Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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RENDEZ-VOUS AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS AUTOUR DE LA 76e BIENNALE !

RENDEZ-VOUS AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS AUTOUR DE LA 76e BIENNALE !

Prolongation de la 76e Biennale d’art contemporain jusqu’au 8 février 2026
L’heure de la Biennale a encore sonné ! Ce rendez-vous emblématique de la création neuchâteloise se prolonge jusqu’au 8 février 2026 au Musée des beaux-arts.

Organisée par La Société des ami-e-s du Musée des beaux-arts (SAMBA), cette exposition met à l’honneur la richesse et la diversité de la scène artistique régionale. Peintures, photographies, sculptures, vidéos et installations se répondent et dialoguent dans un accrochage foisonnant. Avec 45 artistes et plus d’une soixantaine d’œuvres, cette prolongation est l’occasion idéale de découvrir ou redécouvrir les talents d’ici — entre regards singuliers et expérimentations audacieuses.

Remise des Prix
Une belle occasion de célébrer la vitalité de la scène artistique régionale et de rencontrer les artistes !
Au programme : la remise du Prix de la Biennale, du Prix de la Fondation Huguenin-Dumittan, du Prix Jeune Talent, et du Prix du Public. Ce dernier, décerné grâce aux votes des visiteur-euse-s, reste encore à conquérir. Il est donc encore temps de venir soutenir votre artiste préféré ! Jeudi 4 décembre 2025 à 18h30, entrée libre.

Visite commentée
Une visite à trois voix pour plonger dans les vertiges de la création neuchâteloise! Charles Bihel et Alexandra Bossy, étudiant-e-s en histoire de l’art, s’associeront à Camille Mermet, artiste de la Biennale, pour une visite guidée.

Imaginée par la SAMBA, cette formule favorise le dialogue entre celles et ceux qui créent et celles et ceux qui transmettent.
Dimanche 14 décembre 2025 de 11h15 à 12h15, entrée libre.

Vues de la 76e Biennale d'art contemporain

Visite-atelier pour enfants
Après la visite de la Biennale, les enfants auront l’occasion de créer leurs propres œuvres et de participer à la réalisation d’une exposition miniature ! Les parents sont invités à 11h45 pour admirer le résultat des créations de leurs enfants.

Ces visites-ateliers, conçues et animées par notre médiatrice Nathalie Humbert-Droz, offrent une approche complète aux jeunes participant-e-s : découverte guidée des expositions suivie d’un atelier créatif dans les salles du musée, pour peindre, fabriquer et inventer tout en s’imprégnant de l’univers artistique du musée. Ces ateliers ont lieu le deuxième samedi de chaque mois.

Samedi 10 janvier 2026 de 10h15 à 12h00, enfants de 6 à 12 ans, gratuit, sur inscription à mba.vch@ne.ch ou au 032 967 60 77.

Kahina Hamlaoui, conservatrice adjointe
Photo : Gaspard Gigon

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Culture Divers

L’aula des Forges retrouve son éclat et son rôle central dans le quartier

L’aula des Forges retrouve son éclat et son rôle central dans le quartier

Journée inauguration Aula Forges

Après un demi-siècle de service, l’aula des Forges a retrouvé une seconde jeunesse. Le 30 octobre, les autorités communales et la direction de l’École obligatoire ont inauguré, en présence d’un large public, la salle rénovée du Pavillon des sciences, ainsi qu’une cour largement végétalisée. L’événement, marqué par un moment culturel et festif, coïncidait avec la première édition de la course populaire La Forgienne, symbole du dynamisme d’un quartier en pleine mutation.

