Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Société

Ouvre ton Jardin : cultiver la terre, tisser des liens

Ouvre ton Jardin : cultiver la terre, tisser des liens

Favoriser la rencontre, l’échange et la solidarité à travers le jardinage : c’est l’objectif du projet « Ouvre ton Jardin », porté par l’Entraide Protestante Suisse (EPER) dans le canton de Neuchâtel. Cette initiative met en lien des habitant-e-s de La Chaux-de-Fonds disposé-e-s à partager une partie de leur jardin avec des personnes issues de la migration souhaitant cultiver un petit potager.

Au fil des saisons, ces mises en relation donnent naissance à bien plus que des potagers. Elles permettent de créer des liens de proximité, de lutter contre l’isolement et de favoriser l’intégration. Le jardin devient un espace d’échanges où l’on pratique le français, partage des savoir-faire, des recettes, des histoires de vie et découvre l’autre dans un cadre convivial et bienveillant. Chaque binôme définit librement son rythme, son organisation et ses attentes, dans un esprit de collaboration égalitaire. Le projet est ouvert à tou-te-s : il n’y a pas de limite d’âge ni de configuration familiale, et chaque personne est la bienvenue. L’EPER soutient la mise en lien des participant-e-s et assure un accompagnement ponctuel, notamment en début, en mi-saison et en fin de saison.

De nombreux duos ont déjà vu le jour dans le canton de Neuchâtel, y compris à La Chaux-de-Fonds, et l’aventure continue ! Les inscriptions sont actuellement ouvertes, tant pour les intéressé-e-s disposant d’un jardin, que pour les concerné-e-s désirant jardiner.

Vous avez un bout de terrain à partager ? Vous rêvez de cultiver vos légumes et faire de nouvelles rencontres ? Inscrivez-vous au projet « Ouvre ton Jardin ».

Erika Valicka, Ouvre ton Jardin, EPER
Photos : Reto Steffen, EPER

Informations et inscriptions :
eper.ch/ouvre-ton-jardin
Contact :
nouveauxjardins@eper.ch,
Erika Valicka, 077 415 10 32

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L'établi

Mademoiselle O : quand la quête du beau épouse la quête de sens

Mademoiselle O : quand la quête du beau épouse la quête de sens

Guidés par une passion précoce, certains parcours professionnels laissent peu de place au hasard. C’est le cas chez Olivia Jeanrenaud, fondatrice de la bijouterie artisanale Mademoiselle O, qui, à l’âge de huit ans, créait déjà ses propres bijoux. Six ans plus tard, elle intègre l’École d’Art de La Chaux-de-Fonds pour suivre une formation en bijouterie-joaillerie, avant de se tourner vers l’horlogerie de luxe. Une expérience qui lui fournira les outils nécessaires pour se lancer en tant qu’indépendante.

Animée par la volonté d’intégrer une forte dimension humaine dans sa production, Mademoiselle O ouvre l’atelier-boutique en 2017. L’aspect ne prime jamais le sens : « Il n’y a rien d’ostentatoire dans mes créations. J’aime les bijoux qui racontent quelque chose sans avoir besoin de discours, des pièces discrètes, mais habitées, chargées de sens ».

Une philosophie qui explique l’attachement de la créatrice à l’écoresponsabilité. Elle recycle ses métaux, utilise de l’or traçable et mise sur la durée de vie du produit, autant que sur sa durabilité. Cela participe au lien de confiance créé avec la clientèle. Pour elle, le bijou est un prolongement de la personne qui la porte. Son objectif ? Aller au-delà de la simple personnalisation, pour adopter la singularisation : « Pour l’avenir de Mademoiselle O, j’ai envie de continuer à monter en gamme dans l’ultra-sur-mesure. De créer moins, mais mieux, et de préserver cette relation privilégiée avec mes client-e-s ».

