Quels dégâts avez-vous constatés ?
Le toit était par terre devant la maison, le mélèze s’était cassé en deux et une partie était plantée dans un pan de toit. Comme il n’y avait plus de toit, l’appartement était inondé et rempli de branches, de terre, d’herbe, etc… Je vérifiais sans cesse le radar météo, car de la pluie était encore annoncée. Et cela n’a pas manqué vers 14h00, la moitié de l’appartement s’est retrouvé sous l’eau.
Vers 17h, des couvreurs sont venus bâcher comme ils ont pu, mais cela n’a pas été suffisant malheureusement. Vers 22h les pompiers sont venus s’assurer que tout était en sécurité. Mardi après-midi, tout a été mis hors d’eau par une autre équipe.
Comment un tel cas est-il géré et est-ce que vos assurances couvrent les frais ?
Le jeudi matin, des experts de La Mobilière, notre assurance ménage, et de l’ECAP étaient déjà là avec l’entreprise Belfor pour l’assainissement ! Dès lundi, ils ont commencé à démonter ce qui était détruit (plafonds, parquets, carrelage, mobilier, etc.) et ils ont directement commencé l’assèchement !
Nous n’avons pas encore été indemnisés, car les devis doivent être validés avant de pouvoir débuter les travaux. Les arbres et les extérieurs ne sont pas pris en charge.
J’ai des craintes concernant certains dédommagements, étant donné que nous sommes propriétaires, il semblerait que le relogement ne soit pas totalement remboursé. Mais cela reste à confirmer. Dans l’urgence nous avons dû trouver un appartement meublé de vacances à La Jonchère pour CHF 4’466. — pour 32 nuits. Depuis le 17 septembre, nous sommes dans un chalet au camping du bois du Couvent à plus de CHF 1’000.-.
Comment s’est passé le relogement ?
Le seul appartement mis à notre disposition par la ville dans l’Ancien Manège était meublé pour une seule personne. Sans être difficiles, il était impossible pour nous d’envisager d’y vivre plusieurs mois. Nous n’avons pas eu d’autres choix que de s’installer dans l’appartement de vacances, car la moitié de nos meubles sont détruits et nous avions déjà vécu des jours entiers chez nous, sans chambre, sans salle de bains, ni cuisine. Malheureusement, ça risque d’être long avant de pouvoir réintégrer notre appartement.
De manière générale, que ressentez-vous face à ce défi ?
Tout le monde a fait preuve d’une incroyable entraide. Ma voisine a passé des heures à m’aider et nous avons reçu des dizaines d’offres pour nous héberger, parfois même d’inconnus, ou presque.
Je suis néanmoins en colère concernant l’aide à l’hébergement de la part des gérances œuvrant sur la ville, malgré mes explications sur notre situation, aucune n’a proposé un appartement meublé pour une courte durée. Chacune imposait un bail d’un an. Nous avons dû nous débrouiller seuls, en assumant cette situation, tout en travaillant.
Sophie Amey
Photos : Sylvie.S