Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

Catégories
Santé Société

L’intelligence artificielle au service de la santé mondiale

L’intelligence artificielle Au service
de la santé mondiale

La recherche médicale suisse est auréolée d’une nouvelle étoile, et celle-ci s’appelle Véronique Suttels. Cette Chaux-de-Fonnière, spécialiste des maladies infectieuses, et son équipe viennent d’expérimenter avec succès une méthode de détection de la tuberculose avec l’intelligence artificielle. Ces recherches leur ont valu un financement de dix millions d’Euros. Retour sur une aventure humaine et académique peu ordinaire.

Qu’est-ce qui vous a conduite vers la santé globale ?
Véronique Suttels : Mon choix d’aller vers la santé globale vient d’une observation d’injustice sociale. Je me suis dirigée vers la tuberculose, car, selon moi, c’est une des maladies qui reflète le plus les inégalités. Elle sévit principalement dans les endroits où il y a un manque de moyens.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le choix de la tuberculose ?
V.S. : Lorsque j’étais étudiante en médecine, j’ai réalisé un master sur le VIH. C’était déjà une première expérience dans le domaine de la santé globale et du travail interdisciplinaire, en collaboration avec des équipes issues de spécialités médicales et sociales très variées. J’ai alors décidé que mon parcours académique serait consacré à ce champ.

Il faut savoir que la tuberculose demeure aujourd’hui la maladie infectieuse la plus mortelle. Le Covid-19 a causé 1,5 million de décès et a mobilisé l’attention du monde entier. Or, la tuberculose tue chaque année autant de personnes, et ce depuis des décennies, dans une relative indifférence.

Qu’en est-il de votre expérience sur le terrain ?
V.S. : Ma thèse de doctorat s’est déroulée au Bénin. Elle portait sur un projet visant à expérimenter la performance diagnostique de l’ultrason pulmonaire pour détecter la tuberculose. Cet outil fonctionne avec un téléphone portable. En cas de succès, cela représenterait une avancée majeure dans une partie du monde où tout le monde en a un : l’Afrique subsaharienne.

Quels résultats avez-vous obtenus ?
V.S. : Les résultats de cette recherche ont été extrêmement encourageants. La performance diagnostique est exceptionnelle, dépassant largement les critères de l’OMS dans cette population.
Nous avons donc soumis une proposition à la Commission européenne pour la validation de ces résultats dans d’autres pays d’Afrique subsaharienne, dans le cadre d’un de ses programmes de recherche, qui a abouti à un financement de 10 millions d’euros sur 5 ans.

Comment se passe votre collaboration avec les ingénieur-e-s de l’EPFL ?
V.S. : Je ne peux qu’encourager ce type de collaboration. Les ingénieur-e-s développent des algorithmes à partir d’images, mais ont besoin du contexte médical pour comprendre certains comportements. Ils/elles sont curieux-ses de découvrir d’autres perspectives. Leur objectif est d’adapter la technologie aux utilisateur-trice-s.

Que signifie être une femme dans le milieu académique médical ?
V.S. : Pour ma thèse, j’étais entourée d’une équipe féminine, deux superviseuses : la professeure Noémie Boillat Blanco, du CHUV et la professeure Mary-Anne Hartley, de l’EPFL et de Harvard. Elles n’étaient pas seulement des mentores, elles étaient aussi des sponsors. Je ne serais pas arrivée à ce stade sans elles, car il y a un plafond de verre dans ce milieu quand on est une femme.

Qu’est-ce qui rend votre projet si particulier à vos yeux ?
V.S. : Ce projet est unique par la richesse des partenariats qui le portent. Ingénieur-e-s et médecins travaillent main dans la main, des pays de tous horizons collaborent au niveau international, et des chercheuses et chercheurs issu-e-s de cultures diverses unissent leurs forces avec une même ambition : éliminer la tuberculose.

Propos recueillis par
Jean Christophe Malou
Photo : Aurore Sande

JEUDI 6 NOVEMBRE | 20H15
Véronique Suttels au Club 44

Tuberculose: l’innovation au service du bien commun

Grâce à une technologie révolutionnaire développée par Véronique Suttels et son équipe, la maladie des oublié-e-s devient enfin simple à diagnostiquer.

