Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Regards croisés

Naya, Carolina et Marie-Thérèse nous parlent de l’automne, entre autres…

Naya, Carolina et Marie-Thérèse nous parlent de l'automne, entre autres...

Photo : Aline Henchoz

Carolina (à gauche) et Naya (à droite) nous chantent une chanson adaptée à la saison : "...Elle m'a tendu des pommes, j'ai cru tomber dedans, avec une phrase du genre : "les fruits c'est trop sympa !" tu parles y'a pas la moindre pépite de chocolat, vive les cookies, y'a rien de mieux ici-bas..."

Qu’aimez-vous faire durant l’automne ? » ai-je demandé pour amorcer la discussion. Silence radio… Les deux fillettes de 9 ans sont assises sur le canapé face à moi, les yeux écarquillés. La question ne les inspire que modérément visiblement. Ou est-ce un peu de timidité face au micro qui les enregistre ? Très certainement, mais une fois lancées, les deux acolytes racontent leurs péripéties qui n’existent que dans l’enfance.

Le fil de notre conversation est parsemé de sujets en tout genre : Halloween, les jeux, l’orthophonie, la boucle d’oreille perdue à la plage le week-end dernier…

Arrive alors le moment d’avouer quelques bêtises qu’elles ont pu faire : « j’ai mis du sucre dans le lit de mes parents une fois »

confesse Naya, ou « en octobre je vole souvent des bonbons à mes amis » confie Carolina. Des révélations faites avec une pointe de malice dans leur regard. Des gentilles bêtises, leur bienveillance envers autrui est touchante.

La discussion vagabonde d’une fillette à l’autre, telle une balle qu’elle se renvoie, à ma plus grande joie. Je n’existe plus, plus personne n’existe d’ailleurs, elles en oublient même le micro. Il ne reste plus qu’elles et leurs histoires. Petit bout de planète Terre où se forme une bulle, grâce à leur imagination et à leur belle complicité.

Elles n’en perdent pas le nord pour autant, lorsque, au moment de partir elles me lancent « alors, elle est prévue quand notre prochaine interview ? ».

En automne on allait au bois avec la charrette, les gamins mettaient le bois en panier et on le montait au galetas et puis On recevait 20 cts ou 50cts et c'était quelque chose, ça avait une grande valeur !

Photo : Aline Henchoz

Derrière ses lunettes, les yeux tendres de Marie-Thérèse révèlent un caractère qui semble bien trempé. Un timide rayon de soleil matinal vient nous tenir compagnie dans la salle d’animation du home Le Temps Présent.

Au fil de la conversation, les histoires de ma conteuse prennent vie dans la pièce : je vois l’automne s’installer, les champignons dans le mouchoir en tissu jaune de son père, la charrette pleine de bois qu’on tire à travers la forêt pour chauffer la maison…

Soucieuse du petit détail, Marie-Thérèse farfouille dans ses souvenirs pour y dénicher chaque trésor du passé. Je ne suis pas surprise de percevoir de nombreuses similitudes entre nos générations. Le tricot, qui faisait jadis pleinement partie de la vie et remplaçait à merveille les écrans, a fait son grand retour dans notre quotidien actuel. « Ici, la plupart des résident·e·s portent des chaussettes tricotées à la main ». On plaisante sur la laine qui gratte et les « culottes-bas », comme on appelait les collants autrefois.

Les expressions et mots du passé entrent dans la danse de ses anecdotes : les pommes Beutchin, les cœurs vaillants, les beignets au genou appelés plus communément les merveilles, et ma préférée, qui renferme un charme indéniable : « aller à la maraude » qui signifie voler des aliments, en particulier des fruits et légumes, dans les jardins, les champs et les fermes.

Nous parlons encore un peu gastronomie : rôti, kougelhopf, cuisse-dame, toetché, tout y passe jusqu’à « la goutte » de kirsch ou de damassine qui, à l’époque, se vendait au décilitre.

