Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Société

la Cérémonie des nouvelles et nouveaux habitant-e-s

la Cérémonie des nouvelles et nouveaux habitant-e-s

Le 18 février 2026, les nouvelles et nouveaux habitant-e-s de la commune ont été célébré-e-s à la Maison du peuple lors de la cérémonie d’accueil qui leur est dédiée chaque année. La soirée, en présence des autorités, a été suivie d’un apéritif convivial. Différents services de l’administration étaient présents afin de présenter leurs prestations et répondre aux questions.

Photos : Julie Babey

Galerie photo: www.chaux-de-fonds.ch

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Société Sports

Nouveautés pour la « vélostation Gare 4 »

Nouveautés pour la « vélostation Gare 4 »

Photo : Quentin Perrenoud

Depuis le 28 mai 2025, la Ville de La Chaux de Fonds a mis en service une vélostation sécurisée derrière le bâtiment Gare 4, à deux pas de l’entrée du hall principal de la Gare. Pour le plus grand bonheur des féru-e-s de la petite reine, 43 places avec support ont été aménagées. Avec une signalétique entièrement repensée et un nouvel éclairage, la station est encore plus visible pour les usager-ère-s.

Tarif réduit dès le printemps
Afin d’encourager l’usage du vélo dès le printemps 2026, la Ville de La Chaux-de-Fonds a décidé de baisser fortement les tarifs :

– CHF 1.- la journée
– CHF 5.- la semaine
– CHF 10.- l’abonnement mensuel
– CHF 75.- l’abonnement annuel.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de mobilité durable de La Chaux-de-Fonds : mettre davantage en évidence le stationnement des vélos tout en renforçant son accessibilité et sa sécurisation et en facilitant la combinaison train vélo.

Le service est accessible via le système Velocity www.velocity.ch et utilisable avec le SwissPass.

Patrick Jobin, chef du Service de l’urbanisme, des mobilités et de l’environnement

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Culture Divers

Au Club 44 ce printemps

Au Club 44 ce printemps

Jusqu’à juillet, le Club 44 propose une dizaine de rendez-vous autour des grands enjeux de notre époque. Fidèle à sa tradition, l’institution chaux-de-fonnière invite auteur-trices, chercheur-ses, artistes et acteur-trices de terrain à dialoguer avec le public.

La création artistique sera à l’honneur avec Lola Lafon dont la littérature mêle intimité et engagement, ainsi qu’avec le tromboniste Samuel Blaser, figure du jazz européen, pour un moment placé sous le signe de la musique.

Plusieurs événements se pencheront sur l’impact du numérique : le psychiatre Serge Tisseron montrera comment initier les enfants aux écrans sans nuire à leur santé, tandis que le sociologue Gérald Bronner interrogera notre rapport à la réalité à l’ère du digital.

Entre terre et étoiles, l’anthropologue Nastassja Martin redéfinira nos liens avec les glaciers, le cosmologiste Aurélien Barrau ouvrira une réflexion sur l’Univers, et l’agronome Hervé Coves présentera une approche sensible de la biodiversité de nos sols.

Enfin, plusieurs regards aborderont notre société : Pierre Krähenbühl expliquera les défis humanitaires du CICR, Andreas Wimmer analysera les mécanismes de discrimination, et une enquête anthropologique autour des procès de Mazan éclairera les dynamiques sociales et rapports de pouvoir.

Informations: www.club-44.ch

Mona Juillard, chargée de communication
Photo : Lynn S. K.

Lola Lafon, autrice, au Club 44 le 27 avril 2026
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Culture Santé Société

Le Défi Mobilités Actives s’organise en juin 2026

Le Défi Mobilités Actives s'organise en juin 2026

Qui osera se passer de sa voiture durant un mois et tester d’autres modes de déplacement ? En échange d’un abonnement en transports publics ou un vélo à assistance électrique, participez à ce défi gratuit mis en place par l’ATE, torks.ch, la Ville et transN.

