Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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PME, durabilité et égalité : équation insoluble ?

PME, durabilité et égalité : équation insoluble ?

J’entends trop souvent, notamment au Conseil général, des personnes opposer les entreprises, le patronat et l’économie à l’écologie ou à la durabilité. On veut ainsi démontrer que ces entreprises ne sont pas prêtes à être durables. Mais surtout que dès que l’on est patron, on ne pense qu’à l’argent que l’on arrive à mettre dans sa poche.

À La Chaux-de-Fonds, on compte un peu plus de 2000 entreprises avec moins de 100 employées (en moyenne moins de 10 par structure). L’idée principale de la plupart des patronnes : garantir un salaire à toutes les employées à la fin du mois. Pour y parvenir : vendre des services ou des biens de qualité dans un délai imparti. Si cette qualité permet au produit ou au service de durer, la cliente sera satisfaite d’avoir reçu quelque chose de fiable et un lien de confiance sera ainsi créé. La patronne peut dès lors avoir une vision à plus long terme pour garantir l’emploi.

Est-ce que l’environnement a sa place dans l’équation ? Évidemment. Comme écrit ci-dessus, un objet, ou un service, de qualité va durer. Durer ? Donc, durable. La réflexion sur la façon d’obtenir, de créer et finalement de recycler permet de réduire ses coûts à moyen et long terme. Un patron va donc composer avec ce paramètre qui donnera en plus une image positive de son entreprise. Le bénéfice n’est donc pas qu’environnemental.

Sans l’employé, il n’est pas possible d’obtenir un travail de qualité. C’est avec tous ses collaborateurs que le patron peut réussir à construire une entreprise dont les bases sont solides et où l’avenir peut être regardé sereinement. C’est ainsi que le patron doit faire en sorte de faire attention à chacune des personnes de son entreprise. Cela commence par l’égalité entre tous. Faire attention non seulement aux femmes, mais pas uniquement. Il faut composer avec chacun.

Une bonne patronne soucieuse ou un bon patron soucieux de la durabilité sait s’entourer de collaboratrices et collaborateurs de qualité, dont les compétences sont valorisées, dans un environnement sécurisé afin de réaliser des produits ou des services durables.

Frédéric Vaucher, Conseiller général PLR, Président du Conseil général

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Sobriété ou fuite en avant ?

Sobriété ou fuite en avant ?

Dans notre société actuelle, la consommation est souvent conçue comme moteur économique et symbole de réussite. Une consommation excessive entraîne toutefois une pression importante sur les ressources naturelles. Elle génère aussi de grandes quantités de déchets et contribue massivement aux émissions de gaz à effet de serre. Or, les limites planétaires ne peuvent être repoussées et les ressources naturelles seront, tôt ou tard, épuisées. Faut-il attendre d’en arriver là pour réagir ? Doit-on ne rien faire en imaginant que les générations futures trouveront des solutions ?

Il en va de notre responsabilité d’adapter certaines pratiques et de réfléchir à nos consommations. Cela ne se fait pas du jour au lendemain et demande du temps, avec comme maître mot la sobriété. La sobriété propose en effet une réponse à ces enjeux ; elle ne signifie ni renoncer au confort ni revenir à un mode de vie austère, contrairement à certaines idées reçues. Elle nous invite à repenser nos besoins, à distinguer l’essentiel du superflu et à adopter des pratiques plus durables ; en somme à consommer moins, mais mieux.

Si cette démarche peut sembler difficile dans un contexte où la publicité et les habitudes sociales incitent à consommer toujours plus, de nombreuses initiatives montrent qu’un autre modèle est possible : partager notamment des objets, les faire réparer ou encore les donner quand on n’en a pas l’utilité. La sobriété consiste également à privilégier l’achat d’objets durables plutôt que jetables, à privilégier les produits alimentaires locaux et de saisons ainsi que limiter la consommation des produits très transformés ou encore à limiter les gaspillages, quels qu’ils soient.