Catégories
Culture Divers Société

Le chômage… et si on en riait ?

Le chômage... et si on en riait ?

Dans une société où l’on confond trop souvent difficulté à trouver un emploi et refus d’en chercher, être au chômage reste stigmatisant. Ceux qui ont déjà passé du temps de l’autre côté du bureau d’un Office régional de placement (ORP) le savent bien. C’est le cas de Laura Tegner, jeune bédéiste chaux-de-fonnière, qui a choisi de partager son expérience sous une forme à la fois ludique et instructive.

« J’ai connu deux passages au chômage. Le premier, durant la pandémie, était moins culpabilisant : puisque tout le monde était à la maison, je me sentais moins en échec. Le second, en 2024, a été plus difficile. C’est à la suite de cette expérience que j’ai décidé de créer une BD », raconte Laura, diplômée d’un master en histoire de l’art obtenu juste avant le Covid.

Le dessin, longtemps resté un simple loisir, s’est imposé comme exutoire. « Dès qu’on rencontre quelqu’un, la première question qui est posée est : “Et toi, tu fais quoi dans la vie ?” La gêne s’installe parce qu’on ne sait pas quoi répondre. J’étais animée par un tel sentiment d’injustice que j’ai eu besoin de coucher cela sur le papier. Le dessin s’est révélé comme la meilleure façon de le faire. »

Encouragée par son entourage, Laura se rend au Salon du livre de Prilly, dans l’espoir de trouver un éditeur. Coup de chance : une responsable des éditions Jobé-Truffé tombe sous le charme de son personnage. Ainsi naît Au chômage, et alors ? L’album séduit d’abord par son esthétique — une couverture monochrome au toucher soigné, une touche de crayon épurée — mais surtout par son contenu. On y suit un personnage attachant, avançant avec une résignation teintée d’humour à travers les différentes étapes du parcours de demandeur d’emploi. Entre situations cocasses et absurdités administratives, le lecteur s’identifie au/à la chômeur-euse et partage ses pérégrinations.

Envie de plonger, avec légèreté, dans les méandres de la recherche d’emploi? Cette BD réaliste et pleine d’ironie est faite pour vous.


Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Aurore Sande


Illustratrice : Laura Tegner
Autrice : Laura Tegner
Éditeur : Éditions Jobé-Truffer

https://www.jobe-truffer.ch

Catégories
Santé Société

Pour que s’asseoir ne soit plus un privilège

pour que s'asseoir ne soit plus privilège

Bonne nouvelle pour les personnes à besoins spécifiques : des bancs adaptés font désormais partie du paysage public chaux-de-fonnier. Développés et conçus par la menuiserie de la Fondation Les Perce-Neige, ils renforcent l’inclusivité de notre ville. « La finalité de nos engagements vise l’épanouissement et la valorisation de chacun-e », affirme la charte de la fondation — une orientation qui s’accorde pleinement avec l’implication du Service des espaces publics dans la réinsertion professionnelle et l’inclusion de toutes et tous.

Ces bancs modulables permettent d’accueillir tout un chacun et chacune de manière égale et conviviale autour de la table. Résultat : davantage d’accessibilité lors des manifestations, moins d’isolement, et une plus grande autonomie pour les personnes concernées.

Une première série de onze bancs a déjà été testée lors des festivités du 1er août, du festival de La Plage des Six Pompes et, plus récemment, de la Grande Braderie. Cette démarche s’inscrit dans un ensemble plus large d’initiatives ayant toutes un objectif : apporter une contribution supplémentaire au vivre-ensemble, cette valeur si chère à notre ville.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photo : Aurore Sande

Catégories
Culture Société

Un nouveau site Internet promotionnel pour découvrir et s’installer à La Chaux-de-Fonds

Un nouveau site Internet promotionnel pour découvrir et s'installer à La Chaux-de-Fonds

La Ville de La Chaux-de-Fonds vient de dévoiler sa nouvelle plateforme web hellolachauxdefonds.city, conçue pour séduire et accompagner de futur-e-s habitant-e-s. Cette vitrine numérique moderne met en valeur les atouts de la Métropole horlogère : qualité de vie, cadre naturel, vie culturelle, dynamique ou encore tissu économique florissant.

