Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Culture

Stéphane Gattoni : Trois questions sur la rénovation de Beau-Site

Stéphane Gattoni : Trois questions sur la rénovation de Beau-Site

Parmi les grands chantiers préparant la cité horlogère à l’événement La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse 2027 figure celui du théâtre de Beau-Site. C’est dans ce cadre que la Fondation du TPR lance une grande campagne de financement participatif. Stéphane Gattoni, directeur technique du TPR, répond à trois questions.

Quelles parties du site du TPR doivent être rénovées ?
Il faut avant tout préciser qu’il y a deux chantiers distincts. L’un, financé par la Ville, concerne les bâtiments du TPR à Beau-Site. L’autre, à la charge de la Fondation du TPR, porte uniquement sur la partie scénique de la salle de spectacle. C’est cette dernière qui nous incombe. Le théâtre doit être prêt en janvier 2027 pour Capitale culturelle.

En quoi vont consister les travaux ?
Notre objectif est de renouveler l’ensemble des installations scéniques du théâtre. Les infrastructures, qui ont plus de 40 ans, doivent être mises aux normes afin d’assurer la sécurité des techniciens et un meilleur confort aux spectateurs et spectatrices, ainsi qu’aux artistes par le renouvellement des systèmes d’accroches et la pose d’un plancher par exemple.

Comment s’organise la campagne de financement ?
Elle s’adresse à toute personne, entreprise ou organisme souhaitant contribuer à la pérennité de ce haut lieu culturel de La Chaux-de-Fonds. Des tranches de 1’000 CHF sont sollicitées, sous la forme de dons ou de prêts à la Fondation, avec des échéances allant de 5 à 15 ans. Celles et ceux qui le désirent peuvent bien entendu effectuer plusieurs versements. Les formulaires sont disponibles dans les halls d’entrée des théâtres de Beau-Site et de L’Heure bleue, ou via le QR code ci-dessous. Par avance, nous remercions les donatrices et les donateurs pour leur précieuse participation.

Propos recueillis par Jean Christophe Malou
Photo : Julie Babey

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Culture Divers Loisirs

13e Nuit de la photo : l’excellence accessible

13e Nuit de la photo : l’excellence accessible

Forte d’une solide réputation internationale, la Nuit de la Photo propose à La Chaux-de-Fonds des œuvres issues des plus grands musées et festivals. L’événement présente des projections en boucle (cycles de 20 minutes) d’une photographie classique invitant à la réflexion. La sélection mêle figures historiques, comme Marc Riboud et Louis Stettner, et talents contemporains, tout en valorisant les photographes régionaux tels que X. Voirol, D. Marchon ou M. Renaud.

Prix Andrée Moser et enquêtes photographiques
Le prix Andrée Moser 2026, en mémoire de la fondatrice disparue, va au Malgache Rijasolo, qui explore la persistance des mythes face au colonialisme. Le public découvrira aussi les travaux des lauréats de l’Enquête photographique vaudoise 2025 : R. Mader, M. Gafsou et S. Carp. Fidèle à son esprit populaire, la manifestation reste gratuite. Les dons demeurent toutefois indispensables pour rémunérer les photographes et les professionnel-le-s épaulant l’équipe bénévole. Une culture de haut niveau, à la portée de toutes et tous.

Claude-André Moser, programmation et administration

13e Nuit de la Photo, La Chaux-de-Fonds

samedi 14 février de 17h à 1h. Conférence sur Marc Riboud à 17h au Club 44 et projections en boucle dans les divers lieux culturels de la ville de 17h à minuit.

Détails sur www.nuitdelaphoto.ch

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Culture Société

« Pourquoi je veux être publiée ? » témoignage de Maiia Aleskerova

"Pourquoi je veux être publiée ?" témoignage de Maiia Aleskerova

Je me suis demandé : « Pourquoi je veux être publiée ? ». Parce que je veux que vous partagiez avec moi mon chagrin du passé et ma joie du présent. Je suis en Suisse depuis trois ans, je m’y sens comme chez moi, surtout à La Chaux-de-Fonds.

Il y avait un temps où je vivais dans une maison entourée de fleurs et d’arbres.

Il y avait un temps, notamment dans mon enfance, où je dévorais des romans d’aventures et rêvais de pays lointains.

