Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Culture Société

Un nouveau site Internet promotionnel pour découvrir et s’installer à La Chaux-de-Fonds

Un nouveau site Internet promotionnel pour découvrir et s'installer à La Chaux-de-Fonds

La Ville de La Chaux-de-Fonds vient de dévoiler sa nouvelle plateforme web hellolachauxdefonds.city, conçue pour séduire et accompagner de futur-e-s habitant-e-s. Cette vitrine numérique moderne met en valeur les atouts de la Métropole horlogère : qualité de vie, cadre naturel, vie culturelle, dynamique ou encore tissu économique florissant.

Le site propose une navigation personnalisée selon six rubriques principales – s’installer, vivre, découvrir, travailler, étudier, sortir – adaptées à chaque profil : étudiant-e-s, jeunes actifs-ve-s, familles ou futur-e-s retraité-e-s. Connecté aux réseaux sociaux et au site letourbillon.ch, il offre actuellement une quarantaine de pages thématiques, qui continueront de s’enrichir au fil du temps.

Point central du dispositif : le Bureau d’aide à l’installation, service gratuit lancé il y a un an et demi, offrant aux personnes souhaitant s’installer la possibilité d’obtenir un accompagnement personnalisé. Le LOCAL – Lieu d’Orientation, de Conseil et d’Accueil Local –

complète ensuite ce service en aidant les nouveaux-elles arrivant-e-s à s’intégrer notamment dans le tissu associatif, sportif ou encore culturel.

Depuis juillet, des campagnes publicitaires numériques, ciblées hors du canton, visent les régions limitrophes, France voisine comprise.

Avec ce nouveau portail, la Ville affirme pleinement sa volonté d’offrir un accueil personnalisé à celles et ceux qui souhaitent s’installer à La Chaux-de-Fonds. hellolachauxdefonds.city devient ainsi la porte d’entrée idéale pour découvrir tout ce que la Métropole horlogère a à offrir. Une invitation ouverte à franchir le pas et à vivre pleinement l’expérience chaux-de-fonnière !

Christophe Mirabile, chef du Service de la communication

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Société

Horticulture et réinsertion

Horticulture et réinsertion

Après une période d’inactivité professionnelle, il n’est pas toujours facile de reprendre une routine d’employé-e. Réveiller des habitudes restées en sommeil pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, tout en développant de nouvelles compétences, constitue justement l’un des objectifs des contrats d’insertion socioprofessionnelle (ISP).

Dans ce cadre, l’Office cantonal de l’aide sociale (ODAS) et le Service des espaces publics (SEP) ont initié un premier partenariat pour une période test de deux ans. L’ODAS saisit l’opportunité de placer des bénéficiaires subventionné-e-s dans une structure professionnelle, tandis que le SEP consolide et diversifie son implication dans le travail social, en soutenant la réinsertion professionnelle, tout en bénéficiant d’un appui, certes peu expérimenté au départ, mais souvent prometteur. Pour les participant-e-s, c’est l’occasion de découvrir les bases d’un nouveau métier.

Ainsi, sous la supervision d’un éducateur spécialisé, quatre à cinq bénéficiaires de l’aide sociale vont acquérir les rudiments du métier d’horticulteur-trice paysagiste. Variant en fonction des saisons, le cahier des charges inclut les plantations, la création de massifs, l’entretien, le nettoyage ou encore le déneigement. Le SEP propose un encadrement structuré, permettant l’acquisition de compétences professionnelles de base, tout en assurant le suivi social, les entretiens de réseaux et les démarches administratives. L’ODAS se charge de la subvention ainsi que du suivi du/de la bénéficiaire.

Afin de favoriser une réadaptation dans de bonnes conditions, l’équipe débute ses activités de façon autonome, tout en restant en lien avec les équipes fixes. L’objectif est une intégration progressive, en fonction des capacités et de l’évolution de chacun-e.

