Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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La nouvelle création : « EN ROUTE » de la compagnie zeitSprung

À ne pas manquer: la nouvelle création "EN ROUTE !" de la compagnie zeitSprung, les 6,9 et 10 septembre à l'ABC!

Photo : B.Sozanski

Un spectacle-tourbillon inspiré des rythmes de la métropole horlogère. Cueillette d’images filmées à la volée, humour tendre d’un joyeux trio déambulent dans une succession de tableaux dansés, inspirés par les pulsions urbaines et la rencontre avec les citoyennes et les citoyens… Un spectacle pour toute la famille qui rafraichit le regard, créé en résidence à l’ABC, inspiré par le jumelage des Villes de Winterthur et de La Chaux-de-Fonds.

Une coproduction, notamment soutenue par la Ville de La Chaux-de-Fonds, mise en place par le Centre de culture ABC et l’ADN (Association Danse Neuchâtel).

Toutes les infos pratiques sont disponibles ici : https://www.danse-neuchatel.ch/2023/en-route

Photo : ADN
Photo : ADN
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Cérémonie du Prix Gaïa 2023

CÉRÉMONIE DU PRIX GAÏA, LE 21 septembre au mih

photo de M.Mercan

Le jury 2023 du Prix Gaïa a rendu son verdict. Trois nouveaux lauréats viennent compléter l’impressionnante liste des récipiendaires de ce prix souvent décrit comme le Nobel du monde de l’horlogerie. Cette distinction récompense depuis 1993 des carrières extraordinaires accomplies dans le domaine de l’horlogerie, de son art et de sa culture. La cérémonie publique se tiendra le jeudi 21 septembre à 18h au Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds. À cette occasion, le MIH décernera aussi sa bourse Horizon Gaïa, destinée à promouvoir la relève dans les domaines de prédilection du Prix.

Gaïa 2023 : les lauréats sont connus

Unique en son genre, le Prix Gaïa distingue les meilleurs parmi les meilleurs, celles et ceux qui ont contribué ou contribuent à la notoriété de l’horlogerie – de son histoire, de sa technique et de son industrie. Le MIH de La Chaux-de-Fonds, ville dont l’histoire économique et sociale est étroitement liée à l’horlogerie, marque par ce Prix sa reconnaissance aux héritiers spirituels de la culture horlogère qui imprègne les collections du musée, comme la ville.

photo de M.Mercan

Cette année, le jury du Prix Gaïa, composé de personnalités actives dans le domaine de l’horlogerie, a désigné :

Georges Brodbeck – lauréat dans la catégorie Artisanat, Création

pour avoir réhabilité en autodidacte, par amour de la mécanique, un art en voie de disparition dans le registre de la décoration horlogère, le guillochage, et participé au sauvetage et à la restauration de nombreuses machines dont il a su apprivoiser et transmettre les fonctionnements.

Hans Boeckh – lauréat dans la catégorie Histoire, Recherche

pour sa carrière exceptionnelle menée avec humilité, sa capacité à lier la rigueur de la recherche historique et la connaissance de la matière et son ambition de rapprocher les institutions privées et publiques actives dans la conservation des collections et du patrimoine.

Miguel Garcia – lauréat dans la catégorie Esprit d’entreprise

pour sa vision entrepreneuriale menée avec une force de caractère et des valeurs hors du commun, sa démarche industrielle bousculant l’ordre établi dans le domaine de la fabrication de mouvements et le développement prodigieux de sa société.

Bourse Horizon Gaïa

A côté des trois catégories dans lesquelles des personnalités confirmées du monde horloger sont distinguées, Horizon Gaïa est une bourse d’encouragement, rendue possible grâce à la bienveillance de la Fondation Watch Academy, mise au concours à destination de la relève dans les domaines de prédilection du prix Gaïa : artisanat-création, histoire-recherche et esprit d’entreprise. La bourse finance tout ou partie d’un projet individuel.

