Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Le Conseil Général vous parle

Économie circulaire, locale et résiliente

Économie circulaire, locale et résiliente

Actuellement, l’économie linéaire est dominante et fonctionne ainsi : des matières et de l’énergie sont extraites, des produits et leurs emballages sont fabriqués puis consommés et, pour terminer, leurs déchets sont la plupart du temps jetés, et ce même si une partie d’entre eux est recyclée. L’obsolescence programmée en est l’exemple extrême en prônant une durée de vie réduite des produits afin d’accélérer la consommation et d’acheter plus fréquemment, à l’image du fast fashion. Or, ce modèle n’est pas soutenable ; les ressources naturelles ne sont pas infinies et les impacts sur l’environnement sont bien trop importants.

L’économie circulaire a elle pour ambition de « boucler » les flux de matières et d’énergies, de faire en sorte que la majorité des déchets deviennent des ressources, y compris l’énergie consommée (par exemple, en récupérant la chaleur émise par des machines) ; le tout en limitant au maximum déchets et gaspillage. Que cela soit par la création de produits réparables (via des composés démontables), réutilisables ou recyclables, le tout en limitant les quantités de ressources nécessaires tout en récupérant des matières.

L’économie circulaire repose sur une double ambition : réduire les impacts environnementaux et créer de la richesse économique. En favorisant, par exemple, la réparation et le recyclage, l’économie circulaire se met au service de l’économie locale en créant des emplois ici, tout en limitant les impacts environnementaux liés au transport des marchandises et à l’extraction des ressources naturelles.

Face aux divers enjeux et défis planétaires qui nous attendent, qu’ils soient d’ordre environnemental ou économique, il est vital pour notre région de développer notre résilience. Consommer localement chaque fois que cela est possible s’inscrit pleinement dans cette logique. En effet, les francs que nous dépensons ici sont réinvestis localement et ne fuient pas dans les bourses de multinationales peu enclines à se préoccuper des conséquences environnementales, économiques et sociales d’une consommation débridée.

Dès lors, les Vert-e-s ne peuvent que vous encourager à favoriser chaque fois que cela est possible les achats locaux et durables. En mettant en avant cette pratique, nous en sortirons toutes et tous gagnant-e-s !

Pour le groupe Les Vert-e-s
Grégory Rochat

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Le jeu-concours de l'Abeille

Mots mêlés

Mots mêlés

Dans la grille ci-dessous sont dissimulés plusieurs mots. Ils sont disposés dans les sens vertical, horizontal et en diagonale et peuvent être lus de haut en bas, de gauche à droite et vice versa. Le jeu consiste à les trouver. Bonne chance à tous-tes.

Mots à trouver :
BRADERIE–EQUIPE–FORESTIER–DECOUVERTE–BRODERIE–PROGRAMME–DISTINCTION–FUSION–FILIGRANE–PORTAIL–INTERNET–AMATRICE–MESSAGE–BENEVOLE–PANATHLON–VERNISSAGE–BOUTON–SOURCE–VILLE

Vous pouvez envoyer vos réponses jusqu’à la fin du mois suivant.

Une personne sera tirée au sort et remportera le montant de CHF 30.- en Abeille. Le ou la gagnant-e sera avisé-e personnellement.

Participez par e-mail à : 
sume.marketingurbain@ne.ch
Ou à l’adresse :
Marketing urbain, passage Léopold-Robert 3, 2300 La Chaux-de-Fonds en indiquant  : Concours Abeille, nom et prénom, adresse complète et numéro de téléphone.

Solution du jeu précédent

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Culture Divers

“Osez découvrir ce que vous ne connaissez pas !”

"Osez découvrir ce que vous ne connaissez pas !"

George de Molière - Photo : Anoek Luyten

Audace, créativité et enchantement ont été au rendez-vous durant la saison 24-25 du TPR (Théâtre populaire romand). À nouvelle saison, nouveaux challenges. Que nous réserve 2025-2026 ? Dans une interview exclusive, Anne Bisang, la directrice du théâtre, nous en donne une idée.