Partant d’une durée-cadre de 6 à 18 mois, l’initiative peut se prolonger pour autant qu’elle soit profitable aux trois parties : le bénéficiaire, le SEP et l’ODAS.

Jean Christophe Malou, rédacteur

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Culture Loisirs Société

La Turlutaine fête ses 30 ans

La Turlutaine fête ses 30 ans

Le Nez au Vent

En septembre 1995, quatre femmes se sont lancées dans une aventure extraordinaire : la fondation d’un théâtre-atelier de marionnettes qu’elles ont baptisé La Turlutaine. Quelque 30 ans plus tard, fortes de leurs souvenirs, riches de leurs créations et comblées par leurs nombreuses collaborations, ces quatre femmes, ainsi que celles qui les ont rejointes, organisent une grande fête les 13 et 14 septembre à la rue du Nord 67.

La passion de la marionnette, art ancestral et universel, anime La Turlutaine depuis sa fondation. Son répertoire est désormais riche de quelque 70 créations. Grâce à la magie de la vie insufflée à trois bouts de bois et deux morceaux de chiffons, elle a su gagner un public nombreux, enthousiaste et fidèle : ainsi les enfants d’hier devenus les parents d’aujourd’hui reviennent au théâtre partager leur émotion avec leurs petit-e-s. L’ancrage de La Turlutaine dans la ville l’a conduite à collaborer avec les institutions : musées, bibliothèques, service de la jeunesse, COSM. Sa richesse se nomme accueil, générosité et plaisir partagé.

Tout à la fois théâtre, compagnie et atelier, elle vit principalement grâce au travail bénévole de ses membres, aux recettes dégagées par la Compagnie et à quelques aides publiques et privées.

30 ans, boom !
La fête sera aussi l’occasion de dessiner l’avenir. Et après ? Quelle relève ? Quel sera le nouveau visage de la Turlutaine ? D’où viendront les aides pérennes ? Des questions devenues essentielles pour que ce lieu magique continue de faire battre le cœur des enfants (parfois tout-petits) qui vivent là leur première expérience avec l’art vivant.

Jenny Jucker Calame, membre fondatrice
Photos : Maryvonne Berberat

Le Petit Poucet
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Société

Un service de livraison durable et sur mesure ? Essayez Dring Dring !

Un service de livraison durable et sur mesure ? Essayez Dring Dring !

Le service Dring Dring est une opportunité pour se faire livrer ses courses à domicile par un-e cycliste de La Cyclone. Avec l’idée de renforcer la mobilité douce, favoriser les achats sans voiture et faciliter l’indépendance et la liberté du client-e, ce service de livraison, disponible tous les jours (sauf le dimanche) coûte CHF 15.- pour l’équivalent de 2 sacs à commission remplis. Ce montant est pris en charge par le consommateur-trice, le commerçant-e et la Ville qui paie chacun la somme de CHF 5.-.

Société coopérative née il y a quelques années et implantée à La Chaux-de-Fonds et à Neuchâtel, La Cyclone fournit différentes prestations de logistique pour les entreprises régionales et nationales. Sensible aux questions écologiques, La Cyclone vise à offrir à ses client-e-s un service de livraison efficace, rapide et durable et le tout à vélo !

Pour la Ville, le partenariat mis en place avec La Cyclone favorise les déplacements plus respectueux de l’environnement et la mobilité au sens large. Il met aussi à l’honneur les commerces partenaires et soutient une économie de proximité.

À titre de soutien durant l’été, la Ville prendra entièrement à sa charge ce service et permettra à toutes les personnes intéressées de tester les livraisons à vélo. Dring Dring sera donc gratuit pour les client-e-s et les commerces partenaires du 21 juin au 21 septembre 2025.

Comment ça marche ?