En agissant sur nos choix individuels et collectifs, nous pouvons contribuer à préserver les ressources naturelles et à construire un mode de vie plus respectueux de la planète, de ses limites et des générations futures. Face aux défis environnementaux, comme face aux tensions géopolitiques et leurs conséquences sur le prix des énergies fossiles notamment, la sobriété représente un levier essentiel de transition énergétique d’une part et, d’autre part, elle nous encourage également à faire fonctionner l’économie locale et à conserver ici des richesses en vue de développer la résilience de notre territoire.

Pour les Vert-e-s
Grégory Rochat

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Adhérer aux changements à venir

Adhérer aux changements à venir

Le premier rapport traité au Conseil général du 29 janvier regroupait des projets majeurs pour l’avenir de la Ville : modifications de circulation, pavage, pistes cyclables, suppression de places de parc, nouveaux espaces publics, réseaux d’approvisionnement et d’évacuation d’eau et travaux liés au contournement de la H18. Tout cela proposé en un bloc et intégré dans le rapport quadriennal 2026–2029, pour un montant total de 53 millions de francs.

Les Vert’libéraux ont regretté cette manière de procéder, se rapprochant d’un «passage en force », limitant ainsi la possibilité d’utiliser les outils démocratiques, dont le référendum. Ces projets structurants pour notre Ville auraient pu être présentés séparément et discutés dans une commission élargie extraordinaire associant tous les partis représentés au Conseil général.

Il est évident dans ce contexte que les questions furent nombreuses et les réponses ont parfois souffert d’un ton inadapté avec un soupçon de condescendance regrettable, même si les détails furent fournis.

Les Vert’libéraux tiennent à rappeler que poser des questions et demander des explications est tout à fait légitime et relève pleinement de notre mission, surtout lorsque nous ne pouvons le faire en commission ! Nous nous mettons à la place de la population qui vit au quotidien les travaux !
Une information claire et accessible pour les citoyen-e-s, les artisan-e-s et les commerçant-e-s, appuyée peut-être d’une maquette de la Ville à l’horizon 2030 pourrait être proposée, afin que chacun-e puisse comprendre et adhérer aux changements à venir !

Le dernier objet de la soirée, une résolution contre le racisme inspirée de la «Stratégie nationale et de son plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme » pour la période 2026–2031, présentée en décembre 2025, demandait la mise en place d’une charte d’exemplarité des prises de parole des élu-e-s du Conseil général.

Les Vert’libéraux ont déposé un amendement en soulignant qu’aux paroles il faut aussi ajouter les actes et inclure le Conseil communal, au même titre que le Conseil général.

Même si des lois existent, l’exemplarité politique attendue et la vigilance doivent rester constantes afin que cette résolution évolue en un engagement concret et durable de l’ensemble des autorités.

Tout a été accepté.

Pour les Vert’libéraux
Brigitte Leitenberg

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Capitale culturelle et sport

Capitale culturelle et sport

Photo : Ville de La Chaux-de-Fonds

La désignation de La Chaux-de-Fonds comme Capitale culturelle suisse 2027 a ouvert, dans les institutions et dans la population, une réflexion plus large sur la place du sport et de la culture au sein de notre ville.

Longtemps traités comme deux domaines distincts, culture et sport apparaissent aujourd’hui de plus en plus comme complémentaires, tant dans leur capacité de rassemblement que dans leur rayonnement.

Parmi les acteurs concernés, le HCC occupe une position particulière et leur récente brillante victoire mérite à elle seule qu’on lui consacre quelques lignes. Institution centenaire, ancrée dans l’histoire sociale de la ville, le club ne se limite pas à une fonction sportive. Il constitue un lieu d’identification collective, fréquenté par un public large, intergénérationnel, multiculturel et fidèle. À ce titre, il participe pleinement à la vie culturelle locale, au sens large du terme.

