Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

Catégories
Divers Loisirs

La Plage des Six Pompes 2026 : une saveur particulière

La Plage des Six Pompes 2026 : une saveur particulière

Plage des Six Pompes 2025 - Photo : Gilles Mauron

La Plage des Six Pompes, c’est près de 150 représentations en six jours, une cinquantaine de compagnies présentes et 10’000 festivalier-ère-s par jour, en moyenne. Mais derrière les chiffres vertigineux du plus grand festival suisse des arts de la rue, se cache une belle aventure humaine, tissée par le fil de la passion. Celle du public dévoué, qui ne s’est jamais dédit de son amour pour l’événement, depuis 1993. Celle des artistes, qui ont toujours répondu à l’appel. Enfin, celle des bénévoles, dont la provenance dépasse les frontières des montagnes neuchâteloises : « Il y a des équipes qui viennent de Marseille en stop, chaque année, pour venir donner un coup de main. D’autres viennent de Belgique ou d’ailleurs. Certain-e-s nous contactent en amont pour s’excuser lorsque le déplacement n’est pas possible », confie avec émotion Pauline Bessire, la directrice du festival.

Il est évident qu’une telle manifestation ne va pas sans un certain nombre de défis. Outre la finance, la logistique, la recherche de bénévoles, challenges permanents, il en est deux qui sont omniprésents ces dernières années : le changement climatique et la perte de lieux de jeu. La chaleur, qui atteint parfois des niveaux peu supportables, ainsi que les grosses pluies peuvent jouer les trouble-fêtes. Ce facteur est d’autant plus essentiel que les souvenirs de l’orage de 2023 sont encore vifs. D’autre part, les aménagements urbains représentent un défi pour la programmation. Il est dorénavant plus difficile de faire venir des grandes formes par manque de place.

Plage des Six Pompes 2025 - Photo : Thalie Rossetti

Dans le registre des défis, La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse 2027, arrive également à grands pas. L’équipe de La Plage est déjà dans les starting-blocks: « Il y aura plus d’intensité, plus de monde qui va arriver, sur le même nombre de jours. Mais nous sommes prêt-e-s. On savait que Capitale culturelle allait arriver et l’on se prépare déjà depuis plusieurs années », assure la directrice. Dans cette perspective, l’édition 2026 a une saveur particulière : « On a énormément travaillé ces derniers mois avec le service de l’urbanisme et avec le marketing urbain pour préparer le retour sur la place du Marché afin de présenter un plan qui tient la route. Le but, c’est de pouvoir le tester en 2026 afin de pouvoir l’améliorer au besoin. »

Un festival vit pour son public, mais ne peut pas vivre sans lui. N’oubliez pas de vous retrouver aux bars de La Plage afin de partager des moments festifs. Pour ce qui est des artistes, un chapeau est disponible en fin de représentation, et est même proposé en version digitale.

Jean Christophe Malou, rédacteur

Plage des Six Pompes 2025 - Photo : Brigitte Ramseier
Catégories
Divers Société

Les 7 Abeilles virevoltent aussi désormais sur smartphone

Les 7 Abeilles virevoltent aussi désormais sur smartphone

Les Chemins des 7 Abeilles élargissent leur communication et les outils d’orientation à l’attention des randonneur-euse-s. Créée en 2015, cette association basée à La Chaux-de-Fonds entretient le balisage de sept promenades en nature autour de la Métropole horlogère, dont les points de départ et d’arrivée sont accessibles en transports publics, illustrant parfaitement la proximité qui caractérise la Métropole horlogère avec les grands paysages qui l’entourent.

Depuis peu, ces sept promenades, qui passent par des lieux aussi emblématiques que le Mont-Cornu, Pouillerel ou encore le Mont Jacques, sont disponibles sur l’application Pindex (téléchargeable sur Google Play et Apple Store). Cet outil, qui a vu le jour entre La Chaux-de-Fonds et Saint-Imier en 2017 grâce à des étudiant-e-s au Lycée Blaise-Cendrars, transmet les informations pratiques sur les randonnées et sur certains points d’intérêts situés le long du parcours, notamment les buvettes, restaurants et lieux culturels.