Il y avait un temps où je ne distinguais pas la Suède de la Suisse (il est vrai qu’en russe les deux mots se ressemblent beaucoup). Puis partie pour l’Irlande, je me suis retrouvée en Suisse. Maintenant, La Chaux-de-Fonds est ma réalité : ici, j’ai trouvé de véritables ami-e-s.

La première amie que j’ai rencontrée ici, c’est Maya l’abeille. Elle est jolie et curieuse. Nous nous sommes croisées dans un magasin de vêtements gratuits pour les réfugiés où j’ai fait du bénévolat. Même si Maya est en peluche et aussi le symbole de la ville, elle est simple et gentille. Je l’ai invitée à rester chez moi.

Dès que j’ai déménagé et que je me suis installée à La Chaux-de-Fonds, ma première question a été : où apprendre le français ? Il y avait quelques cours gratuits chez Caritas, RECIF, au Temple Farrel.

Aujourd’hui c’est mercredi matin. J’ai un cours de français avec Damaris. Le sujet est vraiment intéressant : les expressions idiomatiques comme « en faire tout un fromage ». Damaris a dit que nous pouvions écrire une histoire en utilisant ces expressions. Et voilà : « Notre appartement est la place parfaite pour des commérages. Il y a quatre femmes et le chien, qui est aussi une femelle. Nous étions amies avant d’emménager ensemble, maintenant je casse souvent du sucre sur le dos de mes colocatrices. » Si vous pouviez imaginer la situation, vous me comprendriez. « Chaque matin, quand j’ouvre la porte de ma chambre, je vois Emka. C’est la chienne, qui a toujours les crocs. Je vous assure qu’elle me raconte des salades. Elle a déjà mangé plusieurs fois avant mon réveil. Elle essaie de me rouler dans la farine. Aussitôt que je vois ses yeux honnêtes, je ne peux pas résister. Nous allons à la cuisine. »

J’ai beaucoup d’autres souvenirs dans mon cœur. Je ne vous conseille pas de jeter un coup d’œil dans mon cœur. Mon cœur est déchiré, déchiré par des morceaux de mémoire.

Regarde, c’est moi ! Je suis dans le jardin rempli de fleurs. Le chat est à mes côtés et un garçon m’aide à arracher des mauvaises herbes. C’est mon neveu. Après, l’image change.

Maiia Aleskerova est née en 1968 à Kharkiv, alors en Union soviétique, aujourd’hui en Ukraine. Réfugiée à cause de la guerre, elle vit à La Chaux-de-Fonds depuis trois ans. Professeure d’anglais, elle apprend aujourd’hui le français pour écrire et partager « le chagrin du passé et la joie du présent ». Curieuse, observatrice, elle écrit avec une voix sobre, où se mêlent douleur et tendresse du quotidien.

Il est 4 heures du matin. Je suis réveillée par un appel téléphonique.

Quelqu’un me dit que la guerre a commencé. Ma vie a été divisée en deux parties : avant et après. Avant la vie ordinaire et après…

Après, mon neveu a marché sur la mine.
L’explosion !

Et maintenant, les morceaux de cette mine, je les porte dans mon cœur. Je les porte pour toujours. Il avait tout juste dix-neuf ans. J’ai fermé mon cœur. Il n’y a plus rien dedans, plus de sentiments. Juste le cœur déchiré.

J’ai décidé de quitter mon pays.

Maiia Aleskerova, auteure
Photos : Julie Babey

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Culture Destination capitale culturelle

LCDF 27 : le compte à rebours commence !

LCDF 27 : le compte à rebours commence !

Le décompte est lancé ! Dans douze mois, La Chaux-de-Fonds sera officiellement la première Capitale culturelle suisse. Mais finalement, qu’est-ce qu’une Capitale culturelle ?

On connaît celles de l’Union européenne – un concept lancé en 1985 pour valoriser la culture de villes qui se voient octroyer ce titre prestigieux pour une durée d’un an. Il ne s’agit pas de réinventer la culture locale, mais de la magnifier, de lui donner un écrin et de l’ouvrir à toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’impliquer. On se souvient de Liverpool, Lille ou Essen, dont la labellisation a fortement dynamisé le tissu urbain et l’économie locale.

