Le jury 2025 du Prix Gaïa a rendu son verdict cet été. Trois nouveaux lauréats viennent compléter l’impressionnante liste des récipiendaires de ce prix, remis par la Ville et souvent décrit comme le Nobel du monde de l’horlogerie. Gaïa, en grec ancien « la Terre », est aussi le nom de la divinité qui la symbolise. La distinction Gaïa est constituée d’un globe en acrylique translucide percé d’un rayon. Elle récompense, depuis 1993, des carrières extraordinaires accomplies dans le domaine de l’horlogerie, de son art et de sa culture, sur le plan international. La 31e cérémonie publique se tiendra le jeudi 18 septembre à 18h au Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds.
Roger W. Smith – lauréat dans la catégorie Artisanat, Création Horloger créateur établi sur l’île de Man, il est salué pour son engagement sans concession en matière de bienfacture horlogère et son rôle d’ambassadeur de la tradition horlogère anglaise indépendante, dans la lignée de George Daniels (Prix Gaïa 2001).
Helmut Crott – lauréat dans la catégorie Histoire, Recherche Collectionneur allemand passionné, il est reconnu pour ses recherches rigoureuses mêlant sources archivistiques et témoignages oraux et ses connaissances encyclopédiques de l’histoire horlogère mises au profit du marché des montres de collection.
Jean-Jacques Paolini – lauréat dans la catégorie Espritd’entreprise Industriel principalement actif au sein du groupe Richemont, il est primé pour son parcours exemplaire et visionnaire quant à l’adaptation à l’horlogerie du “lean manufacturing”, une méthode d’optimisation qui vise à réduire le temps nécessaire à la production, permettant ainsi de maintenir la compétitivité et l’excellence industrielle suisses.
Régis Huguenin, conservateur-directeur du MIH Photos : MIH – V. Savanyu et M. Mercan