Ses créations, comme chez tout artiste, sont façonnées par le vécu. L’on songe à La pilule du J’m’en fout, un bijou inspiré d’un épisode difficile de la vie d’Olivia. En 2024, elle souffre d’un épuisement mental qui affecte tout son être. Un mal dont on parle peu, mais qui est récurrent chez les artistes et les artisan-e-s indépendant-e-s. Sans le soutien de ses proches, l’atelier du 10 rue de la Balance ne serait plus qu’un vieux souvenir. Après ce type d’expérience, on apprend à relativiser face aux épreuves, d’où le nom du bijou.

Fidèle à l’idée de partage, fil conducteur de son travail, l’artisane ouvre les portes de son atelier chaque dernier vendredi du mois. Le public est convié à un moment privilégié en compagnie d’un-e invité-e : artiste, artisan-e, ou autre esprit créatif. Les cinq prochains événements auront lieu les 27 février, 27 mars, 24 avril, 29 mai et 26 juin.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Julie Babey

www.mademoiselle-o.ch
076 394 43 49
info@mademoiselle-o.ch

10 rue de la Balance
Ouvert uniquement sur rendez-vous

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C'est quoi ce commerce ?

Un choix de tissus unique en ville à La Tchauxtex !

Un choix de tissus unique en ville à La Tchauxtex !

Vous cherchez un tissu précis pour un projet ? Vous souhaitez réparer votre machine à coudre ? Vous avez besoin de conseils ou de remplacer une fermeture-éclair ? Vous avez quelques retouches à faire ? La Tchauxtex est là pour répondre à vos attentes, même pour les projets les plus dingues ! Hannah Osborne vous y accueille avec un sourire et vous conseille avec soin. 

La Tchauxtex, magasin de tissus et de machines à coudre, a ouvert ses portes peu avant Noël 2024, à la Promenade des Six-Pompes 4, succédant à Chafotex SA, et reprenant la concession ELNA et les fournisseurs de tissus. Hannah a ajouté sa touche personnelle à l’assortiment ainsi que des produits sélectionnés pour leur qualité et leur provenance. On y trouve notamment : 

– des tissus d’une créatrice attentive et engagée en provenance des Vosges (France);
– des kits de broderie, couture et crochet pour adultes et enfants venant d’Angleterre et de France;
– des laines d’ici et même de Norvège.

Une association permettant de promouvoir le travail sur tissus a également été créée par des passionné-e-s à la fin de l’année 2025. Et c’est avec bonheur que La Tchauxtex a pu accueillir une stagiaire qui s’avère être une excellente couturière, pleine d’idées créatives, ce qui est réjouissant tant pour le magasin que pour l’association !

Toute personne intéressée à rejoindre et soutenir l’association La Tchauxtex est invitée à prendre contact en passant à la boutique ou en écrivant un email à l’association.

Photo : Julie Babey

La Tchauxtex, tissus et machines à coudre

Promenade des Six-Pompes 4
2300 La Chaux-de-Fonds

latchauxtex.ch
079 211 80 33
info@latchauxtex.ch

Horaires :

Matin : mercredi & samedi, 10h-12h
Après-midi : mardi à vendredi, 14h-18h
Ou sur rendez-vous

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Le Conseil Général vous parle

Capitale culturelle et sport

Capitale culturelle et sport

Photo : Ville de La Chaux-de-Fonds

La désignation de La Chaux-de-Fonds comme Capitale culturelle suisse 2027 a ouvert, dans les institutions et dans la population, une réflexion plus large sur la place du sport et de la culture au sein de notre ville.

Longtemps traités comme deux domaines distincts, culture et sport apparaissent aujourd’hui de plus en plus comme complémentaires, tant dans leur capacité de rassemblement que dans leur rayonnement.

Parmi les acteurs concernés, le HCC occupe une position particulière et leur récente brillante victoire mérite à elle seule qu’on lui consacre quelques lignes. Institution centenaire, ancrée dans l’histoire sociale de la ville, le club ne se limite pas à une fonction sportive. Il constitue un lieu d’identification collective, fréquenté par un public large, intergénérationnel, multiculturel et fidèle. À ce titre, il participe pleinement à la vie culturelle locale, au sens large du terme.

