En mars, le Conseil général votera sur la rénovation de la patinoire. Le POP défend l’entretien et la rénovation des infrastructures en ville, dont la patinoire. Nous soutenons les avantages que cette nouvelle patinoire pourra avoir pour les sports de glace et pour l’accessibilité au public. L’augmentation des heures de glace pour le public et les écoles est un élément majeur. Cependant, le montage financier et le manque de financement à la fois cantonal et privé nous dérangent.
Le projet vise à mettre en place une fondation permettant un financement basé sur un partenariat public-privé. Cette fondation regroupera des membres de la Ville et de la Fédération neuchâteloise des entrepreneurs et sera ainsi propriétaire de la patinoire. Le narratif adopté laisse bien souvent entendre que, grâce à ce partenariat, le privé financera intégralement le projet le plus cher de ces dernières décennies, pour le bénéfice de la Ville.
Mais, si l’on regarde concrètement les chiffres, ce narratif est difficilement soutenable et surtout faux. En effet, il est illusoire de croire que la Ville ne passera pas à la caisse.
Car si la fondation est responsable de trouver des investisseur-euse-s intéressé-e-s à faire des prêts, personne ne s’est actuellement engagé à financer une partie de la patinoire, pas même le Canton. Or il est en revanche prévu que ce soit la Ville et par là même les contribuables qui rembourseront les prêts contractés auprès de privés. Pour ce faire, le budget communal prévoit une augmentation de charges de près de 3.5 mio pendant 30 ans, ce qui coûtera à la population un léger total de 105 mio. Nous regrettons l’absence de financement privé et de participation du Canton, pour un projet reconnu d’importance cantonale.
Un projet d’une telle ampleur mérite une vraie concertation. Au vu de son montant, il justifierait pleinement d’être soumis à un vote populaire et nous défendons le fait que le peuple puisse voter. Endetter les prochaines générations sur 30 ans n’est pas un choix à prendre à la légère ni en urgence et, au vu de la difficulté d’atteindre l’équilibre budgétaire, des coupes dans d’autres secteurs sont évidemment à craindre. Le POP compte bien le rappeler au Conseil communal et défendre une vision populaire du hockey sans prétériter les finances publiques.