Le boursier Horizon Gaïa est Etienne Curtil, jeune diplômé du Département histoire et philosophie des sciences de l’Université Paris Cité. Son projet individuel intitulé « Mouvement perpétuel et flèche du temps : héritage de la thermodynamique » entend développer des outils de médiation à l’intention du grand public permettant de mettre en lumière l’importance de la thermodynamique dans le domaine de l’horlogerie et de la mesure du temps.

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Culture Loisirs

les nouveaux mondes… de l’automne

les nouveaux mondes... de l'automne

Dans le haut comme dans le bas, voici la programmation de septembre à décembre de ADN (association danse Neuchâtel):

Âge, racines, tolérance, vulnérabilité, mythes universels : la danse provoque la rencontre et capte à la source de nouvelles façons de coopérer. Autant d’expériences à vivre et de moments de dialogue à savourer sur tout le territoire, pour tous nos publics.

En 2023, l’ADN accueille des spectacles enthousiastes et sincères qui n’ont pas peur de tout requestionner, qu’il s’agisse de l’amitié, des ressources du corps, de la quête du sacré, ou encore de retrouver le goût du faire ensemble afin de réinventer nos vieilles sociétés.

Au plaisir de vous retrouver pour partager ces découvertes !

 

Toute la programmation et plus d’infos sur: www.danse-neuchatel.ch/2023/

 
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Culture

Journées européennes du patrimoine

Journées européennes du patrimoine

Découvrir le patrimoine chaux-de-fonnier

Les Journées européennes du patrimoine se dérouleront du 9 au 10 septembre 2023, avec comme thématique « Réemploi et recyclage ».

De nombreux édifices proposés au programme ne sont habituellement pas accessibles au public et/ou sont en chantier. C’est avec confiance que les propriétaires, locataires et professionnel-le-s du patrimoine nous ouvrent leurs portes et nous permettent d’accéder sur leurs lieux de travail ou de vie. Nous vous demandons donc de respecter scrupuleusement les consignes qui vous seront données lors des visites.

Prière de se rendre suffisamment tôt au départ des visites. Les assurances sont à la charge des visiteurs, les  organisatrices et organisateurs déclinant toute responsabilité en cas d’accident.

Du côté de La Chaux-de-Fonds, en plus de la visite de la ferme Droz-dit-Busset, deux découvertes vous sont proposées :

1. Un silo pour maison

Le site des Moulins se développe à partir de 1896 et connait des modernisations jusqu’à la fin du 20e siècle. Malgré la reconnaissance de leur valeur patrimoniale, les installations sont menacées de disparition, en raison de la spécificité de leur programme architectural et des difficultés que présente leur reconversion. Aujourd’hui, l’ensemble chaux-de-fonnier vit une réhabilitation d’envergure permettant la création de près de 90 appartements.

Samedi 9 septembre, à 14h, 15h, 16h et 17h. Rendez-vous à La Chaux-de-Fonds, site des Grands-Moulins, avenue Léopold-Robert 143.

Visites guidées par un architecte du bureau SAREG. Site privé, prière de respecter les consignes des organisatrices et organisateurs

Inscription obligatoire au +41 32 967 62 21, maximum 20 personnes par groupe.

Organisation: Service de l’urbanisme de la Ville de La Chaux-de-Fonds et SAREG

2. Retour aux sources

En 2009, l’entreprise Greubel Forsey s’installe dans une ancienne maison paysanne qu’elle agrandit d’une aile vitrée. Convertir une ancienne ferme jurassienne en centre d’horlogerie de prestige constitue alors un défi relevé par l’architecte Pierre Studer qui présentera sa façon d’allier retour aux sources et architecture contemporaine.

Dimanche 10 septembre, à 14h et 16h. Rendez-vous à La Chaux-de-Fonds, site de Greubel Forsey, Eplatures-Grises 16.

Visites guidées sous la conduite de Pierre Studer, architecte du projet. Site privé, prière de respecter les consignes des organisatrices et organisateurs. 

Inscription obligatoire au +41 32 967 62 21, maximum 20 personnes par groupe.