Les discussions récentes au sein du Conseil général et dans tous les lieux publics de la ville au sujet de la nouvelle patinoire ont mis en évidence la nécessité de mieux articuler les politiques culturelle et sportive, notamment dans la perspective de 2027, que ce soit au niveau communal ou cantonal. Il ne s’agit pas de transformer les clubs sportifs en acteurs culturels institutionnels, mais de reconnaître leur rôle dans l’animation urbaine, l’attractivité de la ville et la cohésion sociale. Les événements sportifs majeurs, par leur fréquentation et leur visibilité, contribuent directement à l’image de La Chaux-de-Fonds bien au-delà de ses frontières.

Dans ce contexte, les soutiens communaux et cantonaux au sport ne doivent pas être envisagés uniquement sous l’angle de la performance, mais aussi comme un investissement dans le vivre-ensemble, quand bien même les deux sont tout à fait compatibles. Les infrastructures, l’accueil du public, les partenariats avec les écoles ou les acteurs culturels sont autant de leviers permettant de renforcer les synergies existantes.

Capitale culturelle offre ainsi une opportunité politique claire : penser la ville comme un espace où culture et sport dialoguent, se renforcent mutuellement et participent à un projet commun. Le Centre veillera à ce que cette approche transversale, déjà esquissée, soit poursuivie avec cohérence et pragmatisme.

Pour Le Centre,
Jonathan Marty, conseiller général
suppléant

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Culture

Festival littéraire : quand le temps se lit et se vit

festival Littéraire : quand le temps se lit et se vit

Marie-Joëlle Pedretti et Anne Pellaton, cofondatrices du festival. Photos : Julie Babey

Du 31 janvier au 2 février 2020 s’est tenu, à La Chaux-de-Fonds, un événement mémorable. La Cité horlogère accueillait pour la première fois un festival littéraire. Baptisé Mille fois le temps, le projet a été initié par la Jurassienne Marie-Joëlle Pedretti et la Chaux-de-Fonnière Anne Pellaton, amies et anciennes collègues à Paris.

Prévu initialement comme un rendez-vous annuel, le festival prendra finalement la forme d’une biennale, en raison de l’épidémie covid en 2021. Un mal pour un bien : « Si on le faisait tous les ans, on serait en train de préparer des demandes de subventions pour 2027, en plus d’un tas d’autres démarches. Ces deux années apportent une bouffée d’oxygène et du temps pour bien préparer l’édition suivante. » Une décision judicieuse, car toute l’organisation repose sur les épaules des deux femmes, même si elles bénéficient de l’aide précieuse de leurs proches et de partenaires institutionnels.

En effet, tant des institutions communales — comme la Bibliothèque de la Ville, le Musée des beaux-arts et L’Heure bleue — que d’autres structures telles que les librairies La Méridienne, Payot et Impressions, le Club 44, le centre de culture ABC ou la Société de consommation… ont largement contribué au succès de l’édition 2026. La programmation (du 5 au 8 février) a offert un véritable florilège de surprises dans les différents lieux partenaires.

La littérature y est sortie des sentiers battus, s’exprimant à travers des expériences originales : le speed mentorat de 300 secondes animé par Thomas Sandoz;  la balade littéraire proposée par Orélie Fuchs (commande de texte pour l’occasion) et l’association 1000m d’auteur-e-s ; ou encore les performances scéniques de Thibault Daelman puis des artistes AbSTRAL & Lopi, au centre de culture ABC.

Échange avec l'écrivain Célestin de Meeûs au Club 44

Mille fois le temps, c’est aussi la mise en lumière d’auteurs et d’autrices peu ou pas connu-e-s du public. Cette année encore, ce sont le romancier Célestin de Meeûs, auteur de Mythologie du .12, et l’autrice-illustratrice jeunesse Delphine Perret, qui ont bénéficié d’une résidence artistique. Le premier a partagé son expérience à travers une lecture publique suivie d’une rencontre lors de la soirée d’inauguration, tandis que la seconde a animé des ateliers pour certains en milieu scolaire ainsi qu’une rencontre illustrée publique.