Il suffit simplement de faire ses achats dans un magasin partenaire, de compléter le bulletin ad-hoc et de laisser ses courses à l’emplacement prévu à cet effet. Ensuite, la personne poursuit ses activités en ville sans se soucier de porter ses courses…

Nancy Kaenel Rossel, responsable du secteur commerce, centre-ville et tourisme

Horaires de livraisons
Du lundi au vendredi :

  • entre 10h et 13h pour les achats
    effectués jusqu’à 10h
  • entre 13h et 16h pour ceux effectués jusqu’à 13h
  • entre 16h et 19h pour ceux effectués jusqu’à 16h

Le samedi :

  • entre 12h et 17h pour ceux effectués jusqu’à 14h

Contact :
sume.marketingurbain@ne.ch
032 967 64 62

Le Cyclone :
info@lacyclone.ch
032 724 17 77

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Politique Société

Changements de présidence des Autorités communales

Changements de présidence des Autorités communales

Le Conseil communal, de gauche à droite : Floriane Mamie (Chancelière), Ilinka Guyot (DJEPR), Théo Bregnard (vice-président du Conseil communal, DICI), Théo Huguenin-Elie (président du Conseil communal, DUSTEB), Jean-Daniel Jeanneret (DEFASI) et Thierry Brechbühler (DSESS)

Le mois de juin rime avec tournus protocolaire et changement de présidence pour les Autorités communales. Celles-ci se sont constituées le 27 juin 2024 suite aux élections du 21 avril; il y a donc déjà une année que les Autorités communales ont débuté la présente législature et il est déjà temps de procéder aux changements de présidence.

Au sein du Conseil communal, le tournus est établi règlementairement selon l’ancienneté de fonction, puis d’âge. C’est ainsi Théo Huguenin-Elie qui accède à la présidence à la suite de Thierry Brechbühler. La passation de pouvoir a eu lieu le 11 juin à l’occasion d’une séance ordinaire du Conseil communal.

Pour le Conseil général, la présidence est assumée sur les quatre ans par les quatre partis politiques les plus importants dans l’ordre inverse de leur importance. C’est ainsi au tour du PLR, en la personne de Frédéric Vaucher, de diriger les débats du législatif pour l’année à venir.

Le Conseil communal sur le Grand-Pont pour la nouvelle photo officielle

À chaque changement de présidence depuis 2015, une photographie officielle du Conseil communal est réalisée dans un lieu emblématique choisi par le ou la président-e.

Pour sa nouvelle photo officielle, le Conseil communal s’est donné rendez-vous sur la promenade verte du Grand-Pont, ouvrage d’art entièrement reconstruit et requalifié, inauguré en octobre dernier. Le Grand-Pont est le symbole de la métamorphose urbanistique de notre ville, laissant plus de place à la mobilité douce, à l’arborisation et à la végétalisation tout en veillant à la qualité des aménagements urbains.

Le nouveau Bureau du Conseil général, accompagné de la présidente sortante, Béatrice Thiémard-Clémentz

Reliant le nord et le sud de la ville, il est situé en plein cœur d’un quartier en développement et à proximité de nombreux projets majeurs de la Ville :

• au sud-est, le parc des Crêtets qui sera prochainement restauré suite à la tempête du 24 juillet 2023 et un peu plus loin la piscine et les patinoires des Mélèzes;

• au sud-ouest, le futur Centre communal et cantonal des archives et du patrimoine et les Anciens abattoirs qui poursuivront leur mue en vue d’accueillir Capitale culturelle en 2027;

• au nord-est, l’Avenue Léopold-Robert, si chère au cœur des Chaux-de-Fonnières et des Chaux-de-Fonniers, récemment embellie et arborisée;

• sous le pont, les voies de la future ligne directe entre Le Locle et Neuchâtel à l’horizon 2040.

Ainsi le Grand-Pont est-il le symbole du renouveau et du dynamisme de la ville de La Chaux-de-Fonds.

Le nouveau Bureau du Conseil général

Frédéric Vaucher a été élu président du Conseil général le 17 juin dernier à la suite de la séance du Conseil général des comptes qui a été suivie par une réception donnée en son honneur.

Photos: Pablo Fernandez
et Aurore Sande

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Société

Edmée alice froidevaux : 100 ans et cinq générations !

