Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Intempéries 2023

Reconstruire pour l’avenir

Reconstruire pour l'avenir

© Gasser

Pour vivre à La Chaux-de-Fonds, il faut y avoir grandi, dit-on. En effet, vivre dans cette ville est un privilège. Le 24 juillet 2023, en moins de cinq minutes, les arbres de Muzoo ont été déracinés (par chance, le parc reste encore bien vert), les baies vitrées de la patinoire ont volé en éclat, la piscine dévastée n’ouvrira plus cette année et le téléski à l’avenir incertain fait peine à voir.

Les écoles ont été très touchées également, les parcs, les sapins de notre enfance, les vitres des musées… Par la destruction, partielle ou totale de ces lieux, c’est non seulement notre histoire, mais aussi une partie de notre identité qui se sont envolées.


Mais le peuple chaux-de-fonnier est solidaire et résilient. À peine le vent tombé j’ai croisé des gens hébétés déambulant dans les rues en se demandant si ce qu’ils voyaient était vrai. Quelques heures plus tard, certains aidaient déjà leurs voisins à débarrasser les objets qui avaient atterri dans les jardins et dans certains appartements. Les semaines suivantes, les services communaux ont fait un travail magnifique pour nettoyer les rues et sécuriser les écoles. Aujourd’hui, pratiquement tous les stigmates ont disparu, l’ordre est revenu, ou presque…

Pour le service des bâtiments et du logement, le travail n’est pas terminé, on pourrait dire qu’il commence à peine. À la tête de ce service depuis moins d’un mois lorsque la tempête s’est abattue sur notre ville et sur nos vies, j’ai pu compter sur une équipe soudée, efficace et précise. Je tiens à le souligner en remerciant tous les collaborateurs·trices présents sur le moment, ceux et celles qui sont revenus de leurs vacances et les autres qui ont repris le flambeau dès leur retour alors que la fatigue se faisait sentir. 

Après avoir paré au plus pressé, bâché, nettoyé, sécurisé les bâtiments, le travail de reconstruction commence à présent pour nous. C’est un travail titanesque qu’il faut exécuter, de surcroît dans des lieux habités ou occupés. Une stratégie qui permet à chacun·e de passer l’hiver au chaud et au sec a été élaborée, nécessitant de rebâcher plus solidement les bâtiments qui ne pourront pas être réparés cette année et d’engager, sans attendre, une course contre la montre pour les autres. 

Un travail passionnant par lequel « être au service de la population » prend tout son sens. 

France Christen-Verdon, architecte communale, cheffe du service des bâtiments et du logement

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Intempéries 2023 Le Conseil Général vous parle

Le Conseil Général vous parle

le conseil général vous parle

© A.Sande

Tout d’abord, le Conseil général tient à adresser ses condoléances aux proches de la victime ainsi que tout son soutien aux personnes blessées, à celles qui ont subi des dommages ou qui ont été marquées par la catastrophe.

La tempête a meurtri les cœurs et âmes des habitantes et habitants. Certains espaces ou objets de notre ville ne sont plus : arbres, places de jeux, infrastructures emblématiques… Ces éléments, marqueurs du paysage qui nous étaient familiers, et également écrins de nos souvenirs, faisaient partie de notre identité et contribuaient à notre fierté de chaux-de-fonnières et chaux-de-fonniers ! Sans oublier que cette tempête aura également privé la population d’une édition de la Plage des Six Pompes, rendez-vous annuel fort de culture et de convivialité.

Le Parlement de la Ville représente ses citoyens et citoyennes et ne peut, à ce titre, qu’être profondément bouleversé par les dégâts causés par cet événement. Il est également de sa responsabilité, dans son rôle de législateur, de participer à la dynamique qui s’est mise en place dès les premiers instants après la tempête afin de regarder vers l’avenir.

Lors de sa séance du 29 août 2023, le Conseil général a accepté un rapport octroyant un crédit pour permettre à la Ville de faire face aux dépenses engagées et à venir. L’objectif est de se relever rapidement et avec agilité. L’acceptation à l’unanimité du rapport est un acte symbolique fort qui entérine la volonté partagée de ne pas laisser cet événement entraver les projets à venir. Les crises sont également des opportunités de changement ainsi que de prise de conscience de ce qui compte vraiment.

