Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Culture Destination capitale culturelle

Laurence Perez, nouvelle directrice artistique

Laurence Perez, nouvelle directrice artistique

Depuis janvier, Laurence Perez est la nouvelle directrice de lcdf27. Elle commence sur les chapeaux de roues, prête à mener à bien toute la programmation. Rencontre.

Qui êtes-vous en quelques mots ?
Je suis originaire de France et travaille en Suisse depuis 10 ans. J’ai fait des études de sciences politiques et de communication. À 21 ans, j’ai suivi mon amoureux à Paris et cette décision a bouleversé ma vie. Dans son école de cinéma, je suis tombée sur une offre de stage dans un théâtre. Je venais de la campagne, n’avais jusqu’ici vu que deux pièces, mais j’ai osé postuler. Bien m’en a pris : j’ai été retenue et suis tombée, comme Obélix, dans la potion magique. Celle de la culture ! Je suis aujourd’hui programmatrice : je choisis des projets artistiques pour les partager avec le plus grand nombre. Je suis donc aussi attentive à la qualité et à l’audace des propositions qu’à leur façon de prendre en considération le public. Je n’oublie pas d’où je viens.

Quelle est votre approche pour la direction artistique de lcdf27 ?
Ménager une multitude de portes d’entrée dans la programmation. Je me demande toujours à quel spectacle ma mère pourrait assister. Je n’aime pas les œuvres qui nécessitent un prérequis.

La culture dans les Montagnes neuchâteloises en un mot ?
Foisonnante et étonnante, dans tous les domaines de la création. Au sein des institutions comme sur la scène alternative.

Un souvenir culturel marquant de La Chaux-de-Fonds ?
Ma stupéfaction quand j’ai découvert, lors de ma première venue à l’excellent festival de la Plage des Six Pompes, qu’il n’y avait pas de plage à La Chaux-de-Fonds ! J’en ris encore. J’aime l’esprit farceur, et quelque peu frondeur, qui règne sur cette ville.

Comment vivez-vous la plongée dans ce projet ambitieux ?
Je me sens à ma place et super stimulée, dans le bon sens du terme. C’est un projet passionnant à porter, artistiquement comme humainement. Une expérience pionnière, ce qui la rend d’autant plus exaltante.

Une image pour représenter lcdf27 ?
Les Anciens abattoirs – le cœur palpitant de la manifestation. Magnifique et symbolique, ce bâtiment anciennement voué à la mort est en train de revenir à la vie, à travers l’art et son partage avec le public.

Quel type de public est attendu, hormis votre maman ? Il n’y a pas de profil attendu. J’aimerais que tout le monde puisse se sentir bienvenu dans cette Capitale.

Comment la population pourra-t-elle participer ?
Il y aura différentes façons de prendre part à la manifestation. Certains projets artistiques ne pourront se réaliser qu’avec la participation du public. Nous aurons ainsi besoin de danseur-euse-s amateur-rice-s, mais aussi de joueur-euse-s de hockey ou encore de personnes disposées à nous confier leurs meilleures recettes de cuisine. Plus pragmatiquement, nous recherchons, dès à présent, des bénévoles pour contribuer à l’accueil du public et des artistes, à la gestion des espaces de convivialité et bien d’autres missions encore.

Quelle sera la « trace » de lcdf27 à La Chaux-de-Fonds ?
Je voudrais que toutes et tous gardent en mémoire cette Capitale culturelle. Si chaque personne trouve dans cette année 2027 un souvenir à chérir dans son cœur, alors ce sera un succès.

Un mot de la fin ?
Maman, je te promets qu’il y aura un spectacle pour toi !

Marikit Taylor, chargée de mission Capitale culturelle
Photo : Julie Babey

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Culture Divers

Au Club 44 ce printemps

Au Club 44 ce printemps

Jusqu’à juillet, le Club 44 propose une dizaine de rendez-vous autour des grands enjeux de notre époque. Fidèle à sa tradition, l’institution chaux-de-fonnière invite auteur-trices, chercheur-ses, artistes et acteur-trices de terrain à dialoguer avec le public.