En parallèle, la carte-dépliant actualisée, qui rencontre un important succès à l’office du tourisme, a été réimprimée à 6’000 exemplaires avec le soutien de la Ville de La Chaux-de-Fonds, explique Daniel Musy, président de l’association.

La monnaie locale s’invite sur les chemins

Clin d’œil à cet insecte pollinisateur, la monnaie locale de la Ville de La Chaux-de-Fonds l’Abeille s’invite ce printemps sur les sept chemins à l’occasion de son 7e anniversaire. Jusqu’en septembre, les promeneurs et promeneuses auront peut-être la chance de découvrir un code QR caché une fois par mois, d’une valeur en Abeille de 49 francs. Le concours sera lancé via les réseaux sociaux (Instagram : 2300labeille et Facebook : carte abeille) le premier mercredi de chaque mois.

Léonard Reichen, rédacteur

Catégories
La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

Une place pour l’égalité

Une place pour l'égalité

Le 14 juin 1981, le principe de l’égalité des droits entre femmes et hommes est soumis au vote de la population suisse en vue de son inscription dans la Constitution fédérale. Le texte est accepté par le peuple est les cantons avec une majorité de 60,7 %. Un alinéa est ajouté à l’article 8 de la Constitution stipulant que « L’homme et la femme sont égaux en droit ».

En 1996, le principe d’égalité est confirmé par l’entrée en vigueur de la loi fédérale sur l’égalité en femmes et hommes. Cette nouvelle loi vise à garantir ce principe dans la vie professionnelle et à interdire toute discrimination.

Cependant, devant la persistance des inégalités, une grève féministe est organisée en Suisse le 14 juin 2019. Cette manifestation, devenue annuelle, veut montrer que, malgré les dispositions légales en place, il existe toujours des inégalités salariales entre hommes et femmes, de la discrimination à l’embauche et des comportements sexistes au travail. La date est choisie en souvenir de la grève du 14 juin 1991, menée par des ouvrières de la Vallée de Joux, pour de meilleures conditions de travail.

À La Chaux-de-Fonds, la place du 14-juin est inaugurée en 2003. Les autorités choisissent alors de baptiser un espace encore sans nom le long de la rue du Versoix. La cérémonie officielle a lieu en même temps que celle de la place des Brigades-Internationales, qui, elle, fera l’objet d’un prochain article.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine

Photos : Alyssa Arricale

Catégories
Culture Société

Remontez le temps et la rue de l’Hôtel-de-Ville

Remontez le temps et la rue de l’Hôtel-de-Ville

Photo : Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, département audiovisuel, Fonds Albert Schoenbucher

Le Parc du Doubs vous invite à participer à une visite guidée originale à travers l’histoire méconnue de la rue de l’Hôtel-de-Ville à La Chaux-de-Fonds. Cette sortie insolite est organisée dans le cadre du Festival de la Plage des Six Pompes, les 4 et 5 août prochain. Le public remontera le temps en compagnie de Maurice Grünig, guide et fin connaisseur de la Métropole horlogère, pour découvrir comment une ancienne combe humide et peu accueillante est devenue l’une des artères les plus vivantes de la ville.

Avant le XIXe siècle, la route reliant La Chaux-de-Fonds à Neuchâtel empruntait un autre tracé et la combe, alors marécageuse, sombre et difficilement praticable, ne semblait pas destinée à devenir un lieu d’accès à la cité.

Mais son relief plus doux représentait un avantage important pour sortir facilement de la ville et accéder à la route de Neuchâtel. Après plusieurs travaux d’assainissement, la nouvelle rue de la Combe est inaugurée en 1809. Peu à peu, le quartier se développe et accueille artisans, professions libérales, commerces et services, mais les ateliers horlogers, nécessitant beaucoup de lumière naturelle, restent absents de cette rue moins ensoleillée.

