Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Le Canapé forestier : un écrin de nature pour les apprentissages

Le Canapé forestier : un écrin de nature pour les apprentissages

Depuis quatorze ans, les élèves de 1ère et 2e de année de la Ville découvrent la forêt lors de matinées d’animation en plein air. Ces moments ont lieu par tous les temps et contribuent au développement du projet Ecole-Nature que les autorités souhaitent renforcer ces prochaines années.

Point de départ de ces sorties : un « canapé forestier », cercle convivial de branchages aménagé au cœur des bois avec l’aide précieuse du Service des Forêts.

Il en existe aujourd’hui plusieurs sur le territoire communal chaux-de-fonnier, aux Ponts-de-Martel ou encore à La Sagne. Au fil des ans, le projet s’est étoffé et depuis 2022, ce « nid », accessible et sécurisé, accueille tous les élèves du cycle 1 (de la 1ère à la 4e année), soit environ 1’500 enfants. Il s’agit d’un moment privilégié de rassemblement, de découverte et de partage.

Les activités varient selon les saisons : jeux sensoriels et coopératifs, land art, constructions naturelles, chants, rondes, contes, observation de la faune et de la flore. Le tout agrémenté à chaque fois, d’une collation souvent préparée sur le feu. Le canapé forestier devient ainsi un véritable terrain d’exploration : les élèves y développent leur motricité, leur créativité et leur curiosité. Ils-elles apprennent à construire leur rapport à l’environnement, à reconnaître ce qu’on peut cueillir ou non, et à vivre ensemble autrement.

Un tel moment en forêt suppose une bonne préparation. Ainsi, pour en profiter pleinement, les enfants doivent être bien équipés : selon la météo, cela peut aller du bonnet au chapeau, des gants à la crème solaire. Une liste est remise aux familles afin de les guider.

Enfin, le canapé forestier reste accessible hors du cadre scolaire. Il offre ainsi à toutes et à tous la possibilité de s’évader, seul-e ou en famille, le temps d’une pause au cœur des bois.

Pascal Cosandier, directeur de secteur à l’Ecole obligatoire

Photos : Pascal Cosandier
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La Turlutaine fête ses 30 ans

La Turlutaine fête ses 30 ans

Le Nez au Vent

En septembre 1995, quatre femmes se sont lancées dans une aventure extraordinaire : la fondation d’un théâtre-atelier de marionnettes qu’elles ont baptisé La Turlutaine. Quelque 30 ans plus tard, fortes de leurs souvenirs, riches de leurs créations et comblées par leurs nombreuses collaborations, ces quatre femmes, ainsi que celles qui les ont rejointes, organisent une grande fête les 13 et 14 septembre à la rue du Nord 67.

La passion de la marionnette, art ancestral et universel, anime La Turlutaine depuis sa fondation. Son répertoire est désormais riche de quelque 70 créations. Grâce à la magie de la vie insufflée à trois bouts de bois et deux morceaux de chiffons, elle a su gagner un public nombreux, enthousiaste et fidèle : ainsi les enfants d’hier devenus les parents d’aujourd’hui reviennent au théâtre partager leur émotion avec leurs petit-e-s. L’ancrage de La Turlutaine dans la ville l’a conduite à collaborer avec les institutions : musées, bibliothèques, service de la jeunesse, COSM. Sa richesse se nomme accueil, générosité et plaisir partagé.

Tout à la fois théâtre, compagnie et atelier, elle vit principalement grâce au travail bénévole de ses membres, aux recettes dégagées par la Compagnie et à quelques aides publiques et privées.

30 ans, boom !
La fête sera aussi l’occasion de dessiner l’avenir. Et après ? Quelle relève ? Quel sera le nouveau visage de la Turlutaine ? D’où viendront les aides pérennes ? Des questions devenues essentielles pour que ce lieu magique continue de faire battre le cœur des enfants (parfois tout-petits) qui vivent là leur première expérience avec l’art vivant.