Faire ressentir le pouls de la littérature au grand public n’était pas un pari évident. Mais, osons l’avouer, il a été brillamment réussi. « Le bilan de cette quatrième édition est très positif, tant par la qualité des événements proposés, que par l’accueil du public (beaucoup plus nombreux) ainsi que par le retour enthousiaste des auteurs, autrices, artistes présent-e-s qui se sont dits enchanté-e-s de leurs venues à La Chaux-de-Fonds, dans ce tourbillon littéraire et artistique », confirment les cofondatrices. 

Jean Christophe Malou, rédacteur

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Le jeu-concours de l'Abeille

La grille des additions

la Grille des Additions

Remplissez chaque case avec un nombre entier pour que la somme de chaque ligne (à droite) et de chaque colonne (en bas) corresponde aux totaux indiqués.

Vous pouvez envoyer vos réponses jusqu’à la fin du mois suivant.

Une personne sera tirée au sort et remportera le montant de CHF 30.- en Abeille. Le ou la gagnant-e sera avisé-e personnellement.

Participez par e-mail à : 
sume.marketingurbain@ne.ch
Ou à l’adresse :
Marketing urbain, passage Léopold-Robert 3, 2300 La Chaux-de-Fonds en indiquant  : Concours Abei lle, nom et prénom, adresse complète et numéro de téléphone.

Solution du jeu précédent

Réponse : le plan en damier de La Chaux-de-Fonds

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Le coin des musées

À ne pas manquer au Musée paysan

À ne pas manquer au Musée paysan

À voir encore jusqu’au 1er mars 17h
L’exposition Météo du jour, météo toujours, une exploration dans le passé de la météorologie. Qu’on parle du paysan ou de la citadine, soleil ou temps maussade influent sur les récoltes et sur notre moral. Dictons et almanachs ont précédé les instruments de mesure, le bulletin météo télévisé et nos chères applications très consultées.

Le 28 février de 11h à 14h30, les tripes à la neuchâteloise
Cette fameuse spécialité qu’on déguste souvent en même temps qu’on célèbre la naissance du Canton de Neuchâtel, est mijotée pendant des heures dans un grand chaudron sur un feu de bois. Accompagnée de pommes de terre rondes et de vinaigrette, c’est un régal à nul autre pareil pour qui apprécie cette spécialité particulière. Réservez votre place au 032 967 65 60 ou plus simplement par mail à musee.paysan.artisanal@ne.ch. Repas CHF 30.- (salade, repas, dessert et café) hors boisson.

Fermeture du Musée
Du 2 au 27 mars, le musée est fermé pour permettre le montage de la nouvelle exposition temporaire.

Le 27 mars à 18h
Vernissage de la nouvelle exposition C’était mieux avant… ou pas. Quelques discours, mais surtout de délicieuses seiches au lard à déguster.

Le 28 mars dès 14h, ouverture de la nouvelle exposition temporaire
C’était mieux avant… ou pas
Un âge d’or a-t-il existé ou sommes-nous nostalgiques d’une époque où nous étions jeunes et plus aptes à nous adapter aux changements ? Notre société est-elle en déclin ou serait-il, en fait, impossible de revenir en arrière et de vivre en ces temps passés idéalisés ?

Les jeunes sont-ils/elles toutes et tous fainéant-e-s, accros à leur téléphone et nul-le-s en orthographe, ou le monde de l’information s’est complexifié, les savoirs ne sont plus les mêmes et les cerveaux non plus.

Dans cette exposition, nous ferons des incursions dans l’histoire, de l’Ancien Régime à aujourd’hui en passant par les Trente Glorieuses (1945-1973), période magnifiée s’il en est. Nous mettrons en perspective divers thèmes tels que le travail, l’éducation, les communications, les transports, la santé, l’environnement ou l’alimentation et nous tenterons d’analyser si c’était vraiment mieux avant ou pas.

Diane Skartsounis, conservatrice du Musée paysan et artisanal
Photos : Musée paysan et artisanal

Le Musée est ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 17h. Consultez notre site www.mpays.ch pour être tenu-e-s au courant de nos divers événements.