillant ouvert toute l’année à tous les publics… qu’on se le dise !

Texte : Diane Skartsounis, conservatrice du MPA
Photo : Jean-Claude Amici, pour le MPA

Catégories
Les éditos

DES FÊTES RASSEMBLEUSES !

Des fêtes rassembleuses !

Chères et chers habitant·e·s de notre ville, l’année 2022 s’achève sur une touche positive avec les nombreux évènements festifs qui ont marqué la période de l’Avent : marchés de Noël, Arty Show, Saint-Nicolas, Trotteuse-Tissot, ouverture de MUZOO – ne manquez pas d’y faire un tour pendant les fêtes ! – et tant d’autres manifestations culturelles, sportives ou associatives qui font la richesse de notre ville…
Des émotions positives qui collent à notre Métropole horlogère avec une santé économique réjouissante du côté des entreprises et de nombreux projets à venir : piétonnisation de la place du Marché ; réfection des Anciens abattoirs, du parc des musées et du MIH ; réhabilitation de la piscine des Mélèzes… Ainsi, malgré les différentes crises et incertitudes que traverse notre monde, un certain optimisme est de mise pour les Autorités de la Ville.

Au titre de la convivialité et des rencontres chaleureuses qui ont émaillé ce mois de décembre et dont nous espérons que l’esprit se poursuive durant les fêtes, une association émerge en particulier : Chœur à Cœur*.

Peut-être est-ce l'occasion de rappeler aussi l'importance de garder les yeux et le cœur ouverts à l'autre.

Depuis 35 ans, de nombreux∙ses bénévoles œuvrent à la réussite de cette fête rassembleuse et fraternelle,

rapprochant ainsi des hommes et des femmes de toutes origines et de toutes conditions, dans un art du vivre ensemble qui fait la force de notre société et de notre ville en particulier.
Nous souhaitons ainsi que cet Avent festif et rassembleur se prolonge pour chacun·e d’entre vous durant les fêtes et l’année à venir. Peut-être est-ce l’occasion de rappeler aussi l’importance de garder les yeux et le cœur ouverts à l’autre. Meilleurs vœux à vous, chers lecteurs, chères lectrices !

* Repas offert à la Maison du Peuple, le 25 décembre dès 11h30.


Le Conseil communal

Catégories
Le Conseil Général vous parle

D’où vient la difficulté à déposer un référendum ?

D'où vient la difficulté à déposer un référendum ?

L’outil du référendum est bien connu dans la politique suisse, également au niveau communal. Il permet à un nombre de citoyens défini de remettre en question une décision du Conseil général en provoquant une votation populaire qui viendra confirmer ou infirmer la décision prise par le législatif.

Toutefois, il convient de relever que cet outil se confronte actuellement de manière piquante à la difficulté pratique de réussir à recueillir le nombre de signatures suffisant dans le délai imparti.

Comme exemple, il y a le récent référendum avorté sur le nouveau parc des musées. Sans préjuger du fond du problème, il est navrant que de si importants sujets ne puissent pas être amenés devant le peuple. Alors que les moyens de communication n’ont jamais été aussi développés et rapides, il est étonnant de constater que même d’importants partis politiques ne parviennent pas à leurs fins.

Alors, d’où vient le problème ? Tout d’abord, il serait erroné de faire des reproches à l’implication des partis politiques, leurs moyens financiers et humains étant naturellement limités ; leur engagement n’est pas à remettre en question.

Il faut par contre relever que le nombre de signatures requis pour déposer un référendum (10 % du corps électoral communal) est élevé en comparaison avec le nombre de signatures nécessaire par exemple au point de vue cantonal (4’500 électeurs·trices, soit nettement moins que 10 % du corps électoral du Canton).

