Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Intempéries 2023

Un dispositif sanitaire efficace

Un dispositif sanitaire efficace

Lundi 24 juillet 2023, de retour de vacances, je reprends mon travail et assure le piquet ACS pour la semaine à venir. À 11h45, une collaboratrice en congé me contacte pour me dire qu’elle a reçu une information selon laquelle une intempérie se serait abattue sur La Chaux-de-Fonds ; et qu’elle reste disponible en cas d’une montée en puissance du dispositif sanitaire. 

Surpris par cette annonce, je regarde par la fenêtre de mon bureau à Malvilliers ; le temps est pluvieux, mais rien d’anormal au Val-de-Ruz. Je consulte les missions en cours dans le canton, 4 ambulances sont en intervention à différents endroits sur le secteur des Montagnes neuchâteloises, aucune notion d’un évènement majeur ne figure sur les critères d’engagements. 

À 13h18, je suis subitement convoqué pour une séance de crise à 14h00 à la caserne du SISMN. Après une conférence téléphonique avec le médecin-chef des secours, je me déplace à La Chaux-de-Fonds. Un premier bilan sanitaire fait état d’une vingtaine de patient·e·s de passage aux urgences de l’hôpital de la ville par leurs propres moyens. Lors de cette réunion, la priorité sanitaire est de garantir la continuité du service des urgences de l’hôpital et de renforcer le dispositif ambulancier dans les Montagnes au besoin. 

 

Enfin, le soir du 25 juillet, la mission sanitaire est terminée. À aucun moment le dispositif sanitaire neuchâtelois n’a été mis à mal. Le bilan communiqué par RHNe le 27 juillet fait état de 42 personnes accueillies aux urgences, 25 sur le site de Chaux-de-Fonds et 17 sur le site de Pourtalès. Les ambulances ont transporté 11 victimes en lien avec l’évènement.

Thierry Maillardet, ambulancier-chef des secours (ACS)

© SISMN
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Un été sans La Plage

Un été sans La Plage

© Sophie Amey

Les Gaulois se méfiaient du ciel ! Pour toutes les équipes de La Plage des Six Pompes, le 24 juillet restera comme un événement particulier dans l’histoire du Festival. Le montage des infrastructures avait débuté le matin même.

Si les dieux celtes ont bien voulu épargner membres et matériel de La Plage durant la tempête, l’annulation s’est vite révélée être la seule solution. En quelques minutes, la préparation et la planification d’une année se sont arrêtées brusquement. Tristesse et effroi se sont installés parmi le staff. Sans oublier les compagnies privées de leur scène et de leur public.

Et très rapidement, grâce au soutien de la Ville de La Chaux-de-Fonds, de nos partenaires publics et privés, de fournisseurs, de fondations, de l’incroyable générosité des donateurs à l’appel à soutien de l’Association des Ami·e·s, c’est une incroyable énergie, aussi puissante qu’une tempête, qui s’est formée pour qu’un été sans Plage ne soit qu’un ancien souvenir.

Hugues Houmard, directeur de La Plage des Six Pompes.

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Sécurité publique, force essentielle pour organiser et sécuriser le travail sur le terrain

Sécurité publique, force essentielle pour organiser et sécuriser le travail sur le terrain

20 jours consécutifs de mobilisation, 13 km de rubalise déployés, 7’000 km parcourus en véhicule et près de 12 heures d’activité quotidiennes par agent·e pour un effectif totalisant 30 personnes engagées pour redonner vie à notre ville meurtrie. Voici quelques chiffres qui incarnent les conséquences de la tempête du 24 juillet 2023 par la Sécurité publique.

Rapidement mobilisée au cœur du centre-ville cette fin de matinée de lundi, la Sécurité publique a priorisé trois axes opérationnels pour assurer les premières mesures sécuritaires : prévenir largement la population sur les éléments instables et menaçants pouvant glisser des toitures, sécuriser sans délai les parcs et lieux d’intérêt public où les arbres demeuraient fragiles et ceinturer les lieux dangereusement frappés par la tempête.

Progressivement, en appui aux services d’intervention et de secours, l’action de la Sécurité publique s’est concentrée ensuite sur la sécurisation des secteurs nécessitant des opérations en toiture.