Edmée alice froidevaux : 100 ans et cinq générations !

Cinq générations sur cette photo : Edemée Froidevaux, sa fille, sa petite-fille, son arrière petite-fille et son arrière-arrière-petite fille

1944. Alors que la Seconde Guerre mondiale touche à sa fin, La Chaux-de-Fonds est le théâtre d’un heureux événement. Edmée Alice Froidevaux, née le 24 avril 1925, a épousé le père de ses deux filles dont l’une est maman d’un fils et l’autre mère de plusieurs enfants. Rien ne laissait présager que cette jeune femme de 19 ans était en train d’écrire une page singulière de l’histoire familiale. En plus d’être entrée dans sa 101e année il y a quelques semaines, elle est aujourd’hui la doyenne de cinq générations, un fait assez rare pour être souligné. Une de ses filles, Josiane Leuba, qui réside dans le même immeuble, a accepté de relater la vie de cette femme qui a traversé les trois quarts du siècle précédent.

Edmée Froidevaux, sur la chaise, il y a un siècle

C’est avec beaucoup d’émotion qu’elle revient sur son enfance chaux-de-fonnière, marquée par des parents qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour leur offrir une vie digne. Edmée Froidevaux a travaillé pendant 34 ans dans des manufactures spécialisées dans les accessoires de montres. « Elle cousait les bracelets en cuir pour les montres », se souvient madame Leuba. Elle a notamment travaillé pendant 27 ans dans une fabrique située à la rue du Nord. « Durant toutes ces années, elle s’y rendait à vélo depuis notre maison, à la Place d’Armes. Elle ne prenait le bus qu’en hiver », ajoute-t-elle.

Aujourd’hui, Edmée Froidevaux est l’arrière-arrière-grand-mère d’une famille unie. « Si elle a atteint cet âge, c’est sans doute aussi grâce à tout l’amour qu’elle reçoit », estime sa fille. La longévité semble d’ailleurs familiale : l’un de ses frères a lui aussi célébré ses 101 ans.
Le récit de Madame Leuba s’accompagne d’une série de photographies soigneusement datées, retraçant la riche vie de la matriarche. La plus ancienne remontant à 1925, alors qu’elle n’était encore qu’un nourrisson. Avant de quitter ce lieu empreint de souvenirs, une visite a été rendue à la principale intéressée, qui habite l’étage supérieur. Devant la télévision, la doyenne impressionne par une ouïe intacte et une acuité visuelle remarquable. Elle ne porte pas de lunettes, ce qui est exceptionnel à cet âge.

En quittant l’appartement, l’image d’un sourire bienveillant et d’un regard pétillant reste en mémoire. Une bouffée d’air frais en ce début de soirée.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Aurore Sande

Portfolio familial. Au centre, sur la photo en noir et blanc, la jeune Edmée Froidevaux et son époux
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Culture Divers Société

Un souffle festif sur la cour des Forges

Un souffle festif
sur la cour des Forges

Le 21 juin, à l’occasion de la fête de la musique, la cour du Collège des Forges sera le théâtre d’une journée vibrante, avec des concerts, des spectacles, des ateliers et des activités pour tous les âges. Festi’Forges, un événement gratuit et ouvert à toutes et tous, proposera un programme varié : initiations, performances artistiques, animations pour enfants et stands gastronomiques, le tout dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Les visiteur-euse-s pourront profiter de nombreux espaces pour se divertir, échanger, apprendre et s’immerger dans une atmosphère festive, propice à la rencontre.

Pensée comme un moment de partage et de convivialité, cette fête réunira habitant·es, élèves, familles, artistes et associations locales dans un esprit de solidarité et de célébration. L’après-midi et la soirée seront rythmées par des concerts, des ateliers, des danses, des animations pour enfants et des découvertes culturelles, permettant à chacun-e de découvrir des talents locaux et de s’initier à de nouvelles pratiques. Ce sera une véritable fête de la diversité, où tout le monde trouvera de quoi se divertir.