Le site propose une navigation personnalisée selon six rubriques principales – s’installer, vivre, découvrir, travailler, étudier, sortir – adaptées à chaque profil : étudiant-e-s, jeunes actifs-ve-s, familles ou futur-e-s retraité-e-s. Connecté aux réseaux sociaux et au site letourbillon.ch, il offre actuellement une quarantaine de pages thématiques, qui continueront de s’enrichir au fil du temps.

Point central du dispositif : le Bureau d’aide à l’installation, service gratuit lancé il y a un an et demi, offrant aux personnes souhaitant s’installer la possibilité d’obtenir un accompagnement personnalisé. Le LOCAL – Lieu d’Orientation, de Conseil et d’Accueil Local –

complète ensuite ce service en aidant les nouveaux-elles arrivant-e-s à s’intégrer notamment dans le tissu associatif, sportif ou encore culturel.

Depuis juillet, des campagnes publicitaires numériques, ciblées hors du canton, visent les régions limitrophes, France voisine comprise.

Avec ce nouveau portail, la Ville affirme pleinement sa volonté d’offrir un accueil personnalisé à celles et ceux qui souhaitent s’installer à La Chaux-de-Fonds. hellolachauxdefonds.city devient ainsi la porte d’entrée idéale pour découvrir tout ce que la Métropole horlogère a à offrir. Une invitation ouverte à franchir le pas et à vivre pleinement l’expérience chaux-de-fonnière !

Christophe Mirabile, chef du Service de la communication

Catégories
Société

Horticulture et réinsertion

Horticulture et réinsertion

Après une période d’inactivité professionnelle, il n’est pas toujours facile de reprendre une routine d’employé-e. Réveiller des habitudes restées en sommeil pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, tout en développant de nouvelles compétences, constitue justement l’un des objectifs des contrats d’insertion socioprofessionnelle (ISP).

Dans ce cadre, l’Office cantonal de l’aide sociale (ODAS) et le Service des espaces publics (SEP) ont initié un premier partenariat pour une période test de deux ans. L’ODAS saisit l’opportunité de placer des bénéficiaires subventionné-e-s dans une structure professionnelle, tandis que le SEP consolide et diversifie son implication dans le travail social, en soutenant la réinsertion professionnelle, tout en bénéficiant d’un appui, certes peu expérimenté au départ, mais souvent prometteur. Pour les participant-e-s, c’est l’occasion de découvrir les bases d’un nouveau métier.

Ainsi, sous la supervision d’un éducateur spécialisé, quatre à cinq bénéficiaires de l’aide sociale vont acquérir les rudiments du métier d’horticulteur-trice paysagiste. Variant en fonction des saisons, le cahier des charges inclut les plantations, la création de massifs, l’entretien, le nettoyage ou encore le déneigement. Le SEP propose un encadrement structuré, permettant l’acquisition de compétences professionnelles de base, tout en assurant le suivi social, les entretiens de réseaux et les démarches administratives. L’ODAS se charge de la subvention ainsi que du suivi du/de la bénéficiaire.

Afin de favoriser une réadaptation dans de bonnes conditions, l’équipe débute ses activités de façon autonome, tout en restant en lien avec les équipes fixes. L’objectif est une intégration progressive, en fonction des capacités et de l’évolution de chacun-e.

Partant d’une durée-cadre de 6 à 18 mois, l’initiative peut se prolonger pour autant qu’elle soit profitable aux trois parties : le bénéficiaire, le SEP et l’ODAS.

Jean Christophe Malou, rédacteur

Catégories
Culture Loisirs Société

La Turlutaine fête ses 30 ans

La Turlutaine fête ses 30 ans

Le Nez au Vent

En septembre 1995, quatre femmes se sont lancées dans une aventure extraordinaire : la fondation d’un théâtre-atelier de marionnettes qu’elles ont baptisé La Turlutaine. Quelque 30 ans plus tard, fortes de leurs souvenirs, riches de leurs créations et comblées par leurs nombreuses collaborations, ces quatre femmes, ainsi que celles qui les ont rejointes, organisent une grande fête les 13 et 14 septembre à la rue du Nord 67.