Organisé pour la première fois en 2025, ce défi est à nouveau lancé pour toutes personnes actives ou retraitées, résidant à La Chaux-de-Fonds. Il a pour but de changer les habitudes des automobilistes et leur permettre de se déplacer facilement. À pied, à vélo, ou en transports publics, les déplacements sont souvent plus judicieux en mobilité douce pour des petites distances, toutefois, prendre sa voiture reste un réflexe… Ce défi représente une opportunité de tester d’autres modes de déplacement.

Motivé-e-s ? Les inscriptions sont ouvertes sur ate-ne.ch. Places limitées et délai d’inscription fixé au 6 mai 2026.

Les participant-e-s reçoivent un abonnement mensuel Onde verte 2 zones (ou l’équivalent de cet abonnement en transports publics) pour le mois de juin avec, en option et c’est une nouveauté cette année, la carte Junior pour les enfants. Les intéressé-e-s peuvent également opter pour un abonnement mensuel pour un vélo à assistance électrique (torks ou Vélospot). À l’issue du défi, un tirage au sort est organisé́ avec des prix intéressants, notamment un abonnement annuel Onde verte 2 zones.

Conditions de participation :
– habiter la commune et posséder une voiture,
– accepter de renoncer à son utilisation durant le mois de juin et tester des modes de déplacements alternatifs,
– tenir un journal de bord.

Pour toutes questions, vous pouvez contacter le service de l’urbanisme, des mobilités et de l’environnement :
sume.marketingurbain@ne.ch ou l’ATE : info@ate-ne.ch.

Nancy Kaenel Rossel, responsable du secteur commerce, centre-ville
et tourisme du Service de l’urbanisme, des mobilités et de l’environnement (SUME)

Contacts :

ATE :
Marie-Claire Pétremand, 032 926 08 19
torks.ch :
Timothée Duran, 076 509 55 42
SUME :
Patrick Jobin, chef du Service de l’urbanisme, des mobilités et de l’environnement, 032 967 62 21
transN :
Maïka Moullet, coordinatrice marketing 032 924 24 80

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Le dossier du mois

L’Heure bleue et la Salle de musique : joyaux d’histoire et de culture

L’Heure bleue et la Salle de musique : joyaux d'histoire et de culture

Salle de musique : vue de la scène et des orgues

En dehors de celui de Bellinzone, L’Heure bleue de La Chaux-de-Fonds est le seul théâtre à l’italienne de Suisse. Il est attenant à la Salle de musique, avec laquelle il forme un même complexe culturel, géré par le TPR. Le Service de la communication de la Ville s’est rendu sur place. Profitant d’une visite guidée de Pascal Schmocker, régisseur général de la Salle de musique, nous avons compris pourquoi ces deux salles, chacune à leur manière, contribuent au rayonnement de la Cité horlogère bien au-delà des frontières nationales.

Le théâtre de L’Heure bleue
Le Casino-théâtre, ainsi qu’on l’appelait alors, fut inauguré en 1837. Sa construction répondait à la volonté de doter la ville d’une salle de spectacles à la hauteur de son prestige. La Chaux-de-Fonds connaissait alors une forte croissance économique, qui atteindra son apogée entre 1850 et le début de la Première Guerre mondiale. Commandité par la Société du Casino, le bâtiment fut conçu par le jeune architecte soleurois Peter Felber, qui adopta un style alors en vogue : le théâtre à l’italienne. Cette appellation ne renvoie pas à une appartenance culturelle, mais plutôt à une typologie architecturale.

Le style « à l’italienne »
L’une des caractéristiques majeures du théâtre à l’italienne est la disposition en forme de fer à cheval. Dans son ensemble, sa configuration met en valeur la stratification sociale. À La Chaux-de-Fonds, la salle se compose d’un parterre et de trois niveaux de balcons. Correspondant à la hiérarchie des classes sociales, le parterre était occupé par les spectateur-trice-s les plus modestes, tandis que chaque étage révélait un niveau d’aisance plus élevé. Curieusement, les places situées dans les angles, réservées aux plus fortunés, n’offraient aucune visibilité sur la scène. Ce paradoxe s’explique par la fonction sociale du théâtre, où il s’agissait avant tout d’« être vu ». Les élites cherchaient davantage à exhiber leurs atours devant le public qu’à assister au spectacle.