Jenny Jucker Calame, membre fondatrice
Photos : Maryvonne Berberat

Le Petit Poucet
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CAMPAGNE DE PRÉVENTION Interagir pour mieux grandir

CAMPAGNE DE PRÉVENTION Interagir pour mieux grandir

Photo : Quentin Perrenoud

Dans la communication humaine, on perd facilement le réseau. Il suffit d’un rien pour brouiller le contact. Et pour cause, l’interaction physique directe entre parents et enfants est aujourd’hui parfois parasitée par son pendant technologique. La raison ? Une attention parfois excessive accordée aux écrans, par-dessus tout, celui du smartphone, et ceci aussi de la part des parents.

Les conséquences de ce transfert d’intérêt, de l’enfant à toute information émanant exclusivement des réseaux sociaux et autres plateformes de communication, peuvent être nocives. À un stade de leur croissance où l’écoute est primordiale pour leur formation, ces adultes en devenir sont très souvent séparés de leurs aînés par le paravent de la « technoférence ». Ce néologisme indique les interférences causées par l’utilisation du smartphone dans les relations interpersonnelles.

Concrètement, cela se traduit par une réduction de la disponibilité émotionnelle des parents et une communication verbale et non-verbale largement réduite. Comme le rappelle Ruth Hynek Hlavizna, responsable du centre d’orthophonie de la Ville de La Chaux-de-Fonds : « L’enfant construit, expérimente, explore en interaction avec des adultes, ou avec d’autres enfants. Quand il cherche le regard du parent et qu’il ne le trouve pas, il s’isole ».

Doit-on forcément faire porter la responsabilité du problème aux parents ? Le docteur Olaf Makaci, chef du Service de santé et promotion de la santé de la Ville de La Chaux-de-Fonds, répond par la négative : « Cette situation est due à l’amoncellement de plusieurs éléments. Dire que c’est la faute des parents est une erreur parce qu’un enfant se développe dans un environnement. Les parents font de leur mieux. La preuve en est que quand il y a un souci, ils le détectent eux-mêmes. Sans cela, ils ne prendraient pas l’initiative d’aller voir des spécialistes. »

Pour autant, la solution ne passe pas par l’exclusion de l’usage des écrans, qui sont incontournables aujourd’hui. Partager un film devant un écran de télévision, ou jouer à un jeu vidéo, peut contribuer à resserrer les liens et créer de la complicité. Aussi, au lieu d’être diabolisés, les smartphones peuvent être utilisés à des fins louables. « On ne va pas jeter nos téléphones, mais on va vivre avec de manière intelligente », précise Ruth Hynek Hlavizna. Cela implique bien entendu de prendre quelques précautions. Entre autres, il faut fixer des règles d’utilisation des écrans dès le plus jeune âge, éviter l’exposition pendant les repas ou à l’heure du coucher, ou encore limiter sa propre utilisation des écrans. Car l’enfant se forme aussi en imitant les adultes.

Trois campagnes de prévention ont eu lieu en mai et juin dans plusieurs centres commerciaux et ont contribué à nous rappeler que mieux grandir c’est d’abord interagir.

Jean Christophe Malou, rédacteur

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Culture Loisirs

La Plage des Six Pompes partage ses lignes de désir

La Plage des Six Pompes partage ses lignes de désir

Photo . Gilles Mauron

Au-delà de l’aspect urbanistique, les lignes de désir représentent ici une sorte de philosophie, le choix d’emprunter un itinéraire peu commun. Officieux et parfois sauvages, ces sentiers naissent, ou deviennent perceptibles à force de leur emploi. La présence de lignes de désir suggère la non-conformité des chemins originels ou initialement prévus à cet effet.