Dans leurs interventions, tous les groupes politiques ont souligné la force et la solidarité extraordinaires qui se sont manifestées, et salué toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisé·e·s dans les jours qui ont suivi la catastrophe pour gérer la crise.

C’est avec émotion et abnégation que des remerciements sont une nouvelle fois adressés à l’ensemble des personnes, professionnelles, bénévoles, liées à la ville ou de régions voisines ou amies. Tous et toutes se sont allié·e·s pour accomplir, ensemble, un travail colossal de sécurisation et de réparation.


Le Conseil général

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Intempéries 2023

Le siècle passé a vu deux tornades frapper les esprits

LE siècle passé a vu deux tornades frapper les esprits

Restaurant de La Loge (Maurer), cyclone du 23 août 1934. © Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds (DAV)

En cinq minutes à peine, la tempête qui a frappé La Chaux-de-Fonds le 24 juillet 2023 a provoqué d’énormes dégâts et fait un mort. Les annales du siècle passé nous rappellent que les forces de la nature ont défié les êtres humains par deux fois sans prévenir.


La fureur destructrice du cyclone de 1926
L’impartial relate:

« Une espèce de nuage noir dérobait la vue de la Grande Poste. C’était un opaque tourbillon de poussière, tel qu’on n’en a jamais vu en notre ville. Puis, la tornade – car c’en était une – passa sur la ville, à une allure folle, soulevant des tuiles, les projetant dans la rue, avec les cheminées des vieilles maisons et brisant de nombreuses vitres et volets. Des enseignes furent pliées. Cela donne déjà une idée de la violence du vent dans les rues. Puis la pluie se mit à tomber en rafales ».

LE TOCSIN SONNE
« Bien que les cloches sonnassent à toute volée, la violence du vent était telle qu’on ne percevait aucun son dans plusieurs quartiers de la ville. Des patrouilles d’officiers de pompiers se rendirent dans ces endroits et alarmèrent la population par des coups de trompette. »

QU’AVONS-NOUS FAIT POUR MÉRITER CELA ?
Madame Gerber et son fils s’étaient rendus auprès de la grand-maman du petit, demeurant à La Sombaille. Lorsque le temps devint menaçant, la mère prit la décision de reprendre la route du retour, l’instinct maternel guidant ses pas.

Ils n’avaient guère fait que quelques pas, lorsque l’horizon sombre et menaçant annonça la colère imminente de la nature. Soudain, la tornade se déchaîna, une force invisible les emporta, les faisant tourbillonner comme de frêles brindilles. Là, dans la main féroce des éléments, mère et fils furent jetés loin de leur chemin initial, précipités dans un champ voisin.

La détresse se peignit sur le visage de Madame Gerber, car son enfant chéri, son petit Fernand, fut arraché de ses bras protecteurs. Dans un acte de désespoir, elle s’élança à sa poursuite, bravant les éléments déchaînés, mais la tourmente redoublait de furie et les bourrasques de vent semblaient se moquer de ses efforts dérisoires.

Enfin, après une lutte acharnée, elle parvint à rejoindre son fils bien-aimé. Hélas, le petit Fernand gisait inerte sur l’herbe, le crâne meurtri et enfoncé. La douleur de la mère était alors aussi profonde que les ténèbres qui s’abattaient sur eux, et son désespoir, immense comme l’océan déchaîné.

Malgré tous les soins prodigués lors de son transport à l’hôpital, l’enfant ne survécut pas, laissant derrière lui une mère brisée par la cruauté implacable de la nature et du destin.

Cette nature n’a ni conscience, ni morale. Elle ne se soucie ni de nous, ni de temporalité, encore moins d’écologie. Elle est tout simplement et nous impose sa volonté.

Combien de larmes versées, combien de cris de douleur ont troublé la quiétude de cet après-midi fatal, où le destin cruel a emporté un innocent, laissant une mère en proie à une douleur éternelle.

UNE RÉGION SINISTRÉE
Les sinistrés sans foyer ont été immédiatement hospitalisés et ont reçu des particuliers ou de la Commune tout l’appui désirable. C’est une chance que la tornade s’est fait sentir avec violence dans des régions peu habitées.

Quelques minutes ont suffi pour que le cyclone dévaste les pâturages dans un axe allant du Gros-Crêt à La Chaux-des-Breuleux.

