Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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chemin des Kikajons

chemin des Kikajons

Dans plusieurs jardins privés chaux-de-fonniers se nichent des petits cabanons communément appelés des kikajons. Ce terme arrive très probablement dans le parler local à travers la traduction de la Bible menée par le théologien neuchâtelois Jean-Frederic Osterwald au XVIIIe siècle. Le mot hébreux kikajon apparait dans le livre de Jonas mais n’est pas traduit par l’auteur qui précise dans une note qu’il s’agit d’une plante à croissance rapide donnant facilement de l’ombre. Il pourrait s’agir du ricin. Par extension, cette plante couvrante évoque un abri. Le terme kikajon semble rapidement intégré, car il est mentionné dans le Dictionnaire du parler neuchâtelois en tant que « pavillon, kiosque ou tonnelle de jardin ».

Beaucoup de ces cabanons de jardin sont encore en place et, pour la plupart, restaurés. Généralement en bois et d’une architecture élégante, certains accueillent des outils de jardin alors que d’autres permettent à plusieurs personnes de s’y installer pour un moment de convivialité.
En 1996, la commission de toponymie propose au Conseil communal de nommer rue des Kikajons la partie supérieure de la rue Moïse-Perret-Gentil qui s’appelait alors rue des Arbres. Cette portion borde une parcelle de jardins communaux qui ont vu pousser, de manière plus ou moins ordonnée et légale, nombre de petits cabanons, héritiers des kikajons du début du XXe siècle.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Alyssa Arricale

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Culture Patrimoine

Louis Chevrolet : modèle parfait du mythe américain

Louis Chevrolet : modèle parfait du mythe américain

Au premier plan, Louis Chevrolet. Photo : Bibliothèque nationale de France - Novembre 1920

Le Parc de l’Ouest, où trône la statue en hommage à Louis Chevrolet, me rappelle Daniel, un camarade de classe, et des voisins d’autrefois. Je devais être en quatrième primaire. L’instituteur nous avait demandé de penser à un sujet pour « une conférence ». Daniel proposa de nous raconter la vie de Louis Chevrolet, un aventurier et constructeur d’automobiles né à La Chaux-de-Fonds à la fin du 19e siècle. Je n’en avais jamais entendu parler, en revanche je connaissais la marque de voitures. Elles exerçaient une incroyable fascination chez mon père. Il est vrai que les deux Chevrolet métallisées de nos voisins, des Impalas du début des années 1960, m’émerveillaient aussi. L’une était bleue et l’autre brune.

Je préférais la brune à cause des paillettes de la carrosserie. Elles me rappelaient les flacons des crèmes solaires et les après-midis à la piscine. Les propriétaires des véhicules habitaient dans l’immeuble jouxtant le nôtre. Ils les parquaient devant leur entrée. A l’époque, il y avait peu de voitures. Les grosses cylindrées se garaient facilement, et gratuitement, devant la maison. Les enfants, nous jouions en courant partout sur la route et les trottoirs. Par beau temps, notre vitalité atteignait son paroxysme. Alors père et fils, des immigrés italiens qui investissaient probablement tout leur salaire dans leur passion, s’adossaient chacun sur une carrosserie pour s’assurer que l’on n’y toucherait pas. 

Arriva le jour de la conférence de Daniel. Pour moi, ces « grosses américaines » servaient à promener des stars dans les films et à titiller les fantasmes des habitant-e-s du quartier. Je n’imaginais pas qu’elles portaient le nom d’un célèbre coureur automobile, un inventeur qui avait vu le jour à la rue du Grenier 22, là où à présent s’élève une tour. Un homme que la soif de vitesse et de modernité avait mené de nos montagnes à Détroit, en passant par Paris et New York.

 

Dunia Miralles, autrice de l’emblématique Swiss trash, revient sur son rapport avec une figure historique qui a contribué au rayonnement de notre ville : Louis Chevrolet. L’écrivaine chaux-de-fonnière nous en apprend un peu plus sur l’aura du pilote de course et inventeur de la marque automobile éponyme.

Vue de la statue en hommage à Louis Chevrolet du Parc de l'Ouest. Photo : Christophe Schindler

Qu’un Chauxois soit devenu un mythe d’outre-Atlantique, m’ébahissait. Son périple est également relaté dans le livre de Michel Layaz : Les vies de Chevrolet, paru aux Éditions Zoé. L’ouvrage nous emmène dans le rêve américain, du temps où l’Amérique faisait encore rêver, comme elle faisait rêver les immigrés italiens, mon père ou les enfants du baby-boom. Je vais quand même divulgâcher la fin : malgré la grandeur et l’abondance que Chevrolet représente, Louis est mort pauvre, pendant que l’entreprise étasunienne qui avait racheté ses brevets s’enrichissait. Son cœur de Montagnard était probablement resté trop pur pour devenir riche.