En 2013, l’idée surgit de lancer une initiative similaire à l’échelle suisse. L’association Capitale culturelle est créée et, rapidement, La Chaux-de-Fonds, connue pour sa vie culturelle vibrante, semble la candidate idéale. Mais tout reste encore à faire.

Monter un tel projet pour la première fois est une tâche d’envergure, qui nécessite courage, ambition et esprit d’aventure.

La Chaux-de-Fonds est fière et enthousiaste d’être la première ville à bénéficier de ce titre au niveau national, de relever le défi, et de paver la voie pour mettre en valeur toute la diversité culturelle et linguistique du pays. En effet, cette manifestation culturelle d’ampleur inégalée en Suisse devrait se dérouler tous les trois ans, dans des régions linguistiques différentes. Il faudra donc attendre au moins dix ans avant qu’une Capitale culturelle soit de nouveau nommée en terre romande !

Ainsi commence cette nouvelle rubrique du Tourbillon qui vous accompagnera tout au long de cette fantastique aventure.

Marikit Taylor, chargée de mission Capitale culturelle
Photo : Ville de La Chaux-de-Fonds – Patrick Guerne

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Culture Société

agent-e en information documentaire : un métier à découvrir

agent-e en information documentaire : un métier à découvrir

Réservez la date dans vos agendas! Le mardi 13 janvier à 18h30, la Bibliothèque de la Ville présentera le métier d’agent-e en information documentaire. Généralement peu connue du public non averti, cette profession requiert certaines dispositions : un grand intérêt pour la lecture et pour les nouvelles technologies de l’information, une bonne culture générale, un sens aigu de l’organisation et un goût pour le travail bien fait. Cette soirée sera l’occasion de découvrir un métier passionnant avec, en prime, la possibilité d’effectuer un apprentissage dans l’institution, dès la rentrée d’août 2026.

Une visite des lieux, qui sera suivie d’une discussion, est également prévue.
Contact :
Christine Prêtre, responsable du secteur Accueil et services au public, Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds, 032 967 68 24.

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Culture Loisirs

Des Pays-Bas à La Chaux-de-Fonds : une exposition de luca solari

Des Pays-Bas à La Chaux-de-Fonds : une exposition de luca solari

Auteur d’une belle monographie en images, Luca Solari présente ses photographies jusqu’au 30 janvier 2026 dans les locaux du restaurant solidaire Ekir, sis au 92 rue de la Serre. L’exposition retrace dix années de voyage, dont la première correspond à celle de la création du restaurant.

Une vingtaine de portraits de femmes et d’hommes, qui évoquent l’universalité de la condition humaine, sont accrochés aux murs. Ces visages sont ceux des habitant-e-s de l’île de Schiermonnikoog, commune la plus septentrionale des Pays-Bas. Les photos, en noir et blanc, sont minimalistes, ne dévoilant que l’essentiel. Il en résulte une esthétique éloquente, exprimant une sobriété qui révèle plus qu’elle ne dissimule. L’on peut presque ressentir les émotions de ces insulaires, confronté-e-s à la rudesse des éléments.

L’artiste fait une analogie intéressante entre ce petit bout de terre, situé dans l’extrémité nord du Benelux, et le restaurant Ekir. Il voit les deux comme des îlots d’humanité où règne en maître la solidarité. À cela s’ajoute l’idée de proximité. Les dimensions de la salle, tout comme la disposition des tables, créent une sorte de complicité entre les convives.

Les visites ont lieu aux heures d’ouverture du restaurant ou sur réservation en appelant au 077 451 39 85.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Quentin Perrenoud

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Culture Société

Le Musée d’histoire et le Musée international d’horlogerie sont connectés !

Le Musée d'histoire et le Musée international d'horlogerie sont connectés !

De grands travaux se déroulent dans le parc des Musées. Entièrement revalorisé, il accueillera dès l’été 2026 un café au Musée d’histoire (MH). Par ailleurs, ce dernier est désormais relié par un ascenseur au Musée international d’horlogerie (MIH), qui rouvrira ce printemps déjà. Un changement qui permettra la rencontre des publics des deux institutions, auxquels il faut ajouter les visiteuses et les visiteurs du Musée des beaux-arts (MBA), qui pourront également profiter de cette nouvelle offre.

