Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Musique d’harmonie Les Armes-Réunies de La Chaux-de-Fonds

Musique d’harmonie Les Armes-Réunies de La Chaux-de-Fonds

Photo : Armes-Réunies

Fondée en 1828, la Musique d’harmonie Les Armes-Réunies est la société de musique la plus ancienne de la République et du Canton de Neuchâtel. Elle compte actuellement 55 membres actif-ve-s, et livre habituellement deux concerts par année. Entre ces deux prestations, elle va à la rencontre de la population à travers divers événements.

Pour 2026, plusieurs projets sont en cours. Tout d’abord, la confection de nouveaux uniformes. Grâce aux économies de la société et à différentes aides institutionnelles, une partie pourra être financée, mais il manque encore quelques milliers de francs. Un financement participatif est en cours jusqu’au 31 janvier, mais les dons sont aussi possibles après cette date. Le soutien du plus grand nombre est bien sûr vivement souhaité.

Dans l’agenda figure également une date à retenir : le 21 mars 2026. Une soirée spéciale est prévue, dans la grande salle de Notre-Dame-de-la-Paix. Une belle opportunité de fêter la Saint-Patrick ! La société proposera de la musique irlandaise, avec la présence du groupe folk celtique Delienn, qui marquera l’événement par sa présence. Des cornemuses du Neuchâtel Celtic Pipe Band seront aussi de la partie.

Le printemps sera ensuite l’occasion de se préparer à l’une des dates les plus importantes de l’année : la Fête fédérale de musique de Bienne, qui aura lieu du 14 au 17 mai.

Pour terminer, signalons qu’en 2028 la Musique d’harmonie Les Armes-Réunies de La Chaux-de-Fonds fêtera ses 200 ans. Le collectif musical se réjouit d’ores et déjà de partager cette année spéciale avec la population à travers une belle variété d’événements festifs.

Christophe Bolle, président de la Musique d’harmonie Les Armes-Réunies
Photo, Musique d’harmonie Les Armes-Réunies

Site internet :
harmonie-armes-reunies.ch
Finacement participatif :
www.lokalhelden.ch/fr/nouveaux-uniformes-1
Financement par IBAN :
CH65 0076 6000 C006 7164 2
Musique d’harmonie Les Armes-Réunies, rue de la Paix 25, 2300 La Chaux-de-Fonds. Avec la mention « Nouveaux uniformes »

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

Toutes les olives ne se ressemblent pas

Toutes les olives ne se ressemblent pas

En haut de la rue du Grenier, en face de la rue de la République, s’ouvre la rue des Olives. Mais aucune huilerie dans les alentours. Une olive était le nom donné dans le parler neuchâtelois à une primevère jaune ou à une jonquille. La ferme située tout au bout de la rue du Grenier porte d’ailleurs le nom de « Creux des Olives ».

Cette rue borde par le sud le vaste quartier des « Allées », qui se développe au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Le plan de 1908 montre que tout ce quartier était initialement prévu selon un plan orthogonal, comme le reste de la ville. Sur celui de 1926, les rues parallèles ont disparu et un tracé diagonal relie à travers champs la ville à la ferme du Couvent, aujourd’hui disparue. Cette allée était alors bordée d’arbres et portait déjà le nom de chemin du Couvent. Nous pouvons constater qu’un pont était projeté pour relier l’extrémité est de la rue des Olives à la rue du Docteur-Kern.
Il faut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour voir ce quartier se développer selon un nouveau plan d’urbanisme qui privilégie l’habitat individuel. Le 25 septembre 1947, L’Impartial détaille ce projet, porté par l’Association du « Coin de terre » neuchâtelois qui vise à construire des maisons familiales à prix accessible. Une quarantaine de maisons avec jardins sont construites par l’architecte Albert Wyss. Les olives ont fait place à l’habitat, mais réapparaissent chaque printemps dans les jardins familiaux.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Julie Babey

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

On y fabriquait des tuiles

On y fabriquait des tuiles

L’actuelle rue de la Tuilerie apparaît pour la première fois sur le plan de ville de 1898. Cependant, une rue de la Tuilerie était déjà mentionnée sur le plan de 1841. Elle était alors prévue entre la rue des Terreaux et la rue des Fleurs. Cette rue ne verra jamais le jour et le toponyme est réutilisé à la fin du XIXe siècle pour nommer une rue à venir dans le quartier au sud de l’hôpital. Les premières maisons, aux numéros 30, 32 et 42, sont construites dans les premières années du XXe siècle. La présence d’une rue de la Tuilerie au nord-est de la ville, dans le quartier de la Charrière, laisse penser qu’une fabrique de tuiles se trouvait à cet endroit. Selon l’historien Charles Thomann, le nom viendrait plutôt de la présence d’une vieille maison couleur tuile, ou recouverte de tuiles, ou encore d’une carrière permettant d’extraire l’argile ou la marne servant à la fabrication de tuiles ou de briques. 1 L’utilisation des tuiles en terre cuite devient systématique lors de la reconstruction suite à l’incendie de 1794, en remplacement des couvertures en bois par des bardeaux. Un règlement de police pour les nouvelles constructions ou les réparations des maisons à La Chaux-de-Fonds, dans le but de les préserver des accidents du feu, sanctionné par le Conseil d’État en 1795, impose notamment l’usage de la pierre et des tuiles en terre cuite dans les constructions.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Julie Babey