Ferme détruite suite au cyclone du 12 juin 1926. © Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds (DAV)

L’IMPARTIAL PLEURE

« Le mal est fait. Désormais, c’est aux hommes qu’il appartiendra de rebâtir ce qu’en un moment de folie aveugle tu as détruit. Demain, les yeux secs, les lèvres serrées, le paysan posera des étais aux murailles, grimpera sur le toit, pour étendre les bâches. Demain, les bûcherons s’en iront avec la cognée ou la scie déblayer la forêt, faire sauter les racines et ébrancher les sapins morts. On enlèvera les traces du crime. Pendant dix ans, pendant vingt ans, on travaillera à réparer ce qu’un soubresaut de dix secondes a ravagé. »

La tragédie du cyclonde de 1934

« Pauvres gens. Pauvre coin de pays maltraité par un ciel inclément. Comme nous nous sentons près de vous en ces heures cruelles. Et de quel regard de pitié admirative nous avons suivi, tout à l’heure en revenant, ces femmes, ces hommes harassés et qui — lentement courageusement — relevaient les débris de leurs maisons détruites. »

 TRAGIQUE DESTIN AUX CONVERS
La fatalité, cette implacable déesse des destins humains, avait tracé une toile cruelle autour de la famille Tschappät.

La ferme de cette famille a été entièrement emportée pièce après pièce.

Et puis, il faut déplorer la mort du jeune René, atteint par un bois alors qu’il se trouvait à une trentaine de mètres de la maison. L’infortuné jeune homme a été touché par un bois long d’une vingtaine de centimètres et de l’épaisseur d’un pouce d’homme. Chassé avec une violence inouïe, ce bois est venu s’enfoncer dans la tête de la victime, derrière l’oreille. Tué sur le coup, effondré à l’endroit même où il avait été atteint.

La fatalité voulut que l’enfant fut retrouvé par son propre père au moment où celui-ci rentrait à son domicile, une fois le terrible ouragan passé.

Cyclone du 23 août 1934 : Les Convers-Hameau, Ferme Tschäppät détruite, où un jeune homme fut tué. © Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds (DAV)

ON DÉPLORE EN TOUT 4 MORTS
La dernière victime est le pauvre M. Edmond Voisin, âgé de 50 ans et domicilié à La Chaux-de-Fonds. Cette personne s’était rendue dans la région des Foulets, pour y cueillir des champignons. L’orage éclata au moment où il s’apprêtait à rentrer chez lui. N’écoutant que son instinct, il se réfugia sous un arbre, en compagnie de son fils. Il s’affaissa brusquement à la suite d’un coup de foudre. Conduit à l’hôpital de La Chaux-de-Fonds, on constate que M. Voisin était complètement paralysé. Il décède le lendemain, sans avoir repris connaissance.

UN GROS DÉSASTRE
« Nous savons qu’en plusieurs endroits les ravages ont été particulièrement graves et importants. Ainsi aux Loges et aux Convers, un chaos indescriptible a remplacé les belles maisons du type montagnard et neuchâtelois qui seront, souhaitons-le, reconstruites dans le style, afin de conserver le cachet historique qu’elles possédaient. D’autre part, on se rend compte à mesure que se déroule le film des forêts éventrées et fracassées, que le cyclone de 1934 fut bien aussi terrible et aussi tragique que celui de 1926″.

Dans la journée de dimanche, soit le lendemain du passage de la tornade, c’est par milliers qu’on vint constater l’étendue du désastre. Il y a des automobiles fribourgeoises, vaudoises, bernoises et neuchâteloises. La Compagnie générale des cinémas fait venir sur les lieux l’un de ses opérateurs, qui filme toute la région dévastée.

Un film est conservé au DAV (Département audiovisuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds). Ce dernier pourrait être dû à l’industriel horloger Paul Graef, qui filmait ses loisirs en 35 mm et dont les films sont déposés au DAV.

Fernando Soria, passionné d’histoire

reportage de Canal Alpha, qui contient les images du DAV.
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Intempéries 2023

Un dispositif sanitaire efficace

Un dispositif sanitaire efficace

Lundi 24 juillet 2023, de retour de vacances, je reprends mon travail et assure le piquet ACS pour la semaine à venir. À 11h45, une collaboratrice en congé me contacte pour me dire qu’elle a reçu une information selon laquelle une intempérie se serait abattue sur La Chaux-de-Fonds ; et qu’elle reste disponible en cas d’une montée en puissance du dispositif sanitaire. 