Au fil des décennies, le quartier se bâtit une mauvaise réputation. En effet, en 1883 déjà, la rue compte seize établissements publics. Par la suite, ce ne sont pas moins de 47 cafés, auberges ou débits de boissons qui s’y installent, créant une atmosphère particulière. Aujourd’hui, la rue de l’Hôtel-de-Ville est moins animée qu’autrefois, mais elle canalise une grande partie du flux de la circulation entrant dans le centre-ville.

Tout au long de cette balade urbaine d’environ 2 heures (40 minutes de marche effective), Maurice Grünig égrainera anecdotes savoureuses et histoires oubliées. Le guide présentera également plusieurs documents anciens pour illustrer son propos. L’activité est offerte par le Parc du Doubs, mais l’inscription est obligatoire (maximum 20 personnes, dès 10 ans), via le Point Info du Festival de la Plage des Six Pompes. Le lieu de rendez-vous sera communiqué lors de la réservation.

Sylvine Boillat, chargée de communication du Parc du Doubs

Catégories
Divers Santé

L’hôpital de la chaux-de-fonds fête ses 60 ans

L'hôpital de la chaux-de-fonds fête ses 60 ans

Officiellement inauguré en 1966, l’hôpital de La Chaux-de-Fonds souffle ses soixante bougies. Son directeur, Pascal Braichet, a accepté de partager ses impressions sur l’événement, mais aussi sur l’institution, qui prend soin des Chaux-de-Fonnières et Chaux-de-Fonniers depuis plus de six décennies.

Ce mois de juin, l’hôpital de La Chaux-de-Fonds fête ses 60 ans. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette commémoration ?
Nous souhaitons marquer le coup pour cet anniversaire et nous l’avons lancé à la fin de l’année dernière. Un groupe de travail a été mis en place pour organiser des portes ouvertes 60 ans jour pour jour après l’inauguration officielle du nouvel hôpital, en 1966. Pour ce faire, nous avons mobilisé de fidèles employé-e-s de l’hôpital – actuels et retraités. L’idée est de permettre à chacune et chacun de retracer l’histoire du site et plus largement des hôpitaux chaux-de-fonniers. Il y aura une exposition chronologique expliquant cette évolution, des premières chambres de garde jusqu’au projet actuel de créer un nouvel hôpital pour l’ensemble du canton de Neuchâtel. C’est assez fou de voir à quelle vitesse les enjeux en matière de santé publique ont changé ces dernières décennies.
Nous proposerons également des panneaux thématiques sur l’évolution de certaines disciplines médicales, comme les urgences, les soins intensifs ou la chirurgie, avec la récente mise en place d’un circuit spécifique pour les prises en charge ambulatoires. Tout ceci sera agrémenté par la diffusion de vidéos avec des témoignages d’ancien-ne-s collaborateur-trice-s et d’un film d’archives retraçant le chantier du nouvel hôpital, lancé en 1962. Enfin, comme c’est un anniversaire, il y aura des animations festives, notamment un atelier de sculpture de ballons pour les enfants.

Quel bilan faites-vous de ces six décennies du site de La Chaux-de-Fonds ?
Je suis entré en fonction dans mon poste de directeur de l’hôpital de La Chaux-de-Fonds il y a moins d’une année, le 1er octobre 2025. Il est donc difficile pour moi de répondre à cette question. À mon arrivée, j’ai trouvé un site hospitalier très fonctionnel, qui a connu d’importants investissements ces dernières années. J’ai été particulièrement marqué par la fierté d’appartenance qui habite les équipes de l’Hôpital de La Chaux-de-Fonds et par le lien fort qu’elles entretiennent avec leur institution. De plus, depuis 2021, il y a eu des travaux de mise à niveau du site, avec le changement d’un bloc d’ascenseur, de la toiture – avec l’installation de panneaux photovoltaïques – et la réfection de l’héliport. En février 2023, il y a eu l’inauguration de la nouvelle unité de stérilisation, qui a renforcé le site dans sa mission d’hôpital de soins aigus. En septembre de la même année, il y a eu l’inauguration d’un PET-CT de dernière génération, qui a permis au service de médecine nucléaire de renforcer sa position de pôle d’excellence pour le canton et même l’ensemble de l’Arc jurassien.