Quel bilan faites-vous de la saison qui s’achève et quelles sont vos attentes pour celle à venir ?
La saison 24-25 a tenu ses promesses en émotions : le public était au rendez-vous et les artistes ont su faire entrer leurs créations en résonance avec le monde. Nous sommes particulièrement heureux-euses d’avoir coproduit des créations très réussies comme La Visite de la vieille dame de Dürrenmatt, mise en scène par Nathalie Sandoz, et Joyaux lourdement sous-estimés du chorégraphe et danseur chaux-de-fonnier, Bast Hippocrate. De mon côté, j’ai eu un immense plaisir à partager ma création, Ça commence par le feu de Magali Mougel avec le public de La Chaux-de-Fonds et en tournée. Je me réjouis de mener avec le même élan la saison 25-26. Cinq spectacles bénéficient cette année du soutien du TPR, pôle de création neuchâtelois.

Quels seront à votre avis les temps forts ?
Je souhaite souligner l’importance pour nous des créations de Manon Krüttli (Jacqueline de Guillaume Poix avec Rébecca Balestra), de Laurence Maître (Grand Conseil avec la complicité de l’autrice Valérie Poirier), d’Orélie Fuchs (La Misère du monde d’après Pierre Bourdieu) et celle de la comédienne Fanny Künzler (La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès). Ces quatre artistes se lancent dans des projets aussi ambitieux qu’inédits. C’est dire si notre territoire foisonne de créativité ! Autres événements, la venue pour la cinquième fois de Tatiana Frolova du théâtre KnAM en exil à Lyon depuis l’invasion de l’Ukraine. Cette troupe russe conteste le pouvoir de Poutine depuis longtemps et nous raconte aujourd’hui l’exil avec une puissance poétique unique (I’m fine). Le TPR est également fier d’accueillir, en exclusivité suisse, la nouvelle création d’un metteur en scène britannique de premier plan : Alexander Zeldin. Avec Prendre soin, ce magicien du théâtre-vérité redonne de la dignité aux invisibles de notre société. Dans une tout autre tonalité, franchement comique cette fois-ci, George de Molière de la Compagnie belge, Clinic Orgasm Society ne manquera pas de décoiffer l’Heure bleue.

Magnificité - Photo : Dorothée Thébert Filliger

Des collaborations sont-elles prévues avec des acteur-trice-s chaux-de-fonniers ?
Six metteures en scène du canton charpentent la saison (Manon Krüttli, Laurence Maître, Juliette Vernerey, Orélie Fuchs, Agathe Portner et Lisa Wallinger). Sur scène, nous aurons notamment le plaisir de voir Françoise Boillat, Aloïse Held et Fanny Künzler. À ces artistes, il convient aussi d’ajouter les scénographes, costumier-ère-s, créateur-trice-s son, dramaturges de La Chaux-de-Fonds et des villes voisines qui œuvrent à la réalisation de ces créations. Une forte représentation donc des talents du tissu culturel local.

Quel message aimeriez-vous adresser aux lecteur-trice-s du Tourbillon ?
Soyez audacieux-ses et curieux-ses ! Osez découvrir ce que vous ne connaissez pas ! Et surtout : il n’est pas nécessaire d’être initié-e au théâtre pour être bienvenu-e dans nos salles. Nous sommes toujours heureux-ses et honoré-e-s des « premières fois ».

Propos recueillis par
Jean Christophe Malou, rédacteur

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Culture

Le Canapé forestier : un écrin de nature pour les apprentissages

Le Canapé forestier : un écrin de nature pour les apprentissages

Depuis quatorze ans, les élèves de 1ère et 2e de année de la Ville découvrent la forêt lors de matinées d’animation en plein air. Ces moments ont lieu par tous les temps et contribuent au développement du projet Ecole-Nature que les autorités souhaitent renforcer ces prochaines années.

Point de départ de ces sorties : un « canapé forestier », cercle convivial de branchages aménagé au cœur des bois avec l’aide précieuse du Service des Forêts.

Il en existe aujourd’hui plusieurs sur le territoire communal chaux-de-fonnier, aux Ponts-de-Martel ou encore à La Sagne. Au fil des ans, le projet s’est étoffé et depuis 2022, ce “nid”, accessible et sécurisé, accueille tous les élèves du cycle 1 (de la 1ère à la 4e année), soit environ 1’500 enfants. Il s’agit d’un moment privilégié de rassemblement, de découverte et de partage.