Une salle historique, témoin d’un demi-siècle de pédagogie novatrice
Inaugurée en 1968, l’aula des Forges n’avait jamais connu de réfection majeure. Grâce à un entretien soigné, cette salle de 300 places est restée accueillante pour les élèves et les nombreux-ses usager-ère-s externes. Près de 60 ans plus tard, une rénovation en profondeur s’imposait pour répondre aux exigences techniques, énergétiques et d’accessibilité actuelles. Dès son ouverture, le collège des Forges s’était distingué comme le premier établissement du canton à appliquer intégralement la réforme scolaire neuchâteloise. La presse saluait alors sa modernité:
« La Chaux-de-Fonds a une nouvelle fois fait œuvre de pionnière », écrivait-on, L’Impartial évoquant « une école comme nous n’aurions jamais osé l’imaginer ».
Au fil des décennies, le site s’est enrichi: bureaux de l’OCOSP, cuisines, ateliers PRO, salles de sciences et d’informatique modernisées. Aujourd’hui, le collège accueille 430 élèves de la 7e à la 11e année, encadré-e-s par 70 enseignant-e-s.

Moderniser sans trahir l’esprit du lieu
La rénovation a préservé l’âme du bâtiment tout en le dotant d’équipements modernes et modulables. Sol, murs et plafond ont été repensés pour améliorer acoustique et confort. Une scène mobile remplace l’ancienne estrade ; les chaises, modules et rideaux se rangent facilement, libérant ainsi un espace flexible adapté aux représentations scolaires comme aux événements publics.
Le lieu, désormais plus accueillant et lumineux, est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. À l’extérieur, la cour végétalisée prolonge l’Espace Nature inauguré en 2021 : elle remplace l’asphalte par un aménagement favorisant biodiversité, ombre et convivialité.

Course fun élite - Aula des Forges

Un projet au service du quartier
Cette rénovation dépasse le cadre scolaire. Elle s’inscrit dans une stratégie de décentralisation des activités culturelles et sportives dans le quartier des Forges, en complément des Anciens abattoirs, du pôle des Archives et à proximité de la nouvelle gare. Les services des sports, de l’intégration, de la jeunesse et l’École unissent leurs efforts pour dynamiser ce secteur en plein essor. L’aula rénovée devient ainsi un véritable pôle de vie locale où élèves, associations et habitant-e-s pourront partager des moments de culture, de sport et de rencontres.

En inaugurant ce nouvel espace, la direction de l’École a salué « la vitalité d’un quartier en transformation » et « l’engagement de la Ville pour ses infrastructures scolaires et culturelles ».
Plus qu’une rénovation architecturale, la métamorphose de l’aula des Forges incarne la continuité d’une vision éducative et citoyenne née il y a plus d’un demi-siècle – et qui, aujourd’hui encore, continue de faire œuvre de pionnière.

Fabrice Demarle, directeur du secteur Ouest à l’École obligatoire
Photos : Patrick Chollet

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Culture Société

Lumière sur La Chaux-de-Fonds : Photographies d’Aline Henchoz

Lumière sur La Chaux-de-Fonds : Photographies d'Aline Henchoz

Seize ans de photographie au service de la Ville ont fait d’Aline Henchoz une fine connaisseuse de La Chaux-de-Fonds. Elle en a arpenté les rues, immortalisé les événements, dévoilé les charmes subtils. De cette riche expérience est né le livre photographique La Chaux-de-Fonds – rencontre, agrémenté des textes de Marikit Taylor. L’artiste a répondu à nos questions.

Quel est votre lien avec la ville de La Chaux-de-Fonds ?
À la fin de mes études, à l’école de photographie de Vevey et à la HEAD, en section communication visuelle, j’ai été engagée à La Chaux-de-Fonds comme photographe et graphiste pour la candidature de La Chaux-de-Fonds et du Locle au patrimoine mondial UNESCO. Je venais du canton de Vaud. C’était en 2006, pour une durée d’un an et demi. Un poste à durée indéterminée a, par la suite, été créé à la Ville. C’est là que j’ai travaillé de manière fixe. Cette ville m’a tout de suite plu. J’ai aimé son image, son histoire et les gens qui y vivent.