De concert avec les unités sur le terrain, du personnel administratif spécialisé a officié activement en back-office pour contacter les détenteurs des véhicules dont les rues nécessitaient d’être libérées. Pouvant compter sur une population solidaire, réactive et à l’écoute,

ces démarches se sont déroulées en des temps records. D’autre part, signe d’un excellent partenariat intercommunal, c’est avec l’appui des Sécurités publiques du Locle et de Neuchâtel que cet engagement a pu être réalisé continuellement sur cette période d’intense activité. Sitôt les mesures d’assainissement majeures effectuées, une délégation de la Sécurité publique s’est attelée à la préparation de la rentrée scolaire du 14 août ainsi que du dispositif de la Braderie pour offrir ce moment festif à la population.

Active les jours ouvrables et lors de manifestations publiques, la Sécurité publique échange avec plaisir avec la population sur cet événement qui aura marqué les pensées de tout un chacun.

Jérémy Vögtlin, chef de la Sécurité publique
Photos: Sécurité publique

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Service des espaces publics : les arbres, souffle de vie

Service des espaces publics : Les arbres, souffle de vie

Photo : SP Chancellerie d’État

Le style sapin, les torées en forêt, les parcs boisés… Les arbres sont sans aucun doute un emblème de La Chaux-de-Fonds et vivent dans le cœur de tous ses habitant·e·s. Une intempérie qui met en lumière l’importance des arbres, et qui rappelle à quel point la nature est précieuse et fragile. 

Ce sont 1’200 arbres, pour certains centenaires, qui sont morts durant la tempête en zone urbaine. Il est estimé que 300 mourront encore dans les deux prochaines années. Au total, cela représente 15 % du patrimoine arboré de la Ville. Mais « hauts les cœurs », après ces chiffres effrayants et désolants, le service des espaces publics répond présent afin de rendre son sourire à la Ville, et ses feuilles aux arbres.

Quelles ont été vos premières actions durant la tempête et les jours suivants ?
En premier lieu, nous devions parer à l’urgence de manière efficace en dégageant les routes afin de permettre aux véhicules de circuler, principalement pour les divers services d’interventions et de secours. 

Notre département était scindé en deux ; une partie se chargeait du nettoyage des rues en évacuant les déchets liés aux bâtiments et aux toitures, et l’autre partie, le secteur vert, bûcheronnait les arbres. Enfin, nous avons sécurisé les lieux publics des arbres représentant un potentiel danger.

Combien de personnes étaient mobilisées ?
Une bonne partie des employé·e·s de la voirie était en vacances, ce qui représente seulement une cinquantaine de personnes disponibles à ce moment-là. Nous avons engagé plusieurs entreprises privées de forestiers-bûcherons et une centaine de personnes des communes voisines, des cantons, de la protection civile, des bénévoles, etc., sont venues prêter main-forte. Cette solidarité est remarquable, nous tenons d’ailleurs à exprimer nos remerciements pour l’aide et le soutien que nous avons reçus. C’est ce qui nous a permis d’ouvrir toutes les routes après 72 heures, ce qui est exceptionnel.

Qu’en est-il des arbres perdus ?
Les arbres morts sont utilisés en bois de chauffage, vendus pour la construction, ou transformés en copeaux.

Depuis mi-août, nous bichonnons ceux qui restent. Après avoir ouvert et sécurisé les routes, nous avons entrepris l’élagage et le soin aux arbres. Au lieu d’abattre un arbre potentiellement dangereux, nous préférons investir les moyens et l’énergie nécessaires pour le sauver. 

 

Le soin aux arbres est réalisé par des élagueurs grimpeurs, un métier qui se développe de plus en plus ; ils vérifient chaque branche et les coupent si nécessaire, le reste est épargné. Lorsque nous avons un doute concernant la stabilité d’un arbre, nous réalisons des essais de traction en provoquant une charge dessus. S’il tient debout, c’est que la sécurité est garantie. Nous utilisons également la technique d’haubanage qui sert à consolider un arbre ou des branches à l’aide de cordages.