Dans le cas de La Chaux-de-Fonds, cet aspect mondain n’était pas déterminant : le choix du style s’explique avant tout par un souci esthétique et symbolique. Un théâtre traduit en effet le prestige d’une ville. Ici, cela s’exprime dans les couleurs, les décors, les détails ornementaux et les clins d’œil architecturaux, qui affirment l’importance du lieu. Sur l’une des parois supérieures, l’on distingue le blason de La Chaux-de-Fonds, les noms de figures locales et plusieurs muses. En levant les yeux vers le plafond, les visiteur-euse-s découvrent un grand velum orné de onze figures féminines : huit des neuf muses olympiennes, trois personnages anonymes, et un espace demeuré vide (voir l’encadré).

Ces qualités esthétiques dialoguent avec celles de la Salle de musique, qui, de son côté, se distingue par d’autres atouts remarquables — notamment ses orgues et son acoustique exceptionnelle.

La Salle de musique
Inaugurée en 1955, la Salle de musique est le fruit d’un projet mûri depuis trois décennies. L’idée émerge en 1925 avec la fondation de l’association Musica, dont le but est de doter La Chaux-de-Fonds d’une salle de concert digne de son statut. Ironie du sort : cette « petite sœur » finira par sauver son aîné, le théâtre, alors menacé de destruction au profit d’une grande salle polyvalente.En 1941, Musica acquiert la majorité des actions de la Société du théâtre et décide de construire la nouvelle salle de concert dans le bâtiment adjacent. C’est de cette démarche qu’est née la contiguïté entre les deux édifices.

Parmi les trésors de la Salle de musique, son orgue occupe une place à part. Comme le souligne M. Schmocker, « les salles de concert dotées d’un orgue étaient rares à l’époque. Aujourd’hui encore, il y a peu de salles disposant d’un instrument comparable intégré à sa structure. » L’accès à l’orgue se fait par une petite échelle menant à un impressionnant ensemble de 3’500 tuyaux de tailles variées, composés principalement de plomb et d’étain — un paysage vertical évoquant des immeubles miniatures s’élançant vers le ciel.

La réputation internationale de la salle repose surtout sur son acoustique d’exception. « Des musicien-ne-s viennent de toute l’Europe, et parfois de plus loin, pour enregistrer ici. La Salle de musique est mondialement connue pour cela », souligne son régisseur.

À eux deux, ces lieux de spectacle et de concert scandent le nom de La Chaux-de-Fonds plus fort que tout témoignage, rappelant que l’intérêt de la ville du Haut dépasse largement le cadre de l’horlogerie.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Julie Babey

Nos remerciements à Pascal Schmocker, le régisseur de la Salle de musique, pour sa disponibilité lors de l’élaboration de cet article.

Salle de musique : le jeu d'orgues
Pascal Schmocker, régisseur de la Salle de musique
Théâtre de l'Heure bleue : dessous techniques de la scène
Théâtre de L'Heure bleue  : vue partielle de la machinerie

LES MUSES DU THÉÂTRE

Depuis la droite, juste après l’espace vide (toile effacée qui représente probablement Euterpe, seule muse manquante), dans le sens antihoraire, suivant l’ordre d’apparition, l’on peut voir Uranie (Astronomie), figure anonyme (probable évocation de la musique), Clio (Histoire), Terpsichore (Chant), Calliope (Poésie épique), Polymnie (Lyrisme), figure anonyme (probable personnification de la Sculpture), figure anonyme (probable personnification de la Félicité), Thalie (Comédie), Erato (Poésie amoureuse et érotique) et Melpomène (Tragédie).

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Culture Économie Société

La Ville de La Chaux-de-Fonds au Salon de l’immobilier neuchâtelois 2026

La Ville de La Chaux-de-Fonds au Salon de l’immobilier neuchâtelois 2026

Du 22 au 26 avril 2026 se tiendra le Salon de l’immobilier neuchâtelois (SINE) aux patinoires du Littoral à Neuchâtel.

La Ville de La Chaux-de-Fonds sera une nouvelle fois présente à cette manifestation, le samedi 25 avril.