C’est dans ce climat réfléchi et engagé que, comme à son habitude, le festin des arts de la rue nous réserve une programmation étincelante ; sous l’égide de l’originalité, l’audace et… la prise de risques. En effet, le programmateur Manu Moser ose ! Des thèmes sensibles, comme le suicide, l’homosexualité et de nombreux autres seront mis en scène.

Du 5 au 10 août 2025, les rues de La Chaux-de-Fonds seront sublimées par différentes représentations. La géographie du Festival reste similaire à l’édition antérieure ; le quartier de Beau-Site continuera d’accueillir les spectacles de grande envergure et le collège de Numa-Droz restera une scène multiple.

En matière de mobilité, l’édition 2025 signe l’apparition de navettes nocturnes. Cette disposition résulte d’un partenariat entre la section neuchâteloise du TCS et le SCAN. Le Festival met en place trois bus nocturnes au départ de La Chaux-de-Fonds en direction de Neuchâtel, avec un arrêt à Cernier. Ces navettes seront actives les nuits du 7, 8 et 9 août ; départ à 1 heure du matin depuis l’arrêt « Théâtre ».

Le second fait notable de cette édition 2025 reste sans doute que, pour la première fois depuis sa création, La Plage est sous la direction d’une femme ; Pauline Bessire !

Photo . Gilles Mauron

Succédant à Hugues Houmard, elle incarne une nouvelle dynamique, guidée par l’ambition de faire évoluer un événement devenu incontournable dans l’agenda estival. Dès sa prise de fonction, son regard affûté et son envie de renouveler l’expérience du public ont suscité une attente palpable.

Mais diriger un festival de cette envergure ne se résume pas à aligner les spectacles : il s’agit aussi de piloter une organisation complexe, d’anticiper les imprévus, de fédérer des équipes et de garantir à chacun une expérience inoubliable.

Consciente des responsabilités que cela implique, la nouvelle direction mise sur l’écoute, la rigueur et une vision claire : offrir une édition mémorable, sans jamais perdre de vue les équilibres logistiques, humains et artistiques qui font le succès de La Plage. Tracer de nouvelles lignes de désirs, tout en maintenant l’intensité d’une fête exigeante, généreuse et habitée de passion.

Sephora Duplain, rédactrice

Pauline Bessire Photo : Plage des Six Pompes
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Culture

À LA DÉCOUVERTE DE TA VILLE !

À LA DÉCOUVERTE DE TA VILLE !

Le Service des Sports et l’Association Neuchâteloise de Course d’Orientation (ANCO) proposent, durant cet été, une activité sportivo-culturelle aux habitant-e-s et visiteur-euse-s de la région.

Quatre parcours de course d’orientation de longueurs différentes sont proposés, qui vous font visiter les endroits emblématiques de la ville de La Chaux-de-Fonds. Chaque participant-e choisit un parcours qu’il effectue à son propre rythme.

Cette activité se fait à l’aide d’une carte spécifique de course d’orientation, facile à lire. Celle-ci peut être téléchargée sur un smartphone ou imprimée sur papier. L’application FixFinder fournit d’intéressantes informations sur chaque lieu visité.

Photo : E. Cattin

Les personnes intéressées trouveront les informations à l’adresse www.fixfinder.ch/projects/61.

L’activité sera ouverte durant les mois de juillet et août 2025. Quelques prix récompenseront les participant-e-s tiré-e-s au sort, le temps de parcours n’étant pas déterminant.

Une permanence sera à disposition des personnes intéressées le samedi 5 juillet de 9h00 à 12h00 devant l’Office du tourisme.

Envie de participer ? Parlez-en à vos ami-e-s ou venez en famille.

E. Cattin, membre de l’ANCO

Photo : Ville de La Chaux-de-Fonds
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Culture

Promouvoir une culture riche, diversifiée et dynamique

Promouvoir une culture riche, diversifiée et dynamique

Afin d’encourager les artistes chaux-de-fonnier-ère-s à explorer de nouveaux horizons et stimuler leur créativité, la Ville de La Chaux-de-Fonds lance un appel à candidatures pour une prochaine résidence artistique au Caire du 1er février au 31 juillet 2026.