Surpris par cette annonce, je regarde par la fenêtre de mon bureau à Malvilliers ; le temps est pluvieux, mais rien d’anormal au Val-de-Ruz. Je consulte les missions en cours dans le canton, 4 ambulances sont en intervention à différents endroits sur le secteur des Montagnes neuchâteloises, aucune notion d’un évènement majeur ne figure sur les critères d’engagements. 

À 13h18, je suis subitement convoqué pour une séance de crise à 14h00 à la caserne du SISMN. Après une conférence téléphonique avec le médecin-chef des secours, je me déplace à La Chaux-de-Fonds. Un premier bilan sanitaire fait état d’une vingtaine de patient·e·s de passage aux urgences de l’hôpital de la ville par leurs propres moyens. Lors de cette réunion, la priorité sanitaire est de garantir la continuité du service des urgences de l’hôpital et de renforcer le dispositif ambulancier dans les Montagnes au besoin. 

 

Enfin, le soir du 25 juillet, la mission sanitaire est terminée. À aucun moment le dispositif sanitaire neuchâtelois n’a été mis à mal. Le bilan communiqué par RHNe le 27 juillet fait état de 42 personnes accueillies aux urgences, 25 sur le site de Chaux-de-Fonds et 17 sur le site de Pourtalès. Les ambulances ont transporté 11 victimes en lien avec l’évènement.

Thierry Maillardet, ambulancier-chef des secours (ACS)

© SISMN
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Un été sans La Plage

Un été sans La Plage

© Sophie Amey

Les Gaulois se méfiaient du ciel ! Pour toutes les équipes de La Plage des Six Pompes, le 24 juillet restera comme un événement particulier dans l’histoire du Festival. Le montage des infrastructures avait débuté le matin même.

Si les dieux celtes ont bien voulu épargner membres et matériel de La Plage durant la tempête, l’annulation s’est vite révélée être la seule solution. En quelques minutes, la préparation et la planification d’une année se sont arrêtées brusquement. Tristesse et effroi se sont installés parmi le staff. Sans oublier les compagnies privées de leur scène et de leur public.

Et très rapidement, grâce au soutien de la Ville de La Chaux-de-Fonds, de nos partenaires publics et privés, de fournisseurs, de fondations, de l’incroyable générosité des donateurs à l’appel à soutien de l’Association des Ami·e·s, c’est une incroyable énergie, aussi puissante qu’une tempête, qui s’est formée pour qu’un été sans Plage ne soit qu’un ancien souvenir.

Hugues Houmard, directeur de La Plage des Six Pompes.

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Sécurité publique, force essentielle pour organiser et sécuriser le travail sur le terrain

Sécurité publique, force essentielle pour organiser et sécuriser le travail sur le terrain

20 jours consécutifs de mobilisation, 13 km de rubalise déployés, 7’000 km parcourus en véhicule et près de 12 heures d’activité quotidiennes par agent·e pour un effectif totalisant 30 personnes engagées pour redonner vie à notre ville meurtrie. Voici quelques chiffres qui incarnent les conséquences de la tempête du 24 juillet 2023 par la Sécurité publique.

Rapidement mobilisée au cœur du centre-ville cette fin de matinée de lundi, la Sécurité publique a priorisé trois axes opérationnels pour assurer les premières mesures sécuritaires : prévenir largement la population sur les éléments instables et menaçants pouvant glisser des toitures, sécuriser sans délai les parcs et lieux d’intérêt public où les arbres demeuraient fragiles et ceinturer les lieux dangereusement frappés par la tempête.

Progressivement, en appui aux services d’intervention et de secours, l’action de la Sécurité publique s’est concentrée ensuite sur la sécurisation des secteurs nécessitant des opérations en toiture.

De concert avec les unités sur le terrain, du personnel administratif spécialisé a officié activement en back-office pour contacter les détenteurs des véhicules dont les rues nécessitaient d’être libérées. Pouvant compter sur une population solidaire, réactive et à l’écoute,

ces démarches se sont déroulées en des temps records. D’autre part, signe d’un excellent partenariat intercommunal, c’est avec l’appui des Sécurités publiques du Locle et de Neuchâtel que cet engagement a pu être réalisé continuellement sur cette période d’intense activité. Sitôt les mesures d’assainissement majeures effectuées, une délégation de la Sécurité publique s’est attelée à la préparation de la rentrée scolaire du 14 août ainsi que du dispositif de la Braderie pour offrir ce moment festif à la population.