De votre point de vue de photographe, qu’est-ce qui fait la particularité de La Chaux-de-Fonds ?
Jai particulièrement aimé photographier les nuits enneigées. J’étais attirée par cette ambiance particulière: le silence, la luminosité, et la manière dont la neige transforme la ville en un paysage presque irréel Il m’est arrivé de me lever à deux heures du matin pour capturer ces moments suspendus, juste avant que la ville ne s’éveille et que la voirie n’entre en action. Ces instants où la cité se réveille petit à petit sous le manteau neigeux sont magiques. Je leur ai consacré un chapitre dans mon livre.

Comment décririez-vous votre livre ?
Ce livre s’apparente à une balade dans la Métropole horlogère. On débute par des vues aériennes puis on s’approche petit à petit de la ville. Viennent ensuite ces photos de nuit avec la neige, avant d’aborder d’autres thématiques : patrimoine, lieux insolites. Je termine par une série intitulée Sous les toits. une façon de boucler la boucle, en explorant des espaces secrets, invisibles du grand public, mais tout proches, juste au-dessus de nos têtes.

Pouvez-vous nous parler de Marikit Taylor, qui a rédigé les textes ?
J’ai rencontré Marikit Taylor lorsque je travaillais au Service de l’urbanisme. Comme moi, elle venait d’ailleurs et s’est très vite passionnée pour La Chaux-de-Fonds. Nous avons travaillé ensemble sur le guide Bon pied bon œil, elle en tant qu’historienne, et moi pour les photographies et la mise en page. Nous aimions beaucoup échanger sur les lieux que nous découvrions. Elle n’a pas seulement écrit les textes de cet ouvrage, elle m’a soutenu tout le long de ce projet.

Avez-vous une anecdote à partager avec les lecteurs du Tourbillon ?
Lorsque j’ai travaillé sur le dixième anniversaire de l’inscription de La Chaux-de-Fonds et du Locle au patrimoine mondial de l’UNESCO, j’ai eu la chance de réaliser une exposition grand format sur les murs de La Chaux-de-Fonds. Quarante photographies étaient disséminées à travers la ville, et une impressionnante bâche de 18 mètres de hauteur a été installée, avec l’aide du groupe GRIMP du SIS, sur la tour voisine d’Espacité. Ces moments ont été pour moi parmi les plus forts de ma carrière photographique à La Chaux-de-Fonds.

Ouvrage disponible auprès de toutes les librairies et sur le site internet de l’éditeur www.alphil.ch

Propos recueillis par Jean Christophe Malou
Photos : Aline Henchoz

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Culture Loisirs

Les prochains rendez-vous au Musée paysan

Les prochains rendez-vous au Musée paysan

Ouverture de l’exposition Le père Noël se fait la malle du 15 novembre 2025 au 4 janvier 2026
Cette année, le père Noël charge ses malles pour la distribution des cadeaux. Dans chacune d’elles, un petit monde se révèle. Les trésors du Musée paysan vous sont présentés de manière originale, remplis de la magie des fêtes de fin d’année.

En parallèle de l’ouverture de l’exposition, un après-midi d’animations est organisé pour toute la famille. Au programme: des ateliers de bricolage, des contes, un jeu d’observation dans la nouvelle exposition. Entrée libre, ateliers payants (CHF 3.-). Buvette et petite restauration.

La Dame de Noël et Saint-Nicolas, dimanche 7 décembre, de 14h à 17h
Ces deux personnages mythiques seront au musée pour accueillir les enfants. Pour la Dame vêtue de ses atours scintillants, ce sera des histoires fascinantes tout l’après-midi et pour Saint-Nicolas, ce sera une oreille attentive et un bonhomme de pâte pour chaque enfant. Entrée libre. Buvette et petite restauration.

Animation “Vent, neige et glace”, mercredi 21 janvier 2026 de 14h à 17h
Un après-midi pour découvrir la météo d’hiver. Ateliers-bricolage et découverte de la météo pour les enfants à 14h30, 15h15 et 16h. Buvette et petite restauration.