La solution la plus opportune serait de mener une réflexion sur la participation politique de la population aux grands sujets débattus au Conseil général. Le Groupe du Centre appelle de ses vœux les citoyen·ne·s de la ville à s’impliquer davantage dans la vie politique et à comprendre le poids considérable que tout un chacun peut – et doit – peser sur les décisions politiques importantes qui nous concernent toutes et tous. En effet, nous avons à cœur de défendre cet instrument politique précieux qu’est le référendum et nous espérons qu’à l’avenir la démocratie directe puisse davantage s’exprimer dans notre ville.

Nous sommes convaincus que chaque citoyen·ne a un rôle à jouer, une place à prendre et un avis souvent tout à fait pertinent, sur la manière dont doit être gérée la Ville de La Chaux-de-Fonds.
À n’en point douter, les fêtes de fin d’année porteront conseil !

Groupe Le Centre
Jonathan Marty

Catégories
Le coin des musées Loisirs

Au Musée, l’histoire est jeu d’enfants et de grands !

Au musée, l'histoire est un jeu d'enfants et de grands

Depuis bientôt 4 ans, le Musée d’histoire développe une riche offre ludique qui permet de découvrir l’histoire de la ville en s’amusant. Destinée à tout un chacun, jeunes (dès 4 ans) et moins jeunes, joueuses et joueurs chevronné·e·s ou non, elle se déroule dans la magnifique Villa Sandoz, mais peut également se prolonger chez vous !

En février 2019, une première escape room a été inaugurée. Fruit d’une collaboration avec le Service de la jeunesse de la Ville, elle a été le point de départ d’un projet plus vaste, intitulé L’Histoire en jeu. Son grand succès (près de 200 parties disputées à ce jour) a d’emblée témoigné de l’intérêt d’une démarche qui permet de s’approprier plus facilement le contenu historique. Un deuxième scénario est désormais proposé au public.

Des jeux d’enquête et des jeux de société complètent l’offre. Les premiers, intitulés Meurtres à Mille Mètres, vous mènent à travers les salles du musée, où vous devrez récolter des indices pour résoudre différentes énigmes. Quant aux seconds, il s’agit de cinq adaptations de jeux de société célèbres. Accessibles en tout temps dans l’une des salles, ils sont aussi en vente à la boutique du musée. Une belle idée de cadeau durant les fêtes et tout au long de l’année !

Francesco Garufo, conservateur au Musée d’histoire

Catégories
Divers

Forum Economètre

ON PARLE D'ÉCONOMIE DIGITALE A LA CHAUX-DE-FONDS

C’est au Musée des beaux-arts, le 11 novembre dernier, qu’a eu lieu la première édition du forum économique « Economètre », créé par le Service de l’économie de La Chaux-de-Fonds et l’Institut de digitalisation des organisations (IDO) de la HEG Arc. Une quarantaine de participant·e·s se sont joint·e·s à cette journée, qui résonne comme une belle réussite. Trois ateliers ayant pour thème principal « l’usage du numérique dans les organisations » ont été présentés et animés par divers intervenant·e·s de la HEG Arc :

Atelier N° 1 : la transmission du savoir-faire
Le processus de transmission du savoir-faire est crucial pour les entreprises industrielles. Les employé·e·s sont les mieux placé·e·s pour former à « ce qui n’est pas écrit dans les livres ». Comment créer de la valeur à partir des compétences des employé·e·s, pour d’autres employé·e·s ? Durant cet atelier mené par le professeur Francesco Termine, a été présentée une plateforme permettant de partager le savoir-faire au travers de tutoriels vidéo réalisés en interne, tout en valorisant les collaborateurs et collaboratrices.