Active les jours ouvrables et lors de manifestations publiques, la Sécurité publique échange avec plaisir avec la population sur cet événement qui aura marqué les pensées de tout un chacun.

Jérémy Vögtlin, chef de la Sécurité publique
Photos: Sécurité publique

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Intempéries 2023

Service des espaces publics : les arbres, souffle de vie

Service des espaces publics : Les arbres, souffle de vie

Photo : SP Chancellerie d’État

Le style sapin, les torées en forêt, les parcs boisés… Les arbres sont sans aucun doute un emblème de La Chaux-de-Fonds et vivent dans le cœur de tous ses habitant·e·s. Une intempérie qui met en lumière l’importance des arbres, et qui rappelle à quel point la nature est précieuse et fragile. 

Ce sont 1’200 arbres, pour certains centenaires, qui sont morts durant la tempête en zone urbaine. Il est estimé que 300 mourront encore dans les deux prochaines années. Au total, cela représente 15 % du patrimoine arboré de la Ville. Mais « hauts les cœurs », après ces chiffres effrayants et désolants, le service des espaces publics répond présent afin de rendre son sourire à la Ville, et ses feuilles aux arbres.

Quelles ont été vos premières actions durant la tempête et les jours suivants ?
En premier lieu, nous devions parer à l’urgence de manière efficace en dégageant les routes afin de permettre aux véhicules de circuler, principalement pour les divers services d’interventions et de secours. 

Notre département était scindé en deux ; une partie se chargeait du nettoyage des rues en évacuant les déchets liés aux bâtiments et aux toitures, et l’autre partie, le secteur vert, bûcheronnait les arbres. Enfin, nous avons sécurisé les lieux publics des arbres représentant un potentiel danger.

Combien de personnes étaient mobilisées ?
Une bonne partie des employé·e·s de la voirie était en vacances, ce qui représente seulement une cinquantaine de personnes disponibles à ce moment-là. Nous avons engagé plusieurs entreprises privées de forestiers-bûcherons et une centaine de personnes des communes voisines, des cantons, de la protection civile, des bénévoles, etc., sont venues prêter main-forte. Cette solidarité est remarquable, nous tenons d’ailleurs à exprimer nos remerciements pour l’aide et le soutien que nous avons reçus. C’est ce qui nous a permis d’ouvrir toutes les routes après 72 heures, ce qui est exceptionnel.

Qu’en est-il des arbres perdus ?
Les arbres morts sont utilisés en bois de chauffage, vendus pour la construction, ou transformés en copeaux.

Depuis mi-août, nous bichonnons ceux qui restent. Après avoir ouvert et sécurisé les routes, nous avons entrepris l’élagage et le soin aux arbres. Au lieu d’abattre un arbre potentiellement dangereux, nous préférons investir les moyens et l’énergie nécessaires pour le sauver. 

 

Le soin aux arbres est réalisé par des élagueurs grimpeurs, un métier qui se développe de plus en plus ; ils vérifient chaque branche et les coupent si nécessaire, le reste est épargné. Lorsque nous avons un doute concernant la stabilité d’un arbre, nous réalisons des essais de traction en provoquant une charge dessus. S’il tient debout, c’est que la sécurité est garantie. Nous utilisons également la technique d’haubanage qui sert à consolider un arbre ou des branches à l’aide de cordages.

Et pour l’avenir ? 
Divers soins sont prévus ces prochaines années dans les parcs tels que la pose de barrières autour des arbres afin de les protéger et d’éviter que les alentours soient piétinés, puis également l’amélioration du sol en ajoutant des copeaux de bois et des feuilles mortes. Globalement, nous planterons des arbres qui auront entre 5 et 10 ans, il faut éviter de replanter trop gros. La meilleure méthode, la moins artificielle et la plus respectueuse du cycle de vie, est de planter plus petit avec des racines nues. En 4 ou 5 ans, l’arbre aura une meilleure reprise et moins de risque de mourir. Nous devrons veiller à sélectionner des arbres adaptés au climat prévu dans 50 ans à La Chaux-de-Fonds, en nous référant par exemple à Neuchâtel ou Lausanne où l’on y trouve des chênes et des platanes. Les sapins et les hêtres ne supportent pas le chaud, ils tendent à disparaître de nos régions. 