Et à voir et faire encore jusqu’au 1er mars 2026
– L’exposition “Météo du jour, météo toujours”, comment ressentait-on et vivait-on la météo autrefois, comparé à aujourd’hui.
– Jeu de piste “À la découverte du dicton oublié” pour ados et adultes.
– “Rallye très vaches !” pour les plus petits.

Diane Skartsounis, conservatrice
Photo : Musée paysan et artisanal

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Culture Divers

la chaux-de-fonds – winterthur : Interview croisée entre une écrivaine et une plasticienne

la chaux-de-fonds - winterthur : Interview croisée entre une écrivaine et une plasticienne

Que se passe-t-il lorsque deux artistes échangent leurs lieux de création ? En accueillant à La Chaux-de-Fonds une artiste winterthouroise, et à Winterthur une écrivaine chaux-de-fonnière, la Fondation Winterthur – La Chaux-de-Fonds renforce des liens culturels, déjà très présents entre les deux villes. Dans cette interview croisée, l’auteure Dunia Miralles et la plasticienne Katharina Henking reviennent sur leur travail et ce que représente pour elles une résidence artistique.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Dunia Miralles : mes amis disent que je suis crue et poétique, sensible et impétueuse, pleine de contradictions. La seule discipline que j’arrive à maintenir, c’est celle d’écrire.
Katharina Henking : en tant que personne aux multiples facettes, je me décrirais comme quelqu’un de loyal et d’empathique, qui ne prend rien à la légère. Faire de l’art est une façon de me connecter au monde.

Comment vos travaux peuvent-ils se nourrir mutuellement ?
DM : j’ai pu voir une exposition de Katharina au début de ma résidence. Un moment qui figurera dans mon ouvrage sur les langues qui paraîtra en 2027. Les arts plastiques sont un langage universel et le réalisme poétique de Katharina me parle.
KH : Dunia et moi ne nous connaissions pas auparavant. Je ne peux pas dire grand-chose sur son œuvre littéraire, seulement sur une magnifique lettre, traduite en allemand, qu’elle m’a remise au début de ma résidence en studio. J’imagine que, sans la barrière de la langue, nous nous comprendrions artistiquement.

Qu’y a-t-il d’enrichissant dans l’expérience de la résidence artistique ?
DM : j’écris par associations d’idées. Un changement de lieu et de rythme stimule la créativité et les associations d’idées. Winterthur se trouve à seulement 2h30 de La Chaux-de-Fonds, mais elle est culturellement très différente, d’autant que l’on y parle une autre langue. Ce dépaysement ouvre les portes de l’imaginaire.
KH : une résidence d’artiste est comme un espace protégé : on y a du temps, on est tranquille et libre des obligations du quotidien. Au début, on a toujours un peu l’impression d’être en vacances. Commence alors le travail et l’aventure avec soi-même et le lieu.

Quelles sont les spécificités de la résidence de la Fondation Winterthur – La Chaux-de-Fonds ?
DM : pour des raisons personnelles, en ce moment je ne peux pas m’éloigner de mon lieu d’habitation. Cette résidence me permet un changement aussi radical que si j’allais à l’étranger tout en restant près de chez moi pour répondre à toute urgence.
KH : le lieu culturel Villa Sträuli à Winterthur est une véritable villa. La Villa Numa à La Chaux-de-Fonds s’appelle simplement villa… Mais bien sûr, il est toujours intéressant de découvrir un nouvel endroit et sa culture. Je connaissais déjà un peu La Chaux-de-Fonds. J’aime beaucoup l’urbanisme de cette ville.

Vous avez le mot de la fin…
DM : j’apprécie l’abondance de l’offre culturelle de Winterthur et sa proximité avec Zurich et Saint-Gall multiplie les possibilités de découvrir d’autres univers.
KH : au fait, l’une de mes œuvres est exposée à la 76e biennale d’art contemporain au musée des beaux-arts La Chaux-de-fonds. Et je fais une petite présentation de mes œuvres réalisées ici à la Villa Numa.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photos : Katharina Henking

Vous pouvez découvrir le travail de Katharina Henking lors d’une exposition organisée ce 30 octobre à la Villa Numa
(rue Numa-Droz 175), à 17h30.