La passion de la marionnette, art ancestral et universel, anime La Turlutaine depuis sa fondation. Son répertoire est désormais riche de quelque 70 créations. Grâce à la magie de la vie insufflée à trois bouts de bois et deux morceaux de chiffons, elle a su gagner un public nombreux, enthousiaste et fidèle : ainsi les enfants d’hier devenus les parents d’aujourd’hui reviennent au théâtre partager leur émotion avec leurs petit-e-s. L’ancrage de La Turlutaine dans la ville l’a conduite à collaborer avec les institutions : musées, bibliothèques, service de la jeunesse, COSM. Sa richesse se nomme accueil, générosité et plaisir partagé.

Tout à la fois théâtre, compagnie et atelier, elle vit principalement grâce au travail bénévole de ses membres, aux recettes dégagées par la Compagnie et à quelques aides publiques et privées.

30 ans, boom !
La fête sera aussi l’occasion de dessiner l’avenir. Et après ? Quelle relève ? Quel sera le nouveau visage de la Turlutaine ? D’où viendront les aides pérennes ? Des questions devenues essentielles pour que ce lieu magique continue de faire battre le cœur des enfants (parfois tout-petits) qui vivent là leur première expérience avec l’art vivant.

Jenny Jucker Calame, membre fondatrice
Photos : Maryvonne Berberat

Le Petit Poucet
Catégories
Société

Un service de livraison durable et sur mesure ? Essayez Dring Dring !

Un service de livraison durable et sur mesure ? Essayez Dring Dring !

Le service Dring Dring est une opportunité pour se faire livrer ses courses à domicile par un-e cycliste de La Cyclone. Avec l’idée de renforcer la mobilité douce, favoriser les achats sans voiture et faciliter l’indépendance et la liberté du client-e, ce service de livraison, disponible tous les jours (sauf le dimanche) coûte CHF 15.- pour l’équivalent de 2 sacs à commission remplis. Ce montant est pris en charge par le consommateur-trice, le commerçant-e et la Ville qui paie chacun la somme de CHF 5.-.

Société coopérative née il y a quelques années et implantée à La Chaux-de-Fonds et à Neuchâtel, La Cyclone fournit différentes prestations de logistique pour les entreprises régionales et nationales. Sensible aux questions écologiques, La Cyclone vise à offrir à ses client-e-s un service de livraison efficace, rapide et durable et le tout à vélo !

Pour la Ville, le partenariat mis en place avec La Cyclone favorise les déplacements plus respectueux de l’environnement et la mobilité au sens large. Il met aussi à l’honneur les commerces partenaires et soutient une économie de proximité.

À titre de soutien durant l’été, la Ville prendra entièrement à sa charge ce service et permettra à toutes les personnes intéressées de tester les livraisons à vélo. Dring Dring sera donc gratuit pour les client-e-s et les commerces partenaires du 21 juin au 21 septembre 2025.

Comment ça marche ?

Il suffit simplement de faire ses achats dans un magasin partenaire, de compléter le bulletin ad-hoc et de laisser ses courses à l’emplacement prévu à cet effet. Ensuite, la personne poursuit ses activités en ville sans se soucier de porter ses courses…

Nancy Kaenel Rossel, responsable du secteur commerce, centre-ville et tourisme

Horaires de livraisons
Du lundi au vendredi :

  • entre 10h et 13h pour les achats
    effectués jusqu’à 10h
  • entre 13h et 16h pour ceux effectués jusqu’à 13h
  • entre 16h et 19h pour ceux effectués jusqu’à 16h

Le samedi :