Quel est le message à faire passer ?
En finalité, la chose très importante à retenir, c’est de respecter le processus naturel de la végétation et de s’armer de patience durant son développement. Il serait illusoire de penser que 1’500 grands arbres seront replantés tout de suite, c’est impossible. 

L’objectif est de planter plusieurs centaines d’arbres par année, sur 5 ans au minimum. En général, nous en remplaçons une vingtaine par an. Il faut beaucoup d’eau et de soin pour la reprise d’un arbre, il ne se fabrique pas, c’est un être vivant, il se cultive et cela prend du temps.

Sophie Amey — Bekir Omerovic, Voyer-chef Service des espaces publics — Stefano Ballestrin, adjoint secteur vert, SEP 

 
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Intempéries 2023

Les missions du service d’incendie et de secours

Les missions du SERVICE D'INCENDIE ET DE SECOURS

© SP Chancellerie d’État

24 juillet, 11h21
Un vent d’une force phénoménale s’est mis à souffler sur Les Montagnes neuchâteloises. S’en est suivi le déclenchement de nombreuses alarmes au sein de la caserne.

Les ambulanciers qui étaient déjà sur le terrain à ce moment-là ont très vite avisé l’état-major que la situation était catastrophique en ville, en raison des accès difficiles et des dégâts importants qui étaient déjà visibles.

Dès les premières minutes, l’alarme générale du Service d’Incendie et de Secours des Montagnes neuchâteloises (SISMN) a été déclenchée et, après avoir répondu aux missions prioritaires, il a fallu prendre la mesure de l’événement afin de pouvoir définir les priorités. Rapidement, une cellule de crise, composée de nombreux partenaires, a été convoquée. Cette dernière s’est réunie pour la première fois à 14h00 le jour de l’événement et a défini les mesures d’urgence à prendre, fixé des objectifs communs et planifié la suite des rapports de coordination.

À la fin de la journée, grâce au travail de toutes et tous, les sauvetages avaient été effectués, les axes principaux étaient dégagés et aucun suraccident n’était à déplorer.

Priorités
Assurer la sécurité des différents intervenants et de la population a été le mot d’ordre tout au long de l’intervention. La sécurisation de l’espace public, des éléments de toiture, des collèges, des crèches, des accueils parascolaires ou encore des parcs a été la priorité du service durant les jours qui ont suivi la tempête. De plus, la rentrée scolaire a pu se dérouler dans un cadre sécurisé. L’engagement de différents services a été nécessaire afin d’atteindre cet objectif.

Communication
La communication est essentielle lorsqu’une région traverse une période de crise comme celle qui a suivi l’événement du 24 juillet dernier, le choix de la transparence s’imposait donc.
Transmettre des informations, faire de la prévention et rassurer la population faisaient partie des priorités de la cellule de crise. Cela a pu se faire grâce à la contribution des différents médias qui ont été de précieux alliés.

Bref bilan
Un peu plus d’un mois et 1353 interventions plus tard (pour le SISMN), nous pouvons affirmer que la collaboration entre les différents acteurs engagés a été excellente. Le travail des intervenant·e·s a été remarquable et la solidarité extraordinaire au sein de l’ensemble de la population des Montagnes neuchâteloises.

À ce jour, nous pouvons dire que le gros de la crise est derrière nous, et ce même si, nous en avons conscience, il faudra des années à notre ville pour se remettre complètement de cette tempête du lundi 24 juillet 2023.

Lieutenant-colonel Grégory Duc, CIG (Chef d’intervention général), commandant du SISMN.
Major Jean-Daniel Zimmerli, remplaçant CIG, adjoint du commandant du SISMN
Photo : SP Chancellerie d’État

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Culture

Jeune et talentueuse, Margot Fellmann dédicace son premier roman fantastique à la Bibliothèque des Jeunes

Margot Fellmann dédicace son premier roman fantastique à la Bibliothèque des Jeunes

Le site de Président-Wilson a fait peau neuve l’automne dernier : un espace avec canapé, romans young adult, mangas et BD a été réaménagé pour mieux accueillir les ados. La journée du 21 octobre sera l’occasion d’expérimenter les lieux : rencontre avec une jeune autrice de Cressier, bourse aux livres et partage de bookfaces attendent les ados entre 11h et 14h. Un apéritif dînatoire est offert.

