Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Culture Loisirs

Pour sa 2e saison, Le TPR aligne les planètes !

Pour sa 2e saison, Le TPR aligne les planètes !

Chapitres de la chute. Photo : Virginie Pasquier

La saison 2024-25 du TPR se poursuit avec une deuxième partie toujours plus scintillante et engagée. Portée par des spectacles audacieux, des créations inédites et des thématiques fortes, elle résonne avec les questionnements du monde actuel.

Dès janvier 2025, trois productions viennent électriser les scènes. Nous commençons par l’œuvre maîtresse du grand dramaturge suisse, neuchâtelois d’adoption, Friedrich Dürrenmatt, La visite de la vieille dame, mise en scène avec brio par Nathalie Sandoz de manière résolument contemporaine. Cette tragi-comédie explore les dilemmes moraux d’une communauté et invite le public à se demander jusqu’où il serait prêt à aller pour satisfaire des intérêts personnels.

Nous enchaînerons avec Chapitres de la Chute – Saga des Lehman Brothers de Stefano Massini interprété par le remarquable Thierry Romanens : un récit vertigineux sur la chute de l’une des institutions financières les plus puissantes au monde. Ce spectacle revisite en musique les mécanismes du pouvoir et du capitalisme à travers une fresque familiale captivante. Nous reprendrons notre souffle sur une note plus légère avec Le carnaval des animaux de Camille Sains-Saëns interprété par le duo Játékok et le comédien humoriste Alex Vizorek. Une fantaisie musicale enchanteresse qui saura émerveiller petit-e-s et grand-e-s.

Des récits profonds pour explorer les zones d’ombre de l’humanité
Le théâtre ne se contente pas d’émerveiller : il questionne et bouleverse. Dès février avec Abysses , la scène se fera l’écho des drames humains qui se jouent en Méditerranée. À travers un texte poignant et une mise en scène immersive, l’auteur italien Davide Enia donne voix aux tragédies migratoires et nous accompagne avec fraternité au cœur d’une des plus déchirantes crises contemporaines.

Le mois de mars mettra Shakespeare à l’honneur avec une interprétation vibrante de sa célébrissime pièce Hamlet, une tragédie intemporelle qui scrute les dilemmes intérieurs et les conséquences dévastatrices de la vengeance.

Les créations printanières célèbrent les multiples facettes de l’amour : la passion, la révolte et la mémoire. Avec Joyaux lourdement sous-estimés, le jeune chorégraphe Bast Hippocrate, originaire de La Chaux-de-Fonds, livre une performance audacieuse et sensuelle. En mêlant danse et théâtre, il explore les pulsions amoureuses et les non-dits, dans une esthétique à la fois brute et poétique.

La comédie classique trouve également une belle place avec Le Barbier de Séville de Beaumarchais. Dans la mise en scène pétillante d’Anne Schwaller, Rosine, héroïne malicieuse et déterminée, s’émancipe d’un mariage arrangé pour revendiquer sa liberté. Une pièce qui allie humour et critique sociale avec une modernité surprenante.

Enfin, Carte blanche à ma mère de Valeria Bertolotto constitue un vibrant hommage filial. Ce solo inédit mêle narration intime et dimension universelle pour évoquer la ferveur de l’affection maternelle avec ses excès parfois cocasses et sa tendresse désarmante.

Un bouquet final explosif et engagé
Le mois de mai se fait l’écrin d’un festival de créativité et d’engagement avec des propositions qui questionnent les normes et dénouent les carcans sociaux.

Large Ensemble de Sarah Chaksad, composé de treize musiciens talentueux, ouvre les festivités avec des compositions audacieuses.

Le temps fort Bang ! vient dynamiter les idées reçues et ouvrir des espaces de réflexion collective.

Le barbier de Séville. Photo : Dimitri Känel

Parmi les spectacles phares :

• Résonances, une performance musicale du duo Florence Chitacumbi et Béatrice Graf, fusionne rythmes africains et sonorités contemporaines pour une expérience sensorielle unique.

• White Spirit réunit six écrivaines aux origines métissées pour détailler les récits dominants et dénoncer les héritages coloniaux. Ce spectacle mêle littérature, théâtre et engagement politique.

• Sauvez Bâtard et Rage, deux pièces issues de la jeune scène belge viennent, quant à elles, ébranler les clichés et dénoncer le sexisme ordinaire avec une énergie revigorante.