Nous arrivons à la fin de la rétrospective de la vie de Marie-Thérèse, même si, j’en suis certaine, il nous faudrait des semaines pour épuiser le réservoir de ses souvenirs.

Textes : Sophie Amey
Photos et audio : Nolan Crelier

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Le dossier du mois

Le centre d’orthophonie : communiquer, ca s’apprend !

Le centre d’orthophonie :
communiquer, ça s'apprend !

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Ruth Hynek Hlavizna au centre d'orthophonie avec la mascotte "Lippo l'hippo", une marionnette qui aide à expliquer les positions et gestes articulatoires dans les troubles du langage

Tout le monde a déjà dit, ou entendu dire « je vais chez l’orthophoniste après les cours »… Mais qui connaît exactement les activités et les aides que proposent ces spécialistes ?

Ruth Hynek Hlavizna, orthophoniste et responsable du centre d’orthophonie de La Chaux-de-Fonds, nous a reçus pour nous présenter plus en détail ce vaste domaine.

« Vaste » est le terme approprié lorsqu’on découvre la diversité des cas dont s’occupe le centre d’orthophonie qui couvre tous les troubles du langage oral et écrit.

D’abord, il y a le centre à la rue Jardinière 23, et puis il y a également les permanences qui se déroulent dans les collèges : aux Endroits, à l’Ouest, au collège Cernil-Antoine, à la Promenade, aux Gentianes et aux Foulets. Les orthophonistes se déplacent elles-mêmes afin de permettre aux enfants trop petits, dont les parents travaillent toute la journée et qui n’ont pas encore la possibilité de se déplacer tout seuls, de suivre les séances dans leur collège.

Comment savoir si un enfant présente réellement un trouble langagier, comment assumer financièrement le traitement et comment réagir face à ces problèmes ? Ruth Hynek nous en dit davantage :

Comment se déroule une inscription auprès de votre centre ?
Ce sont les parents, des enseignants ou des médecins qui nous signalent qu’un enfant a besoin de notre aide. Nous rencontrons l’enfant à plusieurs reprises afin d’effectuer un bilan qui nous permet ensuite de poser un diagnostic.

Quels troubles traitez-vous ?
Il existe de nombreux troubles langagiers tels que : des difficultés à faire émerger son langage, des difficultés à écrire, à lire ou à calculer. Le bégaiement, le mutisme, les problèmes de mastication et de déglutition, des troubles de la voix dus par exemple à des nodules…nous nous occupons de troubles très variés au centre, pour les enfants et les jeunes adultes de 0 à 20 ans.

La situation est-elle difficile à accepter pour les parents ?
L’orthophonie effraie beaucoup moins que d’autres secteurs. En général, les parents sont rassurés et sont heureux de trouver de l’aide et du soutien pour leurs enfants.

L’assurance maladie prend-elle en charge les frais ?
Non, l’assurance maladie ne prend absolument pas en charge les frais. Lorsque le diagnostic est posé, un rapport est réalisé par l’orthophoniste. Si le diagnostic entre dans les critères reconnus par L’Office de l’enseignement spécialisé du canton de Neuchâtel (OES), ce sont eux qui prennent en charge la thérapie. L’OES finance maximum 5 ans de traitement. Ensuite, le dossier est analysé et L’OES décide s’il accorde une 6e année de traitement. Pour les autres cas plus légers, qui ne seraient pas pris par l’OES, ce sont les parents et la Ville qui paient.

Durant combien de temps en moyenne est suivi un enfant ?
En moyenne 2 à 3 ans. Certains enfants viennent pour quelques séances seulement et d’autres ont des traitements longs. Beaucoup de facteurs font varier chaque cas, tout dépend du trouble, de l’adhésion de l’enfant au traitement, de l’environnement qui l’entoure, de la collaboration et de l’investissement des parents.