Quelles ont été les plus grandes transformations vécues par l’hôpital ?
Si on se replonge dans l’histoire, les transformations ont été nombreuses. Le premier hôpital public de La Chaux-de-Fonds, construit à la rue Sophie-Mairet, au sud des bâtiments actuels, a été inauguré en 1898. Avant cela, il y avait un hôpital entre les rues Numa-Droz et Pierre-Coullery, financé avant tout grâce à des fonds privés. Inauguré en novembre 1849, juste après la Révolution neuchâteloise, il remplaçait les chambres de gardes créées par deux femmes remarquables, Sophie Mairet et Cydalise Nicolet.

L’hôpital de la rue Sophie-Mairet a connu plusieurs agrandissements. Il y a d’abord eu l’inauguration de l’hôpital des enfants, en 1915. En 1929, une importante étape de modernisation des infrastructures a été lancée : rénovation du service de chirurgie et les salles d’opération, agrandissement de la maternité, remplacement du chauffage central et construction d’un pavillon pour les diaconnesses. Ce sera la dernière modification importante apportée au bâtiment de la rue Sophie-Mairet avant que naisse le projet de nouvel hôpital de 1966. 

L’inauguration du « Nouvel Hôpital » le 27 juin 1966 constitue probablement la transformation la plus importante de son histoire. Le projet, préparé dès le milieu des années 1950, répond à une explosion de l’activité hospitalière : entre 1936 et 1956, le nombre de patients a presque doublé. Les innovations sont considérables : capacité portée à 385 lits ; création de services spécialisés (radiologie, anesthésie-réanimation, physiothérapie, ORL, ophtalmologie, pédiatrie, gynécologie-obstétrique) ; mise en place d’un bloc opératoire moderne ; création d’une unité de soins intensifs de 8 lits ; centralisation du laboratoire, de la pharmacie et de la stérilisation ; équipement technique très avancé pour l’époque (oxygène centralisé, vide médical, groupe électrogène de secours, radiothérapie au cobalt, lits motorisés, télédistribution). L’établissement devient alors un véritable centre régional de soins aigus, dépassant largement la fonction d’hôpital communal qu’il occupait auparavant.

Comment imaginez vous l’hôpital de La Chaux-de-Fonds dans quarante ans, quand il fêtera son premier siècle ?

C’est difficile à dire, je n’ai pas de boule de cristal ! On devrait y voir beaucoup plus clair d’ici deux ans, quand seront prises les grandes options d’organisation du paysage hospitalier à l’horizon 2040. Notre conseil d’administration a transmis au Conseil d’Etat trois scénarios : le premier représente une forme de statut quo, avec le maintien de deux hôpitaux de soins aigus; le deuxième prévoit une centralisation de l’activité stationnaire sur le site de La Chaux-de-Fonds ou sur le site de Pourtalès, entraînant d’importants travaux ; le dernier centraliserait toutes les prestations hospitalières sur un seul site « de novo », dans un lieu qui reste à déterminer.

Ces options doivent être étudiées et affinées, en concertation avec le Département de la santé, de la jeunesse et des sports (DSJS). Mais une chose est certaine : la centralisation de certaines prestations hospitalières s’impose comme une réponse structurelle à la pénurie de ressources humaines et aux exigences croissantes en matière de qualité et de sécurité des soins.