Pour couronner le tout, une lecture musicale explosive proposée par l’actrice Adèle Haenel et la musicienne pop Caro Geryl autour des textes de Monique Wittig, romancière, philosophe et pionnière des études de genre. Voir clair avec Monique Wittig pour faire éclater une pensée libératrice !

La saison se termine en juin sur une note poétique et optimiste avec Hautes Zerbes. Ce spectacle ludique est interprété par un duo d’artistes émergents.

Pour ceux et celles qui souhaitent partager la magie de Noël avec leurs proches, pensez à offrir la carte Rois Mages du TPR, au prix de CHF 69.00.

Le TPR
www.tpr.ch

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Culture Le dossier du mois

Data center du canton : découverte et interview

Data center du canton : découverte et interview

Martine Margairaz, cheffe du SIEN, en compagnie d'Andrea Rizzo, chef du centre d’exploitation des systèmes d’information.

Saviez-vous que La Chaux-de-Fonds héberge le data center où est stockée la considérable quantité de données du Service informatique de l’entité neuchâteloise (SIEN) ? Nous avons eu l’opportunité de visiter cette structure, recelant des informations sensibles, en compagnie de la cheffe du SIEN, Martine Margairaz, et de collaborateur-trice-s travaillant sur le site, dont Andrea Rizzo. Dans une interview exclusive, Mme Margairaz fait le tour de plusieurs sujets allant de ses responsabilités, aux raisons du choix de notre ville pour l’installation des serveurs, en passant par des enjeux comme la sécurité et l’économie d’énergie.

Quelles sont vos tâches en tant que cheffe du SIEN ?
Je contribue à la définition des lignes directrices pour l’exécution des stratégies digitales au niveau cantonal, la définition des axes et le pilotage des projets stratégiques, ainsi que le suivi des projets internes au service, entre autres. Je réponds aux objectifs définis par mon département (le DFFD) au niveau cantonal avec d’autres services et au niveau national, avec l’office fédéral de l’informatique et l’administration numérique suisse (l’ANS).

Quelles sont les ambitions du SIEN pour La Chaux-de-Fonds ?
Nous avons discuté avec Jean-Daniel Jeanneret, Conseiller communal et interlocuteur politique, des moyens de renforcer cette compréhension de l’informatique auprès des métiers de la ville de La Chaux-de-Fonds et d’en traduire les besoins dans des solutions informatiques adaptées. Un de nos collaborateurs-trice-s est exclusivement dédié à ce rôle de coordination. C’est un poste clé pour anticiper les potentielles synergies qu’il pourrait y avoir. Culturellement et historiquement, les flux d’information véhiculés par les systèmes informatiques transitent entre les différents métiers d’une administration publique. La coordination de ces systèmes et de ces flux est d’autant plus importante.
Avoir quelqu’un qui s’en charge facilite grandement l’éxécution de cette tâche et optimise les systèmes qu’on met en place.

Nous sommes dans les locaux du data center de La Chaux-de-Fonds, pouvez-vous nous en dire plus ?
Le data center permet l’hébergement de données qui peuvent constituer des volumes gigantesques. J’appelle cela le patrimoine informationnel d’une organisation. Ce terme implique l’idée que les données, confidentielles ou privées, ont de la valeur et peuvent donc se monnayer. Le travail des serveurs ne doit pas être interrompu. Il faut donc veiller à assurer la continuité des systèmes. D’où la nécessité de les renouveler tous les 6 ans et, pour les secteurs les plus sensibles, tous les 5 ans. En tant que gros consommateurs d’électricité, nous faisons attention à limiter la pollution provoquée par l’utilisation d’internet. Il est important de suivre cette consommation. Un mail avec des documents en pièces jointes va consommer davantage d’énergie qu’un mail avec un lien pour accéder à une plateforme, par exemple.

Ce data center fonctionne en grande partie sur le free-cooling. Cette technologie utilise l’air extérieur pour faire refroidir les serveurs plutôt que d’activer au maximum les climatisations, ce qui permet d’économiser de l’énergie et donc de limiter la consommation d’électricité.