Cette mise au concours s’adresse aux artistes de toutes disciplines entretenant un lien fort avec La Chaux-de-Fonds. Un appartement est mis gracieusement à disposition ainsi qu’une bourse de CHF 9’000.

Votre dossier de candidature est à envoyer à AffairesCulturelles.VCH@ne.ch d’ici le 30 septembre 2025. Celui-ci devra comprendre une lettre de motivation, une description des réalisations passées et le projet envisagé dans le cadre de cette résidence.

Au cours des trois dernières années, trois artistes ont pu bénéficier de ces résidences. En 2022, les six mois passés à Buenos Aires ont permis à Rémy Rufer d’approfondir sa recherche musicale et visuelle, de nourrir sa réflexion artistique et de nouer des liens riches en résonance et en partage. En 2023, à Belgrade, Élodie Olson-Coons a mûri un projet d’écriture sur les rivières frontières des Balkans. Elle y a mené un travail de terrain, exploré le dessin, le collage, l’auto-édition, et tissé des relations durables avec la scène artistique locale. Enfin, en 2025, Yves Robert s’est installé à Gênes pour y développer un projet entre roman et théâtre autour de deux hommes au bord de l’abîme. De retour prochainement, son récit italien est attendu avec impatience.

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Culture Patrimoine

COUP DE PROJECTEUR NATIONAL SUR L’URBANISME HORLOGER

COUP DE PROJECTEUR NATIONAL SUR L'URBANISME HORLOGER

Les 14 et 15 juin, les villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds seront à l’honneur aux côtés des 12 autres sites suisses inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial. Les deux villes, en étroite collaboration avec Tourisme neuchâtelois, prennent ainsi part aux Journées du patrimoine mondial, un événement national mené par le World Heritage Experience Switzerland.

Les amateur-trice-s de patrimoine et autres curieux-ses ont l’occasion de (re)découvrir leurs villes de manière différente avec un nouvel événement à inscrire dans leur agenda! Les Journées du Patrimoine mondial deviennent, dès cette année, LA manifestation pour valoriser l’urbanisme horloger des villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Après 5 ans d’existence, en prolongement des festivités du 10e anniversaire de l’inscription, la Fête de l’urbanisme horloger se rattache à un événement national déjà existant qui valorise l’ensemble du patrimoine mondial en Suisse.

Une collaboration Tourisme – patrimoine
Le programme chaux-de-fonnier et loclois est le fruit d’une collaboration entre Tourisme neuchâtelois et la Fondation Urbanisme Horloger, le tout coordonné au niveau national par l’association faîtière des sites inscrits World Heritage Experience Switzerland. But de ce repositionnement : montrer que l’urbanisme horloger fait partie d’une grande famille de lieux et de sites d’exception en Suisse, et reconnus au niveau mondial. Une exposition itinérante présentant la diversité du patrimoine mondial en Suisse est d’ailleurs installée depuis mi-avril jusqu’en juin à la rue Traversière.

Nouvelles visites, nouveaux formats
Une nouvelle impulsion est donnée au programme proposé avec, comme objectif principal, de faire découvrir les villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds aux habitant-e-s et aux personnes de l’extérieur. La manifestation s’articule donc autour d’une proposition renouvelée de visites guidées. Aux côtés de circuits traditionnels axés sur l’urbanisme horloger de l’une ou l’autre des deux villes, une option « intervilles » proposera un circuit de 2h30 au cœur du site inscrit, partant du Locle pour se terminer à La Chaux-de-Fonds avec transfert en minibus. Pour la première fois également « Lève-toi et visite » proposera une promenade (très) matinale de l’urbanisme horloger chaux-de-fonnier pour prendre conscience de l’importance de la lumière dans l’organisation des massifs d’immeubles. Enfin, les enfants dès 8 ans pourront participer à une visite à petits pas à travers les rues du plan orthogonal de La Chaux-de-Fonds.