A l’horizon 2026, j’imagine que l’Hôpital de la Chaux-de-Fonds pourrait évoluer vers un hub de santé intégré, combinant expertise hospitalière, télémédecine, téléconsultations à domicile, hospitalisation à domicile et suivi connecté des patients. Soutenu par l’intelligence artificielle, la robotique et la médecine personnalisée, il coordonnera un réseau de soins centré sur la prévention, les maladies chroniques et le vieillissement, tout en restant un acteur majeur de proximité et d’innovation pour les Montagnes neuchâteloises.

Propos recueillis par Jean Christophe Malou
Photo : Aline Henchoz

Catégories
Culture Société

Déménagement du guichet de la Sécurité publique

Déménagement du guichet de la Sécurité publique

Dès l’automne, le bâtiment de l’Hôtel-de-Ville entamera sa mue alors que d’importantes rénovations seront entreprises. Ces travaux de réhabilitation s’inscrivent dans un projet plus vaste de centralisation de divers services communaux. Un guichet centralisé verra également le jour et concentrera un large éventail de prestations qui étaient jusque-là délivrées par diverses entités de l’administration. Cette réalisation simplifiera grandement de nombreuses démarches pour les citoyen-ne-s de notre ville. Selon le calendrier prévisionnel, l’Hôtel-de-Ville ainsi rénové ouvrira ses portes aux collaborateur-trice-s des services concernés ainsi qu’au public, en principe, en fin d’année 2027.

Les rénovations vont bien entendu nécessiter le déplacement des locataires actuels, notamment la Sécurité publique. Si cette dernière s’installe provisoirement à la rue du Rocher 1 pendant la durée des travaux, il a fallu trouver une alternative permettant de garantir l’accès aux prestations habituellement délivrées par son guichet.

Pour ce faire, ce dernier sera fusionné avec le guichet du Service à la population, installé dans la tour Espacité et ce, dès le 8 juillet 2026.

Ainsi, à partir de cette date, les portes de l’Hôtel-de-Ville resteront donc closes et la délivrance des prestations traditionnellement associées à la Sécurité publique telles que l’acquisition d’une autorisation de stationnement ou encore le dépôt et la recherche d’un objet trouvé seront désormais assurées par les collaborateur-trice-s du Service à la population.

Les horaires du Service à la population sont consultables sur le site Internet de la ville :
www.chaux-de-fonds.ch/services/Service-a-la-population

Grégoire Simon-Vermot, adjoint au chef de Service de la sécurité publique
Photo : Julie Babey

Catégories
Le Conseil Général vous parle

LaLe vélo à La Tchaux c’est faisable

Le vélo à La Tchaux c’est faisable

Avec presque 100’000 autres personnes en Suisse, j’ai participé en mai et juin à la campagne « Bike to work » de Pro Vélo. Toutes et tous avons ainsi contribué à une mobilité efficace et durable. Pendant deux mois, je me suis rendu au travail à Peseux en franchissant le col de la Vue-des-Alpes. Avec un vélo électrique 45 km/h, j’ai pu parcourir les 25 km du trajet en 40 minutes à l’aller et en 50 minutes au retour ce qui est comparable au temps de parcours en train. Il est certain que cette expérience ne peut pas être généralisée, mais ce qui peut l’être est l’utilisation du vélo (musculaire ou électrique) pour se déplacer en Ville de La Chaux-de-Fonds !

Des aménagements favorables aux cyclistes ont été réalisés dans notre ville ces dernières années (zone 30 km/h, bandes cyclables, arceaux pour le stationnement, sas aux feux rouges, contre-sens cyclables, panneaux permettant de tourner à droite même si le feu est rouge, vélo-station sécurisée à la gare), des cours de vélo sont proposés aux élèves par Pro Vélo. Mais cela ne suffit pas pour atteindre une part modale du vélo ambitieuse. Le groupe des Vert-e-s au Conseil général ne manquera donc pas de solliciter le Conseil communal afin d’accélérer le développement du vélo à La Chaux-de-Fonds.