Avez-vous des projets par rapport à l’usage de l’intelligence artificielle ?
Aujourd’hui le SIEN n’est pas encore en mesure d’offrir une infrastructure propre à l’exploitation de ces technologies. Néanmoins, l’IA doit être envisagée de manière sérieuse. Le SIEN travaille à mettre en place un cadre réglementaire pour une utilisation sécurisée de ces technologies. La rédaction d’une directive portée par le Conseil d’État, qui chapeautera l’ensemble des démarches, est prévue.

Êtes-vous confronté-e-s au piratage de données ? Si c’est le cas, quelles actions sont entreprises ?
Nous ne disposons pas de chiffres, mais les tentatives de piratage sont fréquentes. Le SIEN travaille sur plusieurs axes pour la sécurisation de son système. Une politique générale allant dans ce sens, validée par le Conseil d’État, est mise en place. Elle se décline dans une politique plus opérationnelle de sécurité des systèmes d’information dont découle un certain nombre de directives et de procédures. Nous élaborons des campagnes de sensibilisation, qui ne concernent pas que les collaborateur-trice-s du SIEN; il faut une sensibilisation aux bons réflexes. Par exemple, ne jamais donner ses mots de passe, rester vigilant-e par rapport aux mails reçus. C’est souvent par cette voie que les criminel-le-s passent. Il y a, en permanence, un équilibre à trouver entre la communication et la protection des éléments de détail qui pourraient ouvrir de nouvelles portes aux malfaiteurs.

Qu’est-ce qui fait la spécificité du SIEN comparé à d’autres services similaires ?
Nous gérons à la fois l’informatique du canton et celle des communes. C’est une particularité spécifique à Neuchâtel. Faciliter ces flux d’information et orchestrer toutes ces données de la manière la plus efficace et la plus sécurisée est une force et un gros avantage pour le citoyen-ne. Les petites communes sont parfois démunies face aux attaques des pirates informatiques. Le niveau de sécurité est le même pour toutes les communes, peu importe leur taille.

Nous arrivons au terme de cette interview. Vous avez le mot de la fin.
Bien qu’ayant ses bureaux principaux à Neuchâtel, le SIEN souhaite renforcer son équipe de support de proximité dans le haut du canton en agrandissant l’équipe basée à La Chaux-de-Fonds. Les services de l’État, au niveau du canton, se réorganisent pour se concentrer sur deux gros sites : Neuchâtel et, à partir de 2027, La Chaux-de-Fonds. Cela justifie d’autant plus la nécessité d’une équipe multidisciplinaire basée ici, à La Chaux-de-Fonds.

Propos recueillis par
Jean Christophe Malou

Photos : Quentin Perrenoud

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Culture

Merci Philippe Olza !

Merci Philippe Olza !

Le 31 octobre 2024, Philippe Olza a reçu un prix suisse des arts de la scène qui vient, à côté d’autres distinctions, récompenser une carrière inspirante et ponctuée d’excellence à plus d’un titre.

En effet, le fondateur de l’Association de danse neuchâteloise (ADN), soutenu par la Ville de La Chaux-de-Fonds, va prendre sa retraite après une brillante carrière tant au niveau suisse qu’à l’échelle internationale.

Homme de scène polyvalent, il a été danseur, acteur, acrobate, metteur en scène, chorégraphe et créateur de spectacles au cours de sa carrière. Ayant travaillé pour plusieurs compagnies prestigieuses, dont le Béjart Ballet de Lausanne et le Ballet du Grand Théâtre de Genève, il a été l’un des fers de lance de la scène culturelle helvétique pendant plusieurs décennies. Chapeau l’artiste et bon départ à la retraite !

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photo : Charlotte Krieger

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Culture Société

Capitale culturelle suisse 2027 : à l’unanimité !

Capitale culturelle suisse 2027 : à l'unanimité !

Le 28 octobre, le Conseil général de La Chaux-de-Fonds a unanimement approuvé un crédit de CHF 2,5 millions pour la première capitale culturelle de l’histoire suisse. Fruit du travail concerté entre la Commune et le Canton, un montant identique sera bientôt soumis au Grand Conseil neuchâtelois. Avec un budget global de CHF 18,5 millions, la reconnaissance de la Confédération, le soutien de la RTS, de la Loterie Romande et des appuis solides dans les milieux économiques, Capitale culturelle suisse 2027 aura bien lieu dans notre ville.