1 Charles Thomann, L’histoire de La Chaux-de-Fonds inscrite dans ses rues, Neuchâtel, édition du Griffon, 1965, p. 15.

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

Six pompes pour une fontaine

Six pompes pour une fontaine

Avant l’arrivée de l’eau courante en 1887, l’eau était collectée dans de grands réservoirs souterrains ou puisée dans des puits creusés pour atteindre les sources souterraines.

Parmi ces puits se trouve celui de la « Fontaine-Ronde », ancienne source d’eau potable autour de laquelle s’est construit le village d’origine. En 1847, la Compagnie du village, groupement qui gère les infrastructures du village avant la création de la municipalité en 1851, y fait construire un édicule octogonal en pierre de taille, doté de six bassins alimentés par six pompes. Naturellement appelée Fontaine des Six-Pompes, elle est mise sous protection par le Canton en 1942 déjà.

Ce petit édicule s’élève sur une place plantée de marronniers qui s’ouvre vers la cour du collège des Marronniers, anciennement Vieux Collège, puis sur la place du même nom. Ce passage, qui s’appelait Rue Publique jusqu’au milieu des années 1980, est réaménagé et rendu aux piéton-ne-s sous le nom de Promenade des Six-Pompes en 1986. Cet aménagement fait partie d’une série de mesures prises par le Conseil général dans sa séance du 18 juin 1985. Ce réaménagement est également l’occasion de remettre en fonction la fontaine, en prévision des fêtes du centenaire de l’arrivée de l’eau à La Chaux-de-Fonds qui ont lieu en 1987.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Alyssa Arricale

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Et l’eau coula à flots

Et l'eau coula à flots

Le 14 novembre 1888 fut un grand jour pour La Chaux-de-Fonds ; celui de l’inauguration de la Fontaine monumentale célébrant l’arrivée, une année plus tôt, de l’eau courante dans la ville.

Avant cela, l’alimentation en eau de la cité se faisait grâce à la source de la Ronde et à de nombreuses citernes et puits, installés à proximité des habitations. Avec l’agrandissement rapide du village dès les années 1860, l’approvisionnement en eau devient un problème. L’ingéniosité de Guillaume Ritter, combinée à la confiance de Hans Mathys, respectivement ingénieur et directeur des Travaux publics, donna naissance à une idée ambitieuse : faire venir l’eau depuis l’Areuse. Ce projet prend forme à l’automne 1887 avec la construction de conduites permettant de remonter l’eau de la rivière sur près de 500 mètres puis de l’amener à La Chaux-de-Fonds sur une distance de 20 kilomètres.

En quelques mois, de nombreux ménages et bâtiments publics sont approvisionnés en eau courante. Avec l’arrivée de l’eau, après celle du gaz, mais avant celle de l’électricité, La Chaux-de-Fonds s’affranchit de sa condition villageoise pour s’affirmer en tant que ville.

Guillaume Ritter, ingénieur hydraulique né à Neuchâtel, réalisa de nombreux projets d’amenées d’eau ou de barrages en Suisse et en France. Visionnaire, il imagine aussi un projet d’alimentation en eau portable de la ville de Paris depuis le lac de Neuchâtel. Également architecte, il réalise, autour de 1900, la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Neuchâtel, plus connue sous le nom d’église rouge.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Alyssa Arricale

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Patrimoine

Conserver les grains

Conserver les grains

À La Chaux-de-Fonds, le ravitaillement en grains est géré, dès 1783, par la Chambre des blés. Cette organisation souhaite maîtriser les fluctuations de ravitaillement afin d’éviter les disettes. En 1784, elle construit, le long de la Route de Neuchâtel, un grenier sur les restes d’un bâtiment édifié en 1753 (actuellement Rue du Grenier 30). Le grenier, alors en hauteur de l’ancien village, est épargné de l’incendie qui le ravage en 1794. L’on remarque encore les anciennes portes arrondies et les ouvertures pour permettre l’aération des greniers.

