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Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

dunia miralles reçoit le prix de l'institut neuchâtelois

Autrice du roman culte Swiss trash, la Chaux-de-Fonnière Dunia Miralles vient d’entrer un peu plus dans le patrimoine culturel du canton de Neuchâtel. En effet, le prix de l’Institut neuchâtelois, la plus prestigieuse distinction littéraire du canton, lui a été décerné pour l’édition 2026. À cette occasion, elle a répondu à nos questions.

Que représente le prix de l’Institut neuchâtelois pour vous ?
Ce prix est si prestigieux, qu’à la réception du courriel m’annonçant que j’étais la lauréate 2026, j’ai cru à un hameçonnage. Avant d’y répondre, j’ai vérifié tous les paramètres afin de m’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une arnaque. Ce prix a tout de même été attribué à Charles Joris, Agotha Kristof ou Denis de Rougemont, pour ne citer qu’eux.

Pouvez-vous revenir sur des moments marquants de votre parcours ?
La publication et le succès du premier livre restent évidemment inoubliables. Que mon roman, Inertie, ait été nominé pour trois prix et en ait reçu un, c’est également un moment fort. Mais à mes yeux, mon ouvrage le plus important c’est Caravelles du Seyon. Il traite de l’immigration espagnole et aborde, notamment, le rôle joué par l’Église réformée pour que la première vague d’immigré-e-s puisse s’intégrer au canton.

Quels sont vos projets créatifs pour les années à venir ?
En novembre paraîtra une nouvelle dans un recueil collectif consacré au chasselas, intitulé Santé ! En 2027, un roman qui débute à la fin des années 70 contiendra une longue playlist. Je travaille également un essai sur la langue et des écrits assez hybrides.

Un dernier mot pour les Chaux-de-Fonnières et Chaux-de-Fonniers ?
Ma littérature est toujours ancrée dans des lieux et décors que je connais. Si cette ville ne m’avait pas accueillie, j’écrirais différemment et je n’aurais peut-être jamais reçu ce prix. La Chaux-de-Fonds est inspirante pour les artistes, ce que prouvera sans doute lcdf27.

Propos recueillis par Jean Christophe Malou
Photo : Alain Barbero