Gouvernance renforcée et reconnaissance nationale
L’association s’est renforcée et compte des représentant-e-s de la culture, du tourisme, des communes neuchâteloises, ainsi que de la Ville et du Canton. Par ailleurs, cet été, lors de la cérémonie d’ouverture de La Plage, la Conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a affirmé l’importance du projet au niveau national. La Directrice de l’Office Fédéral de la Culture Carine Bachmann en a fait de même lors du 30e anniversaire du Prix Gaïa au Musée International d’Horlogerie. Le projet est désormais éligible à un financement fédéral dans le cadre du soutien à la participation culturelle.

Valorisation de la culture chaux-de-fonnière
La direction de la manifestation, avec Olivier Schinz (directeur exécutif) et Simone Töndury (directrice artistique), lancera les productions artistiques début 2025. Les premiers appels à projets seront publiés cet hiver, accompagnés de rencontres avec les acteur-trice-s culturel-elle-s. Fidèle à sa mission d’ouverture, Capitale culturelle suisse 2027 poursuit ainsi son but : favoriser l’accès de chacun et chacune aux œuvres de l’esprit afin d’enrichir notre humanité. La Chaux-de-Fonds, véritable foisonnement créatif, est un lieu où chaque rue, chaque atelier, résonne des talents de nos artistes, artisan-e-s, et créateur-trice-s, un trésor dont nous pouvons être fier-ère-s !

Marc Josserand,
délégué aux Affaires culturelles

Photos : Quentin Perrenoud

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Culture

Le Club 44 présente une double exposition

Le Club 44 présente une double exposition

Les dialogueur-euse-x-s

Un lieu pour vivre et laisser vivre, telle était la devise choisie à la création du Club 44 il y a 80 ans. À l’occasion de cet anniversaire, l’institution présente pour la première fois une exposition sur son histoire, à voir jusqu’au 31 janvier 2025. En toile de fond sont présentées des archives inédites à la Bibliothèque de la ville de La Chaux-de-Fonds au travers de grands axes thématiques tels que l’architecture, « l’image totale du Club 44 » et la place des femmes. Leur relecture contemporaine a été confiée à l’artiste tessinoise Anna Meschiari qui propose l’installation pluridisciplinaire Les dialogueur.euse.x.s au Club 44.

En parallèle, les conférences font aussi écho au vivre et laisser vivre avec notamment la venue de Riccardo Bocco, spécialiste du Proche-Orient, qui apportera son regard sur le conflit israélo-palestinien (5.12), du philosophe Fabrice Midal qui invitera à ne pas se décourager face à des climats anxiogènes ou encore de Salomé Saqué, autrice et voix d’une jeunesse stigmatisée (30.1).

Mona Juillard,
Chargée de communication
Photos : Anna Meschiari

Visites guidées de l’exposition :
18 janvier, 16h15

Prochaines conférences :
05-12-2024 : Riccardo Bocco
12-12-2024 : Jean-Baptiste Fressoz

Programme complet :
www.club-44.ch

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Culture

Festival international les marionnettes

Festival international les marionnettes

Du 1er au 10 novembre, le festival international marionNEttes fera vibrer le canton de Neuchâtel. Né en 1985, cet événement majeur consacré à l’art marionnettique sous toutes ses formes n’a de cesse de se réinventer. La clé de son succès ? Une programmation aussi exigeante que contemporaine. Principalement destinée aux adultes, cette ode à la créativité n’exclut pas pour autant le jeune public.

Cette année, pas moins de 32 représentations seront proposées dans divers lieux culturels du canton de Neuchâtel. Bien entendu, La Chaux-de-Fonds n’est pas en reste. Les spectacles Fünf Exponate (DE), prévus les 2 et 3 novembre et Replik.A (DE), les 9 et 10 novembre, se tiendront au Temple Allemand, tandis que Ersatz (FR), prévu le 9 novembre, aura pour cadre un site bien connu des amateur·trice·s de culture : le Centre culturel ABC. La Grange Delux, au Locle, accueillera quant à elle Somewhere Else (Slovénie) le 9 du même mois.

Corinne Grandjean, directrice artistique du MarioNEttes – festival international

festival international les marionnettes
www.festival-marionnettes.ch

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Culture

Trois questions pour La chargée de projet du bureau d’aide à l’installation

Trois questions POUr La chargée de projet du bureau d'aide à l'installation

Pouvez-vous, en quelques mots, nous présenter votre structure ?
Ce bureau s’adresse aux personnes désireuses de s’installer à La Chaux-de-Fonds ainsi qu’aux nouvelles et nouveaux arrivant·e·s.