Atelier N°2 : système d’information durable
Le deuxième atelier, mené par Steve Berberat et Damien Rosat, portait sur l’informatique durable, plus particulièrement le « Green by IT » – une thématique méconnue et sous-exploitée à notre époque, visant à utiliser le potentiel de la digitalisation afin de réduire l’empreinte environnementale de son entreprise. C’est au travers d’un jeu que les participant·e·s se sont accordé·e·s sur les meilleures actions à entreprendre,

Atelier N° 3 : la digitalisation
La digitalisation devient, à l’heure actuelle, une nécessité pour conserver la compétitivité face aux autres entreprises et disposer de solutions technologiques compatibles avec l’ère du digital. Soutenue par le programme NPR (aides financières pour projets novateurs), la HEG Arc a mis sur pied le «  Digital Arc Hub  » ; une plateforme qui offre notamment un outil d’auto-évaluation de la maturité digitale d’une entreprise afin de l’accompagner dans la mise en place d’une feuille de route pour sa transformation digitale. L’outil a été développé de manière itérative sous la direction de Maria Sokhn, professeure à la HEG Arc, avec l’aide d’un groupe de travail composé d’expert·e·s et de représentant·e·s d’entreprises.

C’est autour d’échanges et de projets prometteurs que les invité·e·s se sont ensuite joint·e·s à un apéritif dînatoire, servi dans ce lieu sublime qu’est le Musée des beaux-arts. De quoi en avoir l’eau à la bouche pour la prochaine édition.

Pour plus d’informations : www.heg-arc.ch

Texte : HEG Arc & Sophie Amey
Photo : Quentin Perrenoud

Catégories
Le jeu-concours de l'Abeille

Le jeu-concours de l’Abeille : Le mot-croisé

Le Jeu-Concours de l'Abeille : LE MOT-CROISÉ

Cliquez sur l'image pour la télécharger

La solution du jeu de novembre était : C, l’inauguration de l’horloge monumentale Tissot

Retrouvez les solutions des jeux-concours sur notre site internet «  letourbillon.ch  » au début du mois suivant et dans la prochaine édition imprimée. Le ou la gagnant·e sera avisé·e personnellement.

Catégories
La parole aux acteurs

La durabilité et le public au cœur du futur Centre archives et patrimoine

La durabilité et le public au cœur du futur Centre archives et patrimoine

dSA_PAPYRIFERA_IMAGE

Le Centre archives et patrimoine (CAP) verra le jour à La Chaux-de-Fonds à l’horizon 2028. Il regroupera les Archives de la Ville de La Chaux-de-Fonds, les secteurs patrimoniaux de la Bibliothèque de la Ville et les Archives de l’État de Neuchâtel. Ce futur pôle culturel a franchi une étape importante le 12 décembre avec l’annonce du vainqueur du concours d’architecture : le projet Papyrifera met la durabilité et l’accueil du public au cœur d’un bâtiment très bien conçu.

Le besoin de nouveaux locaux de conservation, d’accueil et de travail pour les archives est avéré depuis des années, au niveau de la Ville et de l’État. Les deux partenaires ont lancé un concours d’architecture pour trouver le meilleur projet de réhabilitation et d’agrandissement des anciens entrepôts de la Coop à La Chaux-de-Fonds, à la rue du Commerce 100.

Parmi 36 dossiers reçus, un jury composé d’architectes, d’archivistes et de représentants politiques a désigné comme vainqueur, à l’unanimité, Papyrifera. Ce projet a été réalisé par le bureau DSA Daniele Stendardo Architectes sàrl, associé aux ingénieurs civils de Verso Ingénierie sàrl, à Carouge.

Un concept durable
Le lauréat répond pleinement au cahier des charges du concours : le bâtiment assurera la pérennité des collections et leur mise en valeur, de manière écologiquement responsable. La décision de l’État et de la Ville de réhabiliter un ancien bâtiment industriel constitue une source importante d’économie d’énergie grise. Les locaux de conservation répondront aux exigences low-tech : la qualité de l’enveloppe architecturale garantira les niveaux de température et d’humidité stables dont les archives ont besoin, à la place de systèmes de ventilation énergivores. La sécurité des collections sera ainsi maintenue, même en cas de crise majeure et de coupure de courant.