À l’origine de ce projet, une volonté forte: faire vivre le quartier et mettre en valeur sa richesse humaine et culturelle. Porté par l’association Festi’Forges, ce projet bénéficie du soutien de la Ville de La Chaux-de-Fonds, du Service de la cohésion et de l’intégration sociales et du Service des affaires culturelles. Un événement né d’une collaboration entre les acteurs locaux, qui vise à créer du lien et à renforcer l’esprit de communauté.

Que vous veniez pour danser, goûter, jouer ou simplement passer un bon moment, rendez-vous le 21 juin de 12h à 23h au Collège des Forges pour vivre ensemble une journée inoubliable !

Aurélien Bezençon, service de l’intégration et de la cohésion sociale
Photo : Armel Habluetzel

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Santé Société

Des mots pour s’intégrer, des liens pour avancer

Des mots pour s'intégrer, des liens pour avancer

Deux projets de Caritas Neuchâtel facilitent l’intégration des personnes migrantes dans la ville de La Chaux-de-Fonds avec l’aide de bénévoles en alliant apprentissage du français et création de liens sociaux concrets.

Le projet LINK met en relation des personnes du domaine de l’asile avec des bénévoles pour des missions plus ou moins étendues dans le temps : recherche de logement, appui administratif, soutien à la scolarité des enfants, soutien à la formation dans le cadre d’apprentissage. L’objectif : transmettre des repères concrets, en « faisant avec » plutôt qu’« en faisant à la place », pour encourager l’autonomie. En collaboration avec le projet LOCAL de la Ville de La Chaux-de-Fonds, nous avons imaginé des missions plus ponctuelles consistant à aider les personnes migrantes à s’intégrer dans le riche tissu associatif chaux-de-fonnier. Quand on ne maîtrise ni la langue ni le fonctionnement de notre société, il est parfois compliqué de prendre contact avec un club de judo pour son enfant ou de faire un premier pas pour intégrer une chorale. Les missions LOCALink reposent finalement sur un constat simple : sans réseau local, il est difficile de s’intégrer pleinement.

Complémentaires, les Ateliers de français, gratuits et ouverts à tou-te-s, offrent un espace bienveillant aux personnes migrantes désireuses d’améliorer leurs connaissances. Jeux, discussions, articles d’actualité : les activités sont variées, interactives et encouragent chacun-e à s’exprimer. Mais au-delà des apprentissages linguistiques, ces ateliers sont aussi des lieux d’échange où se construisent des liens, se partagent des valeurs, des traditions, des cultures et les réalités du quotidien en Suisse. Animées par des bénévoles engagé-e-s, ces rencontres hebdomadaires permettent à chacun-e de progresser à son rythme, de prendre confiance et de s’ouvrir aux autres.

Ces deux projets montrent qu’avec des moyens simples, mais humains, on peut grandement faciliter l’intégration tout en renforçant les liens entre habitant-e-s d’une même région. Des actions concrètes qui favorisent l’autonomie et renforcent le vivre-ensemble et un bel exemple de solidarité active.

Carole Spring, responsable de la communication chez Caritas Neuchâtel
Photo : Sedrik Nemeth

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Culture Loisirs Société

derrière l’objectif de Mike Kuhne

derrière l’objectif de Mike Kuhne

Mike a toujours apprécié la photographie. Un peu comme tout le monde, il utilisait régulièrement son téléphone portable pour figer différents instants.

C’est en 2020 que ce qui était alors un loisir prend une autre dimension. Alors que le monde entier est bousculé ; confiné, Mike prend le temps de penser à lui, à ce qu’il aime. Et s’il troquait ses jeux vidéo – qui le maintiennent sur son canapé – pour une activité plus saine, plus légère et plus nature ? C’est ainsi qu’il mit en vente ses gadgets, et réinvestit le montant pour son nouveau protégé, un appareil photo semi-professionnel.