La création artistique sera à l’honneur avec Lola Lafon dont la littérature mêle intimité et engagement, ainsi qu’avec le tromboniste Samuel Blaser, figure du jazz européen, pour un moment placé sous le signe de la musique.

Plusieurs événements se pencheront sur l’impact du numérique : le psychiatre Serge Tisseron montrera comment initier les enfants aux écrans sans nuire à leur santé, tandis que le sociologue Gérald Bronner interrogera notre rapport à la réalité à l’ère du digital.

Entre terre et étoiles, l’anthropologue Nastassja Martin redéfinira nos liens avec les glaciers, le cosmologiste Aurélien Barrau ouvrira une réflexion sur l’Univers, et l’agronome Hervé Coves présentera une approche sensible de la biodiversité de nos sols.

Enfin, plusieurs regards aborderont notre société : Pierre Krähenbühl expliquera les défis humanitaires du CICR, Andreas Wimmer analysera les mécanismes de discrimination, et une enquête anthropologique autour des procès de Mazan éclairera les dynamiques sociales et rapports de pouvoir.

Informations: www.club-44.ch

Mona Juillard, chargée de communication
Photo : Lynn S. K.

Lola Lafon, autrice, au Club 44 le 27 avril 2026
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Culture Santé Société

Le Défi Mobilités Actives s’organise en juin 2026

Le Défi Mobilités Actives s'organise en juin 2026

Qui osera se passer de sa voiture durant un mois et tester d’autres modes de déplacement ? En échange d’un abonnement en transports publics ou un vélo à assistance électrique, participez à ce défi gratuit mis en place par l’ATE, torks.ch, la Ville et transN.

Organisé pour la première fois en 2025, ce défi est à nouveau lancé pour toutes personnes actives ou retraitées, résidant à La Chaux-de-Fonds. Il a pour but de changer les habitudes des automobilistes et leur permettre de se déplacer facilement. À pied, à vélo, ou en transports publics, les déplacements sont souvent plus judicieux en mobilité douce pour des petites distances, toutefois, prendre sa voiture reste un réflexe… Ce défi représente une opportunité de tester d’autres modes de déplacement.

Motivé-e-s ? Les inscriptions sont ouvertes sur ate-ne.ch. Places limitées et délai d’inscription fixé au 6 mai 2026.

Les participant-e-s reçoivent un abonnement mensuel Onde verte 2 zones (ou l’équivalent de cet abonnement en transports publics) pour le mois de juin avec, en option et c’est une nouveauté cette année, la carte Junior pour les enfants. Les intéressé-e-s peuvent également opter pour un abonnement mensuel pour un vélo à assistance électrique (torks ou Vélospot). À l’issue du défi, un tirage au sort est organisé́ avec des prix intéressants, notamment un abonnement annuel Onde verte 2 zones.

Conditions de participation :
– habiter la commune et posséder une voiture,
– accepter de renoncer à son utilisation durant le mois de juin et tester des modes de déplacements alternatifs,
– tenir un journal de bord.

Pour toutes questions, vous pouvez contacter le service de l’urbanisme, des mobilités et de l’environnement :
sume.marketingurbain@ne.ch ou l’ATE : info@ate-ne.ch.

Nancy Kaenel Rossel, responsable du secteur commerce, centre-ville
et tourisme du Service de l’urbanisme, des mobilités et de l’environnement (SUME)

Contacts :

ATE :
Marie-Claire Pétremand, 032 926 08 19
torks.ch :
Timothée Duran, 076 509 55 42
SUME :
Patrick Jobin, chef du Service de l’urbanisme, des mobilités et de l’environnement, 032 967 62 21
transN :
Maïka Moullet, coordinatrice marketing 032 924 24 80

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Culture Économie Société

La Ville de La Chaux-de-Fonds au Salon de l’immobilier neuchâtelois 2026

La Ville de La Chaux-de-Fonds au Salon de l’immobilier neuchâtelois 2026

Du 22 au 26 avril 2026 se tiendra le Salon de l’immobilier neuchâtelois (SINE) aux patinoires du Littoral à Neuchâtel.