Organisation: Service de l’urbanisme de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Journées européennes du patrimoine (JEP)

Journées européennes du patrimoine

Visite d'une ferme rénovée à La Chaux-de-Fonds

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, le Parc du Doubs s’associe à l’Association pour la sauvegarde du patrimoine des Montagnes neuchâteloises (ASPAM) et invite le public à découvrir les secrets de la ferme Droz-dit-Busset à La Chaux-de-Fonds. Une ferme typique des Montagnes neuchâteloises, qui a été entièrement rénovée et enrichie d’éléments provenant d’autres fermes de la région.

Au moment de sa construction au tournant des 16e et 17e siècles, la ferme de Pierre Droz-dit-Busset était située en dehors de la ville. Aujourd’hui, quatre siècles plus tard, elle se trouve à deux pas de l’aéroport des Eplatures. L’Association pour la sauvegarde du patrimoine des Montagnes neuchâteloises l’a rénovée et transformée avec beaucoup de soin entre 2013 et 2016.

À découvrir de plus à La Chaux-de-Fonds durant les Journées européennes du patrimoine : le site des Moulins et le site de Greubel Forsey.

Le chantier entrepris pour les 50 ans de l’ASPAM a ainsi permis de redonner vie au bâtiment, en réemployant des éléments provenant d’autres fermes de la région, comme un plafond en bois cintré de 1542 récupéré à la ferme dite des Arbres. D’autres objets sauvés lors de démolitions ou transformations, et jusque-là exposés au Musée d’histoire de La Chaux-de-Fonds, ont aussi pu être réinstallés lors de ce chantier.

Depuis quelques années, un restaurant s’est installé entre les murs de la ferme Droz-dit-Busset. À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, il proposera un menu spécial, typiquement neuchâtelois.

Sandrine Boillat, Parc Naturel régional du Doubs

INFORMATIONS

  • Date : dimanche 10 septembre 2023
  • Horaire : 9h00, 10h30, 14h00 et 15h30
  • Prix : visite gratuite
  • Repas : menu typiquement neuchâtelois proposé pour l’occasion par le restaurant installé dans la ferme rénovée.
  • Inscription : obligatoire jusqu’au vendredi 8 septembre à midi via le site internet du Parc du Doubs, rubrique actualités.
  • Renseignements complémentaires : auprès du Parc du Doubs, info@parcdoubs.ch ou 032 420 46 70.
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Culture

Afterwork des musées le 31 août 2023

Afterwork des musées le 31 août 2023

Pour ce dernier jour du mois d’août, les très attendus afterworks des musées de la Ville de La Chaux-de-Fonds font leur rentrée au Musée international d’horlogerie.

Un temps dansant : « Pièce de poche » par (La) Rue Serendip
Après une résidence de deux semaines au Musée international d’horlogerie en 2021, enveloppés dans une ambiance horlogère, les danseurs de la compagnie chaux-de-fonnière (La) Rue Serendip ont ponctué une partie de leur délicieux spectacle « Pièce de poche » d’éléments relatifs à la mesure du temps.

Au programme :

  • 17h30 :  Représentation de danse « Pièce de poche » par (La) Rue Serendip
  • 18h30 Visite flash du musée avec démonstration d’automates
  • 19h15 Représentation de danse « Pièces de poche » par (La) Rue Serendip

La démarche générale de la compagnie (La) Rue Serendip, habituée aux spectacles de rue aussi bien qu’aux théâtres, est de créer des pièces pour tous types de lieux, en extérieur ou en intérieur ; dans des lieux « extra-ordinaires », c’est-à-dire des lieux plus communs et universels. Cette démarche leur permet d’aller à la rencontre d’un public de tous âges et classes sociales, de danser dans la rue, dans les écoles et, pour l’occasion, dans un musée !