Les activités varient selon les saisons : jeux sensoriels et coopératifs, land art, constructions naturelles, chants, rondes, contes, observation de la faune et de la flore. Le tout agrémenté à chaque fois, d’une collation souvent préparée sur le feu. Le canapé forestier devient ainsi un véritable terrain d’exploration : les élèves y développent leur motricité, leur créativité et leur curiosité. Ils-elles apprennent à construire leur rapport à l’environnement, à reconnaître ce qu’on peut cueillir ou non, et à vivre ensemble autrement.

Un tel moment en forêt suppose une bonne préparation. Ainsi, pour en profiter pleinement, les enfants doivent être bien équipés : selon la météo, cela peut aller du bonnet au chapeau, des gants à la crème solaire. Une liste est remise aux familles afin de les guider.

Enfin, le canapé forestier reste accessible hors du cadre scolaire. Il offre ainsi à toutes et à tous la possibilité de s’évader, seul-e ou en famille, le temps d’une pause au cœur des bois.

Pascal Cosandier, directeur de secteur à l’Ecole obligatoire

Photos : Pascal Cosandier
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Le coin des musées

Prix Gaïa : trois talents horlogers bientôt honorés

Prix Gaïa : trois talents horlogers bientôt honorés

Le jury 2025 du Prix Gaïa a rendu son verdict cet été. Trois nouveaux lauréats viennent compléter l’impressionnante liste des récipiendaires de ce prix, remis par la Ville et souvent décrit comme le Nobel du monde de l’horlogerie. Gaïa, en grec ancien « la Terre », est aussi le nom de la divinité qui la symbolise. La distinction Gaïa est constituée d’un globe en acrylique translucide percé d’un rayon. Elle récompense, depuis 1993, des carrières extraordinaires accomplies dans le domaine de l’horlogerie, de son art et de sa culture, sur le plan international. La 31e cérémonie publique se tiendra le jeudi 18 septembre à 18h au Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds.

Roger W. Smith – lauréat dans la catégorie Artisanat, Création
Horloger créateur établi sur l’île de Man, il est salué pour son engagement sans concession en matière de bienfacture horlogère et son rôle d’ambassadeur de la tradition horlogère anglaise indépendante, dans la lignée de George Daniels (Prix Gaïa 2001).

Helmut Crott – lauréat dans la catégorie Histoire, Recherche
Collectionneur allemand passionné, il est reconnu pour ses recherches rigoureuses mêlant sources archivistiques et témoignages oraux et ses connaissances encyclopédiques de l’histoire horlogère mises au profit du marché des montres de collection.

Jean-Jacques Paolini – lauréat dans la catégorie Esprit d’entreprise
Industriel principalement actif au sein du groupe Richemont, il est primé pour son parcours exemplaire et visionnaire quant à l’adaptation à l’horlogerie du “lean manufacturing”, une méthode d’optimisation qui vise à réduire le temps nécessaire à la production, permettant ainsi de maintenir la compétitivité et l’excellence industrielle suisses.

Régis Huguenin, conservateur-directeur du MIH
Photos : MIH – V. Savanyu et M. Mercan

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Patrimoine

Fusion de communes

Fusion de communes

La dernière fusion sur le territoire neuchâtelois est celle des communes d’Enges, d’Hauterive, de La Tène et de Saint-Blaise, donnant naissance à Laténa. Mais, près de 125 ans plus tôt, Les Eplatures fusionnaient avec La Chaux-de-Fonds. Cet événement historique est inscrit dans la toponymie locale.

La commune des Eplatures est née de la réorganisation territoriale qui suit la Révolution neuchâteloise de 1848. Le quartier des Eplatures, alors lié au Locle, est rattaché au district de La Chaux-de-Fonds. Puis, en 1851, le Grand Conseil érige Les Eplatures en municipalité et en paroisse.

Essentiellement agricole, devenu commune en 1888, le village des Eplatures voit, au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, les rues, immeubles et usines de sa voisine s’étirer vers l’ouest. Le plan de 1898 montre que la ville, alors en pleine expansion, déborde au-delà de la rue de Pouillerel. La fusion est sollicitée par une partie de la population des Eplatures en juin 1899 via une pétition. Suite à un vif débat politique, la décision est soumise au vote du peuple, contre l’avis du Conseil général du village. La fusion est acceptée le 14 janvier 1900 à une très large majorité. De leur côté, le Conseil général de La Chaux-de-Fonds et le Grand Conseil font de même lors de leur séance respective du 2 février et du 25 avril.

