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Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

PVL, pas Caliméro

Photo : Nolan Crelier

Notre chère métropole horlogère a traîné, pendant un certain temps, plutôt à tort, le sobriquet de Caliméro, ce petit poussin persuadé que le sort s’acharne sur lui et que personne ne l’aime.

Fort heureusement, depuis, la Ville s’est prise en main de façon décisive. Grâce à de multiples actions, à une communication positive et à la correction de certaines inégalités avérées, ce surnom ne lui colle plus aux plumes. Et c’est tant mieux.

Le PVL n’a pas davantage vocation à endosser ce plumage : nous serions plutôt des engagé-e-s et battant-e-s, n’en déplaise !

C’est donc pour informer – l’idée même de cette rubrique – et non pour geindre qu’il est nécessaire d’expliquer à celles et ceux qui nous lisent, la teneur du nouveau règlement des commissions, tant il touche au cadre démocratique de notre Ville.

Concrètement, la réforme adoptée au début de l’année réduit le nombre de commissions de 35 à 24, ce qui est sans conteste une décision judicieuse. Mais elle en réserve l’accès aux seuls groupes politiques, soit les partis comptant au moins trois sièges. Donc les petites formations telles que le PVL en sont exclues.

Notre demande d’y siéger comme simples observateur-trice-s, sans droit de vote, a été refusée. Les commissions peuvent certes inviter des tiers, mais cette option reste bien hypothétique vu le ton donné à cette nouvelle mouture de règlement.

En résumé, un parti qui compte moins de trois élu-e-s ne peut plus exercer son mandat politique comme l’entend le citoyen quand il glisse son bulletin de vote dans l’urne. Les petites formations ont pour seules options : de se faire absorber bon gré mal gré par une formation supérieure en nombre ou de résister pour ne pas devenir – comme l’aurait dit un célèbre tribun – des demi-conseiller-ère-s généraux-ales, privé-e-s des prérogatives qui étaient d’usage jusqu’ici.

Passons sur la question des indemnités, où l’on a carrément sabré une partie des vivres des petites formations pour grossir la poche des plus puissantes – avec l’aval de ceux-celles qui défendent d’ordinaire le partage et la voix des minorités.

Au moins nous laisse-t-on encore un tournus équitable dans le Tourbillon.

Alors, trop injuste ?

Pour les Vert’libéraux
Pascal Kauffmann, Brigitte Leitenberg