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Culture Le coin des musées Loisirs

MUSÉE DES BEAUX-ARTS : la clique aux roberts

MUSÉE DES BEAUX-ARTS : la clique aux roberts

"Léopold Robert, Le retour du pèlerinage à la Madone de l’Arc", prêt du Musée du Louvre au Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds © Musée des beaux-arts La Chaux-de-Fonds | Gaspard Gigon

D’ombrageux brigands aux poitrines ornées de goussets dorés, de belles dames tambourinant une danse frénétique, de nobles paysans sur un char d’Arcadie, des pêcheurs inquiets, des religieuses éplorées… C’est tout un peuple que Léopold Robert, épaulé par son frère Aurèle, a peint en plusieurs centaines de tableaux entre 1818 et 1835. L’artiste chaux-de-fonnier, installé à Rome puis à Venise, a reçu les plus grands honneurs, intégré les collections les plus prestigieuses de son temps grâce à ses œuvres dépeignant des fêtes et processions populaires. Quoi de plus naturel, dès lors, que le plus joyeux cortège de sa ville natale — le cortège des promotions — lui rende hommage sur la rue qui porte son nom, en faisant défiler des milliers d’élèves dans des costumes inspirés par ses tableaux ?

Depuis la mi-mai, l’avenue Léopold Robert est pavoisée d’oriflammes montrant des détails des œuvres des frères Robert. Cela pour signaler la double exposition organisée par le Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds et le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel où plus de 300 tableaux sont rassemblés.

Si quelqu’un se sentait ainsi intimidé à l’idée de pousser la porte du musée, voici donc une manifestation qui rappelle que l’art est affaire de tous. Les œuvres des musées appartiennent aux enfants des écoles, comme elles appartiennent à tous les citoyennes et citoyens de la ville. On peut les contempler aux cimaises des institutions, on peut aussi s’en emparer pour envahir les rues.

Les tableaux de Léopold et Aurèle Robert ont profondément marqué l’imaginaire européen de leur temps. Quiconque rêvait de liberté pouvait s’imaginer brigand, quiconque soupirait d’amour pouvait rêver à ces idylles de bord de mer que leurs pinceaux coloraient de mélancolie. Car l’art sert aussi à ça : à donner une image qui peut clarifier nos propres aspirations, éclairer nos propres expériences. La société dans laquelle vivaient les frères Robert nous semble aujourd’hui bien lointaine, ces personnages bien exotiques avec leurs frous-frous et leurs chars à bœufs. Et pourtant, ce qui anime ces peintures, ce sont les préoccupations centrales de nos vies aujourd’hui encore : l’amour et la liberté. L’art, c’est le mercredi après-midi de la vie.

Informations :

Exposition Léopold et Aurèle Robert. Ô saisons…
Du 13 mai 2023 au 12 novembre 2023

Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds :
du mardi au dimanche, 10h-17 h.

Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel : du mardi au dimanche, 11h-18 h.


www.mbac.chwww.mahn.ch

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Culture

Le Collège musical

le collège musical

Depuis 1924, la Ville de La Chaux-de-Fonds et le Collège musical œuvrent de concert pour promouvoir et encourager la pratique vocale et instrumentale au sein de la population, avec la volonté de décloisonner l’accès à la culture.

Forte de son statut d’institution communale bientôt centenaire, notre école est à même de proposer un enseignement musical à des tarifs très avantageux, proportionnels au revenu des parents.

Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 18 instruments qui sont enseignés à près de 400 élèves, par 25 professeurs diplômés. Dès la prochaine rentrée, nous sommes heureux d’annoncer l’ouverture de deux nouvelles classes : l’ukulélé et la guitare d’accompagnement.

Nos cours collectifs de solfège permettent d’acquérir les bases du langage musical. Ils sont conçus pour nourrir et renforcer le désir d’apprendre la musique et vont de pair avec la pratique instrumentale. Le cursus d’apprentissage, d’une durée de 4 ans, est conçu de façon progressive, créative et ludique.

Deux ateliers d’initiation musicale sont spécialement destinés aux enfants dès 4 ans : l’atelier Mille mètres d’histoires et celui de La Sonorie. Dès 5 ans, possibilité de rejoindre Le p’tit chœur, et dès 6 ans l’atelier Découverte des Instruments.

Enfin, notre offre se complète avec plusieurs cours d’ensemble. Citons Guitares en folie, le groupe rock The College Machine, l’ensemble d’accordéons Trampoline, ou encore l’ensemble 1000 Notes.