Dunia Miralles, écrivaine chaux-de-fonnière

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Divers Loisirs Patrimoine Société

Musique d’harmonie Les Armes-Réunies de La Chaux-de-Fonds

Musique d’harmonie Les Armes-Réunies de La Chaux-de-Fonds

Photo : Armes-Réunies

Fondée en 1828, la Musique d’harmonie Les Armes-Réunies est la société de musique la plus ancienne de la République et du Canton de Neuchâtel. Elle compte actuellement 55 membres actif-ve-s, et livre habituellement deux concerts par année. Entre ces deux prestations, elle va à la rencontre de la population à travers divers événements.

Pour 2026, plusieurs projets sont en cours. Tout d’abord, la confection de nouveaux uniformes. Grâce aux économies de la société et à différentes aides institutionnelles, une partie pourra être financée, mais il manque encore quelques milliers de francs. Un financement participatif est en cours jusqu’au 31 janvier, mais les dons sont aussi possibles après cette date. Le soutien du plus grand nombre est bien sûr vivement souhaité.

Dans l’agenda figure également une date à retenir : le 21 mars 2026. Une soirée spéciale est prévue, dans la grande salle de Notre-Dame-de-la-Paix. Une belle opportunité de fêter la Saint-Patrick ! La société proposera de la musique irlandaise, avec la présence du groupe folk celtique Delienn, qui marquera l’événement par sa présence. Des cornemuses du Neuchâtel Celtic Pipe Band seront aussi de la partie.

Le printemps sera ensuite l’occasion de se préparer à l’une des dates les plus importantes de l’année : la Fête fédérale de musique de Bienne, qui aura lieu du 14 au 17 mai.

Pour terminer, signalons qu’en 2028 la Musique d’harmonie Les Armes-Réunies de La Chaux-de-Fonds fêtera ses 200 ans. Le collectif musical se réjouit d’ores et déjà de partager cette année spéciale avec la population à travers une belle variété d’événements festifs.

Christophe Bolle, président de la Musique d’harmonie Les Armes-Réunies
Photo, Musique d’harmonie Les Armes-Réunies

Site internet :
harmonie-armes-reunies.ch
Finacement participatif :
www.lokalhelden.ch/fr/nouveaux-uniformes-1
Financement par IBAN :
CH65 0076 6000 C006 7164 2
Musique d’harmonie Les Armes-Réunies, rue de la Paix 25, 2300 La Chaux-de-Fonds. Avec la mention « Nouveaux uniformes »

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

Toutes les olives ne se ressemblent pas

Toutes les olives ne se ressemblent pas

En haut de la rue du Grenier, en face de la rue de la République, s’ouvre la rue des Olives. Mais aucune huilerie dans les alentours. Une olive était le nom donné dans le parler neuchâtelois à une primevère jaune ou à une jonquille. La ferme située tout au bout de la rue du Grenier porte d’ailleurs le nom de « Creux des Olives ».

Cette rue borde par le sud le vaste quartier des « Allées », qui se développe au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Le plan de 1908 montre que tout ce quartier était initialement prévu selon un plan orthogonal, comme le reste de la ville. Sur celui de 1926, les rues parallèles ont disparu et un tracé diagonal relie à travers champs la ville à la ferme du Couvent, aujourd’hui disparue. Cette allée était alors bordée d’arbres et portait déjà le nom de chemin du Couvent. Nous pouvons constater qu’un pont était projeté pour relier l’extrémité est de la rue des Olives à la rue du Docteur-Kern.
Il faut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour voir ce quartier se développer selon un nouveau plan d’urbanisme qui privilégie l’habitat individuel. Le 25 septembre 1947, L’Impartial détaille ce projet, porté par l’Association du « Coin de terre » neuchâtelois qui vise à construire des maisons familiales à prix accessible. Une quarantaine de maisons avec jardins sont construites par l’architecte Albert Wyss. Les olives ont fait place à l’habitat, mais réapparaissent chaque printemps dans les jardins familiaux.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Julie Babey

