Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Des cours de vélo pour rouler en toute confiance

Des cours de vélo pour rouler en toute confiance

Enfants, parents et adultes peuvent apprendre à circuler à vélo en toute sécurité grâce aux cours proposés gratuitement cette année par PRO VELO Neuchâtel. Ces cours visent à renforcer la sécurité, l’autonomie et le plaisir de se déplacer à vélo pour tous les âges et niveaux, encourageant ainsi un mode de transport sain, bon marché et écologique.

Cours enfants-parents (dès 6 ans)
Ces cours permettent aux enfants d’apprendre à maîtriser leur vélo et à se comporter dans la circulation, d’abord dans un environnement protégé (niveau A), puis dans le cadre de leurs premières sorties dans des rues calmes et adaptées (niveau B). Ils s’adressent aux enfants dès 6 ou 7 ans accompagnés d’un adulte et constituent un excellent complément à l’éducation routière. Une partie théorique rappelle aussi aux parents les règles de circulation et dispense des conseils pour accompagner leur(s) enfant(s) dans le trafic.

Cours de conduite pour vélos électriques
Destinés aux adultes et adolescent-e-s dès 16 ans, ces cours proposent à la fois théorie, exercices pratiques et conseils d’entretien. Ils permettent de développer des habitudes de conduite sûres et responsables pour gagner en confiance et en plaisir de conduire. Des vélos sont mis à disposition gratuitement sur demande.

Nadège Graber, secrétaire-coordinatrice
Photo : PRO VELO Suisse

Dates des cours
Cours enfants parents (A/B)
Neuchâtel :
• Samedi 2 mai (9h–12h ou 14h–17h)
• Samedi 9 mai (9h–12h ou 14h–17h)
• Samedi 12 septembre (14h–17h)
La Chaux-de-Fonds :
• Samedi 30 mai (13h30–16h30)
• Samedi 5 septembre (13h30–16h30)
Cours vélo électrique (C) :
• Mercredi 6 mai (13h30–17h) – Neuchâtel
• Mercredi 13 mai (13h30–17h) – La Chaux-de-Fonds

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Le dossier du mois

fête de mai 2026 : interview des co-présidentes

fête de mai 2026 : interview des co-présidentes

Laure Houlmann et Ana Sarrias, co-présidentes. Photo : Julie Babey

En faisant la donation de ses vignes à la Ville de La Chaux-de-Fonds le 28 septembre 1982, Alfred Olympi avait un souhait : faire bénéficier les produits de son vignoble aux habitant-e-s de sa commune. C’est chose faite depuis 1983, avec la mise en place de la Fête de mai. Tout porte à croire que le vigneron aurait été fier de ce qu’est devenu cet événement au fil des ans, comme en témoigne notre échange avec les co-présidentes Ana Sarrias et Laure Houlmann.

Comment présenteriez-vous l’événement à un nouvel arrivant ou une nouvelle arrivante à La Chaux-de-Fonds ?
Comme une fête populaire ouverte à toutes et tous où il fait bon se retrouver et s’y attarder ! Une fête organisée par la Ville avec des animations gratuites.


La Fête de mai, c’est une fête où l’on peut chiner parmi les stands colorés du marché aux puces géant et du marché des enfants, échanger ou acheter des plantes en profitant des conseils de jardinage, encourager les enfants lors de la course de la Mini-Trotteuse, bouquiner ou encore simplement profiter des nombreuses animations jusqu’à tard dans la nuit.

Pouvez-vous nous présenter l’équipe de cette édition ?
Nous sommes très reconnaissantes de pouvoir compter sur une équipe investie et motivée. Elle se compose de 15 membres, co-présidence y comprise, qui se réunissent dès l’automne pour organiser l’édition du printemps suivant. Même si cet évènement ne dure qu’une journée et soirée, il y a passablement de travail en amont ainsi que le jour J. Au sein du comité d’organisation, l’ambiance se veut conviviale et chacun-e apporte ses idées, dans un esprit de participation collective. Il y a aussi des collaborateurs et collaboratrices de la Ville qui nous aident le jour J et, depuis trois ans, une équipe de bénévoles. Cela est précieux.