Suite à la dissolution de la Chambre des blés en 1839, le bâtiment est transformé en logements et complété par un atelier d’horlogerie au dernier étage. L’immeuble est partiellement redécoré en 1910 par Charles L’Eplattenier et les Ateliers d’art réunis qui réalisent la grille décorative au-dessus de la porte, la frise sous l’avant-toit et des décors intérieurs. La couleur de la façade remonte également à cette intervention.

Le toponyme « Rue du Grenier » est un des plus anciens de la ville. Il apparaît pour la première fois sur le plan de 1841. En 1830, cette artère portait le nom d’Ancienne Route de Neuchâtel. En effet, jusqu’à la reconstruction du village après l’incendie, le seul accès par le sud était la Route de Neuchâtel, la Rue de l’Hôtel-de-Ville, anciennement Rue de la Combe, ayant été creusé après l’incendie. Mais cela, c’est une autre histoire.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Alyssa Arricale

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Patrimoine

Fusion de communes

Fusion de communes

La dernière fusion sur le territoire neuchâtelois est celle des communes d’Enges, d’Hauterive, de La Tène et de Saint-Blaise, donnant naissance à Laténa. Mais, près de 125 ans plus tôt, Les Eplatures fusionnaient avec La Chaux-de-Fonds. Cet événement historique est inscrit dans la toponymie locale.

La commune des Eplatures est née de la réorganisation territoriale qui suit la Révolution neuchâteloise de 1848. Le quartier des Eplatures, alors lié au Locle, est rattaché au district de La Chaux-de-Fonds. Puis, en 1851, le Grand Conseil érige Les Eplatures en municipalité et en paroisse.

Essentiellement agricole, devenu commune en 1888, le village des Eplatures voit, au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, les rues, immeubles et usines de sa voisine s’étirer vers l’ouest. Le plan de 1898 montre que la ville, alors en pleine expansion, déborde au-delà de la rue de Pouillerel. La fusion est sollicitée par une partie de la population des Eplatures en juin 1899 via une pétition. Suite à un vif débat politique, la décision est soumise au vote du peuple, contre l’avis du Conseil général du village. La fusion est acceptée le 14 janvier 1900 à une très large majorité. De leur côté, le Conseil général de La Chaux-de-Fonds et le Grand Conseil font de même lors de leur séance respective du 2 février et du 25 avril.

La rue de la Fusion, qui relie la rue Léopold-Robert aux premiers arbres de la forêt de Capel, marque ainsi, depuis 1908, la limite est, à quelques mètres près, de l’ancienne commune des Eplatures.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Alyssa Arricale

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Patrimoine

La Feuille du Pasteur

La Feuille du Pasteur

À La Chaux-de-Fonds, on peut prendre plusieurs petits passages aux noms évocateurs comme le Passage Secret ou le Passage des Bougillons.

Il en est un au nom plus mystérieux : le Passage de la Feuille du Dimanche. Ce chemin, reliant la rue du Nord à la rue des Tilleuls, rend hommage au pasteur Paul Pettavel et à l’hebdomadaire qu’il publie entre 1898 et 1932.

Pasteur de l’Église indépendante et pacifiste convaincu, Paul Pettavel (1861 –1934) joue un rôle important dans la politique de la ville. Il s’intéresse très tôt aux questions sociales et cofonde, en 1905, le périodique social-religieux L’Essor. Très actif, il lutte pour la paix, se bat contre l’alcoolisme et l’immoralité, défend les mouvements ouvriers et féministes. Dès 1885, il anime l’Union chrétienne de jeunes gens (USJG) qui achète l’ancienne villa de Beau-Site en 1887, puis l’agrandit en 1906. C’est dans ce cadre qu’il crée le premier club de football en 1894.

Entre 1898 et 1934, il rédige et édite La Feuille du Dimanche, un hebdomadaire pacifiste et militant distribué gratuitement à La Chaux-de-Fonds. Pendant un temps, il partage la plume avec Amélie Sandoz, la femme du pasteur Jämes Courvoisier, alors propriétaire de la Villa Sandoz, actuel Musée d’histoire. Cette dernière est une féministe active.

En tant qu’un des principaux représentants du mouvement chrétien social, Paul Pettavel mena en engagement social, politique et religieux sans faille. Il inspira les futurs conseillers nationaux locaux que furent Charles Naines, Paul Graber et Jules Humbert-Droz.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine

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Culture Patrimoine

COUP DE PROJECTEUR NATIONAL SUR L’URBANISME HORLOGER

COUP DE PROJECTEUR NATIONAL SUR L'URBANISME HORLOGER

Les 14 et 15 juin, les villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds seront à l’honneur aux côtés des 12 autres sites suisses inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial. Les deux villes, en étroite collaboration avec Tourisme neuchâtelois, prennent ainsi part aux Journées du patrimoine mondial, un événement national mené par le World Heritage Experience Switzerland.