La Métropole horlogère se joint cette année à un grand stand « Neuchâtel, un canton à vivre » (n° 80), hôte d’honneur du salon, réunissant les communes du Locle, de La Grande Béroche, de Laténa, de La Chaux-de-Fonds et de Val-de-Travers. Une occasion privilégiée de mettre en lumière les richesses locales et les multiples facettes du « bien vivre » neuchâtelois, entre qualité de vie, dynamisme économique et attractivité résidentielle.

Dans l’autre partie du stand cantonal, plusieurs services et partenaires seront également présents afin d’informer et conseiller le public. Le Service de l’énergie et de l’environnement accueillera les visiteurs du mercredi au jeudi afin de répondre à toutes les questions liées aux subventions et aux différentes aides disponibles pour la rénovation énergétique des bâtiments.

Le vendredi, Lignum va promouvoir les constructions en bois local et les atouts de cette ressource régionale. Enfin, l’Office du logement sera présent le samedi et le dimanche pour renseigner la population sur les questions liées aux appartements avec encadrement et aux solutions de logement adaptées.

Le samedi, jour de présence de la Ville, sera placé sous le signe de la convivialité, avec la participation de représentant-e-s de La Chaux-de-Fonds ainsi que Capitale culturelle 2027 (lcdf27). Un apéritif officiel sera offert au public dès 17h. Un concours permettant de remporter des bons en Abeille, la monnaie locale chaux-de-fonnière, ainsi que de nombreuses informations sur les projets communaux ainsi que les locaux ou appartements disponibles, seront proposés tout au long de la journée.

Autre bonne nouvelle : l’entrée au salon est gratuite cette année. Une raison supplémentaire de découvrir le SINE 2026 et de rencontrer des représentants et représentantes de la Ville.

Informations complémentaires : salonimmobilier-ne.ch

Christophe Mirabile, chef du Service de la communication

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Divers Loisirs Société

Gala 2026 du club des patineurs – plongez au coeur de l’émotion!

Gala 2026 du club des patineurs - plongez au coeur de l'émotion!

© cp-cdf.ch

Le samedi 21 mars 2026, la patinoire des Mélèzes s’illuminera pour le gala annuel du Club des Patineurs de La Chaux-de-Fonds (CPC). Intitulé « Les émotions », ce spectacle promet une soirée suspendue entre grâce sportive et magie visuelle, avec la participation exceptionnelle de la championne suisse Caline Répond.

Chaque année, le gala du CPC est le point d’orgue de la saison pour environ 70 patineurs de la Métropole horlogère. Pour cette édition 2026, le club a choisi d’explorer le thème universel des « émotions ». À travers des tableaux chorégraphiés allant de la joie à l’émerveillement, les athlètes de tous âges — des premiers pas sur glace aux patineurs de compétition — raconteront une histoire où la technique se met au service du cœur.

Une invitée de prestige sur la glace chaux-de-fonnière

L’événement prend une dimension nationale cette année avec la présence de Caline Répond. Sacrée Championne Suisse Young Novice 2026, la jeune prodige viendra illuminer la glace des Mélèzes de son talent et de sa précision. Sa participation est une opportunité rare pour le public neuchâtelois d’admirer le futur du patinage suisse et une source d’inspiration immense pour les jeunes membres du club.

Un événement populaire, festif et gourmand

Fidèle à son ancrage local, le Club des patineurs mise sur une ambiance conviviale.Les festivités débuteront dès 17h00 avec une offre de restauration pensée pour les familles : des hot-dogs et des crêpes maison seront de la partie à la buvette. Après le spectacle, qui débutera à 18h00, le public ne sera pas seulement spectateur : une disco sur glace est organisée de 20h00 à 21h00 pour permettre à chacun de chausser ses patins et de prolonger la fête en musique (pas de location sur place, prenez vos patins).

L’entrée est libre (collecte au chapeau), afin de permettre à toutes et tous de venir célébrer la vitalité du sport chaux-de-fonnier.