Photo : Patrick Chollet

L’une des grandes nouveautés de l’édition 2025 de la Fête de mai était le troc aux plantons. Est-ce que cela se poursuit cette année ?
Effectivement, le troc est géré par le secteur des Espaces verts de la Ville, ce qui permet aux personnes de non seulement faire des échanges de leurs plantons ou de leurs graines, mais également de profiter du savoir-faire des professionnel-le-s de la Ville. Nous avons eu un bon retour des personnes qui y ont participé et il a été décidé de renouveler l’expérience cette année. Ce troc aux plantons est encore modeste et nous avons un rêve, c’est qu’il puisse un jour prendre autant d’ampleur que notre marché aux puces géant !

Y a-t-il des moments marquants en perspective dans le programme de cette année ?
Pour nous, l’important c’est de construire l’édition avec les gens et de privilégier les liens. Nous sommes très heureuses d’annoncer que le marché aux puces s’agrandit, tout comme le nombre d’entités qui viendront animer l’espace réservé au milieu associatif et culturel dans la cour du collège des Marronniers. En plus d’accueillir le troc aux plantons et la Butineuse, cet espace comptera deux nouveaux arrivants : le Musée des beaux-arts, qui célèbre les 100 ans d’existence de son bâtiment, et l’association La Bande de rôles.
La scène ne désemplira pas cette année et de nombreuses animations sont prévues. Citons entre autres : à 12h30 une découverte de chants et danses albanais, à 14h le défilé de mode du Studio, à 15h une animation enfants, suivis à 17h30 puis 18h30 de deux concerts festifs ; le premier par la Boîte-à-Frap et le second par l’Ensemble de Percussion de l’Harmonie des Armes-Réunies.
Bien entendu, la soirée se clôturera avec la Silent Kids suivie de la Silent Party.

Après toutes ces années et l’expérience accumulée, quels enseignements tirez-vous de l’événement ?
Qu’il est préférable de faire preuve d’anticipation, que les choses se règlent souvent bien mieux lors d’une rencontre ou lorsqu’on échange entre nous…
Et une dernière… rire… l’humour et le travail restent nos meilleurs alliés.

Photo : Julie Babey

Le Musée des beaux-arts est présent sur l’étiquette des vins de la Ville et à la Fête de mai : 100 ans du bâtiment, ça se fête !

Plus d’infos sur mbac.ch

Photo : Patrick Chollet

Avez-vous des anecdotes à partager ?
Il y en a plusieurs, mais une anecdote continue à nous faire rire, bien qu’elle remonte à quelques années déjà. C’est d’ailleurs là, qu’a germé l’idée de proposer notre candidature pour une co-présidence du comité d’organisation. En 2022, alors que la Fête de mai battait son plein aux Anciens abattoirs en raison du Covid et que la vaisselle réutilisable était expérimentée pour la première fois, nous nous sommes retrouvées, les mains dans les poubelles, en recherche de fourchettes et de couteaux. Depuis, le fonctionnement a évolué …

Un mot sur les finances et les sponsors ?
Le budget de la manifestation de
CHF 50’000.- est autoporteur ; cela est rendu possible grâce, entre autres, à nos partenaires. Les associations, qui tiennent les guinguettes et sur qui nous pouvons compter d’année en année, font un grand travail. Elles reversent une bonne partie des recettes boissons pour l’organisation de la manifestation. Elles sont gérées par : le Cronos Club, l’Epi & Fun for all, la Fanfare la Persévérante et le Handball Club. Il y a également la vente des emplacements du marché aux puces et la vente du vin de la Ville sur la place du Marché qui nous permettent de générer des recettes. Le soutien de notre sponsor principal, VADEC, est également important ainsi que celui des sponsors de la Mini-Trotteuse, qui permettent aux enfants de recevoir de jolis cadeaux à la fin de leur course.

Avez-vous un message à adresser aux Chaux-de-Fonnier-ère-s ?
Venez, cette fête vous appartient et toute l’équipe sera heureuse de vous y accueillir. Nous vous disons santé, vive la Fête de mai et que vive La Chaux-de-Fonds !

Propos recueillis par
Jean Christophe Malou

www.fetedemai.ch

Photo : Patrick Chollet

VENTE DES VINS DE LA VILLE

Samedi 23 mai, de 8h à 12h
Marché de La Chaux-de-Fonds (place du Marché, à côté de la Poste)

Jeudi 28 mai, de 17h à 19h
Rue de la Serre 23 (côté sud du bâtiment)

Samedi 30 mai, de 8h à 12h
Marché de La Chaux-de-Fonds (place du Marché, à côté de la Poste)

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Le Conseil Général vous parle

Des choix de mobilité à questionner

Des choix de mobilité à questionner

Photo : Aline Henchoz

Le retour des trolleybus à La Chaux-de-Fonds marque une étape importante pour notre ville. Après plus de dix ans d’absence, ce mode de transport retrouve sa place dans notre paysage urbain. Beaucoup s’en réjouissent, y voyant un symbole de modernité et d’engagement en faveur de l’environnement.

