De Audemars Piguet à Zenith : un alphabet qui compte 40 lettres
Pas moins de 40 entreprises horlogères participent à cette 12e Biennale du Patrimoine Horloger, sous la forme de visites guidées sur réservation, de portes ouvertes ou encore d’ateliers d’initiation. Au programme, on retrouve les grands noms de l’horlogerie tels que Cartier, Longines, Girard-Perregaux, Patek Philippe, Tag Heuer, Tissot ou encore Tudor, mais aussi des entreprises, des indépendants plus discrets comme H992 ou Yosuke Sekiguchi. Les co-traitants et laboratoires font aussi partie de la fête : il sera ainsi possible de visiter Brasport, spécialiste de bracelets de montre, Bergeon, incontournable manufacture d’outillages et équipements, Metallo-Tests et ses analyses chimiques ou encore le COSC, chargé de certifier la précision des montres suisses.
Des entreprises horlogères oui, mais pas que !
Il sera aussi possible de profiter d’une jolie palette d’activités culturelles autour du thème de l’horlogerie. Les musées des trois villes proposent des activités et des visites spécifiques ; des balades commentées en plein air sur des thèmes tels qu’anarchisme et milieux ouvriers horlogers ou encore histoire des débuts de l’horlogerie sont au programme. Il sera encore possible de voir ou de revoir des œuvres cinématographiques marquantes au Ciné Casino du Locle, à l’ABC à La Chaux-de-Fonds et à Espace Noir à Saint-Imier.
Zoom sur deux entreprises participantes : interview croisée
Petit échange croisé entre Cyrille Chatel (CC), CEO de la Manufacture La Joux-Perret, qui participe pour la première fois à la Biennale et Christian Laufer (CL), co-fondateur de l’entreprise Arrigoni-Laufer, fidèle depuis la première édition.
Que représente cette manifestation pour vous et vos collaboratrices et collaborateurs ?
CC : Cette première participation est pour nous l’occasion privilégiée de faire découvrir notre Manufacture et de montrer ce qui se trouve derrière un mouvement horloger. Notre particularité, c’est de faire coexister deux typologies de produits et donc deux univers de production. D’un côté, l’excellence produit et l’artisanat d’art, avec des composants et des mouvements qui font appel à des finitions réalisées à la main et à des savoir-faire très spécifiques. De l’autre, une production en plus grande série, qui repose davantage sur la maîtrise des procédés, la technologie et l’automatisation.
CL: Nous offrons rarement l’occasion de venir nous rendre visite, la Biennale nous permet ainsi d’ouvrir nos portes et de rencontrer un public toujours curieux et intéressé. Pour nous, atelier spécialisé dans les décorations horlogères haut de gamme, c’est devenu un véritable rituel, un rendez-vous incontournable. À la fin de la Biennale, nous nous retrouvons entre collaboratrices et collaborateurs pour partager un repas.