Pas à pas, il se lance à la conquête de La Chaux-de-Fonds, cette ville chère à son cœur. Un lieu après l’autre, avec le désir sincère d’immortaliser les merveilles qu’il ne se lasse de contempler au quotidien. Assez rapidement, les commentaires de son entourage affluent, s’y ajoutent ceux de ses abonné-e-s sur les réseaux sociaux.

De nature plutôt discrète, les retours bienveillants lui ont, au fil du temps, donné l’impulsion nécessaire pour présenter son exposition qui est en place pour deux mois encore à la Clinique Montbrillant. Les photos sont exposées sur les différents murs et supports, dès l’entrée de l’ancien bâtiment de la clinique.

Cette présentation allie deux activités indissociables que Mike affectionne ; la photographie et la retouche. Il préfèrerait presque le moment de la retouche, car le fait d’essayer de reproduire, précisément, ce que ses yeux ont eu le privilège de contempler, voilà ce qu’il aime, voilà ce qui nourrit sa passion et l’élève en exutoire. Ce pouvoir qu’il s’octroie derrière son écran à essayer, au mieux, de partager la magie qu’il a pu observer de ses yeux.

Placer La Chaux-de-Fonds au centre de son projet était une évidence. Notre ville est une œuvre d’art que Mike se plaît à sublimer, avec beaucoup de joie et de finesse.

Sephora Duplain, rédactrice

Exposition de Mike Kuhne
Où : Clinique Montbrillant SA, rue de la Montagne 2
Date : jusqu’au 30 juillet 2025
Contact : 078 748 33 35
Instagram : Mikekuhne_photographie
Site internet : mk-photographie.ch

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Formation Société

Les 50 ans du collège Numa-Droz : un projet mûrement réfléchi !

Les 50 ans du collège Numa-Droz : un projet mûrement réfléchi !

L’architecture scolaire est un champ d’études passionnant. Elle reflète l’évolution des modèles pédagogiques et leur application à travers la conception des écoles. Un important changement apparaît dans les années 1960. L’arrivée de l’enseignement des branches scientifiques et artistiques crée des besoins importants en salles adaptées aux besoins pédagogiques. Cette diversification des salles entraîne la création d’une architecture davantage pavillonnaire et étendue. L’usage du béton préfabriqué, systématique à cette période, apporte de nouvelles formes.

Ainsi, après les grands collèges construits au début du XXe siècle, comme ceux de l’Ouest, de la Charrière ou des Crêtets, la ville va voir apparaître des “centres multilatéraux”, comme celui des Forges puis Numa-Droz. L’ensemble du canton se couvre alors de nouveaux bâtiments scolaires.

Le collège Numa-Droz et plus spécifiquement son complexe sportif sont ainsi des témoins importants de ce patrimoine bâti de la deuxième moitié du XXe siècle. L’ensemble des bâtiments et des espaces extérieurs est construit entre 1972 et 1975 par l’architecte communal René Blant, en collaboration avec Georges Haefeli et le bureau Vuilleumier & Salus pour la partie sud. Les salles de sport présentent des formes courbes en béton préfabriqué qui se coulent harmonieusement dans le plan d’urbanisme dû à Charles-Henri Junod. L’architecture est fonctionnelle et adaptée aux besoins de l’enseignement. Les classes, orientées au sud, présentent de grandes fenêtres inondant les salles de lumière comme ce fut le cas plus tôt des ateliers d’horlogerie.

Le projet architectural intègre de nombreuses œuvres d’art. Un appel aux artistes de la région est lancé par la Ville et le choix fait par un jury. Ainsi, une dizaine d’œuvres agrémentent les lieux et permettent aux élèves de côtoyer l’art au quotidien. À l’initiative du sculpteur Léon Perrin, quelques pierres de l’ancien collège ont été sauvées et replacées dans un mur de la cour.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Pascal Cosandier, directeur du secteur Nord de l’Ecole obligatoire

Photo : Pascal Cosandier