Pouvez-vous nous parler de la problématique des enfants qui passent trop de temps devant les écrans ?
C’est toute une histoire au centre d’orthophonie. En 2018, nous avons mis en place une action de prévention suite à une rencontre avec des pédiatres. Autant de leur côté que du nôtre, nous commencions à nous inquiéter de recevoir des enfants qui avaient de gros retards de langage, voire pas de langage du tout, et qui présentaient des signes de repli sur soi, qui ne jouaient pas, qui énonçaient des mots en anglais sans raison… Nous avons fait cette constatation d’enfants surexposés aux écrans depuis tout petit : à 6 mois certains bébés ont des écrans dans les mains…

Toutes ces inquiétudes nous ont amenées à faire ces actions de prévention. Nous sommes allés dans les centres commerciaux distribuer nos flyers et discuter avec la population, rencontrer les sages-femmes du RHNe, dans les écoles…

Nous parlons ici des téléphones et tablettes principalement. Si nous décidons de passer un dessin animé sur une TV, une fois terminé, il est terminé… Contrairement à une tablette sur laquelle internet est sans fin, l’enfant peut relancer une nouvelle vidéo à l’infini et c’est très addictif. Un enfant ne peut pas se gérer seul. Les jeux sur une tablette ne sont pas palpables, il n’y a pas de sensation, de toucher, de vraie communication. C’est une problématique de santé publique !

Nous essayons de guider les parents, de les conseiller sur les activités à pratiquer avec leurs enfants. Bien souvent, ils ne se rendent pas compte du mal que les écrans peuvent faire. Ce n’est pas évident, nous vivons avec nos écrans au quotidien, mais un enfant n’a pas besoin d’avoir une tablette, ce n’est pas obligatoire. Par exemple, nous ne donnerions pas les clés de l’auto à un enfant de 12 ans… C’est pareil avec un smartphone et un enfant de 3 ans : c’est dangereux, cela provoque entre autres : des troubles visuels, une dépendance psychique, des retards de langage, des troubles d’apprentissage…

Un dernier mot, un dernier conseil ?
Jouez avec vos enfants ! Aller dans la vraie vie avec eux, échangez ! Utiliser le langage qui est la base de la communication, soyez avec vos enfants ! Jouez pour de vrai, pas avec des écrans, mais avec des vrais jeux, des bouts de bois, des puzzles, allez à l’extérieur, faites du bricolage et laissez-les inventer des choses. Laissez votre enfant s’ennuyer de temps en temps, ça fait partie de la vraie vie, il peut se frustrer au début, mais il trouvera rapidement de quoi s’occuper !

Texte : Sophie Amey
Photos et vidéo : Quentin Perrenoud

L'interview en vidéo

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Divers

Apprenti.e.s de fin d’année

Apprenti.e.s de fin d'année

APPRENTIS•ES DE FIN D’ANNÉE
Photo : Nolan Crelier au MIH

La Ville de La Chaux-de-Fonds félicite ses apprentis·es ayant terminé leur formation au sein de ses services !

De gauche à droite et de haut en bas : 

Emre Cöçelli (employé de commerce), Mike Schenk (assistant en maintenance d’automobiles), Talib Hussaini (assistant socio-éducatif), Bryan Teixeira (employé de commerce), Ivan Secchiaroli (agent d’exploitation), Anna Marques Rodelo (assistante socio-éducative), Antoine Lagger (assistant socio-éducatif), Kujtesa Berisha (assistante socio-éducative), Brikena Gashi (assistante socio-éducative), Audrey Miche (agente en information documentaire), Amélia Haussener (gardienne d’animaux) et Pelin Kurtal (assistante socio-éducative).

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La parole aux acteurs

Au Cyberthé, les seniors surfent depuis plus de 15 ans !

Au Cyberthé, les seniors surfent depuis plus de 15 ans !

Depuis 2004, le Service de la jeunesse de la Ville de La Chaux-de-Fonds accueille chaque mercredi une douzaine de seniors au Cyberthé, atelier informatique intergénérationnel, organisé en collaboration avec Pro Senectute.

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Le Cyberthé n’est pas pensé comme un cours d’informatique (d’autres offres de Pro Senectute répondant à ce besoin), mais comme un espace d’échange et de rencontre intergénérationnel autour des questions informatiques au sens large. 