  • entre 12h et 17h pour ceux effectués jusqu’à 14h

Contact :
sume.marketingurbain@ne.ch
032 967 64 62

Le Cyclone :
info@lacyclone.ch
032 724 17 77

Catégories
Politique Société

Changements de présidence des Autorités communales

Changements de présidence des Autorités communales

Le Conseil communal, de gauche à droite : Floriane Mamie (Chancelière), Ilinka Guyot (DJEPR), Théo Bregnard (vice-président du Conseil communal, DICI), Théo Huguenin-Elie (président du Conseil communal, DUSTEB), Jean-Daniel Jeanneret (DEFASI) et Thierry Brechbühler (DSESS)

Le mois de juin rime avec tournus protocolaire et changement de présidence pour les Autorités communales. Celles-ci se sont constituées le 27 juin 2024 suite aux élections du 21 avril; il y a donc déjà une année que les Autorités communales ont débuté la présente législature et il est déjà temps de procéder aux changements de présidence.

Au sein du Conseil communal, le tournus est établi règlementairement selon l’ancienneté de fonction, puis d’âge. C’est ainsi Théo Huguenin-Elie qui accède à la présidence à la suite de Thierry Brechbühler. La passation de pouvoir a eu lieu le 11 juin à l’occasion d’une séance ordinaire du Conseil communal.

Pour le Conseil général, la présidence est assumée sur les quatre ans par les quatre partis politiques les plus importants dans l’ordre inverse de leur importance. C’est ainsi au tour du PLR, en la personne de Frédéric Vaucher, de diriger les débats du législatif pour l’année à venir.

Le Conseil communal sur le Grand-Pont pour la nouvelle photo officielle

À chaque changement de présidence depuis 2015, une photographie officielle du Conseil communal est réalisée dans un lieu emblématique choisi par le ou la président-e.

Pour sa nouvelle photo officielle, le Conseil communal s’est donné rendez-vous sur la promenade verte du Grand-Pont, ouvrage d’art entièrement reconstruit et requalifié, inauguré en octobre dernier. Le Grand-Pont est le symbole de la métamorphose urbanistique de notre ville, laissant plus de place à la mobilité douce, à l’arborisation et à la végétalisation tout en veillant à la qualité des aménagements urbains.

Le nouveau Bureau du Conseil général, accompagné de la présidente sortante, Béatrice Thiémard-Clémentz

Reliant le nord et le sud de la ville, il est situé en plein cœur d’un quartier en développement et à proximité de nombreux projets majeurs de la Ville :

• au sud-est, le parc des Crêtets qui sera prochainement restauré suite à la tempête du 24 juillet 2023 et un peu plus loin la piscine et les patinoires des Mélèzes;

• au sud-ouest, le futur Centre communal et cantonal des archives et du patrimoine et les Anciens abattoirs qui poursuivront leur mue en vue d’accueillir Capitale culturelle en 2027;

• au nord-est, l’Avenue Léopold-Robert, si chère au cœur des Chaux-de-Fonnières et des Chaux-de-Fonniers, récemment embellie et arborisée;

• sous le pont, les voies de la future ligne directe entre Le Locle et Neuchâtel à l’horizon 2040.

Ainsi le Grand-Pont est-il le symbole du renouveau et du dynamisme de la ville de La Chaux-de-Fonds.

Le nouveau Bureau du Conseil général

Frédéric Vaucher a été élu président du Conseil général le 17 juin dernier à la suite de la séance du Conseil général des comptes qui a été suivie par une réception donnée en son honneur.

Photos: Pablo Fernandez
et Aurore Sande

Catégories
Société

Edmée alice froidevaux : 100 ans et cinq générations !

Edmée alice froidevaux : 100 ans et cinq générations !

Cinq générations sur cette photo : Edemée Froidevaux, sa fille, sa petite-fille, son arrière petite-fille et son arrière-arrière-petite fille

1944. Alors que la Seconde Guerre mondiale touche à sa fin, La Chaux-de-Fonds est le théâtre d’un heureux événement. Edmée Alice Froidevaux, née le 24 avril 1925, a épousé le père de ses deux filles dont l’une est maman d’un fils et l’autre mère de plusieurs enfants. Rien ne laissait présager que cette jeune femme de 19 ans était en train d’écrire une page singulière de l’histoire familiale. En plus d’être entrée dans sa 101e année il y a quelques semaines, elle est aujourd’hui la doyenne de cinq générations, un fait assez rare pour être souligné. Une de ses filles, Josiane Leuba, qui réside dans le même immeuble, a accepté de relater la vie de cette femme qui a traversé les trois quarts du siècle précédent.