La Ville de La Chaux-de-Fonds sera une nouvelle fois présente à cette manifestation, le samedi 25 avril.

La Métropole horlogère se joint cette année à un grand stand « Neuchâtel, un canton à vivre » (n° 80), hôte d’honneur du salon, réunissant les communes du Locle, de La Grande Béroche, de Laténa, de La Chaux-de-Fonds et de Val-de-Travers. Une occasion privilégiée de mettre en lumière les richesses locales et les multiples facettes du « bien vivre » neuchâtelois, entre qualité de vie, dynamisme économique et attractivité résidentielle.

Dans l’autre partie du stand cantonal, plusieurs services et partenaires seront également présents afin d’informer et conseiller le public. Le Service de l’énergie et de l’environnement accueillera les visiteurs du mercredi au jeudi afin de répondre à toutes les questions liées aux subventions et aux différentes aides disponibles pour la rénovation énergétique des bâtiments.

Le vendredi, Lignum va promouvoir les constructions en bois local et les atouts de cette ressource régionale. Enfin, l’Office du logement sera présent le samedi et le dimanche pour renseigner la population sur les questions liées aux appartements avec encadrement et aux solutions de logement adaptées.

Le samedi, jour de présence de la Ville, sera placé sous le signe de la convivialité, avec la participation de représentant-e-s de La Chaux-de-Fonds ainsi que Capitale culturelle 2027 (lcdf27). Un apéritif officiel sera offert au public dès 17h. Un concours permettant de remporter des bons en Abeille, la monnaie locale chaux-de-fonnière, ainsi que de nombreuses informations sur les projets communaux ainsi que les locaux ou appartements disponibles, seront proposés tout au long de la journée.

Autre bonne nouvelle : l’entrée au salon est gratuite cette année. Une raison supplémentaire de découvrir le SINE 2026 et de rencontrer des représentants et représentantes de la Ville.

Informations complémentaires : salonimmobilier-ne.ch

Christophe Mirabile, chef du Service de la communication

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Culture Destination capitale culturelle La parole aux acteurs

L’équipe de lcdf27 s’installe aux Anciens abattoirs

L'équipe de lcdf27 s'installe aux Anciens abattoirs

Photo : Julie Babey

Ça bouge à la rue du Commerce ! Depuis le mois de décembre, lcdf27 a pris ses quartiers à l’entrée des Anciens abattoirs. Lcdf27, c’est l’association chargée de piloter « capitale culturelle ». Pour l’instant, il s’agit d’une quinzaine de personnes, mais les bureaux se remplissent à vue d’œil.

L’emplacement n’est pas anodin, car les Anciens abattoirs formeront l’épicentre de la manifestation tout au long de 2027. Ce lieu insolite et chargé d’histoire sera entièrement transformé pour l’occasion. Les travaux vont bon train, mais il faudra attendre le 31 décembre pour découvrir la métamorphose. 

Dans le bâtiment rénové, ça sent encore la peinture. Les murs sont d’un blanc éclatant et de magnifiques carreaux-ciment de 1906 ornent les couloirs.

En bas se trouvent l’administration et le pôle partenariats et projets citoyens, actuellement occupé à la recherche de fonds. À côté, la « comm » relaye l’information autour des résultats du 2e appel à projets. La « prod » s’inquiète de loger les artistes, dont ceux qui viendront prochainement préparer leurs interventions. À l’étage, la technique jongle entre les dizaines de projets. La grande salle de réunion bruisse du matin au soir ; reste la cuisine, où l’on croise rapidement les collègues, le temps d’un café.