Il est possible d’acquérir des bons pour des cours d’essai à l’Espace musique de la Bibliothèque de la Ville, au prix de
CHF 10.- pour l’initiation musicale ou les ateliers, et de CHF 40.- pour deux cours d’instrument. Ces bons peuvent également être commandés via notre site internet.

Les inscriptions pour la rentrée 2023-2024 sont ouvertes… en avant la musique !


Nathalie Dubois, directrice

INFORMATIONS

Cérémonie de clôture et remise des titres : mardi 27 juin 2023, 18h30, Temple Farel, entrée libre.

Reprise des cours : 21 août 2023
Informations et formulaire d’inscription : www.collegemusical.ch

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Culture Loisirs

Un séjour à Winterthour à prix réduit

Un séjour à Winterthour à prix réduit

L’été est là et nous donne envie de voyager… C’est le bon moment pour sauter sur cette occasion qui invite les habitant·e·s de la ville de La Chaux-de-Fonds à passer deux jours, ou plus, à Winterthour, notamment du 9 au 20 août lors des Musikfestwochen, un festival de musique en plein air, avec 70 concerts gratuits. C’est l’équivalent musical de notre Plage des Six Pompes.

La Fondation Winterthour – La Chaux-de-Fonds soutient ce séjour pour 50 personnes au maximum, soit  CHF 70.- par réservation pour la première nuit et CHF 40.- par adulte, sous forme de bons « Culture et plaisir », valable dans les musées, les restaurants et pour des événements.

Pour profiter encore plus du séjour, une carte journalière pour les transports en commun est incluse dans l’hébergement à l’hôtel, ainsi qu’une carte de randonnées pédestres « Circuit Winterthur ». Les réservations se font dès le 1er juillet via le portail web de réservation d’hôtels de « Winterthur Tourismus ». 

Cette offre est valable du 23 juillet au 23 août 2023, uniquement pour les personnes ayant une adresse avec le code postal 2300 à 2305. Elle est disponible jusqu’à épuisement des CHF 5’000.- offerts par la Fondation.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet : 
winterthur-lachauxdefonds.ch/fr

Le Conseil de Fondation 

© Winterthurer Musikfetwochwen

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Culture Le dossier du mois

STEP : nouvelles installations à la pointe de la technologie

Station d'épuration : nouvelles installations à la pointe de la technologie

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Les visites guidées des nouvelles installations de la Station d’épuration des eaux usées ont rencontré un franc succès. Photo Aurore Sande

L’accès à l’eau est nécessaire au développement des villes. L’évacuation des eaux usées aussi. Cet aspect, certes moins élégant mais fondamental, est peu documenté. L’évacuation des eaux usées a rapport à l’invisible, au caché, voir au sale. Une machinerie invisible, pour reprendre les mots de l’historien Jean Vigarello, se développe et permet aux villes de se constituer grâce à des infrastructures camouflées.

Ainsi, au fil du 19e siècle, les villes vont être assainies grâce au développement des nombreuses infrastructures souterraines. L’eau, vecteur de vie mais aussi de maladie voir de mort, va être maitrisée, ses débits vont être calculés. L’ingénieur devient un acteur essentiel du développement des villes et de ses infrastructures souterraines. Ces infrastructures camouflées racontent tout un pan de l’histoire de la ville, elles participent au patrimoine local.

Je vous invite à un petit retour en arrière, à l’époque où le territoire de La Chaux-de-Fonds n’est encore qu’une forêt, irriguée en sous-sol par quelques sources souterraines. Vous le savez, les Montagnons s’installent ici petit à petit, au milieu du 14e siècle. Notre voisine Le Locle existe déjà. La Sagne aussi. Le village se développe autour de l’actuelle Place de l’Hôtel de Ville. Il y a peu d’eau. On se débrouille avec les sources souterraines comme la Ronde, l’eau de pluie et de fonte des neiges.