Francesco Garufo, conservateur du MH
Régis Huguenin-Dumittan, conservateur-directeur du MIH

Photos : Julie Babey
Photo : Justine Engelberts
Photo : Regis Huguenin-Dumittan
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Culture Divers

Nouvelle direction du TPR : un tandem pour l’avenir

Nouvelle direction du TPR : un tandem pour l'avenir

Après plusieurs mois d’attente, l’identité du ou de la remplaçant-e d’Anne Bisang, à la tête du Théâtre populaire romand (TPR) depuis 12 ans, est enfin dévoilée. L’actuelle directrice passe le relais au duo formé par Françoise Boillat et Guillaume Béguin, qui entre en fonction le 1er juillet 2026.

Originaires de La Chaux-de-Fonds, ils ont quasiment grandi ensemble professionnellement. « Nous collaborons sur des projets depuis longtemps. Même nos auditions pour entrer au Conservatoire, nous les avons passées ensemble. Nos identités ont été en partie construites conjointement, puisque nous étions au Conservatoire durant les mêmes années. En plus, nous étions colocataires à l’époque », précise Françoise Boillat.

Il faut avouer qu’entre eux, les atomes crochus ne manquent pas. Alors que Françoise Boillat crée la Compagnie du Gaz, active depuis 2005, Guillaume Béguin lance la Compagnie de nuit comme de jour une année plus tard. Tandis que la première, malgré de nombreux séjours à l’étranger, a toujours gardé un pied dans sa ville natale, le second, qui a fait l’essentiel de son parcours professionnel entre Lausanne et Genève, n’a jamais coupé les ponts avec la Métropole horlogère.

Par ailleurs, le duo partage pour la scène une passion qu’il associe à trois mots : la joie, le soin et l’héritage. « Ce qui nous plaît dans ces trois valeurs, c’est leur transversalité. Elles se dynamisent l’une l’autre. Prendre soin du public en l’accompagnant bien dans la découverte des œuvres procure de la joie », explique le metteur en scène. Et à la future co-directrice de compléter : « Le refus de la sinistrose s’exprime aussi dans une joie rebelle ».

L’héritage, quant à lui, peut être envisagé sous deux aspects. Historique d’abord, car autant le site de Beau-Site, qui est aussi le siège du TPR depuis 1983, que L’Heure Bleue, prouesse architecturale datant du 19e siècle, sont dépositaires du riche patrimoine culturel de la région. Populaire ensuite, car le fort ancrage local du TPR est aussi une forme de legs : « Pour créer, nous avons besoin d’hériter des gens d’ici et de l’histoire d’ici. Nous allons vraiment faire participer le plus possible les citoyennes et les citoyens de La Chaux-de-Fonds au développement de nos spectacles. »

Une chose est certaine : leur entrée en fonction ne sera pas de tout repos. Un double défi les attend. Le premier est la rénovation de Beau-Site. Cet important chantier devrait démarrer en mai 2026, pour s’achever à la fin de l’année, juste à temps pour le second défi : La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse 2027. Cet événement national va mobiliser plus que jamais une structure telle que le TPR, institution majeure du paysage théâtral romand.

La Chaux-de-Fonds jouit d’une intense vie culturelle, et le tandem souhaite développer des synergies avec toutes les institutions et tous les festivals, même au-delà des Montagnes !

« Nous avons envie que le théâtre soit une fête pour tous-tes ! », concluent-ils. Un vœu qui sonne comme une promesse.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Julie Babey

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Culture Divers

RENDEZ-VOUS AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS AUTOUR DE LA 76e BIENNALE !

RENDEZ-VOUS AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS AUTOUR DE LA 76e BIENNALE !

Prolongation de la 76e Biennale d’art contemporain jusqu’au 8 février 2026
L’heure de la Biennale a encore sonné ! Ce rendez-vous emblématique de la création neuchâteloise se prolonge jusqu’au 8 février 2026 au Musée des beaux-arts.

Organisée par La Société des ami-e-s du Musée des beaux-arts (SAMBA), cette exposition met à l’honneur la richesse et la diversité de la scène artistique régionale. Peintures, photographies, sculptures, vidéos et installations se répondent et dialoguent dans un accrochage foisonnant. Avec 45 artistes et plus d’une soixantaine d’œuvres, cette prolongation est l’occasion idéale de découvrir ou redécouvrir les talents d’ici — entre regards singuliers et expérimentations audacieuses.