Tout en haut, on imagine un système de billetterie – avant de penser à l’accueil du public et à la recherche de bénévoles. Partout, les to-do lists sont longues. L’équipe artistique seconde les artistes et peaufine les projets – maintenant que tout est décidé sur papier, il faut tout concrétiser. Dans l’angle se trouve le bureau du directeur – le chef d’orchestre qui fédère tout ce petit monde. Depuis la rue, à l’aube, on aperçoit déjà sa silhouette à la fenêtre, devant sa table de travail.

De tous les côtés, on interagit avec les artistes, les institutions culturelles, les partenaires, et les services de la Ville. Un bureau d’accueil ouvrira au public au rez-de-chaussée avant la manifestation.

En savoir plus sur la manifestation : lcdf27.ch

Marikit Taylor, chargée de mission Capitale culturelle
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Culture Patrimoine

Louis Chevrolet : modèle parfait du mythe américain

Louis Chevrolet : modèle parfait du mythe américain

Au premier plan, Louis Chevrolet. Photo : Bibliothèque nationale de France - Novembre 1920

Le Parc de l’Ouest, où trône la statue en hommage à Louis Chevrolet, me rappelle Daniel, un camarade de classe, et des voisins d’autrefois. Je devais être en quatrième primaire. L’instituteur nous avait demandé de penser à un sujet pour « une conférence ». Daniel proposa de nous raconter la vie de Louis Chevrolet, un aventurier et constructeur d’automobiles né à La Chaux-de-Fonds à la fin du 19e siècle. Je n’en avais jamais entendu parler, en revanche je connaissais la marque de voitures. Elles exerçaient une incroyable fascination chez mon père. Il est vrai que les deux Chevrolet métallisées de nos voisins, des Impalas du début des années 1960, m’émerveillaient aussi. L’une était bleue et l’autre brune.

Je préférais la brune à cause des paillettes de la carrosserie. Elles me rappelaient les flacons des crèmes solaires et les après-midis à la piscine. Les propriétaires des véhicules habitaient dans l’immeuble jouxtant le nôtre. Ils les parquaient devant leur entrée. A l’époque, il y avait peu de voitures. Les grosses cylindrées se garaient facilement, et gratuitement, devant la maison. Les enfants, nous jouions en courant partout sur la route et les trottoirs. Par beau temps, notre vitalité atteignait son paroxysme. Alors père et fils, des immigrés italiens qui investissaient probablement tout leur salaire dans leur passion, s’adossaient chacun sur une carrosserie pour s’assurer que l’on n’y toucherait pas. 

Arriva le jour de la conférence de Daniel. Pour moi, ces « grosses américaines » servaient à promener des stars dans les films et à titiller les fantasmes des habitant-e-s du quartier. Je n’imaginais pas qu’elles portaient le nom d’un célèbre coureur automobile, un inventeur qui avait vu le jour à la rue du Grenier 22, là où à présent s’élève une tour. Un homme que la soif de vitesse et de modernité avait mené de nos montagnes à Détroit, en passant par Paris et New York.

 

Dunia Miralles, autrice de l’emblématique Swiss trash, revient sur son rapport avec une figure historique qui a contribué au rayonnement de notre ville : Louis Chevrolet. L’écrivaine chaux-de-fonnière nous en apprend un peu plus sur l’aura du pilote de course et inventeur de la marque automobile éponyme.

Vue de la statue en hommage à Louis Chevrolet du Parc de l'Ouest. Photo : Christophe Schindler

Qu’un Chauxois soit devenu un mythe d’outre-Atlantique, m’ébahissait. Son périple est également relaté dans le livre de Michel Layaz : Les vies de Chevrolet, paru aux Éditions Zoé. L’ouvrage nous emmène dans le rêve américain, du temps où l’Amérique faisait encore rêver, comme elle faisait rêver les immigrés italiens, mon père ou les enfants du baby-boom. Je vais quand même divulgâcher la fin : malgré la grandeur et l’abondance que Chevrolet représente, Louis est mort pauvre, pendant que l’entreprise étasunienne qui avait racheté ses brevets s’enrichissait. Son cœur de Montagnard était probablement resté trop pur pour devenir riche.