Les discussions récentes au sein du Conseil général et dans tous les lieux publics de la ville au sujet de la nouvelle patinoire ont mis en évidence la nécessité de mieux articuler les politiques culturelle et sportive, notamment dans la perspective de 2027, que ce soit au niveau communal ou cantonal. Il ne s’agit pas de transformer les clubs sportifs en acteurs culturels institutionnels, mais de reconnaître leur rôle dans l’animation urbaine, l’attractivité de la ville et la cohésion sociale. Les événements sportifs majeurs, par leur fréquentation et leur visibilité, contribuent directement à l’image de La Chaux-de-Fonds bien au-delà de ses frontières.

Dans ce contexte, les soutiens communaux et cantonaux au sport ne doivent pas être envisagés uniquement sous l’angle de la performance, mais aussi comme un investissement dans le vivre-ensemble, quand bien même les deux sont tout à fait compatibles. Les infrastructures, l’accueil du public, les partenariats avec les écoles ou les acteurs culturels sont autant de leviers permettant de renforcer les synergies existantes.

Capitale culturelle offre ainsi une opportunité politique claire : penser la ville comme un espace où culture et sport dialoguent, se renforcent mutuellement et participent à un projet commun. Le Centre veillera à ce que cette approche transversale, déjà esquissée, soit poursuivie avec cohérence et pragmatisme.

Pour Le Centre,
Jonathan Marty, conseiller général
suppléant

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Budget 2026 de La Chaux-de-Fonds

Budget 2026 de La Chaux-de-Fonds

Pour la douzième année consécutive, le budget présenté par le Conseil communal de la Ville de La Chaux-de-Fonds pour l’année 2026 affiche un déficit. À sa lecture, le groupe UDC ne peut que faire part de sa profonde préoccupation.

En effet, malgré un prélèvement de 2,1 millions de francs dans la réserve de politique conjoncturelle et l’acceptation par le Conseil général de deux amendements de la Commission financière visant à réduire la perte, le budget prévoit encore un déficit de 5,1 millions de francs. Pour le groupe UDC il n’est tout simplement pas possible de continuer sur cette voie, c’est pourquoi notre groupe a refusé ce budget 2026.

Notre collectivité ne peut pas continuer à s’endetter indéfiniment. Il devient urgent de trouver des solutions afin de résorber un déficit qui prend désormais un caractère structurel, conséquence directe de charges trop élevées. La maitrise des dépenses, la réduction du déficit, et, plus encore, celle d’une dette devenue très conséquente constituent des enjeux majeurs pour la pérennité financière de notre ville.

Il est impératif de tout mettre en œuvre pour diminuer cette dette, car elle met en péril notre capacité d’action future. Si nous ne maitrisons pas nos finances aujourd’hui, nous serons pénalisés demain, notamment lors de futurs emprunts. Ce sont alors nos marges de manœuvre et nos capacités d’investissement qui s’en trouveront réduites, avec un impact direct sur la qualité de vie de la population, qui en subira les conséquences.

Nous avons certes constaté ces dernières années que les résultats des comptes sont souvent meilleurs que les prévisions budgétaires, ce qui peut être perçu comme un signal encourageant. Toutefois, cette réalité ne saurait en aucun cas justifier l’adoption répétée d’un budget structurellement déficitaire. La prudence financière doit rester un principe fondamental de notre action politique.

Le groupe UDC restera donc particulièrement attentif à ces enjeux financiers majeurs et continuera de défendre, ces prochaines années, une gestion rigoureuse, responsable et durable des finances communales. Il appelle également à une réflexion approfondie sur les priorités de la Ville, afin de garantir un développement équilibré et soutenable pour les générations futures, ceci dans l’intérêt de toutes et tous.

Pour le groupe UDC
Jean-Pierre Brechbühler, chef de groupe

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En 2026, c’est reculer que d’être stationnaire

En 2026, c’est reculer que d’être stationnaire

En ce début d’année, les grandes puissances renouent avec des ambitions impérialistes qu’on croyait révolues. Elles redécouvrent le goût de l’Empire. Les cartes se tracent à nouveau à coups de menaces, d’invasions ou d’embargos. Elles déboulonnent ou cajolent des dictateur-trice-s selon qu’ils ou elles servent ou dérangent. Le droit international s’effrite, la morale chancelle, et l’équilibre du monde vacille sous le poids des ambitions expansionnistes à nouveau ouvertement avouées.