Complémentaire au LOCAL (cf. édition d’octobre), le bureau répond à des questions spécifiquement administratives. Comment trouver un logement ? Une place de crèche? S’annoncer au Service à la population ? Ces questions, parmi tant d’autres, se posent lorsque l’on change de lieu de vie, et il peut être difficile de savoir par où commencer et où trouver des informations adaptées.

Comment procède-t-on pour bénéficier de ces services ?
Les personnes peuvent venir sans rendez-vous à la permanence les jeudis et vendredis après-midi, ou me contacter par email ou WhatsApp pour présenter leur projet. Mon rôle est de leur offrir une orientation individuelle, pas à pas, sans toutefois effectuer les démarches à leur place.

Certaines personnes ne viennent qu’une fois alors que d’autres sont accompagnées pendant plusieurs mois. Nous collaborons également avec les entreprises et proposons deux logements meublés pour une durée de six mois à l’Ancien Manège afin de faciliter l’arrivée des nouvelles travailleuses et nouveaux travailleurs.

Quelle place occupe l’aspect humain dans votre travail ?
Il m’arrive parfois de recroiser des bénéficiaires dans la ville. Je trouve cette dimension humaine importante. Cet automne, nous publions des portraits vidéo, réalisés avec Nathan Jucker. Neuf nouvelles et nouveaux habitant·e·s racontent ainsi ce qui les a fait se sentir chez elles et eux, à La Chaux-de-Fonds.

Marie Goy, chargée de projet au Bureau d’aide à l’installation
Jean Christophe Malou, rédacteur
Photo : Aurore Sande

Site Internet
chaux-de-fonds.ch

Permanences
Jeudi 14h-18h
Vendredi 13h-17h
Tour Espacité | 11e étage

Contact
+41 79 259 63 97 aussi sur WhatsApp

instalcdf@ne.ch

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Culture Loisirs

Redécouvrir Pouillerel en famille, avec le Parc du Doubs

Redécouvrir Pouillerel en famille, avec le Parc du Doubs

Partez à la découverte des trésors de la nature en hiver grâce à une balade guidée organisée par le Parc du Doubs, le dimanche 1er décembre prochain. Au départ de La Chaux-de-Fonds, cette promenade familiale, ponctuée de différentes animations, vous emmènera sur les hauteurs de la ville, autour de Pouillerel et de son point de vue grandiose. En chemin, les éléments emblématiques de nos paysages prendront vie à travers des moments de contes et différentes activités mettant les cinq sens en éveil.

Petit·e·s et grand·e·s auront l’occasion de s’émerveiller de la beauté et des curiosités de la nature lors de cette dernière sortie découverte de 2024. Guide interprète du patrimoine, Corinne Nicaise Marcacci accompagnera cette excursion et proposera de plonger dans l’ambiance de l’hiver dans un décor de carte postale, sur les hauteurs de La Chaux-de-Fonds. Les participant·e·s pourront appréhender les éléments emblématiques de notre paysage, murs de pierres sèches, sapins, pâturages boisés ou dolines, ponctueront cette balade familiale d’environ 4,5 kilomètres (environ 1h30 de marche effective et 1h30 de contes et arrêts).

Différentes animations et jeux viendront également agrémenter cette marche qui saura séduire les petit·e·s curieux·ses. En cas de neige, la balade se fera en raquettes et offrira d’autres découvertes comme les traces de la faune sauvage. Retrouvez tous les détails de cette sortie ainsi que le formulaire d’inscription sur le site internet du Parc du Doubs, www.parcdoubs.ch, rubrique « actualités ».

Sylvine Boillat, chargée de communication du Parc du Doubs

Photos : Parc du Doubs

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Culture Santé

dans les coulisses du sismn

dans les coulisses du sismn

Le public n’a pas tari d’éloges sur la journée portes ouvertes du Service d’incendie et de secours des Montagnes neuchâteloises le 21 septembre dernier, au 36 Passage de la Bonne-Fontaine. « C’est une belle initiative. Nous sommes contents de voir le travail des sapeur·euses-pompier·ère·s au quotidien », se réjouit une visiteuse, accompagnée de sa famille. « C’est bien organisé, on apprend beaucoup de choses et, pour une fois, il fait un temps magnifique », confie un jeune papa dont le fils rêve d’embrasser cette profession.