Informations pratiques

Quoi : Gala 2026 du CPC « Les émotions ».
Date : Samedi 21 mars 2026.
Lieu : Patinoire des Mélèzes, La Chaux-de-Fonds.
Horaires : Buvette dès 17h00 | Spectacle à 18h00 | Disco sur glace à 20h00.
Entrée : Libre, au chapeau.
Site Internet: cp-cdf.ch
Instagram: @_club_des_patineurs_cdf

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Culture Destination capitale culturelle La parole aux acteurs

L’équipe de lcdf27 s’installe aux Anciens abattoirs

L'équipe de lcdf27 s'installe aux Anciens abattoirs

Photo : Julie Babey

Ça bouge à la rue du Commerce ! Depuis le mois de décembre, lcdf27 a pris ses quartiers à l’entrée des Anciens abattoirs. Lcdf27, c’est l’association chargée de piloter « capitale culturelle ». Pour l’instant, il s’agit d’une quinzaine de personnes, mais les bureaux se remplissent à vue d’œil.

L’emplacement n’est pas anodin, car les Anciens abattoirs formeront l’épicentre de la manifestation tout au long de 2027. Ce lieu insolite et chargé d’histoire sera entièrement transformé pour l’occasion. Les travaux vont bon train, mais il faudra attendre le 31 décembre pour découvrir la métamorphose. 

Dans le bâtiment rénové, ça sent encore la peinture. Les murs sont d’un blanc éclatant et de magnifiques carreaux-ciment de 1906 ornent les couloirs.

En bas se trouvent l’administration et le pôle partenariats et projets citoyens, actuellement occupé à la recherche de fonds. À côté, la « comm » relaye l’information autour des résultats du 2e appel à projets. La « prod » s’inquiète de loger les artistes, dont ceux qui viendront prochainement préparer leurs interventions. À l’étage, la technique jongle entre les dizaines de projets. La grande salle de réunion bruisse du matin au soir ; reste la cuisine, où l’on croise rapidement les collègues, le temps d’un café.

Tout en haut, on imagine un système de billetterie – avant de penser à l’accueil du public et à la recherche de bénévoles. Partout, les to-do lists sont longues. L’équipe artistique seconde les artistes et peaufine les projets – maintenant que tout est décidé sur papier, il faut tout concrétiser. Dans l’angle se trouve le bureau du directeur – le chef d’orchestre qui fédère tout ce petit monde. Depuis la rue, à l’aube, on aperçoit déjà sa silhouette à la fenêtre, devant sa table de travail.

De tous les côtés, on interagit avec les artistes, les institutions culturelles, les partenaires, et les services de la Ville. Un bureau d’accueil ouvrira au public au rez-de-chaussée avant la manifestation.

En savoir plus sur la manifestation : lcdf27.ch

Marikit Taylor, chargée de mission Capitale culturelle
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Culture Patrimoine

Louis Chevrolet : modèle parfait du mythe américain

Louis Chevrolet : modèle parfait du mythe américain

Au premier plan, Louis Chevrolet. Photo : Bibliothèque nationale de France - Novembre 1920

Le Parc de l’Ouest, où trône la statue en hommage à Louis Chevrolet, me rappelle Daniel, un camarade de classe, et des voisins d’autrefois. Je devais être en quatrième primaire. L’instituteur nous avait demandé de penser à un sujet pour « une conférence ». Daniel proposa de nous raconter la vie de Louis Chevrolet, un aventurier et constructeur d’automobiles né à La Chaux-de-Fonds à la fin du 19e siècle. Je n’en avais jamais entendu parler, en revanche je connaissais la marque de voitures. Elles exerçaient une incroyable fascination chez mon père. Il est vrai que les deux Chevrolet métallisées de nos voisins, des Impalas du début des années 1960, m’émerveillaient aussi. L’une était bleue et l’autre brune.

Je préférais la brune à cause des paillettes de la carrosserie. Elles me rappelaient les flacons des crèmes solaires et les après-midis à la piscine. Les propriétaires des véhicules habitaient dans l’immeuble jouxtant le nôtre. Ils les parquaient devant leur entrée. A l’époque, il y avait peu de voitures. Les grosses cylindrées se garaient facilement, et gratuitement, devant la maison. Les enfants, nous jouions en courant partout sur la route et les trottoirs. Par beau temps, notre vitalité atteignait son paroxysme. Alors père et fils, des immigrés italiens qui investissaient probablement tout leur salaire dans leur passion, s’adossaient chacun sur une carrosserie pour s’assurer que l’on n’y toucherait pas. 