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

On y fabriquait des tuiles

On y fabriquait des tuiles

L’actuelle rue de la Tuilerie apparaît pour la première fois sur le plan de ville de 1898. Cependant, une rue de la Tuilerie était déjà mentionnée sur le plan de 1841. Elle était alors prévue entre la rue des Terreaux et la rue des Fleurs. Cette rue ne verra jamais le jour et le toponyme est réutilisé à la fin du XIXe siècle pour nommer une rue à venir dans le quartier au sud de l’hôpital. Les premières maisons, aux numéros 30, 32 et 42, sont construites dans les premières années du XXe siècle. La présence d’une rue de la Tuilerie au nord-est de la ville, dans le quartier de la Charrière, laisse penser qu’une fabrique de tuiles se trouvait à cet endroit. Selon l’historien Charles Thomann, le nom viendrait plutôt de la présence d’une vieille maison couleur tuile, ou recouverte de tuiles, ou encore d’une carrière permettant d’extraire l’argile ou la marne servant à la fabrication de tuiles ou de briques. 1 L’utilisation des tuiles en terre cuite devient systématique lors de la reconstruction suite à l’incendie de 1794, en remplacement des couvertures en bois par des bardeaux. Un règlement de police pour les nouvelles constructions ou les réparations des maisons à La Chaux-de-Fonds, dans le but de les préserver des accidents du feu, sanctionné par le Conseil d’État en 1795, impose notamment l’usage de la pierre et des tuiles en terre cuite dans les constructions.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Julie Babey

1 Charles Thomann, L’histoire de La Chaux-de-Fonds inscrite dans ses rues, Neuchâtel, édition du Griffon, 1965, p. 15.

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La ville racontée à travers ses rues Patrimoine

Six pompes pour une fontaine

Six pompes pour une fontaine

Avant l’arrivée de l’eau courante en 1887, l’eau était collectée dans de grands réservoirs souterrains ou puisée dans des puits creusés pour atteindre les sources souterraines.

Parmi ces puits se trouve celui de la « Fontaine-Ronde », ancienne source d’eau potable autour de laquelle s’est construit le village d’origine. En 1847, la Compagnie du village, groupement qui gère les infrastructures du village avant la création de la municipalité en 1851, y fait construire un édicule octogonal en pierre de taille, doté de six bassins alimentés par six pompes. Naturellement appelée Fontaine des Six-Pompes, elle est mise sous protection par le Canton en 1942 déjà.

Ce petit édicule s’élève sur une place plantée de marronniers qui s’ouvre vers la cour du collège des Marronniers, anciennement Vieux Collège, puis sur la place du même nom. Ce passage, qui s’appelait Rue Publique jusqu’au milieu des années 1980, est réaménagé et rendu aux piéton-ne-s sous le nom de Promenade des Six-Pompes en 1986. Cet aménagement fait partie d’une série de mesures prises par le Conseil général dans sa séance du 18 juin 1985. Ce réaménagement est également l’occasion de remettre en fonction la fontaine, en prévision des fêtes du centenaire de l’arrivée de l’eau à La Chaux-de-Fonds qui ont lieu en 1987.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Alyssa Arricale

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Et l’eau coula à flots

Et l'eau coula à flots

Le 14 novembre 1888 fut un grand jour pour La Chaux-de-Fonds ; celui de l’inauguration de la Fontaine monumentale célébrant l’arrivée, une année plus tôt, de l’eau courante dans la ville.

Avant cela, l’alimentation en eau de la cité se faisait grâce à la source de la Ronde et à de nombreuses citernes et puits, installés à proximité des habitations. Avec l’agrandissement rapide du village dès les années 1860, l’approvisionnement en eau devient un problème. L’ingéniosité de Guillaume Ritter, combinée à la confiance de Hans Mathys, respectivement ingénieur et directeur des Travaux publics, donna naissance à une idée ambitieuse : faire venir l’eau depuis l’Areuse. Ce projet prend forme à l’automne 1887 avec la construction de conduites permettant de remonter l’eau de la rivière sur près de 500 mètres puis de l’amener à La Chaux-de-Fonds sur une distance de 20 kilomètres.

En quelques mois, de nombreux ménages et bâtiments publics sont approvisionnés en eau courante. Avec l’arrivée de l’eau, après celle du gaz, mais avant celle de l’électricité, La Chaux-de-Fonds s’affranchit de sa condition villageoise pour s’affirmer en tant que ville.

Guillaume Ritter, ingénieur hydraulique né à Neuchâtel, réalisa de nombreux projets d’amenées d’eau ou de barrages en Suisse et en France. Visionnaire, il imagine aussi un projet d’alimentation en eau portable de la ville de Paris depuis le lac de Neuchâtel. Également architecte, il réalise, autour de 1900, la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Neuchâtel, plus connue sous le nom d’église rouge.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Alyssa Arricale

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Conserver les grains

Conserver les grains

À La Chaux-de-Fonds, le ravitaillement en grains est géré, dès 1783, par la Chambre des blés. Cette organisation souhaite maîtriser les fluctuations de ravitaillement afin d’éviter les disettes. En 1784, elle construit, le long de la Route de Neuchâtel, un grenier sur les restes d’un bâtiment édifié en 1753 (actuellement Rue du Grenier 30). Le grenier, alors en hauteur de l’ancien village, est épargné de l’incendie qui le ravage en 1794. L’on remarque encore les anciennes portes arrondies et les ouvertures pour permettre l’aération des greniers.