Mais au-delà de cette image positive, il est essentiel de prendre un moment pour réfléchir collectivement aux choix qui façonnent notre quotidien. Car derrière chaque projet public se pose des questions légitimes : répond-il réellement aux besoins de la population ? Est-il adapté à notre réalité locale ? Et surtout, s’inscrit-il dans une gestion responsable et durable des finances communales ?

Les habitantes et habitants de La Chaux-de-Fonds font face à des défis bien concrets : coût de la vie en hausse, pression fiscale, infrastructures vieillissantes, préoccupations liées à la qualité de vie et à la sécurité. Dans ce contexte, chaque investissement public doit être examiné avec rigueur. Il ne s’agit pas de s’opposer au progrès, mais de s’assurer que les priorités sont justes et partagées.

La mobilité est un enjeu central pour notre ville. Elle doit être pensée de manière pragmatique, en tenant compte de toutes les réalités : accessibilité pour toutes et tous, fiabilité du réseau, maîtrise des coûts, mais aussi complémentarité des différents modes de transport. Une solution unique ne peut pas toujours répondre à la diversité des besoins des habitantes et habitants.

Au-delà du projet lui-même, c’est aussi la manière de décider qui mérite réflexion. Les grands choix structurants doivent s’accompagner d’un dialogue ouvert, transparent et respectueux. La confiance entre les autorités et la population repose sur cette capacité à expliquer, écouter et ajuster lorsque cela est nécessaire.

Il ne s’agit pas de remettre en cause les efforts entrepris, mais d’encourager une approche fondée sur le bon sens, la responsabilité et la proximité avec le terrain. La Chaux-de-Fonds mérite des décisions qui rassemblent, qui tiennent compte de la réalité vécue par ses habitantes et habitants, et qui garantissent un avenir à la fois durable, cohérent et financièrement soutenable.

Pour le groupe UDC
Jennifer Angehrn

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Le coin des musées

CENTENAIRE DU MUSEE DES BEAUX-ARTS

CENTENAIRE DU MUSEE DES BEAUX-ARTS

LLe Musée des beaux-arts célèbre cette année son centenaire. Plus qu’un lieu d’exposition, son bâtiment, inauguré en 1926, incarne un siècle de rayonnement culturel, de générosités privées et d’engagement citoyen.

Tout commence le 8 avril 1864 avec la fondation de la Société des Amis des Arts, animée par la volonté de soutenir la création locale et de rendre les œuvres accessibles aux artisan-e-s. Les débuts sont modestes : les collections sont nomades et circulent entre le Foyer du Casino et le Collège industriel, faute d’un lieu permanent. Ces solutions provisoires révèlent rapidement leurs limites et rendent incontournable la création d’un véritable musée.

Un fonds de construction est créé dès 1868, puis renforcé en 1899 par le legs de Léon Louis Gallet, président de la Société et figure majeure de l’horlogerie chaux-de-fonnière. Ce geste engage le projet, mais il faut attendre 1921 pour l’acquisition d’un terrain, et 1923 pour que la construction soit votée. Confié à René Chapallaz et Charles L’Eplattenier, le bâtiment est inauguré le 5 juin 1926. Son architecture néoclassique aux accents Art déco, reconnaissable à ses couleurs, s’impose comme un repère dans le paysage urbain de la ville.

Après 1926, les collections s’enrichissent, ravivant la question de l’espace. Le legs de Madeleine et René Junod rend nécessaire un agrandissement : adopté en 1987, le projet de l’architecte Georges Haefeli modernise profondément le musée. Cette évolution illustre une réalité que connaissent bien la plupart des musées : conserver, accueillir et enrichir des collections publiques impose des besoins en espace que les bâtiments, même agrandis, peinent à satisfaire.

Derrière ces murs et ces collections, c’est une communauté entière qui fait vivre le musée au quotidien. Artistes, conservateur-ice-s, donateur-ice-s et public en écrivent l’histoire, tout autant que les hôte-sse-s d’accueil, surveillant-e-s, agent d’entretien, technicien-ne-s, équipes administratives, restauratrice et collaboratrice scientifique qui veillent à ce que les œuvres traversent le temps et soient vues par le public.