Arriva le jour de la conférence de Daniel. Pour moi, ces « grosses américaines » servaient à promener des stars dans les films et à titiller les fantasmes des habitant-e-s du quartier. Je n’imaginais pas qu’elles portaient le nom d’un célèbre coureur automobile, un inventeur qui avait vu le jour à la rue du Grenier 22, là où à présent s’élève une tour. Un homme que la soif de vitesse et de modernité avait mené de nos montagnes à Détroit, en passant par Paris et New York.

 

Dunia Miralles, autrice de l’emblématique Swiss trash, revient sur son rapport avec une figure historique qui a contribué au rayonnement de notre ville : Louis Chevrolet. L’écrivaine chaux-de-fonnière nous en apprend un peu plus sur l’aura du pilote de course et inventeur de la marque automobile éponyme.

Vue de la statue en hommage à Louis Chevrolet du Parc de l'Ouest. Photo : Christophe Schindler

Qu’un Chauxois soit devenu un mythe d’outre-Atlantique, m’ébahissait. Son périple est également relaté dans le livre de Michel Layaz : Les vies de Chevrolet, paru aux Éditions Zoé. L’ouvrage nous emmène dans le rêve américain, du temps où l’Amérique faisait encore rêver, comme elle faisait rêver les immigrés italiens, mon père ou les enfants du baby-boom. Je vais quand même divulgâcher la fin : malgré la grandeur et l’abondance que Chevrolet représente, Louis est mort pauvre, pendant que l’entreprise étasunienne qui avait racheté ses brevets s’enrichissait. Son cœur de Montagnard était probablement resté trop pur pour devenir riche.

Dunia Miralles, écrivaine chaux-de-fonnière

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Le dossier du mois

Ludesco 2026 : le festival brouille les frontières

Ludesco 2026 : Le Festival brouille les frontières

Spectacle-loto, enquête géante et manoir hanté: Ludesco 2026 promet 55 heures où La Chaux-de-Fonds devient un immense terrain d’expériences ludiques.

Du 27 au 29 mars 2026, Ludesco va s’emparer une fois de plus de La Chaux-de-Fonds pour 55 heures non-stop. « Le Festival va proposer près de 90 animations et expériences ludiques », commente Thomas Junod, l’un des coprésidents de l’événement, qui a enregistré une affluence sans précédent l’an dernier, avec 11’000 participantes et participants.

Les records, c’est bien, mais l’un des principaux défis du comité est de se renouveler et ça tombe bien : pour cette 17e édition, le plus grand festival de jeux et d’expériences ludiques de Suisse promet une programmation pleine de surprises, qui brouille les frontières.

Des formats participatifs et immersifs
Parmi les temps forts annoncés figure Carton, un spectacle-loto présenté par trois comédiennes et comédiens professionnel-le-s, dont Blaise Bersinger, un humoriste bien connu notamment des auditrices et auditeurs de la RTS. Le principe ? « C’est un loto avec une subtilité: les joueuses et joueurs remportent des quines et des cartons sous forme de scénettes théâtrales interprétées par les comédiens », explique Thomas Junod. À la frontière entre jeu et performance scénique, la proposition illustre l’ADN du Festival. « Ludesco est aussi un laboratoire ludique. Nous sommes là pour faire vivre des expériences ».

Les jeux populaires seront eux aussi servis à la sauce Ludesco, notamment avec un moment devenu culte, une version géante du célèbre jeu Loup-Garou. Les Loups-Garous de Baker Street est une partie qui réunira cent participantes et participants plongés dans un Londres victorien. « Réparti-e-s dans plusieurs villages emblématiques de la saga, les joueurs et joueuses devront faire triompher la raison ou le crime, dans une enquête haletante comme un roman de Conan Doyle », détaille Thomas Junod.