La rue de la Fusion, qui relie la rue Léopold-Robert aux premiers arbres de la forêt de Capel, marque ainsi, depuis 1908, la limite est, à quelques mètres près, de l’ancienne commune des Eplatures.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Alyssa Arricale

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Société

Horticulture et réinsertion

Horticulture et réinsertion

Après une période d’inactivité professionnelle, il n’est pas toujours facile de reprendre une routine d’employé-e. Réveiller des habitudes restées en sommeil pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, tout en développant de nouvelles compétences, constitue justement l’un des objectifs des contrats d’insertion socioprofessionnelle (ISP).

Dans ce cadre, l’Office cantonal de l’aide sociale (ODAS) et le Service des espaces publics (SEP) ont initié un premier partenariat pour une période test de deux ans. L’ODAS saisit l’opportunité de placer des bénéficiaires subventionné-e-s dans une structure professionnelle, tandis que le SEP consolide et diversifie son implication dans le travail social, en soutenant la réinsertion professionnelle, tout en bénéficiant d’un appui, certes peu expérimenté au départ, mais souvent prometteur. Pour les participant-e-s, c’est l’occasion de découvrir les bases d’un nouveau métier.

Ainsi, sous la supervision d’un éducateur spécialisé, quatre à cinq bénéficiaires de l’aide sociale vont acquérir les rudiments du métier d’horticulteur-trice paysagiste. Variant en fonction des saisons, le cahier des charges inclut les plantations, la création de massifs, l’entretien, le nettoyage ou encore le déneigement. Le SEP propose un encadrement structuré, permettant l’acquisition de compétences professionnelles de base, tout en assurant le suivi social, les entretiens de réseaux et les démarches administratives. L’ODAS se charge de la subvention ainsi que du suivi du/de la bénéficiaire.

Afin de favoriser une réadaptation dans de bonnes conditions, l’équipe débute ses activités de façon autonome, tout en restant en lien avec les équipes fixes. L’objectif est une intégration progressive, en fonction des capacités et de l’évolution de chacun-e.

Partant d’une durée-cadre de 6 à 18 mois, l’initiative peut se prolonger pour autant qu’elle soit profitable aux trois parties : le bénéficiaire, le SEP et l’ODAS.

Jean Christophe Malou, rédacteur

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Culture Loisirs Société

La Turlutaine fête ses 30 ans

La Turlutaine fête ses 30 ans

Le Nez au Vent

En septembre 1995, quatre femmes se sont lancées dans une aventure extraordinaire : la fondation d’un théâtre-atelier de marionnettes qu’elles ont baptisé La Turlutaine. Quelque 30 ans plus tard, fortes de leurs souvenirs, riches de leurs créations et comblées par leurs nombreuses collaborations, ces quatre femmes, ainsi que celles qui les ont rejointes, organisent une grande fête les 13 et 14 septembre à la rue du Nord 67.

La passion de la marionnette, art ancestral et universel, anime La Turlutaine depuis sa fondation. Son répertoire est désormais riche de quelque 70 créations. Grâce à la magie de la vie insufflée à trois bouts de bois et deux morceaux de chiffons, elle a su gagner un public nombreux, enthousiaste et fidèle : ainsi les enfants d’hier devenus les parents d’aujourd’hui reviennent au théâtre partager leur émotion avec leurs petit-e-s. L’ancrage de La Turlutaine dans la ville l’a conduite à collaborer avec les institutions : musées, bibliothèques, service de la jeunesse, COSM. Sa richesse se nomme accueil, générosité et plaisir partagé.

Tout à la fois théâtre, compagnie et atelier, elle vit principalement grâce au travail bénévole de ses membres, aux recettes dégagées par la Compagnie et à quelques aides publiques et privées.

30 ans, boom !
La fête sera aussi l’occasion de dessiner l’avenir. Et après ? Quelle relève ? Quel sera le nouveau visage de la Turlutaine ? D’où viendront les aides pérennes ? Des questions devenues essentielles pour que ce lieu magique continue de faire battre le cœur des enfants (parfois tout-petits) qui vivent là leur première expérience avec l’art vivant.

Jenny Jucker Calame, membre fondatrice
Photos : Maryvonne Berberat

Le Petit Poucet