C’est cette communauté que le musée souhaite célébrer et retrouver le 30 mai, pour une journée et une soirée festives. Au programme : visites des coulisses, atelier créatif pour enfants et un stand de frites animé par le directeur !

Intérieur du Musée des beaux-arts © MBAC | Spitzhorn Studio, Gaspard Gigon, 2025

La journée se clôturera en beauté avec un loto pas comme les autres, les heureux-se-s gagnant-e-s repartiront avec une œuvre d’un artiste qui a marqué la vie du musée : Olivier Mosset, Nina Childress, Till Rabus, Marisa Cornejo, Josse Bailly, Rebecca Tinguely, Tenko et bien d’autres. La soirée se terminera en musique avec un karaoké.

Le programme complet sera prochainement disponible sur notre site internet.

Kahina Hamlaoui, conservatrice adjointe du Musée des beaux-arts

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Divers Économie Société

Rentabiliser l’ensoleillement !

rentabiliser lensoleillement !

Le 15 avril 2025, 48 ménages du quartier du Chemin-Perdu discutaient de la possibilité de se doter de leur propre parc photovoltaïque. Techniquement, il s’agit de l’énergie générée par 75 panneaux de 505 Watts chacun.

Cela devait permettre au collectif de bénéficier d’une autonomie quasi totale en matière d’énergie. Le résultat se passe de tout commentaire. « À l’exception de quelques jours de fort enneigement, nous atteignons une autonomie de 100 % en journée. Nous pouvons également recharger nos batteries, ce qui permet d’assurer la consommation le soir et la nuit » souligne Michel Jenni, le chef de projet.

Mise en service en mi-novembre 2025, le démarrage en plein hiver constituait une inconnue. Même si tout est bien pensé sur le papier, le gros potentiel d’enneigement de La Chaux-de-Fonds constituait un point d’interrogation. Finalement, non seulement l’expérience s’est bien déroulée, mais de l’énergie en surplus a pu être injectée dans le réseau de Viteos. La neige alentour, résiduelle (hormis sur les panneaux), constitue même un avantage en diffusant encore plus la lumière.

Un tel projet a quand même un coût : les dépenses assurant la pérennité de l’installation sont à la charge des participant-e-s.

Ce succès pourrait faire des émules, mais quelques précautions sont conseillées. Il y a tellement de diversité et de possibilités dans le domaine de la photovoltaïque que chaque cas est unique. Quelques exemples : une installation en PPE (propriété par étage) est différente d’une individuelle ; un toit incliné n’implique pas les mêmes contraintes qu’un toit plat, la luminosité détermine l’efficience du projet.
Il faut par-dessus tout y croire et ne pas renoncer à la première difficulté. Nous espérons vous avoir convaincu-e-s et que vous serez les prochain-e-s à vous lancer dans une aventure de ce type en ville de La Chaux-de-Fonds.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Michel Jenni

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

1, 2, 3, nous irons au Bois

1, 2, 3, nous irons au Bois

La place du Bois, sur laquelle se tient chaque année l’imposant marché aux puces de la Fête de mai, doit son nom à un autre marché, celui des combustibles. Cette large place accueillait jusque dans les années 1950 le marché du bois et de la tourbe. En son centre, une fontaine munie de 5 lanternes, alimentée à l’origine par le gaz, est installée en 1880.

L’ensemble de ce quartier se développe dès les années 1860, selon un plan orthogonal qui comporte très peu de jardins. Situé dans un creux, ce quartier ne bénéficie pas du même ensoleillement que la partie est de la ville, de l’autre côté de la rue du Versoix. Les noms des rues alentour font référence à une ancienne zone humide. Ainsi, la rue du Marais et la rue des Terreaux se trouvent à proximité de la rue des Sagnes, terme régional pour désigner un marécage. Mais la rue du Soleil n’est pas bien loin !

Cette place, déjà présente sur le plan de 1856, portait alors le nom de Place du Sentier. La lecture des archives montre que la place garde ce nom durant près d’un siècle puis change progressivement pour s’appeler la place du Bois. Les deux noms co-existent sur les plans entre 1950 et la fin des années 1970. C’est finalement au moment où le marché du bois et de la tourbe disparaît que sa fonction première est gardée en mémoire par un changement de nom qui semble se faire naturellement.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation
du patrimoine
Photo : Alyssa Arricale