Un espace d’accueil chaleureux
Le projet accorde aussi une grande importance à l’accueil du public. Son nom évoque les bouleaux à papier (Betula Papyrifera en latin) qui seront plantés devant le bâtiment : un square ombragé invitera à passer de la rue à l’entrée du bâtiment. Le public sera accueilli dans un espace généreux et clair au rez-de-chaussée, traversé par un vaste hall autour duquel s’articuleront les salles de conférence, d’exposition et de lecture.

Ce projet sera affiné afin de préparer une demande de crédit de construction aux deux législatifs en 2024. L’objectif est de créer à La Chaux-de-Fonds un pôle patrimonial et culturel au service de la recherche et du public. Situé à proximité immédiate du futur centre administratif cantonal des Docks et de la nouvelle gare des Forges, le CAP contribuera au renouveau urbanistique du quartier.

Les planches et les maquettes du lauréat et des autres projets sont exposées à la rue du Commerce 100.

Joël Jornod, directeur des Bibliothèques et Archives de la Ville

Montage : « Le projet Papyrifera », DSA sàrl.
Photo des anciens entrepôts de la Coop aujourd’hui : Aline Henchoz

DJI_0963
Catégories
Culture

Une horloge monumentale !

UNE HORLOGE MONUMENTALE !

Une œuvre de 3 mètres de haut occupe désormais fièrement sa place près de la gare, souhaitant la bienvenue dans la Métropole horlogère.

C’est Ignazio Cassis, président de la Confédération, qui fît ce constat en 2018 : aucune horloge n’accueille les voyageurs·euses dans notre ville, berceau de l’horlogerie. Aussitôt dit, aussitôt fait : la marque de montres Tissot proposa de se charger de cette mission. Un challenge partagé avec le Pôle arts appliqués, anciennement appelé École d’arts appliqués. C’est par le biais d’un concours que l’un des étudiants en Design d’objets horlogers ES, soutenu par ses enseignants Stéphane Badet,

Grégoire Munier et Julien Le Bolloc’h, a eu l’opportunité de voir sa création prendre vie.

Le lauréat, Loïc Chatton, a imaginé une boîte de montre décomposée, mettant en valeur le savoir-faire horloger de la région. Un projet aux dimensions peu habituelles pour un designer horloger qui côtoie généralement le dixième de millimètre, plus que le mètre.

L’inauguration de ce monument a eu lieu le 10 décembre 2022, sur la place de la Gare, durant la célèbre Trotteuse-Tissot, qui fêtait sa 14e édition. Pour l’occasion, les départs des courses mixtes et nordic walking ont été donnés devant l’horloge monumentale, juste après un échauffement en musique qui offrit une ambiance animée au lieu.

De nombreux·ses participant·e·s, dont les différent·e·s protagonistes du projet, étaient présent·e·s pour célébrer et découvrir cette nouvelle œuvre. Parmi eux·elles, entre autres, Sylvain Dolla, CEO de Tissot ; François Thiébaud, président de Tissot ; Emilie Voirol ; directrice adjointe à Pôle arts appliqués ; Grégoire Munier et Stéphane Badet, enseignants à Pôle arts appliqués ; Loïc Chatton, designer ; Alain Ribaux, Conseiller d’Etat ; ainsi que Théo Huguenin-Elie, Conseiller communal.

Ce dernier conclut d’ailleurs la mise en lumière de ce projet avec les mots suivants : «  La Métropole horlogère et la Mère commune concentrent non seulement les plus belles manufactures horlogères, mais également un réseau de sous-traitance d’une densité exceptionnelle. Tissot, par cette œuvre offerte à notre ville, permet d’afficher symboliquement, au cœur du tissu urbain, notre savoir-faire horloger. »

Texte et photo : Sophie Amey

Photo ci-dessous : (c) Tissot. François Thiébaud, Sylvain Dolla, Loïc Chatton, Théo Huguenin-Elie et Alain Ribaux lors de l’inauguration de l’horloge monumentale.