Des ouvertures exceptionnelles sont aussi prévues: le Salon Bleu Art nouveau de la rue du Doubs 32, l’Atelier oublié et son immersion dans la mécanique et les savoir-faire d’autrefois, et l’Hôtel de Ville du Locle. Le public aura également la possibilité de visiter l’Espace de l’urbanisme horloger (Jaquet-Droz 23) dont la scénographie et le film ont été récemment entièrement repensés.

Léonard Reichen, coordinateur pour la Fondation Urbanisme Horloger

Toutes les activités sont gratuites. Programme et réservations (obligatoires pour certaines activités) sur: urbanismehorloger.ch

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Culture Divers Société

Un souffle festif sur la cour des Forges

Un souffle festif
sur la cour des Forges

Le 21 juin, à l’occasion de la fête de la musique, la cour du Collège des Forges sera le théâtre d’une journée vibrante, avec des concerts, des spectacles, des ateliers et des activités pour tous les âges. Festi’Forges, un événement gratuit et ouvert à toutes et tous, proposera un programme varié : initiations, performances artistiques, animations pour enfants et stands gastronomiques, le tout dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Les visiteur-euse-s pourront profiter de nombreux espaces pour se divertir, échanger, apprendre et s’immerger dans une atmosphère festive, propice à la rencontre.

Pensée comme un moment de partage et de convivialité, cette fête réunira habitant·es, élèves, familles, artistes et associations locales dans un esprit de solidarité et de célébration. L’après-midi et la soirée seront rythmées par des concerts, des ateliers, des danses, des animations pour enfants et des découvertes culturelles, permettant à chacun-e de découvrir des talents locaux et de s’initier à de nouvelles pratiques. Ce sera une véritable fête de la diversité, où tout le monde trouvera de quoi se divertir.

À l’origine de ce projet, une volonté forte: faire vivre le quartier et mettre en valeur sa richesse humaine et culturelle. Porté par l’association Festi’Forges, ce projet bénéficie du soutien de la Ville de La Chaux-de-Fonds, du Service de la cohésion et de l’intégration sociales et du Service des affaires culturelles. Un événement né d’une collaboration entre les acteurs locaux, qui vise à créer du lien et à renforcer l’esprit de communauté.

Que vous veniez pour danser, goûter, jouer ou simplement passer un bon moment, rendez-vous le 21 juin de 12h à 23h au Collège des Forges pour vivre ensemble une journée inoubliable !

Aurélien Bezençon, service de l’intégration et de la cohésion sociale
Photo : Armel Habluetzel

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Culture Loisirs Société

derrière l’objectif de Mike Kuhne

derrière l’objectif de Mike Kuhne

Mike a toujours apprécié la photographie. Un peu comme tout le monde, il utilisait régulièrement son téléphone portable pour figer différents instants.

C’est en 2020 que ce qui était alors un loisir prend une autre dimension. Alors que le monde entier est bousculé ; confiné, Mike prend le temps de penser à lui, à ce qu’il aime. Et s’il troquait ses jeux vidéo – qui le maintiennent sur son canapé – pour une activité plus saine, plus légère et plus nature ? C’est ainsi qu’il mit en vente ses gadgets, et réinvestit le montant pour son nouveau protégé, un appareil photo semi-professionnel.

Pas à pas, il se lance à la conquête de La Chaux-de-Fonds, cette ville chère à son cœur. Un lieu après l’autre, avec le désir sincère d’immortaliser les merveilles qu’il ne se lasse de contempler au quotidien. Assez rapidement, les commentaires de son entourage affluent, s’y ajoutent ceux de ses abonné-e-s sur les réseaux sociaux.

