La Plage des Six Pompes 2026 : une saveur particulière
La Plage des Six Pompes, c’est près de 150 représentations en six jours, une cinquantaine de compagnies présentes et 10’000 festivalier-ère-s par jour, en moyenne. Mais derrière les chiffres vertigineux du plus grand festival suisse des arts de la rue, se cache une belle aventure humaine, tissée par le fil de la passion. Celle du public dévoué, qui ne s’est jamais dédit de son amour pour l’événement, depuis 1993. Celle des artistes, qui ont toujours répondu à l’appel. Enfin, celle des bénévoles, dont la provenance dépasse les frontières des montagnes neuchâteloises : « Il y a des équipes qui viennent de Marseille en stop, chaque année, pour venir donner un coup de main. D’autres viennent de Belgique ou d’ailleurs. Certain-e-s nous contactent en amont pour s’excuser lorsque le déplacement n’est pas possible », confie avec émotion Pauline Bessire, la directrice du festival.
Il est évident qu’une telle manifestation ne va pas sans un certain nombre de défis. Outre la finance, la logistique, la recherche de bénévoles, challenges permanents, il en est deux qui sont omniprésents ces dernières années : le changement climatique et la perte de lieux de jeu. La chaleur, qui atteint parfois des niveaux peu supportables, ainsi que les grosses pluies peuvent jouer les trouble-fêtes. Ce facteur est d’autant plus essentiel que les souvenirs de l’orage de 2023 sont encore vifs. D’autre part, les aménagements urbains représentent un défi pour la programmation. Il est dorénavant plus difficile de faire venir des grandes formes par manque de place.
Dans le registre des défis, La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse 2027, arrive également à grands pas. L’équipe de La Plage est déjà dans les starting-blocks: « Il y aura plus d’intensité, plus de monde qui va arriver, sur le même nombre de jours. Mais nous sommes prêt-e-s. On savait que Capitale culturelle allait arriver et l’on se prépare déjà depuis plusieurs années », assure la directrice. Dans cette perspective, l’édition 2026 a une saveur particulière : « On a énormément travaillé ces derniers mois avec le service de l’urbanisme et avec le marketing urbain pour préparer le retour sur la place du Marché afin de présenter un plan qui tient la route. Le but, c’est de pouvoir le tester en 2026 afin de pouvoir l’améliorer au besoin. »
Un festival vit pour son public, mais ne peut pas vivre sans lui. N’oubliez pas de vous retrouver aux bars de La Plage afin de partager des moments festifs. Pour ce qui est des artistes, un chapeau est disponible en fin de représentation, et est même proposé en version digitale.
Jean Christophe Malou, rédacteur