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Culture Économie Société

Forum de la création d’entreprises : Un tremplin pour les jeunes entrepreneurs

Forum de la création d'entreprises : Un tremplin pour les jeunes entrepreneurs

Alessandro Arcieri (chef du Service de l'économie), Sedat Adiyaman (directeur de Coworking Neuchâtel) et Jean-Daniel Jeanneret (Conseiller communal)

Le 11 septembre dernier, l’Espace TSM accueillait l’édition 2025 du Forum de la création d’entreprises, placé sous la supervision de l’Institut des jeunes entrepreneurs, organisateur de l’événement. Fondé en 1989, l’institut accompagne depuis plus de trente ans les porteur-euse-s de projets sur le chemin du succès. Car la rentabilité ne s’improvise pas : elle repose sur la maîtrise d’outils, de mécanismes et de démarches bien spécifiques.

De l’idéation à la gestion comptable, en passant par les assurances, le marketing, les aspects juridiques et administratifs, toutes les étapes clés du parcours entrepreneurial ont été passées en revue. Tout l’après-midi, des ateliers pratiques de 45 minutes se sont succédé, animés par un panel de professionnel-le-s et d’entrepreneur-e-s expérimenté-e-s. Les échanges se sont prolongés lors des pauses et de l’apéritif, propices au réseautage dans une atmosphère conviviale.

Arrive ensuite le Pitch’n’Bar. Incontournable, cette compétition a été l’occasion pour plusieurs créateur-trice-s de présenter – en cinq minutes ! – leurs projets devant un jury d’expert-e-s et un public attentif. Ils/elles sont ensuite évalué-e-s selon plusieurs critères : la qualité du pitch, la faisabilité du projet, la proposition de valeur et la complémentarité technique.

Couronné de succès, le forum doit beaucoup au soutien de ses partenaires : la Promotion économique de la Ville de La Chaux-de-Fonds, Zuttion Groupe, Vadec SA, Helvetia, la CNCI, Coworking Neuchâtel, la Fiduciaire Reymond S.A. et Marketing Neuchâtel.

Rendez-vous est déjà pris pour l’édition 2026, qui s’annonce prometteuse et continuera, à n’en pas douter, de stimuler l’esprit entrepreneurial en Suisse romande.

Jean Christophe Malou, rédacteur au
Service de la communication
Photos : Aurore Sande

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Culture Santé Société

Du flocage à la 3D : des ateliers et plein d’idées !

Du flocage à la 3D : des ateliers et plein d’idées !

À La Chaux-de-Fonds, l’une des organisations les plus en vue dans le domaine du handicap agrandit son champ d’action. Le 20 novembre prochain, la Fondation Les Perce-Neige inaugure de nouveaux ateliers sur son site de la rue Jardinière. David Wyssmann, maître socioprofessionnel principal, répond à nos questions.

Pouvez-vous présenter la Fondation les Perce-Neige aux lecteur-trice-s ?
La Fondation Les Perce-Neige accompagne depuis de nombreuses années des personnes en situation de handicap, principalement lié à une déficience intellectuelle. À La Chaux-de-Fonds, les Ateliers des Montagnes incarnent un droit fondamental : celui, pour chacun-e, d’avoir accès à la formation et au travail. Ici, le travail est une expérience humaine, faite d’exigence, d’apprentissage et de fierté du résultat.

Pourquoi avez-vous fait le choix d’ouvrir de nouveaux ateliers sur le site chaux-de-fonnier ?
Les ateliers Médiamatique et Multimédia étaient auparavant à Marin, un peu isolés. Le déménagement sous les Ateliers des Montagnes a permis de réunir les équipes et de créer des synergies avec la menuiserie, la couture, la sérigraphie et la cafétéria. Plus d’espace, c’est aussi de nouvelles possibilités : nous réalisons par exemple le flocage textile pour la Ville de La Chaux-de-Fonds, ainsi que des enseignes ou des panneaux personnalisés.