Plus que de former ou de dépanner, il s’agit donc de chercher des solutions ensemble – en valorisant l’entraide et l’autonomie – aux problèmes informatiques des seniors. Transfert de photos d’un smartphone à un ordinateur, synchronisation entre appareils, achats de titres de transport en ligne, déclaration fiscale, craintes liées aux spams et autres arnaques en ligne, sont parmi les questions qui arrivent au Cyberthé.

Géré par 2 moniteurs·trices  du Service de la jeunesse, cet accueil hebdomadaire est aussi une occasion de faire des rencontres, grâce notamment à la dernière demi-heure réservée au thé et au goûter. Environ deux fois par an, une activité intergénérationnelle est organisée entre les seniors du Cyberthé et les enfants des Mercredivertissements (autre activité du Service de la jeunesse), avec de grands sourires de part et d’autre.

Texte : Yann Gautschi, responsable secteur animation socioculturelle
Photo: Nolan Crelier

Informations pratiques

Les mercredis (hors vacances scolaires) de 14h à 16h30

Centre de formation professionnelle neuchâtelois (salle 002)
Serre 62
2300 La Chaux-de-Fonds

CHF 6.- par séance ou CHF 100.- par an

Sans inscription

Infos : Serre 12 – 032 967 64 90

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C'est quoi ce commerce ?

Magasin Terrame

magasin Terrame

magasin Terrame  
valeurs « éthiquables »
Photo : Nolan Crelier

C’est sur la place du Marché que le magasin bio Terrame a pris ses nouveaux quartiers cet été. Ouvert depuis 2011, Terrame est un magasin de référence pour les produits bio, naturels, éthiques et équitables à La Chaux-de-Fonds.  

Ce commerce familial défend des valeurs durables et respectueuses de l’environnement, mais aussi des valeurs humaines fortes. Consommer oui, mais de manière responsable pour la nature et les producteurs, c’est la volonté de Maurin Lavergnat, le propriétaire. Au travers de cette démarche, il rend également hommage à son père avec lequel il a construit le magasin, à l’aide de la famille et d’amis, conférant sans doute à ce commerce cette âme chaleureuse. 

Terrame propose à ses clients une gamme variée de produits de qualité, sélectionnés avec soin par l’équipe du magasin et sans cesse remis à jour. On y trouve de l’alimentation évidemment, mais aussi des encens, minéraux, huiles essentielles, tisanes, jeux pour enfants et bien plus encore. 

Une partie des bénéfices du magasin est reversée à son association « Ammala » qui vient en aide aux familles tibétaines réfugiées au Ladakh, dans le nord-est de l’Inde. Chaque année, plus de 200 enfants sont scolarisés dans ces régions reculées de l’Himalaya, grâce aux ventes du magasin Terrame et aux dons.

 

Dans un monde de croissance et de surconsommation, Terrame s’inscrit comme une alternative qualitative, offrant des produits qui prennent soin de la terre et de chacun·e. Toute l’équipe se réjouit d’accueillir et de conseiller toutes les personnes qui pousseront la porte des nouveaux locaux au cœur de la ville ! 

Magasin bio Terrame Sàrl

Rue Neuve 4 / 032 968 22 88 

terrame.ch

Horaires : Lu – Ve : 08h30 à 18h30
Samedi : 08h30 à 17h00

Activités : Produits pour le bien-être corps & esprit, biologiques & éthiques

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Le dossier du mois

10 ans de l’installation des défibrillateurs

10 ans de l’installation des défibrillateurs

10 ans de l’installation des défibrillateurs
Laurent Stofer à la caserne du SISMN de La Chaux-de-Fonds. Photo : Nolan Crelier

A chaque minute de perdue, c’est 10 % de chance de survie en moins… ».

