Le Tourbillon – Journal officiel mensuel de la Ville de La Chaux-de-Fonds

Horticulture et réinsertion

Après une période d’inactivité professionnelle, il n’est pas toujours facile de reprendre une routine d’employé-e. Réveiller des habitudes restées en sommeil pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, tout en développant de nouvelles compétences, constitue justement l’un des objectifs des contrats d’insertion socioprofessionnelle (ISP).

Dans ce cadre, l’Office cantonal de l’aide sociale (ODAS) et le Service des espaces publics (SEP) ont initié un premier partenariat pour une période test de deux ans. L’ODAS saisit l’opportunité de placer des bénéficiaires subventionné-e-s dans une structure professionnelle, tandis que le SEP consolide et diversifie son implication dans le travail social, en soutenant la réinsertion professionnelle, tout en bénéficiant d’un appui, certes peu expérimenté au départ, mais souvent prometteur. Pour les participant-e-s, c’est l’occasion de découvrir les bases d’un nouveau métier.

Ainsi, sous la supervision d’un éducateur spécialisé, quatre à cinq bénéficiaires de l’aide sociale vont acquérir les rudiments du métier d’horticulteur-trice paysagiste. Variant en fonction des saisons, le cahier des charges inclut les plantations, la création de massifs, l’entretien, le nettoyage ou encore le déneigement. Le SEP propose un encadrement structuré, permettant l’acquisition de compétences professionnelles de base, tout en assurant le suivi social, les entretiens de réseaux et les démarches administratives. L’ODAS se charge de la subvention ainsi que du suivi du/de la bénéficiaire.

Afin de favoriser une réadaptation dans de bonnes conditions, l’équipe débute ses activités de façon autonome, tout en restant en lien avec les équipes fixes. L’objectif est une intégration progressive, en fonction des capacités et de l’évolution de chacun-e.

Partant d’une durée-cadre de 6 à 18 mois, l’initiative peut se prolonger pour autant qu’elle soit profitable aux trois parties : le bénéficiaire, le SEP et l’ODAS.

Jean Christophe Malou, rédacteur