Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

priorité à l'information

Photo: Christophe Mirabile

Il y a de ces situations que l’on survole dans le cadre de ses études, sans trop y faire attention, et qui vous rattrapent parfois sans crier gare par la suite. La fameuse « communication de crise » en est un exemple parlant. On peut se préparer plus ou moins facilement à informer à propos d’une canalisation d’eau qui cède, mais là… non.

Lundi 24 juillet, en congé à l’étranger, le téléphone vibre de toutes parts et les messages WhatsApp pleuvent. Retour en urgence, pour vivre durant près de quatre semaines dans un univers encore inconnu. Une vie en caserne, aux contacts quotidiens, week-ends compris, avec les services d’urgence, la voirie ou encore la Chancellerie d’État, pour ne citer qu’eux. Sans compter l’armée par la suite. C’est durant ces moments-là que l’on est heureux d’avoir affaire à des spécialistes des urgences, rompus aux situations extraordinaires. Les deux à trois séances de coordination quotidiennes s’enchaînent, sans perte de temps ; deux minutes par personne. Chacun explique ce qu’il va faire et exprime ses besoins. Et on termine sa prise de parole par « terminé ». On valide et on agit.

Plus d’une centaine de publications à diffuser sur les réseaux sociaux, un site internet à tenir à jour heure par heure, des conférences de presse qui s’enchaînent, des dizaines de demandes d’interviews de médias à gérer, des communiqués de presse à rédiger, des photos et vidéos à réaliser sur le terrain. Au fil des jours, les visages se fatiguent, mais tout le monde tient bon, le cortisol et l’adrénaline sont là, en béquille. Et un jour, tout se termine. Retour à une vie normale ou presque. Les repas servis par la Protection civile et l’effervescence créée par plusieurs centaines de personnes qui courent partout nous manqueraient presque.

Christophe Mirabile, chef du Service de la communication de la Ville de La Chaux-de-Fonds