Remise des Prix
Une belle occasion de célébrer la vitalité de la scène artistique régionale et de rencontrer les artistes !
Au programme : la remise du Prix de la Biennale, du Prix de la Fondation Huguenin-Dumittan, du Prix Jeune Talent, et du Prix du Public. Ce dernier, décerné grâce aux votes des visiteur-euse-s, reste encore à conquérir. Il est donc encore temps de venir soutenir votre artiste préféré ! Jeudi 4 décembre 2025 à 18h30, entrée libre.

Visite commentée
Une visite à trois voix pour plonger dans les vertiges de la création neuchâteloise! Charles Bihel et Alexandra Bossy, étudiant-e-s en histoire de l’art, s’associeront à Camille Mermet, artiste de la Biennale, pour une visite guidée.

Imaginée par la SAMBA, cette formule favorise le dialogue entre celles et ceux qui créent et celles et ceux qui transmettent.
Dimanche 14 décembre 2025 de 11h15 à 12h15, entrée libre.

Vues de la 76e Biennale d'art contemporain

Visite-atelier pour enfants
Après la visite de la Biennale, les enfants auront l’occasion de créer leurs propres œuvres et de participer à la réalisation d’une exposition miniature ! Les parents sont invités à 11h45 pour admirer le résultat des créations de leurs enfants.

Ces visites-ateliers, conçues et animées par notre médiatrice Nathalie Humbert-Droz, offrent une approche complète aux jeunes participant-e-s : découverte guidée des expositions suivie d’un atelier créatif dans les salles du musée, pour peindre, fabriquer et inventer tout en s’imprégnant de l’univers artistique du musée. Ces ateliers ont lieu le deuxième samedi de chaque mois.

Samedi 10 janvier 2026 de 10h15 à 12h00, enfants de 6 à 12 ans, gratuit, sur inscription à mba.vch@ne.ch ou au 032 967 60 77.

Kahina Hamlaoui, conservatrice adjointe
Photo : Gaspard Gigon

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Culture Société

Ekir-Manger ensemble : bien plus qu’un repas

Ekir-Manger ensemble : bien plus qu'un repas

Depuis seize ans, le restaurant solidaire de l’association Ekir–Manger ensemble fait bien plus que réjouir les papilles des Chaux-de-Fonnier-ère-s.

L’idée de sa création a émergé après le déménagement de l’Association de défense des chômeurs (ADC), qui proposait alors des repas tous les jeudis à la même adresse.

Aujourd’hui, pour la modeste somme de CHF 8.-, un repas complet et une boisson sont servis à midi. D’une certaine manière, cette offre constitue aussi un plaidoyer pour la solidarité et l’ouverture à l’autre. Des personnes d’origines variées, issues de toutes les couches de la société, se retrouvent chaque semaine autour des mêmes tables.

« Pas mal de personnes étrangères ont mangé ici. Certaines d’entre elles, sans emploi, viennent nous prêter main-forte comme bénévoles avant que leur situation ne s’améliore », explique Maria Hilda Friedli, l’une des initiatrices du projet.

Les menus, inspirés d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine ou encore d’Europe, reflètent à merveille le message de diversité et de partage porté par l’association.

Ce travail collectif n’aurait pas vu le jour sans le soutien de nombreuses structures, notamment Table Suisse, qui fournit une partie des ingrédients, et Les Cartons du Cœur. Ekir bénéficie également de l’appui financier de plusieurs sponsors, sans lesquels la mission du restaurant ne pourrait être menée à bien. Particulièrement celui de la Loterie romande (LoRo), qui s’est avéré aussi précieux qu’indispensable.

En définitive, comme le résume Maria :
« Ce restaurant appartient à tous-tes les Chaux-de-Fonnier-ère-s. Il participe à la lutte contre le racisme, la solitude et le coût élevé de la vie. Il est ouvert à quiconque souhaite contribuer à l’amélioration de nos vies. »

Pour pouvoir continuer à tenir ses divers engagements, y compris solidaires, l’association Ekir-Manger ensemble a urgemment besoin d’un soutien à hauteur de CHF 20’000.- et de plus de bénévoles.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Quentin Perrenoud

 

Restaurant Ekir
Rue de la Serre 92
077 451 39 85

Horaires :
Lundi, mardi, jeudi et vendredi :
de 12h à 13h30