La phrase résonne haut et fort. Laurent Stofer la connaît depuis longtemps, lui. Ambulancier depuis 29 ans, chef de section depuis 10 ans au SISMN*, président de la SSS* de La Chaux-de-Fonds, instructeur dans les écoles, pour les enseignants et les gardiens de piscine, pour les cours de secouristes d’entreprises et les formations aquatiques… Il a le regard empli de cette ambition qui place de l’espoir dans chacun des projets qui tendent à rendre le monde meilleur… de ceux qui sauvent des vies. C’est pourquoi, il y a 10 ans, il soumet l’idée, entouré du docteur Souhaïl Latrèche, Pierre Studer, Denis Cattin et Yves Rousselot, d’installer des défibrillateurs dans les bâtiments des services publics. Certains devant se trouver à l’extérieur afin que la population puisse les utiliser.

Qu’est-ce qu’un défibrillateur ?

Mais à quoi peut bien servir cet engin qui s’est peu à peu installé dans notre décor quotidien ? Cet appareil, que l’on ne trouvait même pas dans les ambulances avant 1998, va analyser et diagnostiquer la personne victime d’un malaise. Il jugera de manière autonome et rapide si un choc électrique est requis ou non. Son utilisation est à la portée de tout le monde. Une fois les deux patchs collés sur la poitrine, l’appareil donne toutes les indications nécessaires et le rythme du massage cardiaque à effectuer.

Rendez-vous le 3 septembre 2022

Afin de présenter comme il se doit les défibrillateurs et les partenaires de la chaine de sauvetage, des démonstrations auront lieu le samedi 3 septembre, sous la tente officielle de la Braderie-Horlofolies, de 12h à 16h. Des associations proposant des formations, des secouristes professionnels, des ambulanciers et des médecins du SMUR* seront présents pour sensibiliser et informer la population. Des brochures seront distribuées pour celles et ceux qui souhaitent se renseigner sur ces professions qui connaissent une belle évolution; et qui comptent aujourd’hui 50 % de femmes se formant au métier d’ambulancière.

EN CHIFFRES

• Entre 200 et 300 réanimations cardio-pulmonaires sur rue ont lieu dans le canton de Neuchâtel par an.
• 22 arrêts cardiaques par jour en Suisse, soit 28 fois plus que les accidents de la route.
• Les 4 premières minutes sont essentielles pour rester en vie ou être réanimé sans séquelle.
• À chaque minute de perdue, c’est 10% de chance de survie en moins.
• Un secouriste passe en moyenne environ
24 heures d’affilée en caserne.
• Le 144 est le numéro à composer immédiatement en cas d’urgence, la centrale prévient également les « Premiers Répondants ».
• 65 défibrillateurs installés à La Chaux-de-Fonds : 22 financés par la Ville, 43 par des privés (grands magasins, entreprises, salles de sport…).
• 2 défibrillateurs utilisés en l’espace de 10 ans à La Chaux-de-Fonds.
• Prix d’un défibrillateur accessible au public : CHF 2500.-.
• Prix d’un défibrillateur présent dans les ambulances : CHF 50 ’000.-.
• Sauver des vies, ça n’a pas de prix !

« Le défibrillateur est au cœur ce que l’extincteur est au feu »

Les Premiers Répondants

L’école ES ASUR* de Lausanne présentera l’application mobile des « Premiers Répondants » sur grand écran. Cette application sert à géolocaliser le « Premier Répondant » le plus proche lors d’un malaise. Celui-ci reçoit une alarme de la part du 144 et accepte ou refuse alors la mission. Ce gain de temps entre l’arrêt cardiaque et l’arrivée de l’ambulance est vital. À ce jour, seules 300 personnes sont inscrites aux « Premiers Répondants », malgré les 3’000 personnes formées par an. La démarche est pourtant simple : il suffit de suivre un cours de 4 heures minimum, accessible dès 18 ans, et qui aboutit sur un diplôme BLS/AED*, valable deux ans. S’ensuit l’inscription sur l’application pour obtenir son titre de « Premier Répondant ».