Des actions concrètes pourraient être par exemple de mettre en place un nombre plus important d’arceaux pour le stationnement dans les lieux stratégiques (écoles, place du Marché, grandes surfaces, etc.) et dans les quartiers, de mieux signaler la présence de la vélo-station sécurisée de la gare en apposant un grand panneau sur le mur de soutènement des voies de chemin de fer côté nord (à noter que le prix a été divisé par deux grâce à une intervention des Vert-e-s au Conseil général) ainsi que de créer des voies cyclables séparées du trafic automobile pour les déplacements est-ouest et nord-sud.

En conclusion, je conseille à toutes et tous (et surtout aux responsables de l’urbanisme et de la mobilité dans notre ville) de lire le livre « Le tournant vélo – La bicyclette pour changer la ville », publié récemment aux éditions Livreo-Alphil.

Pour Les Vert-e-s
Stefano Giamboni

Catégories
Le dossier du mois

Le développement économique : un enjeu majeur pour la Métropole horlogère

Le développement économique : un enjeu majeur pour la Métropole horlogère

Un aperçu des projets industriels de la Métropole Horlogère / Photo : Studio444

Depuis novembre 2021, le Service de l’économie (SECO) de la Ville évolue dans un contexte contrasté. La dynamique engagée s’est construite durant la pandémie, alors que les perspectives demeuraient incertaines. Ont pourtant suivi deux années de plein emploi, avant qu’un ralentissement économique mondial ne fragilise à nouveau les perspectives dès 2024.

Après cinq ans d’activité, le bilan est sans équivoque : les objectifs initiaux ont été atteints, voire dépassés. Cette évolution résulte d’un travail de fond mené avec constance, pragmatisme et en étroite collaboration avec les entreprises et les partenaires institutionnels.

Terrains industriels
L’un des marqueurs les plus visibles de cette dynamique réside dans les dix-huit projets de constructions industrielles engagés sur le territoire communal. Certains sont réalisés, d’autres en développement, mais tous témoignent de la capacité retrouvée de la ville à accueillir des activités créatrices d’emplois et de valeur ajoutée.
Ces projets ont eu un effet positif sur l’ensemble du tissu économique régional. Chaque implantation ou extension permet à d’autres entreprises de moderniser leurs infrastructures ou de trouver des locaux adaptés à leur croissance. Près d’une trentaine d’entreprises sont ainsi concernées, directement ou indirectement, par cette dynamique.
Le travail de proximité a également permis de retenir plusieurs sociétés qui envisageaient de quitter la ville. Souvent discrètes, ces démarches sont essentielles pour préserver les emplois et les compétences régionales. Elles ont aussi renforcé la confiance entre acteurs publics et privés grâce à un dialogue régulier et à des solutions concrètes.
Parallèlement, plusieurs adaptations ont amélioré la gestion des terrains industriels afin de soutenir les projets à forte valeur ajoutée. Les résultats sont tangibles : sur environ 110’000 m² de terrains industriels disponibles appartenant à la Ville, près de 70’000 sont en cours de projet ou réservés, auxquels s’ajoutent 20’000 appartenant à l’État et 20’000 appartenant au privé.

Circuits courts
Pendant des décennies, La Chaux-de-Fonds a bénéficié d’un tissu économique dense fondé sur des relations de confiance entre industriels et entrepreneurs. Les collaborations et investissements restaient majoritairement ancrés dans la région, favorisant des circuits économiques courts.
L’arrivée de grands groupes et le rachat d’entreprises locales ont modernisé la production et renforcé l’ouverture internationale. Cette évolution a toutefois affaibli les collaborations au sein du tissu régional: les entreprises se connaissent moins, les compétences sont moins identifiées et les réseaux de proximité se sont fragilisés. Les centres de décision et les capitaux se sont déplacés hors région, avec pour conséquence une baisse des recettes fiscales et la disparition progressive des dirigeants historiquement ancrés localement.