Dunia Miralles, écrivaine chaux-de-fonnière

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Culture

Festival littéraire : quand le temps se lit et se vit

festival Littéraire : quand le temps se lit et se vit

Marie-Joëlle Pedretti et Anne Pellaton, cofondatrices du festival. Photos : Julie Babey

Du 31 janvier au 2 février 2020 s’est tenu, à La Chaux-de-Fonds, un événement mémorable. La Cité horlogère accueillait pour la première fois un festival littéraire. Baptisé Mille fois le temps, le projet a été initié par la Jurassienne Marie-Joëlle Pedretti et la Chaux-de-Fonnière Anne Pellaton, amies et anciennes collègues à Paris.

Prévu initialement comme un rendez-vous annuel, le festival prendra finalement la forme d’une biennale, en raison de l’épidémie covid en 2021. Un mal pour un bien : « Si on le faisait tous les ans, on serait en train de préparer des demandes de subventions pour 2027, en plus d’un tas d’autres démarches. Ces deux années apportent une bouffée d’oxygène et du temps pour bien préparer l’édition suivante. » Une décision judicieuse, car toute l’organisation repose sur les épaules des deux femmes, même si elles bénéficient de l’aide précieuse de leurs proches et de partenaires institutionnels.

En effet, tant des institutions communales — comme la Bibliothèque de la Ville, le Musée des beaux-arts et L’Heure bleue — que d’autres structures telles que les librairies La Méridienne, Payot et Impressions, le Club 44, le centre de culture ABC ou la Société de consommation… ont largement contribué au succès de l’édition 2026. La programmation (du 5 au 8 février) a offert un véritable florilège de surprises dans les différents lieux partenaires.

La littérature y est sortie des sentiers battus, s’exprimant à travers des expériences originales : le speed mentorat de 300 secondes animé par Thomas Sandoz;  la balade littéraire proposée par Orélie Fuchs (commande de texte pour l’occasion) et l’association 1000m d’auteur-e-s ; ou encore les performances scéniques de Thibault Daelman puis des artistes AbSTRAL & Lopi, au centre de culture ABC.

Échange avec l'écrivain Célestin de Meeûs au Club 44

Mille fois le temps, c’est aussi la mise en lumière d’auteurs et d’autrices peu ou pas connu-e-s du public. Cette année encore, ce sont le romancier Célestin de Meeûs, auteur de Mythologie du .12, et l’autrice-illustratrice jeunesse Delphine Perret, qui ont bénéficié d’une résidence artistique. Le premier a partagé son expérience à travers une lecture publique suivie d’une rencontre lors de la soirée d’inauguration, tandis que la seconde a animé des ateliers pour certains en milieu scolaire ainsi qu’une rencontre illustrée publique.

Faire ressentir le pouls de la littérature au grand public n’était pas un pari évident. Mais, osons l’avouer, il a été brillamment réussi. « Le bilan de cette quatrième édition est très positif, tant par la qualité des événements proposés, que par l’accueil du public (beaucoup plus nombreux) ainsi que par le retour enthousiaste des auteurs, autrices, artistes présent-e-s qui se sont dits enchanté-e-s de leurs venues à La Chaux-de-Fonds, dans ce tourbillon littéraire et artistique », confirment les cofondatrices. 

Jean Christophe Malou, rédacteur

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Culture Société

Latitude 21 et La Chaux-de-Fonds : un partenariat pour la solidarité

Latitude 21 et La Chaux-de-Fonds : un partenariat pour la solidarité

Photo : Joy Obuya

À La Chaux-de-Fonds, la solidarité s’exprime à travers un tissu associatif dynamique et engagé, attentif aux enjeux sociaux et internationaux. C’est dans ce contexte que s’inscrit depuis 2025 le retour de la collaboration entre la Ville de La Chaux-de-Fonds et Latitude 21, la fédération neuchâteloise de coopération au développement.