Pendant que ces mêmes grandes puissances s’enlisent dans leurs contradictions et que les tragédies nationales et internationales s’enchaînent, notre quotidien, lui, continue. À La Chaux-de-Fonds, il serait vain d’attendre que la tempête mondiale s’apaise avant d’avancer. Une ville qui cesse d’investir, c’est une ville qui s’éteint doucement. Cela passe par la volonté de construire l’avenir, de maintenir ses infrastructures, de défendre ses institutions. Le maintien d’un hôpital dans les Montagnes n’est pas qu’un symbole : c’est une nécessité sanitaire, sociale et économique. Les habitantes et les habitants doivent pouvoir compter sur des soins accessibles, sur un service de proximité et sur la force d’un ancrage régional fort. Renoncer à cette ambition serait une erreur stratégique, un aveu de résignation.

Et pendant que certaines et certains prêchent la rigueur comme vertu suprême, rappelons une vérité simple : couper dans le social, le sport ou la culture, c’est jouer les économes du court terme pour payer, demain, la facture du désastre. On économise sur le lien humain, sur la cohésion, sur la santé collective. Ce genre d’épargne finit toujours par coûter plus cher. Les chiffres de l’austérité ne remplacent jamais les réalités sociales qu’elle abîme.

C’est pourquoi il faut continuer à espérer des choix lucides et courageux. L’indexation des subventions au sport, à la culture et aux associations, longtemps évoquée, n’a pas encore vu le jour dans le budget 2026. Souhaitons qu’à l’avenir, elle devienne réalité, car la vie collective ne se résume pas à des bilans comptables : elle se mesure en rencontres, en projets partagés et en énergie citoyenne.
Alors, malgré le tumulte du monde, continuons à faire vivre La Chaux-de-Fonds avec la même obstination qu’elle a toujours eue : celle de rester debout, fière et humaine.

Pour le Groupe POP
Olivier Beroud

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Solidarité, engagement et défis au cœur du budget 2026

Solidarité, engagement et défis au cœur du budget 2026

À l’approche de la session budgétaire de mi-décembre, notre Ville se trouve à un moment charnière. La Chaux-de-Fonds doit faire face à plusieurs tensions simultanées : explosion des primes d’assurance-maladie, incertitudes économiques liées aux taxes américaines pesant sur l’horlogerie, dégradation des conditions de travail dans l’enseignement, tout cela alors que d’importants chantiers structurants doivent avancer. Dans ce contexte plus que jamais, le Conseil général doit faire preuve de responsabilité et de vision.

Pour le PS, le budget 2026 doit être l’expression d’une ville qui protège, qui investit et qui anticipe. L’augmentation des primes met de nombreux ménages sous pression: il est essentiel que nos politiques publiques compensent ces charges, au lieu d’ajouter de nouvelles factures à celles et ceux qui peinent déjà. De même, l’incertitude dans le secteur horloger appelle un soutien déterminé à l’emploi local et aux filières qui font vivre notre région.

Nous ne pouvons pas non plus ignorer la situation du corps enseignant. Les revendications exprimées ces derniers mois ne sont pas de simples demandes corporatistes : elles reflètent une réalité où la qualité de l’école publique est menacée par la surcharge, le manque de reconnaissance et des conditions qui se péjorent. Soutenir l’école, c’est soutenir l’avenir de notre jeunesse.

Parallèlement, la Ville doit continuer à se projeter. Le lancement de la nouvelle patinoire, la préparation Capitale culturelle suisse 2027 ou encore les travaux du Musée international d’horlogerie et du Musée d’histoire sont autant de projets indispensables pour renforcer l’attractivité, l’identité et le dynamisme de La Chaux-de-Fonds. Ces investissements ne sont pas des luxes: ce sont des leviers pour maintenir l’emploi, attirer, créer et croire à long terme.