Quelles sont vos attentes par rapport à ces nouveaux locaux ?
Nous souhaitons développer un studio photo et vidéo pour créer nos propres images, avec un style qui nous ressemble. Grâce aux compétences présentes sur le site, nous pouvons fabriquer nos décors, les photographier, puis les reproduire en affiches ou sur des objets en bois. Nous voulons aussi renforcer notre présence sur les réseaux sociaux et explorer de nouvelles pistes : reportages, vulgarisation scientifique, photo argentique ou impression 3D.

Jean Christophe Malou, rédacteur
Photo : Alyssa Arricale

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Culture Divers

LA DISPARITION DES IMAGES ICONIQUES

LA DISPARITION DES IMAGES ICONIQUES

Quelle est la dernière photo qui vous a marqué ? Vous savez, celle qui fait le tour du monde pour son message et son impact. Lors du COVID-19, certaines ont marqué les esprits par la vision d’un monde à l’arrêt et vidé de ses habitant-e-s. Par le passé, nombre d’images sont devenues de véritables symboles comme « La Fille à la fleur» de Marc Riboud ou «Déjeuner au sommet d’un gratte-ciel» de Charles C. Ebbets.

Depuis, rien ne semble avoir eu le même effet. Pourtant, les sujets marquants ne font pas défaut lorsque l’on pense à la guerre en Ukraine ou à celle de Gaza. On pourrait citer le pape François en doudoune mais cette image provenait en réalité d’une IA (intelligence artificielle). Ce phénomène d’image iconique semble disparaitre, principalement à cause de deux facteurs : les réseaux sociaux et la montée en flèche des IA. Il en résulte un sentiment qui a changé le regard du public : la méfiance.

Un sentiment inquiétant
Dans cet océan de contenus digitaux, les spectateur-trice-s sont inondés d’informations. De plus, la plupart sont diffusés dans un seul but : obtenir de la notoriété. Il devient alors difficile de dissocier l’intention artistique de la démarche marketing. Les IA n’aident en rien car aujourd’hui, créer une image photoréaliste sans sortir de chez soi est à la portée de tous. Les yeux les plus avertis pouvaient encore faire la différence entre une vraie photo et une image née d’un prompt (ordre donné à une IA) mais aujourd’hui, même les plus affutés se font piéger. Devenu-e-s méfiant-e-s, les spectateur-trice-s suspectent désormais chaque photo de n’être qu’une suite de calculs. S’ajoute à cela un flux constant d’images, qui noie l’attention des spectateur-trice-s. Face à ces tendances, il serait donc naturel de croire que la photographie est amenée à disparaitre.

Un retour inattendu
Alors que les appareils photo d’aujourd’hui se sont défaits des « défauts » de leurs prédécesseurs comme le bruit ou le vignetage, la photographie argentique connaît un regain de popularité, notamment chez la génération Z (Gen Z). Pourtant, la photographie numérique a vu le jour en 1990, cette génération n’a donc pas grandi avec un appareil photo argentique entre les mains. Mais alors pourquoi se tourne-t-elle vers cette pratique d’un autre temps ?

La nostalgie d’une époque
En 2012, John Koenig invente un néologisme : Anemoia. Ce mot désigne un sentiment complexe, la nostalgie d’une époque que l’on n’a pas vécue. La Gen Z l’a développé à l’égard de celle de leurs parents et cela s’exprime jusque dans leur rapport à la photographie. L’argentique permet de se reconnecter à une pratique plus authentique et vintage. On cherche même parfois à reproduire les « défauts » de l’argentique sur des images numériques « parfaites » techniquement. Face à cette demande croissante, le producteur de pellicules Kodak a communiqué qu’il compte augmenter sa production.