Révision du PAL et extension du pôle économique – ouverture des nouveaux terrains industriels / Photo : Studio444

Dans ce contexte, le service de l’économie travaille à recréer des circuits courts, industriels et économiques, en renforçant les liens entre entreprises, en valorisant les savoir-faire régionaux et en favorisant une meilleure connaissance mutuelle des acteurs du territoire.

Domiciliation et événements
Plusieurs initiatives contribuent au rayonnement et à l’attractivité économique de la Métropole horlogère. L’organisation ou le soutien à des manifestations telles que l’Économètre, la Biennale du patrimoine horloger, les journées du marketing horloger, le Forum de la Création d’Entreprises ou le Festival Suisse de l’Horlogerie participent également à la visibilité du territoire, aux échanges économiques et à la valorisation des savoir-faire régionaux.
Cette capacité d’adaptation et d’innovation contribue à préserver les emplois, maintenir les compétences et renforcer la résilience. Elle favorise aussi la domiciliation, la proximité entre lieu de vie et lieu de travail constituant de plus en plus un élément important de la qualité de vie.

Défis à venir
Les défis demeurent importants, notamment en matière d’aménagement du territoire. La révision du plan d’aménagement local (PAL) devra garantir la disponibilité de nouveaux terrains afin de répondre aux besoins des entreprises et de maintenir l’attractivité économique, tout en assurant un cadre de vie durable et accessible.
L’économie privée devra également faire face à des mutations structurelles. La diminution des volumes dans certains secteurs industriels pousse les entreprises à accélérer leur diversification vers d’autres domaines utilisant la précision comme compétence centrale. Cette capacité d’adaptation sera déterminante pour préserver les emplois, maintenir les compétences et renforcer la résilience du territoire.

Alessandro Arcieri, chef du Service de l’économie

Alessandro Arcieri, chef du Service de l'économie, présentant les chantiers en cours / Photo : Julie Babey

Le SECO en chiffres

18 projets industriels réalisés, en cours ou en développement

Près de 30 entreprises concernées par cette dynamique

110’000 m² de terrains industriels mobilisés, réservés ou en projet

5 manifestations majeures soutenues ou organisées

Un réseau régional de circuits courts industriels en reconstruction

 

Catégories
Culture Société

MUZOO en tête d’affiche

MUZOO en tête d'affiche

Le rapport d’exercice 2025 de Tourisme neuchâtelois dévoile une belle surprise: pour la première fois, un musée de la capitale horlogère se place à la tête des fréquentations de sites touristiques du canton. Avec une progression de 23% par rapport à 2024, MUZOO a enregistré un nombre de visites record.

Ce succès, Nicolas Margraf, conservateur et responsable du secteur muséal, l’attribue à divers facteurs : l’équipe de MUZOO « qui se donne corps et âme pour cet endroit et pour la population », la richesse des animations et expositions associant le vivant et le naturalisé, et enfin la place de l’institution dans le cœur des Chaux-de-Fonnières et des Chaux-de-Fonniers. L’obtention du Prix Meyvaert du musée pour la durabilité environnementale 2025 n’est pas étrangère à cet engouement. Les événements tels que la Journée internationale de la loutre, le Petit Noël de MUZOO, ou encore les expositions temporaires comme IL FAUT SAUVER LE JOBA MENA: ENQUETE A MADAGASCAR, qui sensibilisent sur les questions environnementales tout en restant ludiques, contribuent aussi à cet essor. Sans oublier les collaborations avec les autres structures muséales : « Nous avons des relations très étroites avec les autres musées de la Ville. Des synergies sont en place, avec des services transversaux ».