Stayin’ Alive

L’anecdote étant amusante et potentiellement sauveuse de vie, il semble important de divulguer cette astuce : afin de se savoir à quelle vitesse effectuer un massage cardiaque, il suffit de se caler au rythme de la chanson des Bee Gees « Stayin’ Alive », qui se traduit par « rester en vie »… 

Venez participer à cette journée qui célèbre les dix ans de l’installation des défibrillateurs, afin de rencontrer et soutenir nos anges gardiens de tous les jours.

Texte : Sophie Amey
Photos : Nolan Crelier

* SISMN : Service d’incendie et de secours des Montagnes neuchâteloises.
* SSS : société Suisse de sauvetage de La Chaux-de-Fonds.
* ES Asur : École Supérieurs d’Ambulancier et Soins d’Urgences  Romande.
* SMUR : Service Mobile d’Urgence et de Réanimation.
* BLS/AED : Basic Life Support/ Automated external defibrillation.

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Les éditos

La Braderie nouvelle est arrivée

La Braderie nouvelle est arrivée

Il y a, dans la réalité de chaque petit coin de terre, des événements qui sont là pour marquer que le temps qui passe ne passe pas complètement, qu’il hésite à quitter le passé, que le présent est là pour annoncer qu’il sera présent dans le futur…

Dans notre bien nommée Métropole de l’horlogerie, il en va ainsi d’une manifestation qui rythme depuis 1932 les heurs et malheurs de notre industrie phare et de notre région et qui, comme elle, fait le pari d’innover toujours en restant traditionnelle à jamais. Née d’une crise, alors que notre ville comptait 8’ 000 chômeurs pour 40 ’000 habitants, la Braderie est toujours là et offre son réconfort festif en ces temps d’hypercrise qui voit s’ajouter des préoccupations climatiques, énergétiques, financières et économiques à une guerre en Europe et à une pandémie pas encore maîtrisée. Merci donc à ses organisateurs bénévoles, aux différents services qui les appuient ainsi qu’à tous ceux qui s’efforcent de pimenter la vie régionale d’épices diverses au sortir d’une Plage qui a attiré des spectateurs de partout dans nos rues et d’un festival rock endiablé sur les hauteurs de la commune voisine et amie.

La Braderie est toujours là et offre son réconfort festif en ces temps d’hypercrise...

Le dévouement de quelques-uns nous permet de dépasser notre quotidien, de jouir de rencontres imprévues, de spectacles improbables, de sonorités inattendues, renforce le sentiment d’appartenance à notre communauté et nous laisse oublier un moment les difficultés de l’époque. On peut de plus espérer que les recettes récoltées dans les différents stands donneront l’occasion aux nombreux clubs et associations d’ici de surmonter les problèmes financiers engendrés par la désertion d’une partie de leurs membres pendant la période COVID.

Et, du côté du futur, cette Braderie « nouvelle formule », sans verres jetables, sans argent physique et avec une part de performances artistiques singulièrement augmentée augure bien de la perspective pour notre ville d’être reconnue comme Capitale culturelle suisse en 2025 !

Le Conseil communal

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Les éditos

Un été festif, culturel et sportif

Un été festif, culturel et sportif

L ’été a débuté par la présentation du projet de Capitale culturelle suisse aux acteurs et actrices culturel-le-s de la région. Un projet qui doit encore se concrétiser, mais que l’on souhaite rassembleur et festif, à l’image d’événements tels que La Plage ou la Braderie qui nous permettront à nouveau de tisser ces liens, si chers à chacun-e d’entre nous, après deux années de pandémie.

Un projet culturel qui mettra en relation les différentes régions de Suisse et qui fera la part belle à notre ville et à sa richesse créative. Des richesses que nous vous invitons à redécouvrir, notamment avec trois coupons (à découper dans ce numéro) pour une visite seul-e ou en famille de nos musées.
Au MIH, vous retrouverez les extraordinaires savoir-faire des horloger-ère-s de notre région et en particulier la finesse et la maîtrise des émailleur-se-s avec une multitude de pièces d’exception.