Edmée Froidevaux, sur la chaise, il y a un siècle

C’est avec beaucoup d’émotion qu’elle revient sur son enfance chaux-de-fonnière, marquée par des parents qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour leur offrir une vie digne. Edmée Froidevaux a travaillé pendant 34 ans dans des manufactures spécialisées dans les accessoires de montres. « Elle cousait les bracelets en cuir pour les montres », se souvient madame Leuba. Elle a notamment travaillé pendant 27 ans dans une fabrique située à la rue du Nord. « Durant toutes ces années, elle s’y rendait à vélo depuis notre maison, à la Place d’Armes. Elle ne prenait le bus qu’en hiver », ajoute-t-elle.

Aujourd’hui, Edmée Froidevaux est l’arrière-arrière-grand-mère d’une famille unie. « Si elle a atteint cet âge, c’est sans doute aussi grâce à tout l’amour qu’elle reçoit », estime sa fille. La longévité semble d’ailleurs familiale : l’un de ses frères a lui aussi célébré ses 101 ans.
Le récit de Madame Leuba s’accompagne d’une série de photographies soigneusement datées, retraçant la riche vie de la matriarche. La plus ancienne remontant à 1925, alors qu’elle n’était encore qu’un nourrisson. Avant de quitter ce lieu empreint de souvenirs, une visite a été rendue à la principale intéressée, qui habite l’étage supérieur. Devant la télévision, la doyenne impressionne par une ouïe intacte et une acuité visuelle remarquable. Elle ne porte pas de lunettes, ce qui est exceptionnel à cet âge.

En quittant l’appartement, l’image d’un sourire bienveillant et d’un regard pétillant reste en mémoire. Une bouffée d’air frais en ce début de soirée.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Aurore Sande

Portfolio familial. Au centre, sur la photo en noir et blanc, la jeune Edmée Froidevaux et son époux
Catégories
Culture Divers Société

Un souffle festif sur la cour des Forges

Un souffle festif
sur la cour des Forges

Le 21 juin, à l’occasion de la fête de la musique, la cour du Collège des Forges sera le théâtre d’une journée vibrante, avec des concerts, des spectacles, des ateliers et des activités pour tous les âges. Festi’Forges, un événement gratuit et ouvert à toutes et tous, proposera un programme varié : initiations, performances artistiques, animations pour enfants et stands gastronomiques, le tout dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Les visiteur-euse-s pourront profiter de nombreux espaces pour se divertir, échanger, apprendre et s’immerger dans une atmosphère festive, propice à la rencontre.

Pensée comme un moment de partage et de convivialité, cette fête réunira habitant·es, élèves, familles, artistes et associations locales dans un esprit de solidarité et de célébration. L’après-midi et la soirée seront rythmées par des concerts, des ateliers, des danses, des animations pour enfants et des découvertes culturelles, permettant à chacun-e de découvrir des talents locaux et de s’initier à de nouvelles pratiques. Ce sera une véritable fête de la diversité, où tout le monde trouvera de quoi se divertir.

À l’origine de ce projet, une volonté forte: faire vivre le quartier et mettre en valeur sa richesse humaine et culturelle. Porté par l’association Festi’Forges, ce projet bénéficie du soutien de la Ville de La Chaux-de-Fonds, du Service de la cohésion et de l’intégration sociales et du Service des affaires culturelles. Un événement né d’une collaboration entre les acteurs locaux, qui vise à créer du lien et à renforcer l’esprit de communauté.

Que vous veniez pour danser, goûter, jouer ou simplement passer un bon moment, rendez-vous le 21 juin de 12h à 23h au Collège des Forges pour vivre ensemble une journée inoubliable !

Aurélien Bezençon, service de l’intégration et de la cohésion sociale
Photo : Armel Habluetzel