Et pour l’avenir ? 
Divers soins sont prévus ces prochaines années dans les parcs tels que la pose de barrières autour des arbres afin de les protéger et d’éviter que les alentours soient piétinés, puis également l’amélioration du sol en ajoutant des copeaux de bois et des feuilles mortes. Globalement, nous planterons des arbres qui auront entre 5 et 10 ans, il faut éviter de replanter trop gros. La meilleure méthode, la moins artificielle et la plus respectueuse du cycle de vie, est de planter plus petit avec des racines nues. En 4 ou 5 ans, l’arbre aura une meilleure reprise et moins de risque de mourir. Nous devrons veiller à sélectionner des arbres adaptés au climat prévu dans 50 ans à La Chaux-de-Fonds, en nous référant par exemple à Neuchâtel ou Lausanne où l’on y trouve des chênes et des platanes. Les sapins et les hêtres ne supportent pas le chaud, ils tendent à disparaître de nos régions. 

Quel est le message à faire passer ?
En finalité, la chose très importante à retenir, c’est de respecter le processus naturel de la végétation et de s’armer de patience durant son développement. Il serait illusoire de penser que 1’500 grands arbres seront replantés tout de suite, c’est impossible. 

L’objectif est de planter plusieurs centaines d’arbres par année, sur 5 ans au minimum. En général, nous en remplaçons une vingtaine par an. Il faut beaucoup d’eau et de soin pour la reprise d’un arbre, il ne se fabrique pas, c’est un être vivant, il se cultive et cela prend du temps.

Sophie Amey — Bekir Omerovic, Voyer-chef Service des espaces publics — Stefano Ballestrin, adjoint secteur vert, SEP 

 
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Les missions du service d’incendie et de secours

Les missions du SERVICE D'INCENDIE ET DE SECOURS

© SP Chancellerie d’État

24 juillet, 11h21
Un vent d’une force phénoménale s’est mis à souffler sur Les Montagnes neuchâteloises. S’en est suivi le déclenchement de nombreuses alarmes au sein de la caserne.

Les ambulanciers qui étaient déjà sur le terrain à ce moment-là ont très vite avisé l’état-major que la situation était catastrophique en ville, en raison des accès difficiles et des dégâts importants qui étaient déjà visibles.

Dès les premières minutes, l’alarme générale du Service d’Incendie et de Secours des Montagnes neuchâteloises (SISMN) a été déclenchée et, après avoir répondu aux missions prioritaires, il a fallu prendre la mesure de l’événement afin de pouvoir définir les priorités. Rapidement, une cellule de crise, composée de nombreux partenaires, a été convoquée. Cette dernière s’est réunie pour la première fois à 14h00 le jour de l’événement et a défini les mesures d’urgence à prendre, fixé des objectifs communs et planifié la suite des rapports de coordination.

À la fin de la journée, grâce au travail de toutes et tous, les sauvetages avaient été effectués, les axes principaux étaient dégagés et aucun suraccident n’était à déplorer.

Priorités
Assurer la sécurité des différents intervenants et de la population a été le mot d’ordre tout au long de l’intervention. La sécurisation de l’espace public, des éléments de toiture, des collèges, des crèches, des accueils parascolaires ou encore des parcs a été la priorité du service durant les jours qui ont suivi la tempête. De plus, la rentrée scolaire a pu se dérouler dans un cadre sécurisé. L’engagement de différents services a été nécessaire afin d’atteindre cet objectif.

Communication
La communication est essentielle lorsqu’une région traverse une période de crise comme celle qui a suivi l’événement du 24 juillet dernier, le choix de la transparence s’imposait donc.
Transmettre des informations, faire de la prévention et rassurer la population faisaient partie des priorités de la cellule de crise. Cela a pu se faire grâce à la contribution des différents médias qui ont été de précieux alliés.

Bref bilan
Un peu plus d’un mois et 1353 interventions plus tard (pour le SISMN), nous pouvons affirmer que la collaboration entre les différents acteurs engagés a été excellente. Le travail des intervenant·e·s a été remarquable et la solidarité extraordinaire au sein de l’ensemble de la population des Montagnes neuchâteloises.

À ce jour, nous pouvons dire que le gros de la crise est derrière nous, et ce même si, nous en avons conscience, il faudra des années à notre ville pour se remettre complètement de cette tempête du lundi 24 juillet 2023.

Lieutenant-colonel Grégory Duc, CIG (Chef d’intervention général), commandant du SISMN.
Major Jean-Daniel Zimmerli, remplaçant CIG, adjoint du commandant du SISMN
Photo : SP Chancellerie d’État