À La Chaux-de-Fonds, la Bibliothèque de la Ville possède un pôle dédié à la photographie : le Département audiovisuel conserve et valorise des images de tous formats (argentiques, plaques de verre, numériques), le Secteur technique et reprographie se spécialise dans la numérisation, et la photothèque permet d’emprunter des photographies encadrées pour décorer son domicile ou son bureau.

Damien Robert-Tissot, ancien stagiaire au
Service de la communication

Photos : Damien Robert-Tissot

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Culture Divers

Arty Show – L’art en vitrine depuis 10 ans déjà !

Arty Show – L’art en vitrine depuis 10 ans déjà !

Du 22 novembre au 20 décembre 2025, La Chaux-de-Fonds se transforme en galerie à ciel ouvert pour célébrer la 10e édition d’Arty Show ! Vingt artistes investissent vingt vitrines du centre-ville, offrant une promenade artistique accessible à toutes et tous.

Le parcours débute place du Marché, chez Céres by Kiss the Ground, avec les œuvres de l’artiste genevois Ramë Dardania. Le vernissage, qui aura lieu le vendredi 21 novembre dès 17 h, en présence des artistes, sera suivi d’un apéritif convivial au Centre de culture de l’ABC.

Chaque samedi, à 14h, des visites commentées gratuites sont proposées au public. Et pour les groupes en quête d’une sortie originale pour les fêtes ou les soupers de boîte, des parcours privés peuvent être organisés sur demande, avec cocktail-apéritif à l’ARTY Pop Up — nouvel espace éphémère de cette édition anniversaire. Ce lieu, anciennement la boutique Louisiane Lingerie fermée depuis trois ans, avait accueilli en 2016 la vitrine “MERRY STRING -MAS-” d’Estelle Aeberhard et Germain Farine lors de la toute première édition. Un clin d’œil nostalgique pour les fidèles d’Arty Show !

Un concours spécial 10 ans invite à repérer l’artichaut-légume caché dans l’une des vitrines : les dix premières bonnes réponses envoyées à info@arty-show.ch recevront une paire de chaussettes Arty Show pour Noël !

Et pour marquer cette édition anniversaire, le site web a fait peau neuve ! Plus clair, plus vivant, plus complet — découvrez la liste des artistes, les commerces complices et toutes les infos pratiques sur www.arty-show.ch.

Emeline Fichot, présidente de l’association ARTY SHOW
La Chaux-de-Fonds

Photo : Patrick Chollet

Louisianne Lingerie
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100 ans d’accordéon !

100 ans d'accordéon !

Deuxième structure la plus ancienne de Suisse Romande, la société Mixte d’accordéonistes “La Chaux-de-Fonds” fut créée le 23 septembre 1925 par quelques amis.

Depuis cette date, ce club n’a eu de cesse de faire vibrer les cœurs et les scènes au rythme de la musique. Aujourd’hui, ce sont cent ans d’histoire, de partage, de concerts, de rencontres qui sont célébrés. Une aventure humaine et artistique portée par des générations de musicien-ne-s et passionné-e-s. Dès ses premiers festivals, il a traversé un siècle avec enthousiasme et persévérance en transmettant l’amour de l’accordéon et en défendant la richesse de ce patrimoine musical. À partir de 1994, la société s’est renforcée en s’unissant musicalement avec l’Orchestre d’accordéonistes “Les Hélianthes”, qui fête ses quarante ans d’existence cette année.

Ce double anniversaire est l’occasion de rendre hommage à toutes celles et ceux qui ont fait vivre le club : membres, bénévoles, public fidèle et partenaires. Des festivités à la hauteur de ce jubilé hors du commun se tiendront le 8 novembre prochain à la salle Notre-Dame de la Paix, rue du Commerce 73. Avec la venue du kiosque à Musique de la RTS le matin, un apéro repas offert dès 18 heures suivi d’un concert des deux sociétés unies, sans oublier la participation de la fanfare de La Brévine en seconde partie, cet événement est à ne manquer sous aucun prétexte.

Ginette Leuba, secrétaire
Photo : société Mixte d’accordéonistes “La Chaux-de-Fonds”