Nous sommes en l’an 200, l’intrigue se passe dans le Nouveau monde, l’ancien ayant été détruit… L’an 200 du Nouveau Monde est le premier tome d’une trilogie qui s’annonce haletante ! L’auteure, Margot Fellmann (@sweet.utopia), partagera sa passion pour l’écriture en compagnie de sa sœur Fanny, illustratrice.

Rencontre avec Margot et Fanny Fellmann

Entre 11h et 12h, les ados pourront poser leurs questions aux deux sœurs et repartir avec leur exemplaire dédicacé – la librairie La Méridienne proposera des exemplaires à la vente. Il est aussi possible de poser ses questions à l’avance au service du prêt ou en envoyant un courrier électronique à la Bibliothèque des Jeunes. Les bibliothécaires les transmettront à Margot Fellmann. Le roman peut être emprunté aux Bibliothèques des Jeunes et de la Ville, et aux Centres de documentation des écoles.

Bourse aux livres

Et ce n’est pas tout ! Entre 12h et 14h, la bourse aux livres sera ouverte aux ados (livres collectés par la Bibliothèque puis proposés gratuitement au public) : de quoi renflouer son stock de romans ou dénicher les numéros manquants de séries mangas ou BD. La Bibliothèque des Jeunes récolte les dons de livres dans leurs deux sites jusqu’au 13 octobre, elle accepte des mangas, romans et BD pour ados, propres et en bon état. Et pour s’amuser, des images de couvertures de livres seront partagées sur les réseaux grâce à l’art du bookface (montage photo : tirer son portrait en plaçant une couverture de livre devant son visage).

INFORMATIONS PRATIQUES

Programme de la journée du samedi 21 octobre, rue du Président-Wilson 32, gratuit et sans inscription :

11h-12h : rencontre avec Margot et Fanny Fellmann. Adresse électronique pour l’envoi des questions service.bibliothequedesjeunes@ne.ch

Dès 12h : apéro dînatoire offert
12-14h : bourse aux livres et bookface
Plus d’info www.bjcf.ch rubrique Agenda

Contact

Marie Reginelli, responsable de la Bibliothèque des Jeunes
Marie.reginelli@ne.ch
Tél 032 967 68 56 ou 076 616 85 89

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Sports

Les Panathlon Family Games deviennent inclusifs

Les Panathlon Family Games deviennent inclusifs

Pendant les Panathlon Family Games, qui auront lieu le 24 septembre 2023 de 9h à 17h à La Chaux-de-Fonds, plus de 30 clubs sportifs de la région font découvrir leurs activités au public. Pour la première fois, ces Family Games seront inclusifs, car ce jour-là, une quinzaine de clubs ouvriront leurs portes également aux enfants, adolescents et adultes en situation de handicap.

Plus de la moitié de ces clubs qui seront inclusifs ont suivi un workshop de sensibilisation à l’inclusion proposé par Special Olympics Switzerland qui, à travers son programme Unified, vise à permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder aux clubs et événements sportifs existants et de promouvoir ainsi une société inclusive.

Dans le cadre de ce programme, Special Olympics collabore déjà avec une quarantaine d’événements sportifs et les accompagne sur le chemin de l’inclusion pour que toute personne à besoins spécifiques puisse pratiquer le sport qu’elle affectionne dans un environnement adapté et participer à des événements sportifs comme à des compétitions.

Avec ce pas, les Panathlon Family Games donnent un signal important pour l’inclusion et soutiennent ainsi la mise en œuvre de la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées. De plus, les Panathlon Games ne seront pas le seul événement à devenir inclusif dans le canton de Neuchâtel : dans le cadre d’une étroite collaboration, Special Olympics Switzerland met à disposition du canton une coordinatrice Unified chargée d’établir des contacts avec les clubs sportifs intéressés, les organisateurs d’événements, les réseaux de parents, et les éventuels sponsors du canton de Neuchâtel.

Pour plus d’informations sur le programme Unified

Pour plus d’informations sur les Panathlon Family Games

Sara Cotroneo
Inclusive Sport
Special Olympics Switzerland