Latitude 21 réunit seize ONG du canton, actives dans la coopération internationale, parmi lesquelles Médecins du Monde, mais aussi des associations comme Kasnoma, dont le siège se trouve à La Chaux-de-Fonds. Ensemble, elles œuvrent en faveur de la solidarité internationale et du développement durable dans les pays du Sud. La fédération coordonne les actions de ses membres, soutient leur financement et mène des campagnes de sensibilisation auprès du grand public.

Dans un contexte économique marqué par des ressources financières limitées, l’engagement des collectivités locales revêt une importance particulière. Les communes, proches de leurs habitant-e-s, continuent de soutenir des initiatives solidaires. Pour Latitude 21, le soutien de La Chaux-de-Fonds est particulièrement précieux : en versant une contribution annuelle de CHF 10’000, la Ville permet à la fédération de renforcer son action et participe à maintenir vivante la coopération internationale à l’échelle locale.

Latitude 21 accorde également une grande importance à la sensibilisation des jeunes. Depuis 2010, la fédération organise des animations dans plusieurs établissements scolaires afin de faire découvrir aux élèves les enjeux auxquels sont confrontés les pays du Sud. Elle souhaite développer ce volet pédagogique à La Chaux-de-Fonds, à l’image de ce qui est déjà mis en place au Val-de-Travers (École Jean-Jacques Rousseau) et à La Grande Béroche (Les Cerisiers). Depuis 2020, près de 2’300 élèves ont été sensibilisé-e-s à ces enjeux grâce à ces journées.

Photo : Bertine Ouedraogo

Lors de ces animations, les élèves découvrent différents projets portés par les organisations membres de Latitude 21 et sont ensuite amené-e-s à voter pour le projet qu’ils et elles souhaitent soutenir. Celui qui recueille le plus de suffrages bénéficie ensuite du soutien financier de la commune. Ces journées ne se limitent ainsi pas à la découverte de la coopération internationale : elles encouragent aussi l’engagement citoyen, en donnant aux jeunes l’occasion de s’exprimer et de prendre part à des décisions concrètes.

Latitude 21 est déjà active à La Chaux-de-Fonds dans le cadre des Journées nord-sud organisées par le Lycée Blaise-Cendrars, où elle anime depuis 2022 des ateliers avec des organisations membres. Ces initiatives rappellent que la coopération internationale n’est ni abstraite ni lointaine : elle peut prendre racine ici même, au cœur des villes et des écoles. Forte du soutien de la Ville de La Chaux-de-Fonds, Latitude 21 se réjouit de poursuivre et de développer ses activités.

Maude Stauffer, assistante de programme

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Culture

Le MIH présente « TOUCHING INFINITY » À SHANGAI

Le MIH présente « TOUCHING INFINITY » À SHANGAI

Alors que la Suisse et la Chine célèbrent le 75e anniversaire de leurs relations diplomatiques, l’horlogerie est au cœur du dialogue culturel entre les deux pays. À l’invitation de Hantang Culture, le Musée international d’horlogerie (MIH), gardien de l’héritage horloger suisse, présente pour la première fois à Shanghai une sélection de pièces emblématiques de sa collection. L’exposition Touching Infinity, organisée dans le cadre de l’initiative culturelle ART SHANGHAI, propose une immersion unique dans l’histoire de la mesure du temps, du cadran solaire aux montres-bracelets contemporaines. À travers des chefs-d’œuvre de miniaturisation, d’avancées techniques et de la richesse des arts décoratifs horlogers, l’exposition met en lumière les liens profonds qui unissent science, art, artisanat et industrie dans une perspective résolument universelle.
Plus de 160 pièces, réparties sur sept siècles d’histoire de la mesure du temps, racontent l’évolution de notre rapport au Temps. Parmi elles, 114 œuvres issues du MIH quittent la Suisse pour la première fois, témoignant de l’importance de ce prêt exceptionnel. Horloges astronomiques, automates, chronomètres de navigation et montres de poche illustrent la façon dont la maîtrise du temps a façonné les sociétés, les explorations et stimulé l’inventivité humaine.