Au Musée d’histoire, une exposition rend hommage aux « Enfants du placard » et à leur vie clandestine dans notre pays. Une histoire qui rappelle que notre ville, dans sa tradition d’ouverture, fut l’une des premières à les accueillir à l’école publique.

Des événements tels que La Plage ou la Braderie nous permettront à nouveau de tisser ces liens, si chers à chacun-e d’entre nous, après deux années de pandémie.

Au Musée des beaux-arts, les magnifiques œuvres de notre collection vous marqueront probablement dans leur nouvel accrochage, ainsi qu’une exposition de Stéphane Zaech où l’humour, la joie et la dérision résonnent avec l’esprit libre de notre ville.

Enfin, cerise sur le gâteau, un dernier bon d’entrée, vous invite à plonger dans l’eau de notre belle piscine et à profiter de ses alentours ombragés. On vous souhaite ainsi un été chaleureux et animé, fait d’amitié et de rencontres, dans une ville où il fait bon vivre.

Le Conseil communal

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« Tourner à droite » à vélo

« Tourner à droite » à vélo

« Tourner à droite » à vélo
L’un des panneaux installés à la rue du Midi.

C’est après le succès d’un essai pilote de trois ans mené à Bâle que le Conseil fédéral a adopté la révision des ordonnances sur les règles de la circulation, dans le but d’améliorer la sécurité routière et la fluidité du trafic.

Depuis 2021, une plaque carrée sur laquelle sont représentés un vélo et une flèche jaunes sur fond noir, a fait son apparition au côté de certains feux tricolores qui remplissent les conditions de l’Ordonnance sur la signalisation routière. Grâce à ce petit panneau, les cycles et cyclomoteurs qui arrivent à un carrefour sont désormais autorisés à tourner à droite, même lorsque le feu est au rouge. La combinaison du feu rouge et du signal équivaut à un « Cédez le passage » pour les personnes autorisées à obliquer à droite.

Afin que la sécurité routière soit garantie, les cyclistes doivent prêter attention et accorder la priorité aux piétons ainsi qu’aux véhicules circulant dans l’intersection.

La Chaux-de-Fonds a suivi l’exemple de quelques autres villes de Suisse avec la mise en place de cette mesure en faveur de la mobilité douce. Des temps de trajet diminués, une démarche peu coûteuse et facile à mettre en place, tels sont les arguments qui devraient contribuer à l’attractivité de ce mode de déplacement pratique et écologique.

Service de la communication avec l’aimable collaboration du Service technique, de Pro Vélo et de l’ATE

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Prairies en fauchage tardif

PRAIRIES EN FAUCHAGE TARDIF

PRAIRIES EN FAUCHAGE TARDIF
Cette prairie fait l’objet d’une fauche tardive afin de favoriser la biodiversité. Photo : Aline Henchoz

Soucieux de favoriser et de développer la biodiversité, le Service des espaces publics (SEP) de la Ville de La Chaux-de-Fonds, par son secteur vert, met en place depuis quelques années des prairies en fauchage tardif.

Cette pratique consiste à limiter le fauchage annuel à un seul passage en fin de saison, et ce, afin de permettre aux plantes de croître, fleurir et de fructifier. Les fleurs attirent ainsi une quantité importante d’insectes butineurs à la recherche de pollen et de nectar, fécondant de ce fait leurs hôtes et facilitant la production de graines utiles au renouvellement de l’espèce. De plus, ce couvert végétal est un refuge pour la faune sauvage et pour beaucoup de petits animaux. Il offre par conséquent bien plus de services à la nature qu’un tronçon coupé régulièrement.

Ces zones de fauchage tardif sont situées en bord de route au-delà de la bande de sécurité de 1,5 m. Des panneaux, tels que celui représenté ci-dessus, sont installés aux alentours afin de signaler la mise en place de cette pratique.

En plus des mesures citées précédemment et afin d’améliorer la biodiversité, le SEP a acquis en 2021 une épareuse permettant de faucher à une hauteur minimale de 10 cm, ce qui contribue grandement à la biodiversité des espèces végétales et animales.

Service des espaces publics