Les amateur-trice-s de patrimoine et autres curieux-ses ont l’occasion de (re)découvrir leurs villes de manière différente avec un nouvel événement à inscrire dans leur agenda! Les Journées du Patrimoine mondial deviennent, dès cette année, LA manifestation pour valoriser l’urbanisme horloger des villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Après 5 ans d’existence, en prolongement des festivités du 10e anniversaire de l’inscription, la Fête de l’urbanisme horloger se rattache à un événement national déjà existant qui valorise l’ensemble du patrimoine mondial en Suisse.

Une collaboration Tourisme – patrimoine
Le programme chaux-de-fonnier et loclois est le fruit d’une collaboration entre Tourisme neuchâtelois et la Fondation Urbanisme Horloger, le tout coordonné au niveau national par l’association faîtière des sites inscrits World Heritage Experience Switzerland. But de ce repositionnement : montrer que l’urbanisme horloger fait partie d’une grande famille de lieux et de sites d’exception en Suisse, et reconnus au niveau mondial. Une exposition itinérante présentant la diversité du patrimoine mondial en Suisse est d’ailleurs installée depuis mi-avril jusqu’en juin à la rue Traversière.

Nouvelles visites, nouveaux formats
Une nouvelle impulsion est donnée au programme proposé avec, comme objectif principal, de faire découvrir les villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds aux habitant-e-s et aux personnes de l’extérieur. La manifestation s’articule donc autour d’une proposition renouvelée de visites guidées. Aux côtés de circuits traditionnels axés sur l’urbanisme horloger de l’une ou l’autre des deux villes, une option « intervilles » proposera un circuit de 2h30 au cœur du site inscrit, partant du Locle pour se terminer à La Chaux-de-Fonds avec transfert en minibus. Pour la première fois également « Lève-toi et visite » proposera une promenade (très) matinale de l’urbanisme horloger chaux-de-fonnier pour prendre conscience de l’importance de la lumière dans l’organisation des massifs d’immeubles. Enfin, les enfants dès 8 ans pourront participer à une visite à petits pas à travers les rues du plan orthogonal de La Chaux-de-Fonds.

Des ouvertures exceptionnelles sont aussi prévues: le Salon Bleu Art nouveau de la rue du Doubs 32, l’Atelier oublié et son immersion dans la mécanique et les savoir-faire d’autrefois, et l’Hôtel de Ville du Locle. Le public aura également la possibilité de visiter l’Espace de l’urbanisme horloger (Jaquet-Droz 23) dont la scénographie et le film ont été récemment entièrement repensés.

Léonard Reichen, coordinateur pour la Fondation Urbanisme Horloger

Toutes les activités sont gratuites. Programme et réservations (obligatoires pour certaines activités) sur: urbanismehorloger.ch

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Patrimoine

Qui était Célestin Nicolet ?

Qui était Célestin Nicolet ?

Photo : Alyssa Arricale

À l’est de la rue des Sorbiers, la rue Célestin-Nicolet rend hommage à un homme de sciences qui a consacré sa vie à l’étude et à la mise en valeur de la région. Né en 1803 à La Chaux-de-Fonds, Célestin Nicolet ouvre une pharmacie dès 1833. En parallèle de ses activités professionnelles, il s’implique dans de nombreux domaines afin d’améliorer les connaissances ainsi que les conditions de vie encadrant ce village en pleine croissance.

Sur le plan naturaliste, Célestin Nicolet s’intéresse à l’approvisionnement en eau potable, réalise des observations météorologiques et dresse la première carte géologique de la vallée. Soucieux de la santé des ouvrier-ère-s, il mène des recherches en chimie afin de réduire la toxicité du mercure auquel sont exposés les doreurs de montres. Membre de la Commission d’éducation et de la Commission d’État pour les écoles industrielles, il lutte pour l’amélioration de l’instruction publique.

Plusieurs institutions culturelles sont initiées par Célestin Nicolet telles que la bibliothèque et les musées. Il fonde également la section des Montagnes de la Société des sciences naturelles et devient le premier président de la Société d’histoire de la Ville. Sur le plan politique, républicain convaincu, il prend une part active à la Révolution de 1848 et siège au Grand Conseil de 1848 à 1852.

Célestin Nicolet est également auteur de nombreux articles et notes sur divers sujets, allant de la biologie et la géologie à la politique. Il s’éteint en 1871, après une existence dévouée à la vie scientifique, sociale et politique de la région.

Sylvie Pipoz, Déléguée à la valorisation du patrimoine