En cette fin d’année, le PS réaffirme sa conviction : un budget doit être un outil politique au service de la population.

Dans les incertitudes actuelles, c’est par la solidarité, la cohérence et l’audace que notre Ville continuera de tenir debout et de préparer un avenir à la hauteur de ses ambitions.

Le Parti socialiste de La Chaux-de-Fonds vous souhaite de chaleureuses fêtes de fin d’année, ainsi qu’une année 2026 pleine de convivialité, d’humanité et d’espoir.

Pour le Groupe PS
Karim Djebaili

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La lettre au père Noël du groupe LR

La lettre au père Noël du groupe LR

Cher père Noël,

Au moment de rédiger cette lettre, la séance du budget n’a pas encore eu lieu. Les débats nous attendent, les votes n’ont pas été comptés, et nous ignorons si nos propositions survivront à la tempête politique de fin d’année. Mais avant que le Conseil général ne s’embarque pour plusieurs heures d’échanges, nous avons choisi de t’écrire. Après tout, lorsqu’on n’est pas entendu par la majorité, il reste la magie de Noël.

Voici donc la liste raisonnable de nos souhaits pour la Ville:
D’abord, nous espérons que le déficit cesse de s’installer comme une tradition hivernale. Nous ne demandons pas qu’il disparaisse d’un coup de baguette, mais simplement qu’il arrête de gonfler plus vite que nos marges financières. Les charges de personnel, elles aussi, prennent trop d’avance : elles augmentent plus vite que la population qu’elles servent. Un peu de modération ne serait pas un luxe.

Ensuite, nous aimerions que nos amendements constructifs, destinés à réduire les charges structurelles et de transfert, soient lus pour ce qu’ils sont : des propositions sérieuses et pragmatiques. Trop souvent, ils sont balayés sans discussion par une gauche qui confond opposition de principe et responsabilité collective.

Nous savons bien que tu ne peux pas changer les majorités, mais peut-être peux-tu glisser un brin d’ouverture d’esprit dans quelques chaussettes.

Nous rêvons aussi d’un cadeau immatériel : du courage politique. Celui d’explorer de vraies synergies intercommunales, d’envisager un rapprochement avec Le Locle, et de sortir des réflexes de silo qui coûtent cher et n’apportent plus les résultats espérés.

Enfin, si tu trouves encore un peu de place dans ta hotte, nous souhaiterions une vision durable des finances publiques : une Ville qui dépense ce qu’elle peut se permettre, ajuste son fonctionnement à sa réalité démographique et ose améliorer son organisation plutôt que d’accumuler les rustines comptables.

Cher Père Noël, nous ne savons pas encore comment se passera la séance du Conseil général. Mais une chose est sûre : si nos souhaits restent encore bloqués dans la cheminée cette année… pour le budget 2027, nous écrirons directement au Père Fouettard. Au moins, lui, il sait ce que signifie dire “non”.

Le PLR te souhaite un joyeux Noël ainsi qu’à notre belle ville.

Pour le groupe LR
Sarah Curty, cheffe du groupe

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Centre-ville : fluidité et coordination

Centre-ville : fluidité et coordination

Ces derniers mois, les Chaux-de-Fonnier-ère-s l’ont tous remarqué: se déplacer en ville devient un véritable parcours du combattant. La réduction de plusieurs axes routiers, les nouveaux sens de circulation et les nombreux chantiers en cours ont profondément modifié la fluidité du trafic. Résultat : plus d’embouteillages, plus de temps perdu et un sentiment croissant d’incompréhension.