Grâce à l’implication de The Watch Library, une sélection de documents exceptionnels complète le propos, offrant aux visiteur-euse-s un éclairage précieux.

Touching Infinity consacre également un volet à l’histoire des échanges horlogers entre la Chine et l’Europe. Les montres suisses produites pour le marché chinois au XIXe siècle en témoignent directement et rappellent la vitalité de ces liens, toujours présents aujourd’hui.

Le MIH est heureux de présenter cet ensemble à Shanghai durant la fermeture du musée pour travaux et se réjouit d’accueillir à nouveau son public au printemps prochain, lorsque ces trésors retrouveront leur écrin, ici, à La Chaux-de-Fonds.
À découvrir tous les jours jusqu’au 1er mars 2026, Villa Hantang, 33 Zhongshan East 1st Road, Huangpu District, Shanghai.

Nathalie Marielloni et Régis Huguenin, Musée international d’horlogerie
Victoire Veller, Hantang Culture
Illustrations : MIH

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Culture Divers

Fondation Winterthur – La Chaux-de-Fonds : une fille de la crise

Fondation Winterthur – La Chaux-de-Fonds : une fille de la crise

Au début des années 1990, quand la mondialisation commença à redessiner la carte planétaire des productions industrielles, la crise s’abattit sur la Suisse. Un séisme auquel n’échappèrent pas l’horlogerie et l’industrie des machines. L’union faisant la force, La Chaux-de-Fonds et Winterthur, qui fabriquaient, entre autres, des machines pour l’horlogerie, devinrent partenaires. De cette union naquit la Fondation Winterthur – La Chaux-de-Fonds.

Échanges sportifs, scolaires et culturels
Cette fondation favorise les échanges scolaires et les activités sportives qui permettent de transcender les barrières linguistiques et géographiques. Les rencontres et interactions se font dans un cadre ludique et parfois compétitif. Les habitant-e-s de Winterthur peuvent, par exemple, participer à la populaire course des Montagnes : La Trotteuse-Tissot. Afin de favoriser les échanges, les deux villes organisent aussi des journées où les habitant-e-s de chaque cité sont invité-e-s à découvrir la ville jumelle. Depuis 2025, l’association a également mis sur pied des résidences qui accordent aux artistes de chaque ville un séjour créatif dans la ville partenaire.

La Villa Sträuli : un superbe lieu de création
En tant qu’écrivaine, j’ai eu la chance d’être la première chaux-de-fonnière à séjourner à la Kulturhaus Villa Sträuli de Winterthur. À n’en point douter, cela marquera un tournant dans ma littérature. Cette résidence a été le moment le plus créatif, le plus artistiquement heureux, que j’ai vécu depuis la crise du Covid. Le magnifique atelier mis à ma disposition a été particulièrement propice à éveiller mon imaginaire littéraire. De plus, la riche offre culturelle de la Kulturhaus Villa Sträuli, qui organise plusieurs fois par mois des rencontres, des concerts ou des expositions, m’a procuré d’intelligents instants de loisirs.

Cerise sur le gâteau : la sympathique équipe de la villa, à la fois accueillante et discrète, a toujours été disponible pour répondre à mes demandes. J’ai également aimé découvrir la ville et ses nombreux musées, ses parcs aux arbres centenaires, son passé industriel qui surgit à chaque coin de rue grâce à la préservation des sites manufacturiers – souvent transformés en des lieux de culture et de divertissement – les maisons de maître à l’architecture du 19e siècle… Sans compter la proximité de Zurich, Saint-Gall ou Constance qui élargit le champ des balades créatives. Si cela n’avait tenu qu’à moi, j’y serais volontiers restée en immersion quelques semaines de plus.

Dunia Miralles, écrivaine
Photos : Dunia Miralles

La mise au concours de la résidence artistique 2026 Villa Sträuli, Winterthur est ouverte : winterthur-lachauxdefonds.ch