Chaque printemps, les travaux réapparaissent quelque part en ville. Une rue se ferme, une conduite est remplacée, et les riverain-e-s découvrent le chantier en même temps que les premiers coups de pioche.
En janvier dernier, le Conseil général a voté le programme quadriennal d’entretien et de réaménagement 2026 à 2029. Plus de 53 millions de francs, dont près de 27 millions pour les voies de circulation, 14 millions pour l’évacuation des eaux et 12 millions pour l’eau potable, ce qui représente une somme considérable pour notre commune.
L’UDC n’a toutefois jamais contesté la nécessité de ces travaux. Entretenir les routes, remplacer des conduites vieillissantes, garantir une eau propre au robinet, voilà le travail de base d’une commune. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est ce que la population attend de ses autorités et c’est pourquoi nous avons voté ce crédit. Ce qui nous a dérangés, c’est la forme. Dans le même paquet figuraient des projets d’une tout autre nature, comme le giratoire de la Grande Fontaine, la rue de la Charrière ou encore la rue du Collège, qui ne relèvent plus de l’entretien, mais représentent des transformations, avec des effets bien concrets sur les places de parc, la circulation et l’allure de quartiers entiers. Avec le PLR, le Centre et les Vert’libéraux, nous avions donc demandé le renvoi en commission pour qu’ils soient discutés séparément, ce que la majorité a refusé. Quand un crédit global mélange le nécessaire et le discutable, le-la citoyen-ne n’a plus de prise. Il voit arriver les machines devant chez lui sans avoir pu donner son avis. Le dossier du stationnement, en juin 2024, a rappelé combien il est préférable d’associer la population en amont plutôt que de la placer devant une décision déjà prise.
Un point positif mérite d’être relevé. De gauche à droite, tous les groupes ont demandé que la Ville communique mieux sur ce type de projets. Nous prenons acte de cette convergence et attendons qu’elle se traduise en actes.
Jusqu’en 2029, les chantiers vont se succéder. Notre demande est donc que les réaménagements soient présentés à part et expliqués aux riverain-e-s avant les décisions. L’UDC continuera de voter les crédits d’entretien et continuera aussi de réclamer un vrai débat sur tout ce qui change le visage de nos rues.