La source de la Ronde fait surface au numéro 33 de la rue. C’est alors en dehors du village. Ses eaux s’écoulent lentement vers l’est pour se perdre dans les emposieux de la Combe du Valanvron. Le lit de la Ronde reçoit alors les eaux pluviales et, petit à petit, les eaux ménagères. C’est le seul exutoire pour ces eaux usées.

Le village, lui, grandit, se déploie autour de la place centrale qui est souvent décrite comme un lieu humide où l’eau stagne et génère une certaine puanteur. Puis arrive cette fameuse nuit du 4 au 5 mai 1794, durant laquelle un incendie ravage 52 maisons, détruit le temple, et met à la rue près de 170 familles. L’histoire de La Chaux-de-Fonds aurait pu s’arrêter là.

Mais c’était sans compter sur la volonté des autorités à reconstruire rapidement, sur la générosité des villages avoisinant, et sur l’importante entreprise de collecte de dons menée à travers le pays par Moïse Perret-Gentil et quelques autres. On a reconstruit. En pierre, avec de larges espaces entre les maisons. Et on commence de se poser la question de l’évacuation des eaux usées.

C’est alors une compagnie privée, la Compagnie du Village, qui gère les questions de voirie pour le village. On lui doit la première canalisation vers 1805. L’administration communale, elle, ne prendra cette mission à sa charge qu’à partir de 1840.

En 1852, l’écrivain Martin Laracine parcourt le village et décrit ce qu’il voit. Arrivé à la Place neuve, actuelle Place du Marché, il alerte le lecteur : je cite :  » Je vous ferai grâce de la rue de la ronde qui n’a d’ailleurs pas d’issue ; c’est la rue qui a le plus de peine à devenir propre. » Et plus loin, il ose une critique :  « La Chaux-de-Fonds pêche essentiellement par l’eau et le pavé, et c’est de ces deux choses que les habitants ont le plus à souffrir. Pourtant, ce sont des inconvénients auxquels on pourrait facilement remédier. On a su trouver des fonds pour construire un collège, bâtir un hôpital, pour créer des établissements de bienfaisance et d’utilité publique, tandis que l’on n’a pas encore songé au point le plus essentiel de la salubrité publique : l’eau ». Mais les habitants devront encore patienter.

Vers 1860, des moulins et une scierie sont installés à l’entrée de la Combe des Moulins, à l’emplacement actuel de Bikini test. Ils sont actionnés par des roues souterraines et le débit d’eau est régulé par des bassins de rétention installés en amont des emposieux. L’évacuation des eaux entre la rue de la ronde et les emposieux se fait alors à ciel ouvert. Une première tentative de canalisation de la Ronde a lieu en 1868. Un canal est construit le long de la Ronde depuis la rue du collège afin maintenir les eaux de source dans un canal séparé des eaux usées.

Les Moulins sont rachetés par la Ville puis désaffectés. Les autorités souhaitent utiliser les emposieux uniquement pour évacuer l’eau des égouts et supprimer les bassins de rétention car ils dégagent de fortes odeurs. Le Conseil d’Etat met en garde les autorités locales. Les emposieux risquent de s’obstruer rapidement par la suppression des bassins de rétention qui jouent un rôle de décanteur naturels. Les autorités ne suivent pas ces mises en garde et, 4 ans plus tard, les emposieux sont bouchés.

Les eaux usées chargées en débris et autres immondices, voir du goudron et de la houille provenant de l’usine à gaz se déversent donc dans le lit naturel de la Ronde et la Combe du Valanvron, sur près de 7 km, à ciel ouvert, jusqu’au lac du Cul des Prés. On imagine facilement les conséquences comme la puanteur, et la propagation d’épidémie de choléra à cause de la pollution de la nappe phréatique. Les propriétaires dont le terrain est pollué seront indemnisés par la commune.

Les autorités cherchent des solutions. Un ambitieux projet de canalisation par tunnels jusqu’au lac du Cul des Prés est refusé par l’Etat de Berne, en 1886. Tous les projets de traverser la roche en direction du Doubs s’avèrent irréalisables. Le village, lui, devient ville de près de 30’000 habitants et se dote de l’eau courante à partir de 1887. Cela entraine une nette augmentation de la quantité d’eau à évacuer, sans que l’on ait trouvé de solution à la question de l’évacuation des eaux.