Suite à la dissolution de la Chambre des blés en 1839, le bâtiment est transformé en logements et complété par un atelier d’horlogerie au dernier étage. L’immeuble est partiellement redécoré en 1910 par Charles L’Eplattenier et les Ateliers d’art réunis qui réalisent la grille décorative au-dessus de la porte, la frise sous l’avant-toit et des décors intérieurs. La couleur de la façade remonte également à cette intervention.

Le toponyme « Rue du Grenier » est un des plus anciens de la ville. Il apparaît pour la première fois sur le plan de 1841. En 1830, cette artère portait le nom d’Ancienne Route de Neuchâtel. En effet, jusqu’à la reconstruction du village après l’incendie, le seul accès par le sud était la Route de Neuchâtel, la Rue de l’Hôtel-de-Ville, anciennement Rue de la Combe, ayant été creusé après l’incendie. Mais cela, c’est une autre histoire.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Alyssa Arricale

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Fusion de communes

Fusion de communes

La dernière fusion sur le territoire neuchâtelois est celle des communes d’Enges, d’Hauterive, de La Tène et de Saint-Blaise, donnant naissance à Laténa. Mais, près de 125 ans plus tôt, Les Eplatures fusionnaient avec La Chaux-de-Fonds. Cet événement historique est inscrit dans la toponymie locale.

La commune des Eplatures est née de la réorganisation territoriale qui suit la Révolution neuchâteloise de 1848. Le quartier des Eplatures, alors lié au Locle, est rattaché au district de La Chaux-de-Fonds. Puis, en 1851, le Grand Conseil érige Les Eplatures en municipalité et en paroisse.

Essentiellement agricole, devenu commune en 1888, le village des Eplatures voit, au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, les rues, immeubles et usines de sa voisine s’étirer vers l’ouest. Le plan de 1898 montre que la ville, alors en pleine expansion, déborde au-delà de la rue de Pouillerel. La fusion est sollicitée par une partie de la population des Eplatures en juin 1899 via une pétition. Suite à un vif débat politique, la décision est soumise au vote du peuple, contre l’avis du Conseil général du village. La fusion est acceptée le 14 janvier 1900 à une très large majorité. De leur côté, le Conseil général de La Chaux-de-Fonds et le Grand Conseil font de même lors de leur séance respective du 2 février et du 25 avril.

La rue de la Fusion, qui relie la rue Léopold-Robert aux premiers arbres de la forêt de Capel, marque ainsi, depuis 1908, la limite est, à quelques mètres près, de l’ancienne commune des Eplatures.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine
Photos : Alyssa Arricale

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La Feuille du Pasteur

La Feuille du Pasteur

À La Chaux-de-Fonds, on peut prendre plusieurs petits passages aux noms évocateurs comme le Passage Secret ou le Passage des Bougillons.

Il en est un au nom plus mystérieux : le Passage de la Feuille du Dimanche. Ce chemin, reliant la rue du Nord à la rue des Tilleuls, rend hommage au pasteur Paul Pettavel et à l’hebdomadaire qu’il publie entre 1898 et 1932.

Pasteur de l’Église indépendante et pacifiste convaincu, Paul Pettavel (1861 –1934) joue un rôle important dans la politique de la ville. Il s’intéresse très tôt aux questions sociales et cofonde, en 1905, le périodique social-religieux L’Essor. Très actif, il lutte pour la paix, se bat contre l’alcoolisme et l’immoralité, défend les mouvements ouvriers et féministes. Dès 1885, il anime l’Union chrétienne de jeunes gens (USJG) qui achète l’ancienne villa de Beau-Site en 1887, puis l’agrandit en 1906. C’est dans ce cadre qu’il crée le premier club de football en 1894.

Entre 1898 et 1934, il rédige et édite La Feuille du Dimanche, un hebdomadaire pacifiste et militant distribué gratuitement à La Chaux-de-Fonds. Pendant un temps, il partage la plume avec Amélie Sandoz, la femme du pasteur Jämes Courvoisier, alors propriétaire de la Villa Sandoz, actuel Musée d’histoire. Cette dernière est une féministe active.

En tant qu’un des principaux représentants du mouvement chrétien social, Paul Pettavel mena en engagement social, politique et religieux sans faille. Il inspira les futurs conseillers nationaux locaux que furent Charles Naines, Paul Graber et Jules Humbert-Droz.

Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine