Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

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Budget 2026 de La Chaux-de-Fonds

Budget 2026 de La Chaux-de-Fonds

Pour la douzième année consécutive, le budget présenté par le Conseil communal de la Ville de La Chaux-de-Fonds pour l’année 2026 affiche un déficit. À sa lecture, le groupe UDC ne peut que faire part de sa profonde préoccupation.

En effet, malgré un prélèvement de 2,1 millions de francs dans la réserve de politique conjoncturelle et l’acceptation par le Conseil général de deux amendements de la Commission financière visant à réduire la perte, le budget prévoit encore un déficit de 5,1 millions de francs. Pour le groupe UDC il n’est tout simplement pas possible de continuer sur cette voie, c’est pourquoi notre groupe a refusé ce budget 2026.

Notre collectivité ne peut pas continuer à s’endetter indéfiniment. Il devient urgent de trouver des solutions afin de résorber un déficit qui prend désormais un caractère structurel, conséquence directe de charges trop élevées. La maitrise des dépenses, la réduction du déficit, et, plus encore, celle d’une dette devenue très conséquente constituent des enjeux majeurs pour la pérennité financière de notre ville.

Il est impératif de tout mettre en œuvre pour diminuer cette dette, car elle met en péril notre capacité d’action future. Si nous ne maitrisons pas nos finances aujourd’hui, nous serons pénalisés demain, notamment lors de futurs emprunts. Ce sont alors nos marges de manœuvre et nos capacités d’investissement qui s’en trouveront réduites, avec un impact direct sur la qualité de vie de la population, qui en subira les conséquences.

Nous avons certes constaté ces dernières années que les résultats des comptes sont souvent meilleurs que les prévisions budgétaires, ce qui peut être perçu comme un signal encourageant. Toutefois, cette réalité ne saurait en aucun cas justifier l’adoption répétée d’un budget structurellement déficitaire. La prudence financière doit rester un principe fondamental de notre action politique.

Le groupe UDC restera donc particulièrement attentif à ces enjeux financiers majeurs et continuera de défendre, ces prochaines années, une gestion rigoureuse, responsable et durable des finances communales. Il appelle également à une réflexion approfondie sur les priorités de la Ville, afin de garantir un développement équilibré et soutenable pour les générations futures, ceci dans l’intérêt de toutes et tous.

Pour le groupe UDC
Jean-Pierre Brechbühler, chef de groupe

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En 2026, c’est reculer que d’être stationnaire

En 2026, c’est reculer que d’être stationnaire

En ce début d’année, les grandes puissances renouent avec des ambitions impérialistes qu’on croyait révolues. Elles redécouvrent le goût de l’Empire. Les cartes se tracent à nouveau à coups de menaces, d’invasions ou d’embargos. Elles déboulonnent ou cajolent des dictateur-trice-s selon qu’ils ou elles servent ou dérangent. Le droit international s’effrite, la morale chancelle, et l’équilibre du monde vacille sous le poids des ambitions expansionnistes à nouveau ouvertement avouées.

Pendant que ces mêmes grandes puissances s’enlisent dans leurs contradictions et que les tragédies nationales et internationales s’enchaînent, notre quotidien, lui, continue. À La Chaux-de-Fonds, il serait vain d’attendre que la tempête mondiale s’apaise avant d’avancer. Une ville qui cesse d’investir, c’est une ville qui s’éteint doucement. Cela passe par la volonté de construire l’avenir, de maintenir ses infrastructures, de défendre ses institutions. Le maintien d’un hôpital dans les Montagnes n’est pas qu’un symbole : c’est une nécessité sanitaire, sociale et économique. Les habitantes et les habitants doivent pouvoir compter sur des soins accessibles, sur un service de proximité et sur la force d’un ancrage régional fort. Renoncer à cette ambition serait une erreur stratégique, un aveu de résignation.

Et pendant que certaines et certains prêchent la rigueur comme vertu suprême, rappelons une vérité simple : couper dans le social, le sport ou la culture, c’est jouer les économes du court terme pour payer, demain, la facture du désastre. On économise sur le lien humain, sur la cohésion, sur la santé collective. Ce genre d’épargne finit toujours par coûter plus cher. Les chiffres de l’austérité ne remplacent jamais les réalités sociales qu’elle abîme.

C’est pourquoi il faut continuer à espérer des choix lucides et courageux. L’indexation des subventions au sport, à la culture et aux associations, longtemps évoquée, n’a pas encore vu le jour dans le budget 2026. Souhaitons qu’à l’avenir, elle devienne réalité, car la vie collective ne se résume pas à des bilans comptables : elle se mesure en rencontres, en projets partagés et en énergie citoyenne.
Alors, malgré le tumulte du monde, continuons à faire vivre La Chaux-de-Fonds avec la même obstination qu’elle a toujours eue : celle de rester debout, fière et humaine.

Pour le Groupe POP
Olivier Beroud

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Solidarité, engagement et défis au cœur du budget 2026

Solidarité, engagement et défis au cœur du budget 2026

À l’approche de la session budgétaire de mi-décembre, notre Ville se trouve à un moment charnière. La Chaux-de-Fonds doit faire face à plusieurs tensions simultanées : explosion des primes d’assurance-maladie, incertitudes économiques liées aux taxes américaines pesant sur l’horlogerie, dégradation des conditions de travail dans l’enseignement, tout cela alors que d’importants chantiers structurants doivent avancer. Dans ce contexte plus que jamais, le Conseil général doit faire preuve de responsabilité et de vision.

Pour le PS, le budget 2026 doit être l’expression d’une ville qui protège, qui investit et qui anticipe. L’augmentation des primes met de nombreux ménages sous pression: il est essentiel que nos politiques publiques compensent ces charges, au lieu d’ajouter de nouvelles factures à celles et ceux qui peinent déjà. De même, l’incertitude dans le secteur horloger appelle un soutien déterminé à l’emploi local et aux filières qui font vivre notre région.

Nous ne pouvons pas non plus ignorer la situation du corps enseignant. Les revendications exprimées ces derniers mois ne sont pas de simples demandes corporatistes : elles reflètent une réalité où la qualité de l’école publique est menacée par la surcharge, le manque de reconnaissance et des conditions qui se péjorent. Soutenir l’école, c’est soutenir l’avenir de notre jeunesse.

Parallèlement, la Ville doit continuer à se projeter. Le lancement de la nouvelle patinoire, la préparation Capitale culturelle suisse 2027 ou encore les travaux du Musée international d’horlogerie et du Musée d’histoire sont autant de projets indispensables pour renforcer l’attractivité, l’identité et le dynamisme de La Chaux-de-Fonds. Ces investissements ne sont pas des luxes: ce sont des leviers pour maintenir l’emploi, attirer, créer et croire à long terme.

En cette fin d’année, le PS réaffirme sa conviction : un budget doit être un outil politique au service de la population.

Dans les incertitudes actuelles, c’est par la solidarité, la cohérence et l’audace que notre Ville continuera de tenir debout et de préparer un avenir à la hauteur de ses ambitions.

Le Parti socialiste de La Chaux-de-Fonds vous souhaite de chaleureuses fêtes de fin d’année, ainsi qu’une année 2026 pleine de convivialité, d’humanité et d’espoir.

Pour le Groupe PS
Karim Djebaili

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La lettre au père Noël du groupe LR

La lettre au père Noël du groupe LR

Cher père Noël,

Au moment de rédiger cette lettre, la séance du budget n’a pas encore eu lieu. Les débats nous attendent, les votes n’ont pas été comptés, et nous ignorons si nos propositions survivront à la tempête politique de fin d’année. Mais avant que le Conseil général ne s’embarque pour plusieurs heures d’échanges, nous avons choisi de t’écrire. Après tout, lorsqu’on n’est pas entendu par la majorité, il reste la magie de Noël.

Voici donc la liste raisonnable de nos souhaits pour la Ville:
D’abord, nous espérons que le déficit cesse de s’installer comme une tradition hivernale. Nous ne demandons pas qu’il disparaisse d’un coup de baguette, mais simplement qu’il arrête de gonfler plus vite que nos marges financières. Les charges de personnel, elles aussi, prennent trop d’avance : elles augmentent plus vite que la population qu’elles servent. Un peu de modération ne serait pas un luxe.

Ensuite, nous aimerions que nos amendements constructifs, destinés à réduire les charges structurelles et de transfert, soient lus pour ce qu’ils sont : des propositions sérieuses et pragmatiques. Trop souvent, ils sont balayés sans discussion par une gauche qui confond opposition de principe et responsabilité collective.

Nous savons bien que tu ne peux pas changer les majorités, mais peut-être peux-tu glisser un brin d’ouverture d’esprit dans quelques chaussettes.

Nous rêvons aussi d’un cadeau immatériel : du courage politique. Celui d’explorer de vraies synergies intercommunales, d’envisager un rapprochement avec Le Locle, et de sortir des réflexes de silo qui coûtent cher et n’apportent plus les résultats espérés.

Enfin, si tu trouves encore un peu de place dans ta hotte, nous souhaiterions une vision durable des finances publiques : une Ville qui dépense ce qu’elle peut se permettre, ajuste son fonctionnement à sa réalité démographique et ose améliorer son organisation plutôt que d’accumuler les rustines comptables.

Cher Père Noël, nous ne savons pas encore comment se passera la séance du Conseil général. Mais une chose est sûre : si nos souhaits restent encore bloqués dans la cheminée cette année… pour le budget 2027, nous écrirons directement au Père Fouettard. Au moins, lui, il sait ce que signifie dire “non”.

Le PLR te souhaite un joyeux Noël ainsi qu’à notre belle ville.

Pour le groupe LR
Sarah Curty, cheffe du groupe

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Centre-ville : fluidité et coordination

Centre-ville : fluidité et coordination

Ces derniers mois, les Chaux-de-Fonnier-ère-s l’ont tous remarqué: se déplacer en ville devient un véritable parcours du combattant. La réduction de plusieurs axes routiers, les nouveaux sens de circulation et les nombreux chantiers en cours ont profondément modifié la fluidité du trafic. Résultat : plus d’embouteillages, plus de temps perdu et un sentiment croissant d’incompréhension.

Bien sûr, la volonté d’apaiser le centre-ville et de favoriser la mobilité douce est légitime. Nous partageons cet objectif. Mais une transition réussie ne peut pas se faire au détriment de la vie quotidienne des habitant-e-s, des commerçant-e-s et des visiteur-euse-s. Aujourd’hui, les ajustements successifs donnent parfois l’impression d’un manque de coordination: certaines rues sont devenues des goulots d’étranglement, plusieurs travaux se déroulent en parallèle sans concertation suffisante, ce qui complique la circulation déjà restreinte par les nouveaux sens uniques.

Le Centre appelle à une meilleure planification et concertation, non seulement avec les usager-ère-s, mais aussi entre les services responsables des chantiers. Avant chaque modification de circulation, il est essentiel d’évaluer concrètement les effets sur le trafic global, les transports publics, les services d’urgence et le stationnement. Des études existent, mais elles doivent être partagées et comprises par tous-tes. Une information claire renforcerait la confiance de la population. La transparence renforce l’adhésion ; l’opacité crée la méfiance.

Nous proposons également d’introduire une phase test systématique pour chaque réaménagement majeur du centre-ville, accompagnée d’un suivi de terrain. Cela permettrait d’ajuster rapidement les dispositifs qui ne fonctionnent pas, plutôt que de devoir les corriger après coup.

Notre ville a montré sa capacité de résilience et d’innovation, notamment depuis la tornade. Elle mérite une mobilité à la hauteur de son dynamisme : apaisée, oui, mais aussi fluide, logique et concertée.

Le Centre continuera à plaider pour un aménagement du centre-ville qui concilie les aspirations écologiques avec les réalités du quotidien. C’est par un dialogue ouvert et constant que nous avancerons ensemble. Parce qu’une ville vivante, c’est une ville où l’on peut se déplacer librement, efficacement et sereinement.

Pour le groupe Le Centre
Jonathan Marty, conseiller général suppléant

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Agir ensemble

Agir ensemble

Face aux défis climatiques et environnementaux, nous cherchons toutes et tous à faire des efforts au quotidien : réutiliser et recycler, privilégier si possible la mobilité douce, ou encore consommer local. Chaque geste compte, et s’inscrit dans une prise de conscience collective ainsi qu’une volonté de préserver notre planète.

Ces actions individuelles, si précieuses soient-elles, ne suffisent cependant pas. Pour répondre à l’urgence climatique et garantir un avenir aux générations futures, il est indispensable de repenser le cadre dans lequel nous évoluons. Cela implique de mettre en place un cadre clair; pour cela nous devons créer les conditions qui rendent les choix durables, plus simples, accessibles et évidents.

C’est par exemple la mise en place d’infrastructures qui facilitent les mobilités durables ; ce que les Vert-e-s ont récemment défendu au Conseil général, en proposant de réfléchir au subventionnement des abonnements de transports publics, ou encore à l’installation de box à vélos sécurisés. Nous soutenons aussi les propositions d’autres partis lorsqu’elles vont dans ce sens, en considérant que c’est ensemble – sur la base de propositions pertinentes et réalisables – que nous devons être capables de construire une vision partagée du bien commun.

Si chaque personne a un rôle à jouer, celui-ci prend tout son sens lorsque nos efforts individuels s’inscrivent dans une dynamique collective, portée par des politiques publiques cohérentes, ambitieuses et responsables. À cet égard, la mue opérée par les autorités et services communaux est très encourageante, et nous saluons les efforts entrepris pour faire de notre ville un lieu où il fait bon vivre. Que l’on pense par exemple au magnifique travail de végétalisation des espaces publics et des cours d’école, ou encore aux efforts pour renforcer l’inclusivité, en prêtant attention aux bancs publics et au mobilier urbain, de même qu’en remaniant le dispositif d’accueil de la population, etc.

Ces quelques exemples montrent qu’un effort collectif est possible, et que la dynamique doit être poursuivie. Préserver cette dynamique implique le refus de discours ou propos agressifs et stériles. C’est à travers le débat et les échanges raisonnés que nous pourrons continuer à construire collectivement notre avenir.

Pour le groupe des Vert-e-s
Michaël Voegtli et Grégory Rochat

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Les Vert’libéraux, force de propositions

Les Vert'libéraux, force de propositions

Depuis 2021, nous nous attachons à être actif-ve-s en comparaison à d’autres partis bien plus grands ou historiquement présents.

Nous amenons des idées et des propositions constructives pour l’avenir de La Chaux-de-Fonds en relayant vos préoccupations et vos questions. Nous les défendons avec intégrité et détermination. Cela plait et, quelquefois, cela déplait.

Certaines propositions que nous avons initiées se transforment en motions interpartis et aboutissent sur des réalisations concrètes et utiles. Citons la mise en place des poubelles à tri dans la ville, ou la superficie en surfaces photovoltaïques sur les toits des zones UNESCO et autour, qui est passée à 60%.

Nous nous engageons pour promouvoir l’accès facilité aux énergies renouvelables, et notamment des panneaux solaires. Nous avons dernièrement interpelé le Conseil communal sur la couverture des parkings qui devrait être mise en place.

Actuellement, nous demandons la création d’une commission dédiée aux sites pollués, cela nous semble indispensable pour les actuel-le-s et futur-e-s propriétaires.

Nous avions, en mars 2022, interpelé le Conseil communal sur la création d’un espace de liberté pour les chiens, conformément à la loi cantonale LChiens. Rien n’ayant été entrepris, une motion dans ce sens est posée sur le bureau du Conseil général et sera traitée prochainement.

La motion vert’libérale pour qu’une navette éventuellement électrique relie le parking de la Ronde au centre-ville et à certains pôles névralgiques a mal été comprise. Elle doit donc être mieux expliquée, car une grande majorité du Conseil général s’accordait, même si la motion a été refusée, que quelque chose devait être entrepris pour une meilleure utilisation de ce parking et pour faire face à la diminution des places de stationnement au centre-ville. Les Vert’libéraux y reviendront donc à l’heure où le commerce se meurt et que nous attendons dans le cadre de Capitale Culturelle Suisse de très nombreux visiteur-euse-s qui ne pourront plus se garer au centre-ville.

Dans un contexte où la majorité PS, POP et Vert-e-s ne laissent que peu de place au compromis, les Vert’libéraux ont appris l’importance de suggérer, proposer, expliquer et travailler encore s’il le faut, pour répondre aux espoirs que les électeur-trice-s ont placés en nous.

Pour le groupe Vert’libéraux
Brigitte Leitenberg et Pascal Kaufmann

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Relocaliser pour résister : la leçon des tarifs Trump

Relocaliser pour résister : la leçon des tarifs Trump

Les droits de douane imposés par Trump ont provoqué un électrochoc: comment un pays peut-il manier ses tarifs de façon si brutale ? Cela paraît anormal, et pourtant, c’est conforme à l’histoire. Le protectionnisme d’après-guerre s’est effacé de notre mémoire collective, remplacé par quarante ans de néolibéralisme où le libre-échange s’est érigé en dogme absolu. Cette idéologie, chérie par les marchés et reprise par nos dirigeant-e-s, a livré notre économie aux puissances capables d’imposer leurs règles.

À La Chaux-de-Fonds, dans un climat d’austérité, la gauche n’a jamais cédé : elle s’est battue pour défendre les conditions de travail, les prestations sociales et les producteurs locaux. La droite, fascinée par le marché, n’a cessé de réclamer baisses d’impôts et cadeaux fiscaux pour les plus riches — des mesures dérisoires qui ont fragilisé nos services publics et, avec eux, toute notre communauté.

Si les nouveaux tarifs s’avèrent aussi destructeurs qu’on le redoute, la survie de nos salarié-e-s ne se devra qu’aux combats menés par la gauche contre l’érosion de la solidarité. Ce sont nos assurances sociales et notre secteur public qui maintiendront un niveau de vie décent, une consommation bénéfique à tous-tes, et la cohésion de notre société.

Nous devons miser encore davantage sur la production locale. Par les subventions agricoles et l’utilisation de nos structures publiques — écoles, services, institutions — pour acheter local et soutenir nos producteur-rice-s, nous renforcerons notre indépendance et notre résilience. Ce réflexe, historiquement porté par la gauche face aux lobbies des grandes entreprises, doit devenir un impératif commun.

Enfin, diversifions notre économie, ramenons-la à nos besoins concrets et cessons de croire que le libre marché enrichira nos travailleur-euse-s. Car ces tarifs ne menacent pas les dirigeant-e-s, mais bien leurs salarié-e-s.

Pour le Groupe POP
Sabrina Vollers

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Notre ville à cœur !

Notre ville à cœur !

Photo : Ville de La Chaux-de-Fonds

Depuis plusieurs années, notre ville investit avec constance dans l’aménagement urbain pour améliorer la qualité de vie de ses habitant-e-s. Ces choix ne sont pas de simples dépenses publiques: ils traduisent une vision humaniste et progressiste qui replace la dignité, la solidarité et la durabilité au centre de l’action publique locale. Les trottoirs élargis, les aménagements pour favoriser la mobilité douce dont les pistes cyclables et les zones piétonnes, la végétalisation des quartiers et la création d’espaces de rencontre ne sont pas des gadgets esthétiques, mais des leviers concrets pour favoriser le bien-être, la santé et le lien social.