Au même moment, un premier collecteur est construit sous l’Avenue Léopold-Robert. Un deuxième grand collecteur sera installé en 1895. C’est au conseil communal d’origine bernoise, Hans Matthys, aux affaires durant 38 ans, que l’on doit le formidable développement des infrastructures des services industriels. A titre de comparaison, en 1906, 42 km de canaux sont installés. 25 ans plus tard, en 1930, on en compte 63. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 144 km de collecteurs et canaux qui permettent l’évacuation des eaux usées.

Mais revenons à nos emposieux toujours bouchés. Ils sont finalement retrouvés et nettoyés. La vidange est menée entre 1907 et 1909. Deux crédits sont nécessaires pour mener à bien ce travail colossal. 12’000.- sont votés en 1907 par le conseil général et 65’000 en 1909. En 1909 toujours, dans une conférence donnée lors de la réunion d’été de la Société des sciences naturelles, le Dr Henri Schardt parle même de ruisseau-égout. La capacité d’évacuation faible, la profondeur des installations souvent insuffisante rend l’évacuation à la Combe des Moulins très difficile. Le risque d’inondation est réel.

Les rapports et études se suivent en 1934, 1954 et 1960. Il faut attendre la fin des années 60 pour que de nouvelles études permettent la création d’une centrale d’épuration des eaux.

Les emposieux sont alors définitivement mis hors service et les installations construites près de 1500m plus à l’est, entre la Combe des Moulins et la Combe du Valanvron, là où nous nous trouvons aujourd’hui. La STEP est inauguré en grande pompe en 1975. Je cite L’Impartial du 19 septembre 1975 « Un point noir subsistait dans l’épuration des eaux du canton. La Chaux-de-Fonds. Il sera officiellement effacé aujourd’hui. »

Pour conclure, je dirais que s’intéresser à l’histoire de l’évacuation des eaux d’une ville, c’est s’intéresser au patrimoine souterrain, invisible, mais absolument nécessaire au développement et à la survie d’une ville.

Il y a là un intéressant un sujet de recherche pour des étudiantes ou des étudiants en histoire ou dans un domaine scientifique.

Les invité-e-s étaient attendu-e-s pour la partie officielle, suivie d'une visite des nouvelles installations, pour terminer par un apéritif.

La STEP a inauguré deux nouveaux bâtiments. Quels travaux ont été réalisés et quels sont les avantages de ces aménagements ?
Les micropolluants organiques tels que les restes de médicaments, de pesticides ou encore de fongicides posent des problèmes de santé publique et pour le milieu naturel. Dès lors, toutes les STEP d’une certaine importance doivent désormais traiter ces substances pour en éliminer au moins 80 %. Début juin, la STEP de La Chaux-de-Fonds a ainsi mis en service sa nouvelle unité de traitement de micropolluants, la 1re du canton et la 3e en Suisse romande.

La STEP reçoit la totalité des eaux du territoire communal, tant les eaux usées que les eaux de pluie, le réseau d’assainissement étant en système « unitaire ». Par temps sec ou faiblement pluvieux, nous traitons la totalité des eaux à l’entrée de la STEP, soit au maximum 550 litres par seconde. Dès que les pluies sont plus soutenues, une partie des eaux ne peut pas être traitée par la STEP, mais subit tout de même un prétraitement en étant déviée dans un bassin d’eaux pluviales, permettant de retenir une partie des boues par décantation et des déchets par dégrillage. La transformation de ce bassin d’eaux pluviales permet désormais de quadrupler la capacité de dégrillage, soit 8’000 litres par seconde, réduisant ainsi de 95 % les déchets inesthétiques et bien visibles dans la Ronde où se rejettent ces eaux.

