En parallèle, sont exposées les photographies d’Arno Schmidt, écrivain allemand, un monument des lettres décédé en 1979. Chaque jour, ou presque, il photographiait le même jardin, la même et morne lande de Lunebourg, la même femme, Alice, les chats. Les cadrages aussi sont souvent les mêmes, d’une extrême précision. Mais c’est le temps qui passe qui gorge ces images de magie. Arno Schmidt est attentif à chaque fluctuation de lumière, il perçoit le ferment de fiction que recèlent les détails. Il photographie le quotidien, et c’est déjà comme s’il nous emportait dans ses romans de science-fiction.
Les expositions « Adrian Schiess. Aucune idée » et « Arno Schmidt. Miroir noir » seront vernies au musée des beaux-arts le 23 novembre à 17h, puis seront à voir jusqu’au 16 mars 2025. L’hiver, alors, aura passé.
David Lemaire, conservateur du musée des beaux-arts