Bien sûr, la volonté d’apaiser le centre-ville et de favoriser la mobilité douce est légitime. Nous partageons cet objectif. Mais une transition réussie ne peut pas se faire au détriment de la vie quotidienne des habitant-e-s, des commerçant-e-s et des visiteur-euse-s. Aujourd’hui, les ajustements successifs donnent parfois l’impression d’un manque de coordination: certaines rues sont devenues des goulots d’étranglement, plusieurs travaux se déroulent en parallèle sans concertation suffisante, ce qui complique la circulation déjà restreinte par les nouveaux sens uniques.

Le Centre appelle à une meilleure planification et concertation, non seulement avec les usager-ère-s, mais aussi entre les services responsables des chantiers. Avant chaque modification de circulation, il est essentiel d’évaluer concrètement les effets sur le trafic global, les transports publics, les services d’urgence et le stationnement. Des études existent, mais elles doivent être partagées et comprises par tous-tes. Une information claire renforcerait la confiance de la population. La transparence renforce l’adhésion ; l’opacité crée la méfiance.

Nous proposons également d’introduire une phase test systématique pour chaque réaménagement majeur du centre-ville, accompagnée d’un suivi de terrain. Cela permettrait d’ajuster rapidement les dispositifs qui ne fonctionnent pas, plutôt que de devoir les corriger après coup.

Notre ville a montré sa capacité de résilience et d’innovation, notamment depuis la tornade. Elle mérite une mobilité à la hauteur de son dynamisme : apaisée, oui, mais aussi fluide, logique et concertée.

Le Centre continuera à plaider pour un aménagement du centre-ville qui concilie les aspirations écologiques avec les réalités du quotidien. C’est par un dialogue ouvert et constant que nous avancerons ensemble. Parce qu’une ville vivante, c’est une ville où l’on peut se déplacer librement, efficacement et sereinement.

Pour le groupe Le Centre
Jonathan Marty, conseiller général suppléant

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Agir ensemble

Agir ensemble

Face aux défis climatiques et environnementaux, nous cherchons toutes et tous à faire des efforts au quotidien : réutiliser et recycler, privilégier si possible la mobilité douce, ou encore consommer local. Chaque geste compte, et s’inscrit dans une prise de conscience collective ainsi qu’une volonté de préserver notre planète.

Ces actions individuelles, si précieuses soient-elles, ne suffisent cependant pas. Pour répondre à l’urgence climatique et garantir un avenir aux générations futures, il est indispensable de repenser le cadre dans lequel nous évoluons. Cela implique de mettre en place un cadre clair; pour cela nous devons créer les conditions qui rendent les choix durables, plus simples, accessibles et évidents.

C’est par exemple la mise en place d’infrastructures qui facilitent les mobilités durables ; ce que les Vert-e-s ont récemment défendu au Conseil général, en proposant de réfléchir au subventionnement des abonnements de transports publics, ou encore à l’installation de box à vélos sécurisés. Nous soutenons aussi les propositions d’autres partis lorsqu’elles vont dans ce sens, en considérant que c’est ensemble – sur la base de propositions pertinentes et réalisables – que nous devons être capables de construire une vision partagée du bien commun.

Si chaque personne a un rôle à jouer, celui-ci prend tout son sens lorsque nos efforts individuels s’inscrivent dans une dynamique collective, portée par des politiques publiques cohérentes, ambitieuses et responsables. À cet égard, la mue opérée par les autorités et services communaux est très encourageante, et nous saluons les efforts entrepris pour faire de notre ville un lieu où il fait bon vivre. Que l’on pense par exemple au magnifique travail de végétalisation des espaces publics et des cours d’école, ou encore aux efforts pour renforcer l’inclusivité, en prêtant attention aux bancs publics et au mobilier urbain, de même qu’en remaniant le dispositif d’accueil de la population, etc.

Ces quelques exemples montrent qu’un effort collectif est possible, et que la dynamique doit être poursuivie. Préserver cette dynamique implique le refus de discours ou propos agressifs et stériles. C’est à travers le débat et les échanges raisonnés que nous pourrons continuer à construire collectivement notre avenir.

Pour le groupe des Vert-e-s
Michaël Voegtli et Grégory Rochat