De manière très simplifiée, pouvez-vous nous expliquer le processus d’assainissement des eaux usées ?
1. Traitement mécanique : l’eau commence par traverser successivement plusieurs grilles, toujours plus fines, pour se débarrasser de ses déchets plus ou moins solides (graviers, papiers, objets divers, sables, etc.). Les matières minérales sont lavées puis stockées avant de partir en décharge. Les autres déchets sont essorés et évacués vers l’usine d’incinération.

2. Traitement chimique : l’eau est additionnée de chlorure ferrique auquel se fixent les phosphates. Ces sels devenus insolubles sont ensuite éliminés avec les boues.

3. Traitement biologique : celui-ci est identique aux mécanismes d’épuration qui ont lieu dans la nature. Ce traitement de l’eau assure un rendement supérieur à 90 %. Les bactéries et micro-organismes, cultivés sous contrôle dans les bassins, éliminent tout ce qui est biologiquement dégradable (matières organiques et ammonium). Ces bactéries, qui forment « les boues activées », sont ensuite dirigées vers un second bassin, où elles décantent. Les boues qui se sont déposées au fond du bassin sont, quant à elles, pompées, pré-épaissies, digérées (production de biogaz permettant de couvrir la totalité des besoins en chaleur et les 50 % des besoins en électricité), déshydratées par centrifugation et pour finir évacuées vers l’usine d’incinération. L’eau surnageant se clarifie petit à petit et, lorsqu’elle est totalement épurée, est acheminée vers le traitement ultime : celui des micropolluants.

4. Traitement des micropolluants : le procédé retenu est un dosage de charbon actif en poudre dans les eaux qui passent ensuite à travers des filtres bicouches (sable/anthracite).

Il aura fallu en moyenne 22 heures à une goutte d’eau pour effectuer le cycle complet d’épuration, avant de rejoindre le cours de la Ronde.

Les eaux usées sont-elles assainies à 100 % ? Si ce n’est pas le cas, que deviennent-elles ? Et comment sont traités les déchets qui se trouvent dans ces eaux ?
– Eaux arrivant à la STEP : environ 8 mios de m³ par an (moyenne des cinq dernières années).

– Eaux traitées totalement : environ
6 mios de m³ par an (3 litres sur 4).

– Eaux déversées, non traitées : environ
2 mios de m³ par an. Toutefois, la quasi-totalité des eaux non traitées, soit 99 %, est dégrillée et en partie décantée afin de ne rejeter que très peu de déchets résiduels dans le milieu naturel (seule 1 pluie par an, en moyenne).

Travailler à la STEP, d’un point de vue extérieur, semble difficile et éprouvant. À quoi ressemble le quotidien d’un ou d’une employé·e ?
Ce travail n’est pas très difficile et éprouvant dans la mesure où nous travaillons en équipe, bénéficiant ainsi de compétences professionnelles différentes et complémentaires.

Outre les tâches de contrôles des installations, largement automatisées, nous prenons du temps à l’entretien et la révision des machines afin d’éviter au maximum des pannes.

Textes : Sylvie Pipoz et Didier Gretillat

Prises de vue photo : Aurore Sande et Sophie Amey
vidéo : Quentin Perrenoud

 

Didier Gretillat, responsable administratif de la STEP.

LA STEP EN QUELQUES CHIFFRES

Prix des nouveaux aménagements :

  • traitement des micropolluants: CHF 10 mios (subventionné à hauteur de 90 % par la confédération et par le canton, soit CHF 1 mio restant à la charge de la Ville).
  • traitement des eaux déversées :
    CHF 2.7 mios (subventionné par le canton à 30 %, soit environ CHF 1.9 mio restant à la charge de la Ville).

Nombre de mètres cubes d’eaux usées traitées :
environ 6 mios de m3 par an.

Pourcentage d’eaux épurées et déversées dans la nature 

  • 75 % d’eaux traitées totalement.
  • 24.75 % d’eaux déversées
    dégrillées.
  • 0.25 % d’eaux déversées sans
    aucun traitement.

Nombre d’employés à la STEP :
Actuellement 5 employés, représentants 4.8 équivalents plein temps. D’ici la fin de cette année, un 6e collaborateur sera engagé pour remplacer un départ à la retraite.