Située au-dessus du collège Numa-Droz, reliant la rue du Progrès à la rue Alexis-Marie-Piaget, la rue du Cours-Supérieur fait référence à l’enseignement donné à l’École d’art par Charles L’Eplattenier entre 1905 et 1914.
Engagé en tant que professeur de composition décorative, Charles L’Eplattenier ouvre, en octobre 1905, le Cours supérieur d’art et de décoration. Cette offre est destinée aux élèves souhaitant développer leurs compétences dans les arts décoratifs. Parmi eux figurent plusieurs femmes, telles que Jeanne Perrochet, Henriette Grandjean ou Marie-Louise Goering. Elles y côtoient Léon Perrin, Charles Humbert ou Charles-Edouard Jeanneret, futur Le Corbusier.
Sous la houlette de leur enseignant et dans la ligne de l’Art nouveau, les élèves observent la nature et développent un langage décoratif ornemental basé sur la nature jurassienne qui deviendra le Style sapin. Ces jeunes artistes réalisent également plusieurs commandes privées comme la Villa Fallet, le Salon Spillmann ou encore le Salon de musique de l’intérieur Mathey-Doret, malheureusement disparu.
En janvier 1912, Charles L’Eplattenier transforme le Cours supérieur d’art et de décoration en Nouvelle section du Cours supérieur d’art et de décoration et engage trois de ses anciens élèves, Charles-Edouard Jeanneret, Charles Humbert et Léon Perrin, comme assistants. Cette Nouvelle section fermera deux ans plus tard, suite à la démission de Charles L’Eplattenier.
Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine Photo : Julie Babey