« Nous sommes très reconnaissant-e-s aux Chaux-de-Fonnières et Chaux-de-Fonniers. Nous espérons que l’histoire d’amour continue encore longtemps », conclut le responsable du secteur muséal, rappelant par-là la contribution active du public au rayonnement de l’institution.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photo : André Meier, Suisse Tourisme

Catégories
Politique Société

Changements de présidence des Autorités communales

Changements de présidence des Autorités communales

Le Conseil communal, de gauche à droite : Floriane Mamie (chancelière), Thierry Brechbühler (DSESS), Jean-Daniel Jeanneret (vice-président du Conseil communal, DEFASI), Théo Bregnard (président du Conseil communal, DICI), Ilinka Guyot (DJEPR), Théo Huguenin-Elie (DUSTEB)

Le 17 juin dernier, les présidences des Autorités communales ont été renouvelées selon les tournus protocolaires. Ces changements marquent le milieu de la législature 2024 – 2028.

Au sein du Conseil communal, le tournus est établi règlementairement selon l’ancienneté de fonction, puis d’âge. C’est ainsi Théo Bregnard qui accède à la présidence à la suite de Théo Huguenin-Elie. Jean-Daniel Jeanneret devient vice-président.

Pour le Conseil général, la présidence est assumée sur les quatre ans de la législature par les quatre partis politiques les plus importants dans l’ordre inverse de leur importance. C’est ainsi au tour du POP, en la personne de Mathilde Reverchon Hans-Moëvi, de diriger les débats du législatif pour l’année à venir.

La photo officielle du Conseil communal dans la salle Erni, au cœur du nouveau Parc des Musées
À chaque changement de présidence depuis 2015, une photographie officielle du Conseil communal est réalisée dans un lieu emblématique choisi par le ou la président-e.

Cette année, le choix s’est porté sur les fresques de Hans Erni situées au sein du Musée international d’horlogerie (MIH). Ce dernier a réouvert ses portes après d’importants travaux d’étanchéification de sa toiture et de réhabilitation du Parc des Musées. Une invitation à redécouvrir nos musées et en particulier la grande exposition en cours : Des étoiles aux atomes. En outre, le parc fera la part belle aux rencontres avec de nouvelles places de jeux et un café des musées, sans oublier les travaux de requalification de la rue des Musées qui offriront davantage de place à la mobilité douce.

Autant d’éléments favorisant l’attractivité et la convivialité de ces lieux.

Bureau du Conseil général pour l’année 2026-2027

Le choix de l’emplacement de la photo, au cœur des institutions muséales, est ainsi emblématique de la rénovation et du développement des infrastructures culturelles et des espaces publics menés par la Ville notamment dans la perspective de La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle 2027.

La salle Erni est un lieu de culture, mais plus largement de célébration du vivre ensemble. C’est ici que le Conseil communal tient les cérémonies officielles pour les personnes nouvellement naturalisées ou celles atteignant l’âge de la retraite. Un public nombreux y est accueilli, sous le regard de personnalités ayant marqué notre histoire – de Ptolémée à Einstein – et qui composent la fresque monumentale de l’artiste suisse Hans Erni. Une œuvre réalisée pour l’Exposition universelle de Bruxelles (1958) qui évoque les notions de progrès, de technique et plus généralement de notre relation au temps et au monde.

Photo du Conseil communal par Xavier Voirol

Le nouveau Bureau du Conseil général
Mathilde Reverchon Hans-Moëvi a été élue présidente du Conseil général le 17 juin dernier dans le cadre de la séance du Conseil général des comptes qui a été suivie par une réception donnée en son honneur.

Le Bureau du Conseil général dont les sièges sont répartis à la proportionnelle est chargé du bon déroulement des séances du législatif. Le président ou la présidente qui occupe le titre d’honneur de premier citoyen ou première citoyenne dirige les délibérations et veille à l’observation des règlements.

Ci-contre : photo du Bureau du Conseil général, le 17 juin 2026, par Julie Babey