Découverte et exploration irriguent l’ensemble du Festival, qui investira les institutions culturelles de La Chaux-de-Fonds pour les révéler sous un angle inédit. À la Bibliothèque, un cache-cache géant transformera les rayonnages en terrain d’aventure, offrant une relecture ludique d’un jeu universel accessible à tous les âges.
Dans cette logique d’expériences hors cadre, Ludesco franchira même les frontières communales. Mysterium Live transposera le célèbre jeu d’enquête en grandeur nature dans un manoir du Locle. Huit équipes de médiums tenteront d’élucider une mort inexpliquée, guidées par les visions énigmatiques d’un esprit. Observation, imagination et coopération seront essentielles pour lever le voile sur le mystère avant qu’il ne soit trop tard. Vous voulez plus de sueurs froides, que diriez-vous d’une partie de Hantise au mythique Train Fantôme de La Chaux-de-Fonds ?

Un Festival pour toutes les générations
L’édition 2026 mettra un accent particulier sur l’accessibilité et les familles. La Maison du Peuple, le Club 44 et le Centre de formation professionnelle demeurent le cœur de la manifestation, là où plus de 2’000 jeux peuvent être joués et expliqués par une brigade de bénévoles. Pour relier ces lieux emblématiques, la rue de la Serre deviendra un véritable village ludique en plein air, avec jeux XXL, installations interactives et animations spontanées. Un espace gratuit où les passant-es pourront s’arrêter, jouer ou simplement observer, sans billet.

L’objectif de Ludesco reste inchangé : permettre à toutes les générations de vivre l’expérience Ludesco, que l’on soit joueuse chevronnée, joueur occasionnel ou simple curieux de passage. Cette volonté d’ouverture s’exprimera dès le vendredi midi, autour d’un repas multiculturel devenu un rendez-vous incontournable. « C’est une manière d’affirmer, dès la première minute, une ouverture qui dépasse les frontières linguistiques et culturelles », analyse Thomas Junod. Le festival poursuivra également ses efforts en matière d’inclusion et de plurilinguisme afin que chacune et chacun puisse trouver sa place.

Incontournable pour le monde du jeu
Le Festival entend d’ailleurs renforcer son engagement en faveur de l’inclusion, de l’accessibilité et du plurilinguisme. « Nous faisons des efforts pour intégrer les autres langues nationales dans notre programmation et dans les activités proposées. Cette année, nous allons encore renforcer cet aspect », précise le coprésident. Des jeux en allemand seront notamment proposés grâce, entre autres, à l’appui de la Fondation Winterthur – La Chaux-de-Fonds.

Au fil des années, Ludesco s’est imposé comme un carrefour incontournable pour les professionnelles et professionnels du secteur. Créatrices et créateurs, autrices et auteurs, maisons d’édition ainsi qu’actrices et acteurs de la médiation ludique s’y donnent rendez-vous pour présenter leurs nouveautés, tester des prototypes et échanger directement avec leur public.

En 2026, cette dimension sera renforcée par l’ouverture d’un espace entièrement dédié aux maisons d’édition au sein de l’École d’Arts appliqués. « Une première qui élargit encore le cœur du Festival, en un véritable village ludique », souligne Thomas Junod.

À l’approche de l’année où La Chaux-de-Fonds portera le titre de Capitale culturelle suisse 2027, Ludesco confirme ainsi la place de la ville comme épicentre du jeu et de la création, en Helvétie et même bien au-delà de ses frontières.

Ludo, Ludesco
Photos : Ludesco

Ludesco 2026 – Infos pratiques

27–29 mars 2026, 55 heures non-stop

 

Billetterie:
Eden Club (serre 83), dès
l’ouverture du festival

Tarifs (CHF):
Moins de 6 ans gratuit
6–15 ans 5.–
Adulte 10.– / 15.–
Étudiant·e 7.– / 10.–
AVS/AI 8.– / 11.–
Pass soutien dès 20.–

Accès:
5 min à pied de la gare. Parkings Entilles et Métropole.

Handicap:
1 accompagnant-e gratuit-e.
Ascenseur limité.

www.ludesco.ch
info@ludesco.ch

Photo : Patrick Chollet

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