Les aménagements récents montrent que la ville sait conjuguer modernité et prudence : des zones 30 apaisent la circulation, les récents aménagements urbains de qualité modifient positivement l’image de La Chaux-de-Fonds et le développement de la mobilité douce tend à décongestionner le centre-ville sans sacrifier son accessibilité.

Pour le groupe socialiste, c’est de cette manière qu’on transforme des espaces en lieux de vie – place du marché piétonne, crèches, jardins partagés, espaces culturels et commerces de proximité – plutôt qu’en zones de passage anonymes.

Une démocratie vivante demande des échanges clairs, ouverts et transparents. Informer, écouter et débattre avec respect est la base d’une politique de proximité.

Poursuivre ces investissements exige une volonté politique claire et une gestion optimale des finances publiques. Prioriser la qualité de vie, favoriser le service public à la population, c’est affirmer que l’argent public doit servir l’humain et la planète. Continuons à construire une ville solidaire, accessible et durable, où chaque aménagement nous rapproche, rapproche nos quartiers et permet d’entrevoir un avenir porteur de sens, commun, convivial et chaleureux.

Cette évolution pleinement soutenue par le groupe socialiste du Conseil général s’intègre dans la vision globale d’un monde de plus en plus complexe et incertain où à l’échelle locale, la proximité doit permettre d’offrir des espaces chaleureux ainsi qu’un cadre de vie résilient et bienveillant à l’ensemble de la population. Cadre au sein duquel les valeurs d’ouverture et de solidarité résonnent haut et fort.

Pour le Groupe PS
Laurent Duding

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TPR : Un projet mal planifié et coûteux

TPR : Un projet mal planifié et coûteux

Photo :Ville de La Chaux-de-Fonds

Le Théâtre populaire romand est une institution culturelle majeure de La Chaux-de-Fonds. Sa rénovation, telle que proposée dans le rapport présenté au Conseil général le 3 septembre, vise à moderniser un bâtiment emblématique et à renforcer l’offre culturelle de la ville à l’approche de Capitale culturelle suisse 2027. L’UDC reconnaît l’importance du TPR et la valeur de ce projet, mais plusieurs points nous laissent sceptiques.

Le premier concerne le calendrier. Les travaux devraient s’achever juste avant 2027, Capitale culturelle. Or, nous jugeons les délais annoncés irréalistes pour un chantier d’une telle ampleur. Le risque de ne pas être prêt à temps pourrait avoir un impact négatif et rendre les locaux inutilisables pour 2027.

Le second point porte sur le montage financier. En 2024, le TPR a reçu plus de 1,1 million de francs de subventions communales, et cette aide dépasse régulièrement le million depuis plusieurs années. Dans ce contexte, nous considérons qu’il n’est pas raisonnable d’augmenter encore les contributions.

Un autre point de désaccord a concerné l’augmentation du loyer prévue. Le PLR, suivi par l’UDC et Le Centre, a déposé un amendement pour répercuter la hausse prévue dans le bail à 36’000 CHF, tandis que le POP et le PS proposaient une augmentation à 18’000 CHF.

Ce débat a illustré la fracture politique sur le financement du TPR : la droite a voulu encadrer la dépense pour éviter ce qu’elle considère comme une subvention cachée, tandis que la gauche a soutenu une approche plus prudente sur le montant, tout en maintenant l’augmentation.

Nous avons donc conditionné notre soutien au rapport à l’adoption de l’amendement déposé avec le PLR et Le Centre, visant à supprimer cette subvention cachée. Lors du vote, le mur de gauche n’a rien laissé passer : toutes nos réserves ont été rejetées et le rapport amendé a été approuvé. Cette décision illustre le contraste entre notre exigence de prudence financière et la volonté de certains partis de maintenir le projet tel quel.

Cette position ne constitue pas un rejet du TPR en lui-même, mais une manière de protéger les finances de la Ville face à un calendrier jugé trop serré et à des coûts trop élevés. Malheureusement, malgré nos avertissements sur les contraintes de calendrier, la gauche a accepté ce rapport.

Pour le Groupe UDC
Jennifer Angehrn