De nature plutôt discrète, les retours bienveillants lui ont, au fil du temps, donné l’impulsion nécessaire pour présenter son exposition qui est en place pour deux mois encore à la Clinique Montbrillant. Les photos sont exposées sur les différents murs et supports, dès l’entrée de l’ancien bâtiment de la clinique.

Cette présentation allie deux activités indissociables que Mike affectionne ; la photographie et la retouche. Il préfèrerait presque le moment de la retouche, car le fait d’essayer de reproduire, précisément, ce que ses yeux ont eu le privilège de contempler, voilà ce qu’il aime, voilà ce qui nourrit sa passion et l’élève en exutoire. Ce pouvoir qu’il s’octroie derrière son écran à essayer, au mieux, de partager la magie qu’il a pu observer de ses yeux.

Placer La Chaux-de-Fonds au centre de son projet était une évidence. Notre ville est une œuvre d’art que Mike se plaît à sublimer, avec beaucoup de joie et de finesse.

Sephora Duplain, rédactrice

Exposition de Mike Kuhne
Où : Clinique Montbrillant SA, rue de la Montagne 2
Date : jusqu’au 30 juillet 2025
Contact : 078 748 33 35
Instagram : Mikekuhne_photographie
Site internet : mk-photographie.ch

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Culture

La Coquille : 14 ans d’hospitalité !

La Coquille : 14 ans d’hospitalité !

L’engagement de certaines structures force l’admiration. C’est le cas de La Coquille, association typiquement chaux-de-fonnière, qui propose des solutions d’hébergement abordables à un public mixte. L’offre se décline en trois axes : touristique, culturel et social. Il en résulte une grande variété de profils parmi les pensionnaires : cyclotouristes, vacanciers-ère-s en quête de solution d’hébergement simple et confortable, classes d’école avec budget limité, artistes et festivaliers.

En 2011, la fondation Maison de La Coquille achète la maison et la gestion est confiée à l’association La Coquille. Elle offre aussi le logis à des personnes en difficulté sociale, faisant de la lutte contre l’isolement et l’entretien du lien social ses leitmotivs. Pour ce faire, elle collabore avec les Services sociaux et les institutions cantonales.

La Coquille, c’est également une maison de quartier pour toute la ville. Les dimanches, des jeux pour tout âge, et un atelier jardin hebdomadaire pour reconstruire la terrasse sont proposés. L’association organise ou co-organise aussi des événements. Cette année aura lieu notamment le Marché de printemps, très populaire, le samedi 17 mai, entre la rue du 1er-Mars et la rue du Coq.
« Notre association est à but non lucratif et souhaite favoriser la rencontre ainsi que rendre un séjour dans notre ville accessible à tous les budgets », confie Amélie Hinterholz, la chargée d’animation socioculturelle. La salle polyvalente de 40m2 est également disponible à la location pour des réunions ou des fêtes.

L’association emploie cinq personnes pour un équivalent de plein temps de 135%. De ce fait, une bonne partie de la gestion de l’association, dont les aspects financiers et administratifs, est faite par le comité bénévole. Ainsi, le prix des nuitées et les locations restent en adéquation avec les buts de l’association. Les dons restent donc une source indispensable de financement, permettant notamment de remplacer le matériel vieillissant ou de rafraîchir l’équipement des chambres.

En ce printemps, La Coquille vit un véritable renouveau. L’offre de l’hébergement a été modernisée en partie. Les chambres sont plus accueillantes pour les personnes voyageant seules, à deux ou en famille. Les dortoirs sont également devenus plus spacieux. Les réservations sont maintenant possibles en ligne, ce qui facilite grandement la planification d’un séjour. Car il est nécessaire d’augmenter le taux d’occupation des lits par des touristes, élément incontournable pour l’existence de La Coquille.

« Nous souhaitons toucher tous les pans de la population et les inviter à venir à notre rencontre », conclut la chargée d’animation.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos: Roman Winiger