La bonne humeur était aussi de mise du côté de ces professionnel·elle·s du secours, d’autant que deux semaines plus tôt, le service a reçu une distinction pour la qualité de son travail. « Il s’agit d’une certification de l’inter-association de sauvetage, comparable avec une certification ISO, mais dans le domaine du pré-hospitalier. On doit montrer tout ce qui est mis en place pour respecter les standards de sécurité », explique Grégory Duc, chef de service du SISMN et commandant.

Certes, un grand soleil donnait à ce samedi un petit air de vacances, mais le labeur n’est jamais loin, comme le rappelle le commandant : « Nous sommes prêt·e·s à partir immédiatement en cas de demande. Toute une zone de la caserne a été consignée pour l’occasion ».

L’événement a été émaillé d’exercices, d’expositions et de diverses présentations, à l’instar de l’impressionnante simulation d’une opération de sauvetage. C’est l’occasion pour le commandant de revenir sur les sollicitations les plus courantes : « On a beaucoup de cas liés à la maladie, aux malaises, ou aux traumatismes. Il y a également les interventions spéciales, essentiellement dans les endroits retirés et fortement enneigés ou en milieu aquatique ». Puis de conclure son propos par ce précieux conseil : « Faites attention à vous! Au besoin, n’hésitez pas à appeler les numéros d’urgence : le 118 pour les incendies et le 144 pour les ambulances ».

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Aurore Sande

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Culture

Centre archives et patrimoine : CAP sur 2027

Centre archives et patrimoine (CAP)

Le Centre archives et patrimoine (CAP) verra le jour en 2027 à La Chaux-de-Fonds. Il accueillera sous un même toit les archives cantonales, les archives communales, ainsi que les fonds patrimoniaux de la Bibliothèque de la Ville. Il constituera un pôle culturel fort, au service de la population et de la recherche.

Le projet CAP réunit depuis 2019 l’État de Neuchâtel et la Ville de La Chaux-de-Fonds, après de premiers contacts noués en 2016. Ensemble, les deux partenaires ont lancé en 2022 un concours d’architecture. Le lauréat, choisi à l’unanimité, est le projet Papyrifera, du bureau dSA Daniele Stendardo Architectes sàrl. Le projet, développé et affiné avec les services concernés de l’État et de la Ville, a été soumis aux législatifs des deux entités, avec succès. Le 24 septembre dernier, le Conseil général a approuvé un crédit de CHF 12’985’000.- (37 voix pour, 3 abstentions) pour la réalisation du CAP, et un crédit de CHF 755’000.- (à l’unanimité) pour la sécurisation et le déménagement des archives dans le nouveau bâtiment. Le 1er octobre, le Grand Conseil a accepté les crédits de la part cantonale du projet, à l’unanimité.

Le CAP consiste en la réhabilitation et en l’agrandissement des anciens entrepôts Coop, à la rue du Commerce 100. Il est composé d’espaces de conservation centralisés, sûrs et suffisamment grands, ainsi que de locaux de traitement des archives et d’espaces d’accueil pour tous les publics. Le bâtiment est prévu pour un siècle au moins et privilégie le low-tech : les locaux de conservation des archives seront exempts de systèmes de climatisation énergivores. Sa toiture sera végétalisée et couverte de panneaux photovoltaïques.

Un jardin arboré au sud, du côté de la rue du Commerce, apportera un espace vert bénéfique tant pour la population que pour le bâtiment, grâce à l’ombre qu’il procurera. Le CAP participera ainsi à la revitalisation d’un quartier en cours de requalification autour de la gare des Forges, comportant les Anciens abattoirs, Quartier général et les Docks, où se côtoieront surfaces administratives, culturelles et commerciales. Selon la planification actuelle, le bâtiment sera prêt en 2027, pour La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse. Le déménagement des archives suivra, pour une mise en fonction du Centre prévue en 2028.

Joël Jornod, directeur des Bibliothèques et Archives

Christine Tourn, responsable des Archives privées, Bibliothèque de la Ville

Illustrations : images de synthèse du futur Centre archives et patrimoine (CAP), dSA sàrl.